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Péplum

Couverture du livre « Péplum » de Amélie Nothomb aux éditions Le Livre De Poche
Résumé:

L'ensevelissement de Pompéi sous les cendres du Vésuve, en 79 après Jésus-Christ, a été le plus beau cadeau qui ait été offert aux archéologues. A votre avis, qui a fait le coup ?
Pour avoir deviné un des plus grands secrets du futur, la jeune romancière A. N. est enlevée pendant un bref séjour... Voir plus

L'ensevelissement de Pompéi sous les cendres du Vésuve, en 79 après Jésus-Christ, a été le plus beau cadeau qui ait été offert aux archéologues. A votre avis, qui a fait le coup ?
Pour avoir deviné un des plus grands secrets du futur, la jeune romancière A. N. est enlevée pendant un bref séjour à l'hôpital, et se réveille au xxvie siècle, face à un savant du nom de Celsius. Entre ces deux personnages que tout oppose - elle, furieuse contre ce rapt, lui, contre cette fille qui en sait trop - s'instaure une conversation où il sera question de la grande guerre du xxiie siècle, du réel et du virtuel, de voyages dans le passé, mais aussi d'art, de philosophie, de morale.
Science-fiction, satire, finesse psychologique d'un affrontement verbal où chacun cherche la faille de l'autre : dans ce mélange détonant on retrouve l'humour acide, l'insolence, l'éclat du style qui placent la romancière d'Hygiène de l'assassin au tout premier rang des écrivains de sa génération.

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Avis (6)

  • Dans "Péplum", Amélie Nothomb nous entraîne dans un récit à la fois déroutant et captivant. L'histoire commence par une hypothèse audacieuse : l'idée que la destruction de Pompéi par l'éruption du Vésuve en 79 après Jésus-Christ aurait été une construction humaine plutôt qu'une catastrophe...
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    Dans "Péplum", Amélie Nothomb nous entraîne dans un récit à la fois déroutant et captivant. L'histoire commence par une hypothèse audacieuse : l'idée que la destruction de Pompéi par l'éruption du Vésuve en 79 après Jésus-Christ aurait été une construction humaine plutôt qu'une catastrophe naturelle. Cette idée, bien qu'étrange et c'est le cas de le dire, gagne en crédibilité au fil du livre, notamment grâce aux joutes verbales entre les deux personnages principaux, A.N. et Celsius.

    Le roman se déroule principalement sous la forme d'un dialogue en huis-clos entre Amélie Nothomb, une romancière du XXe siècle, et Celsius, un savant du XXVIe siècle. L'action est quasiment absente, mais les échanges entre les deux protagonistes sont intenses et remplis d'imagination. Je parlais de joutes verbales, il s'agit plus d'un « combat » de l'esprit et des mots. Amélie Nothomb explore diverses idées futuristes et sociales à travers leurs discussions, remettant en question la moralité, la richesse, la beauté, et même la source de production laitière, qui, dans le futur décrit, provient des baleines.

    Au-delà de l'aspect très original de l'oeuvre, je ne parviens pas à le classer dans la catégorie SF, pour moi, il est inclassable, et a été un des premiers livres que j'ai lu de cette auteure et que j'ai particulièrement adoré. Il offre une réflexion sur des questions contemporaines tout en flirtant avec la science-fiction sans l'atteindre à mes yeux, et bien que l'ouvrage puisse dérouter, il réussit à éveiller l'émulation et l'inventivité et à se poser des questions. Les débats entre les personnages mettent en lumière des questions intéressantes et évoquent des luttes qui persistent au XXVIe siècle. L'être humain apprendra-t-il de son Histoire ?

    Amélie Nothomb a un style tout particulier, et même si elle reste une auteure que j'affectionne, je pense que le dialogue a été par moment trop rapide et aurait mérité d'être plus approfondi. Cependant, elle démontre sa maîtrise de la création de dialogues vivants et stimulants, et son talent pour susciter l'imagination.

    En bref : "Péplum" est un roman qui peut être lu à plusieurs niveaux, offrant un dépaysement enrichissant grâce à sa diversité d'idées et de concepts. Il séduit par son inventivité, son audace lexicale, et ses joutes verbales, tout en stimulant la réflexion sur des sujets profonds que j'aurais apprécié voir plus détailler dans ce livre.

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  • 79 av. J.C. : éruption du Vésuve, Pompéi est ensevelie sous les cendres.

    1995 : A.N., jeune romancière, subit une intervention chirurgicale qui nécessite une anesthésie générale. Elle se réveille…

    … en 2580, dans un endroit inconnu, face à un éminent scientifique, aussi intelligent que...
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    79 av. J.C. : éruption du Vésuve, Pompéi est ensevelie sous les cendres.

    1995 : A.N., jeune romancière, subit une intervention chirurgicale qui nécessite une anesthésie générale. Elle se réveille…

    … en 2580, dans un endroit inconnu, face à un éminent scientifique, aussi intelligent que mufle, répondant au doux prénom de Celsius, qui lui explique avec le plus grand sérieux qu’elle a été enlevée à son époque parce qu’elle en savait trop.

    Mais à quel sujet, que diantre ?

    Celui de Pompéi. A.N. avait en effet subodoré, dès 1995, que l’éruption du Vésuve n’était pas un phénomène naturel, mais qu’elle avait été provoquée par un humain, en guise de cadeau offert à des générations d’archéologues. Le coupable – qui n’est autre que Celsius – craignant (en 2580) qu’A.N. révèle ses soupçons au grand jour (en 1995, dans un de ses romans, par exemple), s’est donc trouvé contraint de la kidnapper préventivement en l’emmenant vers le futur.

    Quoi-comment-qu’est-ce ?

    Oui, moi aussi, mon esprit trop cartésien bloque sur les questions de savoir comment l’éruption de 79 av. J.C. a pu être provoquée avec 26 siècles de retard, et comment quelqu’un a pu s’en rendre compte dès 1995.

    Mais cette faille temporelle dont la logique m’échappe n’est qu’un des sujets de la conversation houleuse qui s’instaure entre A.N., furieuse d’avoir été enlevée et horrifiée par le sort des habitants de Pompéi, et Celsius, savant fou qui a décidé de figer une ville sous la cendre pour en préserver la beauté pour les générations futures. Un dialogue de sourds, évidemment, où il est question de la beauté comme critère d’avancement social, du bien et du mal, de morale et de cynisme, de richesse et de pauvreté, d’utilité de l’art et de la littérature.

    N’attendez aucune action dans ce roman, c’est à nouveau une joute verbale à huis clos qu’Amélie Nothomb a concoctée. Planté dans un décor de SF, ce conte philosophico-satirique est un nouvel exemple de son imaginaire déjanté et décalé, de son sens de l’auto-dérision, de son humour grinçant, et de sa fine intelligence.

    #LisezVousLeBelge

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  • Paru en 1996, soit en début de carrière d'Amélie, "Peplum" est un dialogue entre un génie du 26e siècle, responsable de l'irruption du Vésuve, et une auteure du 20e siècle, transfuge à peine voilé de l'écrivain. Se situant quelque part entre la science-fiction et le théâtre, "Peplum" est un...
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    Paru en 1996, soit en début de carrière d'Amélie, "Peplum" est un dialogue entre un génie du 26e siècle, responsable de l'irruption du Vésuve, et une auteure du 20e siècle, transfuge à peine voilé de l'écrivain. Se situant quelque part entre la science-fiction et le théâtre, "Peplum" est un délire farfelu, flou comme un rêve, mais aussi un catalogue des doutes et contradictions de l'espèce humaine du 20e et tout particulièrement ceux de l'auteure.

    Plus long (tout est relatif.) que ses dernières parutions, "Peplum" est le genre de romans qu'on lit avec plaisir, mais qui ne laisse pas un souvenir impérissable même du côté des inconditionnels puisque moi-même, ayant lu une bonne partie de sa bibliographie, je le placerais volontiers du côté du très dispensable "Journal d'une hirondelle". Car voilà il y a tout Amélie dans ce roman, tout ce qui fait sa magie, sa mythologie si j'ose dire et, pourtant, on ne peut s'empêcher de penser que le ton général de l'ouvrage est un peu démonstratif, surjoue en quelque sorte. Le concept a ses limites, ses maladresses, la faute principalement à un récit exclusivement composé de dialogues.

    Tout cela pour dire que "Peplum" est une lecture plaisir qui suscitera l'agréement, mais pas l'enchantement que procurent "Métaphysique des tubes", "Antechrista" ou "Attentat".

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  • Je n'ai pas accroché du tout....

    Je n'ai pas accroché du tout....

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  • probablement un de mes préférés d'Amélie Nothomb. J'aime beaucoup les voyages dans le temps et leurs implications, les questions que cela apporte.

    probablement un de mes préférés d'Amélie Nothomb. J'aime beaucoup les voyages dans le temps et leurs implications, les questions que cela apporte.

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