Outre-mere

Couverture du livre « Outre-mere » de Dominique Costermans aux éditions Luce Wilquin
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Avis (12)

  • http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/04/outre-mere-de-dominique-costermans.html

    "Cette histoire fait partie de mon histoire mais je ne suis pas cette histoire."

    Ce roman est inspiré d'une histoire réelle, celle de Charles Morgenstern, un juif bruxellois qui s'est mis aux services de...
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    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/04/outre-mere-de-dominique-costermans.html

    "Cette histoire fait partie de mon histoire mais je ne suis pas cette histoire."

    Ce roman est inspiré d'une histoire réelle, celle de Charles Morgenstern, un juif bruxellois qui s'est mis aux services de la Gestapo.
    Lucie appartient à une famille où il convient de ne pas poser certaines questions, ainsi elle ne sait rien de ses origines et a l'impression d'être "née de rien". Décidée à percer le secret de sa mère Hélène qui refuse de parler de son passé, elle est bouleversée d'apprendre que sa mère est juive par les femmes de sa famille et Morgenstern par les hommes. Elle va patiemment, pendant une trentaine d'années, reconstituer le puzzle de l'histoire de sa mère. "J'écris aussi cette histoire pour mes enfants. Je l'écris pour mettre à plat, comprendre, reconstituer, mettre de l'ordre. Pour transmettre."

    Lucie reconstitue l'histoire de Charles, son grand-père maternel, de 1940 à 1945 à partir de son dossier militaire qu’elle parvient à consulter et à partir de témoignages de personnes qui ont croisé son chemin. Elle apprend ainsi qu'il a été condamné à mort par contumace lors de son procès en 1946. Elle comprend pourquoi sa mère s'est emmurée dans son silence avec son secret, c'est le seul moyen de survie qu'elle a trouvé face à Charles qu'elle ne peut nommer que "l'auteur de mes jours".
    Lucie obsédée par sa quête de vérité, par sa volonté de savoir d'où elle vient se retrouve bouleversée par ses recherches en se découvrant la petite fille d'un traître dans lequel elle cherche désespérément une lueur d'humanité. Elle va essayer de comprendre comment il est devenu ce monstre. "Je m'étais préparée au pire. Je n'ai pas été déçue."

    Dans ce récit le secret est révélé très vite, le propos du roman est de raconter la quête de Lucie et sa lutte pour faire sortir sa mère de son silence, en ce sens le titre du roman a été judicieusement choisi.

    J'ai trouvé ce roman compliqué à suivre malgré l'arbre généalogique inséré dans les dernières pages car la famille de Charles est tentaculaire, sur plusieurs générations on trouve des noms usurpés, des adoptions, des changements d'identité, de plus Charles a eu quatre filles de quatre femmes différentes... J'ai trouvé que l'auteure noyait le lecteur avec de multiples détails sur des personnages périphériques dont je n'ai pas toujours vu l'intérêt et j'ai souvent eu la tentation d'abandonner ma lecture.
    De plus les éléments que Lucie découvre dans le dossier militaire de son grand-père sont relatés dans un style sec digne d'un rapport de police.
    Heureusement la dernière partie, nommée "La délivrance", dans laquelle Hélène accepte de se livrer à sa fille m'a réconciliée avec ce roman mais pour cela il m'a fallu attendre les 2/3 du livre... Lucie pourra enfin dire "Je suis la petite-fille de cet homme-là. Ce destin me pèse depuis cinquante ans. Mais désormais je suis aussi la petite-fille de cette femme-là.".

    C'est donc avec un avis bien mitigé que j'ai refermé ce roman sur le poids de l'héritage familial, sur l'impact de la collaboration sur les générations à venir et sur le silence familial et ses conséquences. Ce roman aura eu le mérite de m'apprendre que des juifs avaient intégré la Gestapo, élément historique que j'ignorais complètement.
    Au final, un sujet fort intéressant mais un traitement qui m'a gênée.

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  • La narratrice plonge dans la généalogie de sa famille sur plus d'un siècle et met au jour des secrets de famille et des mystères.
    Lorsque Lucie doit choisir une image pour les remerciements pour sa petite communion, elle tombe sur une image pieuse dans le missel de sa mère avec cette...
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    La narratrice plonge dans la généalogie de sa famille sur plus d'un siècle et met au jour des secrets de famille et des mystères.
    Lorsque Lucie doit choisir une image pour les remerciements pour sa petite communion, elle tombe sur une image pieuse dans le missel de sa mère avec cette inscription : «Hélène Morgenstern, en souvenir de la première visite de Jésus dans mon cœur, le 30 mai 1946» Elle cherche alors à savoir qui est cette personne portant le même prénom que sa mère, et l'on lui répond qu’il s’agit d’une amie de classe.
    Mais Lucie comprend vite que cela n'est pas la vérité et qu’on veut lui cacher quelque chose. Ses questions provoquent gêne et malaise auprès de ses parents.
    Une fois adulte, Lucie va se lancer dans une quête familiale à la recherche de ses origines et va découvrir que derrière ces secrets, se cache la noirceur de certains actes de ses aïeux..

    Est il toujours bon de vouloir fouiller son passé à tout prix?
    Je ne suis pas arrivée à pénétrer dans le style d'écriture de cette auteure belge. Je me suis perdue dans certains prénoms, je n'ai pas aimé ce livre (pas le sujet mais le style)

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  • En mai 1969, alors que Lucie s'apprête à passer sa première communion, sa mère et son père lui demandent de choisir une image pieuse pour l'évènement. Sa mère ajoute que pour le texte ils savent déjà : et elle lui montre une illustration au dos de laquelle est écrit "Hélène Morgensten, en...
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    En mai 1969, alors que Lucie s'apprête à passer sa première communion, sa mère et son père lui demandent de choisir une image pieuse pour l'évènement. Sa mère ajoute que pour le texte ils savent déjà : et elle lui montre une illustration au dos de laquelle est écrit "Hélène Morgensten, en souvenir de la première visite de Jésus dans mon cœur, le 15 mai 1946." "C'est qui, Hélène Morgenstern ?" demande Lucie. "C'est une amie de classe" se contente de lui répondre sa mère. Avec le même prénom que ma mère? s'étonne la jeune Lucie, mais elle garde ses pensées pour elle, consciente déjà qu'il y a dans cette famille des questions que l'on ne pose pas. Et cette Hélène Morgenstern, qui est bel et bien sa mère, est porteuse de nombreux et lourds secrets que Lucie, désormais adulte, s'emploie à découvrir malgré la ferme désapprobation et le mutisme maternels.
    Dans ce livre, c'est la difficile et longue quête des origines qui est retracé. Sous une forme décousue, tant il est vrai que c'est rarement en une fois que l'on découvre ou comprend sa famille. Ce sont des souvenirs sous forme de flashs, des rendez-vous aux archives, des lettres reçues et envoyées qui ponctuent ce roman. Quelques informations lâchées du bout des lèvres par une mère prisonnière d'un passé qu'elle n'affronte pas ou qu'elle refuse de transmettre à son héritière légitime. C'est donc "Outre-mère" que se fait cette enquête, forcément complexe et longue, ponctuée d'avancées soudaines et de phases de stagnation.
    La construction du livre est réussie, par des paragraphes et des chapitres courts, passant rapidement d'un fait à un autre, évitant la lassitude chez le lecteur. En soi ce n'est pas l'histoire en elle-même de cette famille qui est le sujet du livre, mais bien plus les mécanismes qui font que l'on tait, cache, réinvente, et déforme une histoire familiale. L'auteure approche les fantômes et les fantasmagories qui hantent nos arbres généalogiques, souvent bien différents des vérités crues et dures. C'est aussi la question du difficile et complexe héritage des enfants et petits-enfants de tortionnaires et délateurs de la seconde guerre mondiale.

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  • C'est un premier roman pour Dominique Costermans, néo-louvaniste nouvelliste de talent.

    Nous sommes en mai 1969, Lucie a sept ans, elle va faire sa première communion. Elle est appelée dans le bureau de son père pour choisir ses souvenirs de communion. Sa maman lui montre le texte choisi en...
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    C'est un premier roman pour Dominique Costermans, néo-louvaniste nouvelliste de talent.

    Nous sommes en mai 1969, Lucie a sept ans, elle va faire sa première communion. Elle est appelée dans le bureau de son père pour choisir ses souvenirs de communion. Sa maman lui montre le texte choisi en sortant d'un missel un souvenir d'une certaine Hélène MORGENSTERN.

    Mais qui est donc cette Hélène qui porte le même prénom que sa maman ?
    Une amie d'école lui répond-elle. Une amie d'école dont elle conserve précieusement cette relique, c'est étrange. Lucie se rend compte qu'elle aborde un sujet délicat, un sujet tabou.

    Mais la boîte de Pandorre est ouverte et Lucie va petit à petit mener son enquête, distillant prudemment des questions, par-ci, par-là. Elle trouvera des documents dans le bureau de son père et sur quelques décennies mènera ses recherches pour savoir qui elle est ?, d'où elle vient ? et ce outre sa maman qui restera fermée comme une huître sur ce sujet jusqu'au jour où la digue cèdera et libèrera enfin sa maman de son lourd passé.

    Cette histoire est une fiction qui se base sur des faits réels. Nous apprendrons très vite que Charles Morgenstern, le père d'Hélène est juif, bruxellois. Il s'est enrôlé dans l'armée allemande et est devenu un indic de la gestapo.

    La spécificité de ce premier roman est l'architecture particulière de celui-ci, de nombreux souvenirs nous sont livrés peu à peu sans chronologie, de nombreux personnages apparaissent et rendent de prime abord la lecture plus difficile. Mais rassurez-vous un arbre généalogique et une chronologie des faits nous aident à suivre ce passionnant puzzle qui peu à peu se remplit. Une chose est certaine, c'est qu'une fois commencé, il m'a été impossible de poser le livre avant de l'avoir terminé.

    Une belle découverte que je vous recommande vivement.

    Ma note : 9/10


    Les jolies phrases

    Oublie, N'oublie jamais. Oublie d'être juif c'est mortel. N'oublie jamais, sinon ils sont morts pour rien.

    Je sais que les secrets de famille se nourrissent dans l'ombre de nos inconscients, restreignant la part de liberté de ceux qui les subissent.

    Ce n'est qu'en prenant conscience de la part de mal qui nous habite que nous pourrons pardonner à autrui celle qu'il a choisie d'exprimer.

    Mais à l'instar des trous noirs, toute consolation est immédiatement absorbée par sa force de gravité, ce qui alimente le système en énergie. Tout l'art, pour moi, consiste à me tenir au bord de la zone d'attraction sans y sombrer.

    Dans les caves de cette histoire dont personne ne m'a donné les clés, j'ai trouvé des cadavres et des monstres ; quelques trésors, aussi. J'ai trié, rangé, empaqueté, nettoyé les toiles d'araignée et chassé la poussière. Ca m'a pris des années. Et maintenant, je suis assise sur mes caisses et je ne sais par où commencer.

    La frontière est parfois mince entre ce qui fait qu'un homme devient un héros ou un traître. Combien se sont retrouvés du côté des bons ou des méchants juste parce qu'ils avaient l'opportunité qui, en fin de compte, leur a ouvert le destin.

    https://nathavh49.blogspot.be/2017/02/outre-mere-dominique-costermans.html

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