Personne n'a peur des gens qui sourient

Couverture du livre « Personne n'a peur des gens qui sourient » de Veronique Ovalde aux éditions Flammarion
  • Date de parution :
  • Editeur : Flammarion
  • EAN : 9782081445925
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Gloria a choisi ce jour de juin pour partir. Elle file récupérer ses filles à l'école et les embarque sans préavis pour un long voyage. Toutes trois quittent les rives de la Méditerranée en direction du Nord, la maison alsacienne dans la forêt de Kayserheim où Gloria, enfant, passait ses... Voir plus

Gloria a choisi ce jour de juin pour partir. Elle file récupérer ses filles à l'école et les embarque sans préavis pour un long voyage. Toutes trois quittent les rives de la Méditerranée en direction du Nord, la maison alsacienne dans la forêt de Kayserheim où Gloria, enfant, passait ses vacances. Pourquoi cette désertion soudaine? Quelle menace fuit-elle? Pour le savoir, il faudra revenir en arrière, dans les eaux troubles du passé, rencontrer Giovannangeli, qui l'a prise sous son aile à la disparition de son père, lever le voile sur la mort de Samuel, le père de ses enfants - où était Gloria ce soir-là ? -, et comprendre enfin quel rôle l'avocat Santini a pu jouer dans toute cette histoire.
Jusqu'où peut-on protéger ses enfants? Dans ce roman tendu à l'extrême, Véronique Ovaldé met en scène un fascinant personnage de mère dont l'inquiétude face au monde se mue en un implacable sang-froid pour l'affronter.

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  • C'est avec plaisir et curiosité que j'ai retrouvé le monde de Véronique Ovaldé avec ses personnages hors normes, ses fantômes, son atmosphère particulière mâtinée d'un brin de folie et la magie a encore une fois opéré.
    Cette fois, on suit Gloria qui, un jour de juin, file de Provence avec ses...
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    C'est avec plaisir et curiosité que j'ai retrouvé le monde de Véronique Ovaldé avec ses personnages hors normes, ses fantômes, son atmosphère particulière mâtinée d'un brin de folie et la magie a encore une fois opéré.
    Cette fois, on suit Gloria qui, un jour de juin, file de Provence avec ses filles Stella et Loulou vers l'Alsace et la maison de sa grand-mère décédée. Comme ses filles, on ne sait pas pourquoi mais on ressent cependant l'urgence de cette fuite, le besoin animal de Gloria de protéger ses filles mais de quoi ou de qui?
    Le récit déroule les indices petit à petit tout en nous égarant habilement; nous découvrons, par une série de flashbacks, une Gloria, que sa mère a abandonnée, protégée par son père qu'elle perd à 11 ans et tonton Gio, un ami de son père. Elle se réfugie dans un monde intérieur agité et plein de rage. A 18 ans, elle tombe amoureuse de Samuel, petit malfrat au coeur tendre, dont elle aura deux filles; mais Samuel est mort sept ans auparavant.
    Gloria est typique des femmes qui jalonnent les romans de Véronique Ovaldé, fières, combatives, au passé difficile, un brin fêlées, imprévisibles.
    Le style enlevé, fleuri, imagé, ironique est à l'image de Gloria; la fin est immorale mais jouissive, peut-être aimerait-on bien résoudre nos problèmes à la façon expéditive de Gloria!!!!
    La redondance des parenthèses explicatives et des digressions superfétatoires ont un peu gâché mon plaisir mais j'ai été séduite par cette histoire un peu folle sous ses airs sombres.

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  • Voilà un livre qui semble avoir été écrit dans l'urgence, un peu moins soigné que les précédents, mais comme un torrent qui vous emporte dans la vie, la tête de Gloria, sa colère, son amour et son besoin de maîtrise. Le plus frappant, c'est la complicité qui s'installe dès la première page entre...
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    Voilà un livre qui semble avoir été écrit dans l'urgence, un peu moins soigné que les précédents, mais comme un torrent qui vous emporte dans la vie, la tête de Gloria, sa colère, son amour et son besoin de maîtrise. Le plus frappant, c'est la complicité qui s'installe dès la première page entre la narratrice et la lectrice. Véronique Ovaldé nous a habituées à ça, elle y excelle. Comme elle excelle à forger une langue littéraire avec le commun, les mots du quotidien rehaussés de termes rares et d'imparfaits du subjonctif.
    Ce livre ne changera pas ma vie comme l'a fait Ce que je sais de Vera Candida mais, mon dieu, comme il parle de ma vie... Et de la vôtre, sans aucun doute.

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  • Gloria est la jeune maman de Stella, une adolescente et de Loulou, une fillette de six ans. En ce matin de juin, tout semble prêt, au moins dans son esprit à elle, pour partir loin toutes les trois, fuyant on ne sait quoi. Depuis son sud-est ensoleillé, elle prend la route pour la maison de la...
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    Gloria est la jeune maman de Stella, une adolescente et de Loulou, une fillette de six ans. En ce matin de juin, tout semble prêt, au moins dans son esprit à elle, pour partir loin toutes les trois, fuyant on ne sait quoi. Depuis son sud-est ensoleillé, elle prend la route pour la maison de la grand-mère en Alsace, plus de téléphone, pas de message, l’affaire semble sérieuse, elle ne part pas, elle fuit.
    Il faudra au lecteur quelques dizaines de pages pour comprendre qui est Gloria et d’où elle vient. De cette enfance entre deux parents qui ne s’aiment pas assez, avec une mère qui quitte le foyer en l’abandonnant avec un père inconsolable et son ami Giovanelli, qui est aussi son associé dans le bar La Trainée. A la mort du père, ce sera justement tonton Gio qui s’occupera d’elle, aidé par maitre Santini, l’avocat Corse, encore un ami du père, qui gère l’héritage de Gloria jusqu’à sa majorité.
    Lorsqu’elle quitte l’école, Gloria travaille à La trainée. C’est dans ce bar qu’elle rencontre le beau et si séduisant Samuel, l’amour de sa vie, le père de ses enfants. Samuel l’absent, dont on comprend rapidement qu’il est décédé dans l’incendie de son atelier. Incendie criminel semble-t-il, mais cela nulle enquête ne l’a établi. Alors Gloria fuit, et le lecteur s’interroge, pourquoi part elle se terrer avec ses filles, que risque-t-elle ? …
    Alors roman, ou roman noir ? En alternant le présent et le passé, Véronique Ovaldé fait monter le suspense et nous embarque dans les pas de Gloria. Tout en faisant quelques incursions dans le texte, comme si l’auteur s’adressait à nous ses lecteurs, pour nous impliquer dans son intrigue. Elle nous dévoile une jeune femme bien étrange, pas si faible que ça, pas si fragile, et capable d’aller jusqu’au bout pour protéger ses filles. Elle nous dit aussi l’amour, maternel, fraternel, celui d’un père, d’une mère absente, le recherche de soi, comment se construire sur l’abandon d’une mère. Elle nous dit l’amour d’une mère qui se bat pour ses filles, elle nous dit la folie.

    Lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2019/04/01/personne-na-peur-des-gens-qui-sourient-veronique-ovalde/

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  • « L'arrogance s'apparente souvent à de la bêtise : il n'y a personne de plus vulnérable que celui qui n'imagine pas plus fin, plus malin, plus intelligent que lui. »

    Gloria vit Samuel la première, elle avait dix-sept ans, elle apprit d'un coup ce que signifiait le désir et l'attirance et ce...
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    « L'arrogance s'apparente souvent à de la bêtise : il n'y a personne de plus vulnérable que celui qui n'imagine pas plus fin, plus malin, plus intelligent que lui. »

    Gloria vit Samuel la première, elle avait dix-sept ans, elle apprit d'un coup ce que signifiait le désir et l'attirance et ce qu'ils induisaient.

    « C'est étonnant d'assister à un coup de foudre, c'est comme d'être pris dans un mouvement de foule dans un couloir du métro, un samedi, pendant une période d'attentats. Vous êtes embarqué et vous abandonnez toute défense, vous regardez passivement ce qui se déroule, vous attendez que ça s'arrête et vous vous dites, Ah c'est donc cela dont tout le monde parle. »

    Samuel rêvait simplement de devenir faussaire. Mais Samuel est mort dans l'incendie de son atelier, un accident tragique, mais un accident. Gloria n'a pas d'autre choix que de fuir pour mettre ses deux filles à l'abri du danger. L'avocat de son père, Pietro est devenu sans contexte une menace pour leur sécurité,

    « Personne ne sait ce que je sais, je sais qui tu es bien mieux que toi tu ne le sais. Je sais tout de toi. »
    La trêve est terminée. Dans son salon, Tonton Gio, l'ami du père de Gloria est assis dans son fauteuil à bascule, étranglé avec un fil d'acier.

    Véronique Ovaldé sait entretenir le suspens, tout au long du roman le lecteur se demande quel danger Gloria essaye-t-elle de fuir ? Entre passé et présent un faux polar, mais un vrai roman d'amour, l'amour fou d'une adolescente, l'amour protecteur d'une mère pour ses enfants. J'ai bien aimé la construction de ce livre et surtout la légèreté de l'écriture de Véronique Ovaldé.

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