Papillon de nuit

Couverture du livre « Papillon de nuit » de Roger Jon Ellory aux éditions Lgf
  • Date de parution :
  • Editeur : Lgf
  • EAN : 9782253184423
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

Assassinat de Kennedy, guerre du Vietnam, luttes pour les droits civiques, Ku Klux Klan : c'est dans cette Amérique en crise des sixties que Daniel Ford a grandi. Et c'est là, en Caroline du Sud, qu'il a été accusé d'avoir tué Nathan Verney, son meilleur ami.
1982. Daniel est dans le couloir de... Voir plus

Assassinat de Kennedy, guerre du Vietnam, luttes pour les droits civiques, Ku Klux Klan : c'est dans cette Amérique en crise des sixties que Daniel Ford a grandi. Et c'est là, en Caroline du Sud, qu'il a été accusé d'avoir tué Nathan Verney, son meilleur ami.
1982. Daniel est dans le couloir de la mort. Peu de temps avant son exécution, un prêtre vient recueillir ses dernières confessions. Bien vite, il apparaît que les choses sont loin d'être aussi simples qu'elles en ont l'air. Papillon ne nuit, premier roman publié de R. J. Ellory, nous emporte là où rodent la folie et le complot.

Récit qui entremêle présent et passé, émotions intimes et convulsions de la grande histoire, Papillon de nuit tient ses promesses dans un tourbillon de sensations et d'interrogations métaphysiques. François Lestavel, Paris Match.

Un portrait saisissant, dur et troublant de l'Amérique. Emmanuel Romer, La Croix.

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  • 1982, Daniel Ford se trouve dans le couloir de la mort en attente de son exécution, accusé du meurtre de son meilleur ami Nathan Verney. Il témoigne de ses conditions depuis son incarcération 12 ans plus tôt et raconte à un prêtre la vie de deux garçons, un blanc et un noir, depuis leur...
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    1982, Daniel Ford se trouve dans le couloir de la mort en attente de son exécution, accusé du meurtre de son meilleur ami Nathan Verney. Il témoigne de ses conditions depuis son incarcération 12 ans plus tôt et raconte à un prêtre la vie de deux garçons, un blanc et un noir, depuis leur rencontre à l'âge de six ans dans les années cinquante jusqu'à la mort du garçon noir en 1971 dont le blanc est tenu responsable.
    Son récit évoque la difficile cohabitation entre deux communautés dans les états du sud, l'amitié compliquée de deux personnes de couleurs différentes.
    Son récit qui s'étend sur trois décennies passe en revue les événements qui ont profondément marqué les Etats-Unis durant cette période, l'assassinat de JFK et plus tard de son frère Robert, celui de Martin Luther King figure emblématique de la lutte pour les droits des noirs, la difficulté de faire respecter l'abolition des lois ségrégationnistes dans certains états où l'importance du Klu Klux Klan est grandissante, le Watergate, la guerre du Vietnam présentée comme la défense d'une nation contre le péril communiste qui apparaît peu à peu comme l'absurde sacrifice d'une jeunesse américaine.
    Beaucoup de sensations à la lecture de ce roman, de l'émotion avec la relation d'amitié entre Daniel et la «sorcière» Eve Chantry, de l'incompréhension et de la colère lors des agressions racistes répétées dont sont victimes les deux amis, de l'indignation, de la révolte et de la honte à la description des conditions de vie dans le couloir de la mort surtout à l'approche de la date fatidique où l'inhumain est atteint.
    Un roman dense, puissant, poignant qui ne peut laisser indifférent.

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  • Ce premier roman de l’auteur à succès R.J. Ellory se déroule dans l’Amérique des années 50 à 80. Nous sommes auprès de Daniel, dans le couloir de la mort, condamné pour le meurtre de Nathan, et se remémore sa vie, les bons moments comme les mauvais. L’histoire est prenant puisque le personnage...
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    Ce premier roman de l’auteur à succès R.J. Ellory se déroule dans l’Amérique des années 50 à 80. Nous sommes auprès de Daniel, dans le couloir de la mort, condamné pour le meurtre de Nathan, et se remémore sa vie, les bons moments comme les mauvais. L’histoire est prenant puisque le personnage nous raconte sa propre histoire mais aussi l’histoire des Etats-Unis, avec parfois suffisamment d’éloignement pour nous rendre compte malgré tout de l’impact de décisions politiques sur la vie de jeunes américains. Le personnage de Daniel est très attachant. Mais le récit met vraiment du temps à démarrer, c’est dans la deuxième partie du roman que nous ressentons une accélération jusqu’au dénouement. Mais quelques indices parsemés ici et là, juste une phrase, nous dévoile ce que sera la fin, et j’ai été un peu déçu de ne pas avoir la surprise.
    Le roman est très bien écrit et le style nous aspire facilement dès les premières pages. Dans l’ensemble, c’est un bon roman qui nous imprègne d’une atmosphère particulière, la prison et la vie des Etats-Unis pendant plusieurs décennies, mais il y a tout de même quelques défauts.

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  • Palpitant
    Une riche découverte du milieu carcéral dans ce qu'il a de plus sordide: le couloir de la mort.
    Et une belle révision en matière d'histoire de l'Amérique.

    Palpitant
    Une riche découverte du milieu carcéral dans ce qu'il a de plus sordide: le couloir de la mort.
    Et une belle révision en matière d'histoire de l'Amérique.

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  • Daniel Ford est dans le couloir de la mort pour la mort de son meilleur ami Nathan Verney. Les visites régulières d'un prêtre vont être l'occasion pour Daniel de revenir sur les faits. L'auteur dépeint l'amitié de deux jeunes garçons blanc et noir dans une Amérique raciste. Ce récit d'amitié est...
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    Daniel Ford est dans le couloir de la mort pour la mort de son meilleur ami Nathan Verney. Les visites régulières d'un prêtre vont être l'occasion pour Daniel de revenir sur les faits. L'auteur dépeint l'amitié de deux jeunes garçons blanc et noir dans une Amérique raciste. Ce récit d'amitié est inextricablement lié à l'histoire des états unis durant les sixties Kennedy, le Vietnam, le Ku Klux Klan... L'auteur arrive à donner un souffle lyrique aux Etats d'âme du prisonnier et un regard précis sur l'histoire de cette Amérique en crise. Même si dans la seconde partie, le dénouement est assez prévisible, le talent de l'auteur jaillit. Roman puissant et prometteur.

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  • Premier roman de R.J. Ellory et Prix des lecteurs polar des éditions Livre de Poche, ce roman a toutes les qualités nécessaires pour en faire un coup de cœur. Un roman noir, engagé pour les droits civiques. Un roman politique et social qui retrace le portrait d'une certaine Amérique des années...
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    Premier roman de R.J. Ellory et Prix des lecteurs polar des éditions Livre de Poche, ce roman a toutes les qualités nécessaires pour en faire un coup de cœur. Un roman noir, engagé pour les droits civiques. Un roman politique et social qui retrace le portrait d'une certaine Amérique des années 50 à 80. Un roman d'amitié et d'amour où la fuite n'est pas une option. Alors que les critiques, qu'elles soient professionnelles ou pas, résonnent encore sur les pages et les écrans, moi, Lili, 32 ans, le crie haut et peu-être pas fort, mais j'ai eu assez de peine à le débuter. Pourquoi ? Pour le savoir, il va falloir me lire....

    Caroline du Sud, années 50. Daniel Ford, six ans, croise pour la première fois la route de Nathan Verney. Une amitié alors indéfectible va unir les deux garçons. La vie de famille, l'église, les bêtises...tout aurait pu s'arrêter là jusqu'au jour où Daniel, pour défendre une jeune fille dont il est secrètement amoureux, déclenche une bagarre. C'est ainsi que la machine raciste s'enclenche. Parce que Nathan est noir. Parce qu'un blanc ne peut pas être ami avec un noir, surtout à l'aube dans les années 60. Jeunes adultes dans l'Amérique de J.F Kennedy puis de Johnson, en faisant l'expérience des premiers émois amoureux, ils vont également vivre la lutte des droits civiques, les meurtres, la guerre du Vietnam...le couloir de la mort. Car Nathan Verney est mort et semble-t-il sous les coups de son ami d'enfance Daniel Ford. Alors qu'en 1982, ce dernier attend son exécution, il se remémore ces années de bonheurs, d'errances et ses choix. A-t-il réellement tué son ami et pourquoi ? Le prêtre John Rousseau recueille ainsi les précieuses confidences d'un homme piégé derrière les barreaux.

    Alternant récit du passé au présent carcéral, l'auteur tient là un outil merveilleux qui lui permet d'utiliser un large spectre historique. En retraçant la politique du pays, il en explique les conséquences sur sa population, notamment sur la vie des deux protagonistes...mais de façon inégale. La première moitié du roman m'a franchement ennuyé ! Certes, les sujets sont très intéressants mais énumérés soit de façon rapide ou au contraire noyé sous les détails. La seconde moitié quant à elle est à l'opposé. Alors que j'ai pris presque trois jours à lire la moitié, un seul jour m'a suffi pour la seconde. Pourquoi ? Tout simplement parce que le suspense s'emballe, le fil conducteur du meurtre prend de plus en plus de place pour attirer l'attention du lecteur sur un et seul fait. 

    Sous couvert de références musicales, de personnalités, de politiques ; notamment la guerre du Vietnam ; l'auteur essaie simplement de dénoncer ce régime américain et ses institutions. Comme une fascination de la violence des années 60, on se perd parfois dans les conflits et complots. Alors que les problèmes raciaux battent leur plein dans un pays divisé, les guerres internes au gouvernement sont à leur paroxysme. Quel est le vrai du faux ? Toutefois, le sujet des droits civiques est intelligemment bien mené puisqu'il fait malheureusement encore écho à notre époque. Triste monde.

    Au-delà de l'ampleur historique, il s'agit ici d'un roman sur l'amitié. Cet amour si particulier qui lie ces deux personnes, de la vie à la mort résonne encore comme le principal pilier du roman. Mais encore une fois l'inégalité, cette fois des personnages, est saisissante. Alors que Nathan est sûr de lui, Daniel est naïf. Nathan, moteur de toutes leurs aventures entraîne Daniel avec lui avec les conséquences que l'on connaît. Comme un défaut de caractère, j'ai passé le roman à engueuler intérieurement Daniel à plus d'actions, plus de réactions ! 

    Un roman irrégulier oui, mais une construction réfléchie comme documentée, peut-être trop d'ailleurs. Une fin devinée à des kilomètres a achevé cette lecture assez laborieuse, il faut bien l'avouer. Je terminerais tout de même par une note positive oui, c'est possible ! Malgré toutes mes remarques, il me semble qu'il se dégage l'essentiel dans ce récit : la célébration de la vie. Car en dépit de la guerre, des violences et des injustices, Daniel ne regrette rien sinon de vivre.

    Comme toujours, je vous conseille un thé, cette fois-ci noir comme l'âme de ce roman, ainsi que des meringues à la framboise pour adoucir une époque qui ne l'est pas.
    http://bookncook.over-blog.com/

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  • Accusé d'avoir tué Nathan Verney, son meilleur ami, Daniel Ford, le narrateur, attend depuis douze ans son exécution dans le couloir de la mort de la prison de Sumter. Alors que toutes les procédures, tous les appels et recours ont échoué, il ne lui reste plus qu'un mois à vivre. John Rousseau,...
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    Accusé d'avoir tué Nathan Verney, son meilleur ami, Daniel Ford, le narrateur, attend depuis douze ans son exécution dans le couloir de la mort de la prison de Sumter. Alors que toutes les procédures, tous les appels et recours ont échoué, il ne lui reste plus qu'un mois à vivre. John Rousseau, un prêtre, lui rend régulièrement visite et l'incite à raconter les faits exacts qui l'ont amené ici. Le récit du condamné s'enracine dans l'Amérique des années 70. La lutte pour les droits civiques, JFK, Martin Luther King, la ségrégation raciale, la guerre du Vietnam, ne servent pas uniquement de toile de fond à l'histoire de Daniel et Nathan mais agissent comme des ressorts dramatiques et deviennent les éléments-clés qui ont décidé de leur destin.

    L'alternance entre la narration des évènements passés et la description hallucinante de réalisme du présent, dans ce lieu où les hommes attendent une mort infâme, dessinent un portrait saisissant de l'Amérique et de la violence dont son histoire est tissée.

    Premier roman de R. J. Ellory, "Papillon de nuit" brille déjà par la virtuosité de sa construction qui tient le lecteur en haleine et le fait passer par toute une chaîne d'émotions puissantes. L'écriture rend admirablement compte des différents mouvements de l'histoire et de la vie intérieure du narrateur. J'ai retrouvé dans ce roman la force évocatrice du style d'Ellory et la solidité de la trame narrative qui rendent ses ouvrages inoubliables. Ma seule petite réserve concerne le dénouement que l'on anticipe dès l'apparition de John Rousseau et qui me semble un peu maladroit au regard de l'intensité de l'ensemble. Mais cela ne diminue aucunement l'efficacité et la charge émotionnelle que véhicule ce roman absolument magistral !

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  • J’avais hâte de découvrir cet auteur dont on m’avait souvent parlé, et que j’ai aperçu – de loin – lors des Quais du Polar. Papillon de nuit est roman fort, au-delà de l’intrigue, il nous peint cette Amérique des années 50 où la ségrégation est encore présente, où l’amitié entre un homme de...
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    J’avais hâte de découvrir cet auteur dont on m’avait souvent parlé, et que j’ai aperçu – de loin – lors des Quais du Polar. Papillon de nuit est roman fort, au-delà de l’intrigue, il nous peint cette Amérique des années 50 où la ségrégation est encore présente, où l’amitié entre un homme de couleur et un blanc est vue comme une anomalie. Puis quelques années plus tard en pleine guerre du vietnam l’auteur nous fais revivre l’angoisse de la génération appelée à se battre dans les rizières ou plutôt devrais-je dire y mourir. Revenons à l’intrigue. Daniel est dans les couloirs de la mort, où il attend son exécution pour le meurtre de Nathan…son ami noir. Un prête vient entendre sa « confession » et Daniel raconte son histoire, son amitié avec Nathan. De son enfance à sa vie d’adulte, on suit les rebondissements et le troublant parcours de sa vie.

    Une Amérique qui se cherche

    Dans ce roman R.J Ellory nous livre au travers de l’amitié de Daniel et Nathan, un regard sur cette période des années 60 à 70 où l’Amérique est passée dans ses états. C’est avec une certaine insouciance que les 2 protagonistes traversent ces changements, de la fin de leur adolescence aux premiers amours, de la peur de l’appel sous les drapeaux à la mort de Kennedy en affrontant le racisme profond. Ce qui semble plus fort que tout c’est leur amitié, née autour d’un sandwich au jambon cuit, pas n’importe lequel, le meilleur, celui fait par la maman de Daniel.

    L’auteur nous raconte, avec beaucoup de dureté mais parfois avec poésie, l’histoire de ce prisonnier attendant la mort. On affronte les doutes de Daniel sur ce qu’il va lui arriver, l’isolement dû à sa captivité, la violence de certains gardiens, l’espoir éteint de voir la vérité se révéler. Lors de ses confidences il raconte au prêtre ses souvenirs, le chemin qu’il a parcouru et qui l’a mené ici.

    Tu n’es pas celui que je voulais que tu sois, me dirait cet enfant, et je saurais qu’il disait la vérité.
    Le complot

    Comment Daniel peut-il se retrouver condamné pour le meurtre de Nathan, son meilleur ami, celui qui l’a défendu et que lui-même a défendu. L’auteur décrit une intrigue ficelée sur plusieurs années, il arrive à nous faire douter de la sincérité de Daniel, est-il possible qu’il ait pu – par jalousie – commettre ce fratricide à l’image du crime de Caïn? On se rend compte que la corruption associée à la haine raciale est capable du pire,que des hommes de pouvoir sont manipulables et manipules à leur guise la vie des gens. On devine que rien n’est clair dans cette histoire. L’auteur nous fait languir – avec délectation – sur ce qu’il s’est passé. Car si on parle d’un crime on ne le découvre que vers la fin du roman, R.J Ellory nous laisse mijoter notre propre scénario pour au final nous prendre par surprise et nous laissé dire : « Waouh c’est à ce point là ».

    Le style

    J’ai bien accroché à son style, parfois brutal, parfois poétique. R.J Ellory donne une profonde sensibilité à Daniel, ce qui rend le personnage très attachant. Les pages s’enchaînent avec plaisir, pas de temps mort. Petit à petit le suspens nous gagne, l’auteur nous appâte avec malice et justesse. Un style très captivant et plein de sensibilité.

    J’ai écrit un mot à ma mère. Je l’ai laissé sur la table de la cuisine, et en le regardant depuis la porte, je l’ai vu pour ce qu’il était : un mensonge.
    Voici un roman que j’ai beaucoup apprécié, qui m’a surpris dans le bon sens et qui m’invite à lire d’autres livres de cet auteur. Une belle découverte, remarquez il était temps

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  • C’est apparemment le premier roman écrit par l’auteur. J’y retrouve ce tique d’écriture qui m’agace chez lui : je vous préviens régulièrement qu’il va se passer quelque chose. Assez pour m’agacer, mais pas assez pour me faire abandonner.

    Le personnage principal se laisse porter par les...
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    C’est apparemment le premier roman écrit par l’auteur. J’y retrouve ce tique d’écriture qui m’agace chez lui : je vous préviens régulièrement qu’il va se passer quelque chose. Assez pour m’agacer, mais pas assez pour me faire abandonner.

    Le personnage principal se laisse porter par les événements : il devient ami avec un noir en Caroline du Sud dans les années 50 ; il le suit quand celui-ci veut échapper à la conscription pour la guerre du Vietnam. Il se retrouve emprisonné dans le couloir de la mort sans vraiment s’être défendu. Danny est donc un vrai naïf.

    Mais l’auteur sait tenir son lecteur : histoire racontée au compte goutte ; « révélations » sur les morts de JFK et de son frère ainsi que sur le KKK.

    Et bien sûr, le papillon de nuit et sa destinée tragique qui revient en leitmotiv.

    Monsieur Ellory, je vous aime !

    L’image que je retiendrai :

    Celle d’Eve Chantry, vieille sorcière de la ville qui racontera le destin tragique de sa fille et son mari aux deux garçons. Un passage bouleversant.

    http://alexmotamots.fr/?p=2109

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  • Nous sommes en 1982. Daniel Ford se retrouve dans le couloir de la mort. Incarcéré injustement il y a dix ans pour le meurtre de son meilleur ami, Nathan. Il ne lui reste qu’une trentaine de jours à vivre, avant son exécution. Tous les jours, le père John Rousseau recueille ses dernières...
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    Nous sommes en 1982. Daniel Ford se retrouve dans le couloir de la mort. Incarcéré injustement il y a dix ans pour le meurtre de son meilleur ami, Nathan. Il ne lui reste qu’une trentaine de jours à vivre, avant son exécution. Tous les jours, le père John Rousseau recueille ses dernières confessions, dans le « Salon de Dieu ».

    Le récit alterne le présent du couloir de la mort et le passé : les souvenirs se déroulent page après page et nous plongeons avec fulgurance au cœur de l’Amérique des années 60 : l’assassinat de Kennedy, la lutte des Noirs pour leurs droits civiques, Martin Luther King, le début puis l’enlisement de la guerre du Vietnam…

    Tout commence par un sandwich au jambon cuit partagé. Nous sommes en Caroline du Sud. Daniel rencontre Nathan Vernet, un enfant noir. Ils ont six ans. Ils deviennent immédiatement complices et ne se quitteront plus. « Ça avait commencé avec un sandwich au jambon cuit, le meilleur de Caroline du Sud, et ça s’achèverait avec une Lucky Strike et une promesse de mort inévitable. »

    Les souvenirs s’égrènent avec mélancolie, le passé de Daniel se redessine entre les murs de la prison tandis qu’il nous raconte l’histoire de sa vie. Il repense aux personnes qui ont marqué sa vie : Eve Chantry et son papillon de nuit, Caroline Lanafeuille son premier amour, Linny Goldbourne et son grain de folie…

    « J’étais allé à Atlanta pour pleurer Martin Luther King. J’avais grandi avec des garçons qui étaient désormais morts dans une vaste jungle à l’autre bout du monde. J’avais fumé de l’herbe, fait l’amour dans le sable près de Port Royal Sound, bu de la tequila avec du sel et du citron… »

    Tout comme dans Seul le silence, qui était pour moi un énorme coup de cœur, nous sommes ici à la frontière entre le thriller et le roman : il n’y a pas vraiment de suspens insoutenable et pourtant je n’ai pu m’empêcher de tourner les pages avec frénésie : l’histoire est réellement prenante, on ressent une sorte d’addiction pour les mots d’R.J. Ellory.

    C’est un roman puissant et magnifique, qui nous livre une incroyable fresque de l’Amérique des sixties, sous fond de complot, dont on boit littéralement les mots. A lire absolument !

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