Oyana

Couverture du livre « Oyana » de Eric Plamondon aux éditions Quidam
  • Date de parution :
  • Editeur : Quidam
  • EAN : 9782374910932
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

« S'il est difficile de vivre, il est bien plus malaisé d'expliquer sa vie. » Elle a fait de son existence une digue pour retenir le passé. Jusqu'à la rupture. Elle est née au pays Basque et a vieilli à Montréal. Un soir de mai 2018, le hasard la ramène brutalement en arrière. Sans savoir encore... Voir plus

« S'il est difficile de vivre, il est bien plus malaisé d'expliquer sa vie. » Elle a fait de son existence une digue pour retenir le passé. Jusqu'à la rupture. Elle est née au pays Basque et a vieilli à Montréal. Un soir de mai 2018, le hasard la ramène brutalement en arrière. Sans savoir encore jusqu'où les mots la mèneront, elle écrit à l'homme de sa vie pour tenter de s'expliquer et qu'il puisse comprendre. Il y a des choix qui changent des vies. Certains, plus définitivement que d'autres. Elle n'a que deux certitudes : elle s'appelle Oyana et l'ETA n'existe plus.

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Avis(11)

  • J'étais très curieuse de découvrir ce nouveau roman d'Eric Plamondon car j'ai entendu beaucoup d'échos positifs sur « Taqawan » que je n'ai pas encore eu la chance de lire.

    Oyana est une jeune fille originaire du Pays-Basque. Alors qu'elle n'a aucun avis sur l'indépendance basque et ne s'y...
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    J'étais très curieuse de découvrir ce nouveau roman d'Eric Plamondon car j'ai entendu beaucoup d'échos positifs sur « Taqawan » que je n'ai pas encore eu la chance de lire.

    Oyana est une jeune fille originaire du Pays-Basque. Alors qu'elle n'a aucun avis sur l'indépendance basque et ne s'y est jamais intéressée, elle va être témoin d'un accident qui va la bouleverser et la conduire quelques temps plus tard à l'irréparable.
    Au milieu des années 90, elle va être obligée de fuir en allant s'installer au Mexique et de changer d'identité. Par la suite, elle rencontrera un homme, Xavier, jeune médecin et emménagera avec lui au Canada.
    En 2018, l'organisation séparatiste basque ETA annonce sa dissolution. Oyana décide de revenir sur les terres de son enfance et de faire face à son passé douloureux.

    J'ai aimé la construction narrative très singulière du livre. L'écriture est fluide et très agréable.
    Un livre qui, au delà du contexte politique et géographique, aborde différents thèmes comme l'amour, l'écologie, le poids du silence, les secrets de famille, le deuil.

    J'ai lu d'une traite « Oyana » et cela m'a encore plus donné envie de découvrir « Taqawan »

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  • Elle vit à Montréal, ils se sont rencontrés au Brésil, elle est née au Pays Basque. Comme s’il y avait plusieurs vies en elle, plusieurs rêves, des fuites en avant, des regrets, des remords. Mais aujourd’hui ETA a rendu définitivement les armes, l’organisation terroriste s’est auto-dissoute....
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    Elle vit à Montréal, ils se sont rencontrés au Brésil, elle est née au Pays Basque. Comme s’il y avait plusieurs vies en elle, plusieurs rêves, des fuites en avant, des regrets, des remords. Mais aujourd’hui ETA a rendu définitivement les armes, l’organisation terroriste s’est auto-dissoute. ETA n’est plus et sa jeunesse revient lui claquer au visage et lui dire qu’il est temps.

    Elle, c’est Oyana, mais Xavier ne le sait pas. Frappée dès sa naissance par le terrorisme basque, puis actrice de ce même terrorisme, elle a passé vingt-deux ans de sa vie dans le mensonge à propos de ses origines. Aujourd’hui elle revient au pays pour revoir ses parents.

    L’auteur alterne avec adresse le récit d’Oyana, avec cette longue lettre qu’elle écrit à celui qui a partagé sa vie pendant tant d’années, et les faits historiques sur ETA et la violence au Pays Basque. Exposés de façon plus brutale, journalistique et sans empathie. De Franco aux terroristes, mort de Carrero Blanco, attentat et nombres de décès, les longues années de guerre interne ont laissé des blessures profondes au sein de nombreuses familles de part et d’autre de la frontière.

    Difficile rédemption de celle qui fut terroriste malgré elle, de ceux qui ont combattu pour une cause qu’ils croyaient juste, face à un état répressif du temps de Franco, puis dans une lutte de moins en moins logique et acceptable. Mais peut-on, et faut-il essayer d’expliquer l’inexplicable montée de la violence ? A travers ses mots, ses questionnements, ses peurs aussi de ce qu’elle a été et de ce qui l’attend, il y a une vie à poursuivre, affronter la mort, le deuil, la perte d’un parent et le mensonge avec lequel elle a dû se construire, puis la fuite et le mensonge avec lequel elle a dû continuer.

    Oyana est seule face à elle, Xavier pourrait-il la comprendre, et finalement qui pourrait la comprendre, ce sont les interrogations auxquelles elle devra répondre en affrontant son passé. Interrogations qui sont cruellement d’actualité devant la montée de tous les terrorismes quels qu’ils soient finalement.

    J’ai aimé cette double écriture, intime puis générale, pour parler de la lutte d’un pays à travers la vie d’Oyana, de la construction et de l’unité d’un peuple aussi, ces basques voyageurs qui sont partis affronter le monde. Quand la petite histoire des hommes fait la grande Histoire d’un pays.
    lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2019/03/22/oyana-eric-plamondon/

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  • [ L’adieu aux armes ]

    3 mai 2018, Euskadi ta Askatasuna (ETA – « Pays basque et liberté ») annonce sa dissolution.
    « ETA, organisation socialiste révolutionnaire basque de libération nationale, veut informer le peuple basque de la fin de son chemin ». Une décision « pour que le processus en...
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    [ L’adieu aux armes ]

    3 mai 2018, Euskadi ta Askatasuna (ETA – « Pays basque et liberté ») annonce sa dissolution.
    « ETA, organisation socialiste révolutionnaire basque de libération nationale, veut informer le peuple basque de la fin de son chemin ». Une décision « pour que le processus en faveur de la liberté et de la paix continue à travers d’autres voies. C’est la conséquence logique de la décision adoptée en 2011 d’abandonner la lutte armée ».

    3 mai 2018, l’onde de choc de ce communiqué de presse se propage jusqu’à Montréal. Pour elle, c’est un séisme. Elle va quitter son mari, pouvoir retourner sur ses terres, tout lui avouer, redevenir Oyana. Car Xavier son époux ne sait rien, il ne connait pas celle qui partage sa vie, il ne connait même pas son vrai prénom.

    Alternant roman épistolaire et récit de ce retour au pays, Oyana confie sa jeunesse, celle où elle fut terroriste sans le vouloir.

    Avec Oyana, Eric Plamondon reprend les thèmes forts de Taqawan.
    Deux romans qui en quelque sorte se reflètent dans l’océan qui sépare le Canada et la France, et je crois que j’aurais beaucoup aimé lire ces deux histoires en suivant comme si elles n’en faisaient qu’une.
    Que ce soit les indiens Mig’maq ou le peuple basque, le sujet est le même : la violence de l’histoire politique.
    A travers deux peuples minoritaires, Plamondon nous parle de l’identité, de la langue, du territoire, de l’engagement personnel, des luttes, des erreurs et de l’exil.
    Ça transpire d’humanité, c’est juste et fin, c’est politique et intime, c’est bref et intense.

    Ceux qui ont aimé le précédent roman d’Eric Plamondon, se feront facilement happer, avec sans doute un tout petit peu moins de surprise car la structure narrative est sensiblement la même, mais avec autant de plaisir. Quant aux autres, il vous faut vraiment découvrir cet auteur à la plume forte et précise. Pour ma part, j’espère très vite lire son « 1984 » qui vient de paraitre chez Le Quartanier .

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  • « Oyana » est un roman qui m’a surprise car je m’attendais pas à apprécier autant ma lecture vu le sujet. Mais ce roman est surtout l’histoire d’Oyana et sa fuite de son pays natal suite à un acte impulsif. Le lecteur assiste à l’évocation de ses remords, remords qu’elle désire affronter,...
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    « Oyana » est un roman qui m’a surprise car je m’attendais pas à apprécier autant ma lecture vu le sujet. Mais ce roman est surtout l’histoire d’Oyana et sa fuite de son pays natal suite à un acte impulsif. Le lecteur assiste à l’évocation de ses remords, remords qu’elle désire affronter, affronter ses actes, ses conséquences. Éric Plamondon nous plonge dans cette organisation du pays basque, l’ETA. Il nous raconte ses actes, son organisation, ses conséquences. J’ai appris beaucoup sur l’ETA que je ne connaissais pas en fait (sauf les images d’attentats dans les journées télé). C’est assez troublant de découvrir l’autre face de cette organisation avec ses membres et les conséquences que tout cela a eu sur eux, sur leur famille, sur leur vie. Il n’y a aucun jugement de la part de l’auteur, il relate des faits réels et documentés.

    Puis, dans « Oyana », il y a un récit épistolaire, les lettres qu’Oyana a écrit à son compagnon Xavier quand elle décide de le quitter pour rentrer en France. Dans ses lettres, elle lui explique son adolescence au pays basque, son entrée dans l’ETA, son action criminelle, sa fuite au Mexique, sa rencontre avec lui, son arrivée au Canada. Dans ses lettres, Oyana cherche à être « excusée », elle veut être pardonnée par sa famille, par la famille des victimes mais aussi par Xavier. Grâce à l’écrit, chacun peut tout dire, peut tout demander, cela est beaucoup plus facile que d’affronter le regard de l’autre. Dans les écrits, il n’y a pas d’interruption possible par le destinataire, tout est dit, écrit, comme une survie. Oyana se délivre de tout ce qui la ronge depuis tant d’années et lui permet également de nommer réellement ses actes et conséquences. Elle prend bien conscience de tout cela. Éric Plamondon n’épargne pas Oyana, il l’a fait souffrir, exprimer enfin. L’auteur exprime parfaitement l’urgence que ressent Oyana dans sa quête aussi dans ses lettres, que dans son retour au pays basque, dans sa famille.

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