Opium Poppy

Couverture du livre « Opium Poppy » de Hubert Haddad aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070447244
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

« Encore et encore, on lui demande comment il s'appelle. La première fois, des gens lui avaient psalmodié tous les prénoms commençant par la lettre A. Sans motif, ils s'étaient arrêtés sur Alam. Pour leur faire plaisir, il avait répété après eux les deux syllabes. C'était au tout début, à Paris.... Voir plus

« Encore et encore, on lui demande comment il s'appelle. La première fois, des gens lui avaient psalmodié tous les prénoms commençant par la lettre A. Sans motif, ils s'étaient arrêtés sur Alam. Pour leur faire plaisir, il avait répété après eux les deux syllabes. C'était au tout début, à Paris. On venait de l'attraper sur un quai de gare, à la descente d'un train... Au fil de cette traque à l'enfant, se dessine l'histoire d'Alam. Celle d'un petit paysan afghan, pris entre la guerre et le traffic d'opium, entre son désir d'apprendre et les intimidations de toute sorte, entre son admiration pour un frère tête brûlée et l'amour éperdu qu'il porte à une trop belle voisine... Ce magnifique roman à la précipitation dramatique haletante éclaire la folle tragédie des enfants de la guerre. " Qui aura le courage d'adopter le petit taliban ? " semble nous demander avec une causticité tendre l'auteur d'Opium Poppy.

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Avis(5)

  • Le prénom de l’enfant soldat, tout le monde l’a oublié dans son village d’Afghanistan, pour tous, Alan est devenu « l’évanoui », car à sa grande honte, la peur et la douleur l’on fait tomber dans les pommes le jour de sa circoncision.
    Dans ce pays martyrisé par les guerres et la folie des...
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    Le prénom de l’enfant soldat, tout le monde l’a oublié dans son village d’Afghanistan, pour tous, Alan est devenu « l’évanoui », car à sa grande honte, la peur et la douleur l’on fait tomber dans les pommes le jour de sa circoncision.
    Dans ce pays martyrisé par les guerres et la folie des hommes, il faut survivre, pourtant, il aimerait étudier et rêve d’un avenir meilleur.
    Lorsque les talibans détruisent son village, Alan suivra sa famille dans les rues de Kaboul.
    Après la disparition des siens, il cumule les petits boulots harassants, dangereux et peu rémunérateurs.
    Et si son salut était auprès des rebelles, dans les montagnes ? là où seules les armes ont la parole, auprès de ces hommes prêts à tout pour assouvir leur idéal, même à transformer un enfant en bête féroce, sans émotion, ni peur, ni sentiment.
    Après bien des drames, l’enfant sera pris en charge par le Croissant Rouge avant de se retrouver sur les trottoirs de Paris. Ne lui avait-on pas toujours dit que la France était le pays des droits de l’homme ?
    Hubert Haddad nous donne à lire un texte magnifique et bouleversant sur la vie de ses enfants soldats à qui on a volé leur bien le plus précieux : leur enfance.
    J’ai profondément aimé ce petit garçon, je l’ai suivi dans ses errances, ses interrogations, ses blessures, ses espoirs.
    Le plus terrible c’est que des histoires semblables puissent exister et devenir banales au point de passer presque inaperçu dans un monde cruel.

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  • Quand le médecin de la croix rouge tomba sur Alam, le petit afghan avec ses trois cicatrices de même magnitude alignées comme le baudrier d’Orion, voilà ce qu’elle rapporta : « vêtu des hardes ordinaires aux bergers illettrés des montagnes, celui-là portait curieusement de solides sandalettes de...
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    Quand le médecin de la croix rouge tomba sur Alam, le petit afghan avec ses trois cicatrices de même magnitude alignées comme le baudrier d’Orion, voilà ce qu’elle rapporta : « vêtu des hardes ordinaires aux bergers illettrés des montagnes, celui-là portait curieusement de solides sandalettes de cuir. Les yeux clos, il saignait du nez et des lèvres ; une expression d’infini détachement flottait sur ce beau visage près de se transformer en masque de poussière ». Comment un enfant de onze ans peut-il se résigner à la mort aussi facilement? Quelle folie peut amener les hommes à faire le sacrifice de leurs fils ? Pour y répondre, Hubert Haddad nous conduit d’abord à Kandahar, là où le petit Alam a fait connaissance avec la guerre. Dans la chaleur et les cailloux, sa famille décimée veille sur lui tant bien que mal. C’est encore un innocent, un petit être émotif qui tombe dans les pommes le jour de sa circoncision, ce qui lui valut le sobriquet de « l’évanoui ». Il ne somnolera pas longtemps. Il semble qu’en temps de guerre la violence s’immisce en chacun, comme un virus, et que les enfants ne sont plus que des jouets ou des accessoires : « comme partout où l’économie de guerre encourage les pires trafics, la pusillanimité des adultes s’appuyait largement sur cette main d’œuvre privée de recours. Les cohues juvéniles courant en tous sens ou hélant le chaland donnaient aux rues un air de fausse gaité ; cette explosion de jeunesse affairée à suivre sous l’oeil d’ancêtres aux allures de momies n’avait d’autres circonstances que l’intangible vitalité d’un peuple ». Tel le poilu d’une autre époque, que la mutilation précoce sauvait d’une mort certaine, Alam doit son salut à sa vilaine blessure. Il quitte son pays de malheurs, traverse l’Europe et rejoint la France, sa nouvelle terre d’accueil. Une douille et une émeraude en poche, des cicatrices à l’âme, il se cherche une famille parmi ses mauvaises fréquentations dont Poppy, la tendre camée, est la figure maternelle et dérisoire.
    Le roman de Hubert Haddad est un plaidoyer pour ces enfants soldats qui furent les témoins et les acteurs de combats qu’ils ne devraient connaître – et encore - que par la virtualité du jeu vidéo.

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  • Une écriture ciselée et précise accompagne le destin d’un enfant de la guerre afghane. Violence, réalisme et qualités littéraires font de ce roman un témoignage contemporain sans pitié.

    Une écriture ciselée et précise accompagne le destin d’un enfant de la guerre afghane. Violence, réalisme et qualités littéraires font de ce roman un témoignage contemporain sans pitié.

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  • Opium Poppy, suit les traces d’un petit paysan afghan dont l'innocence est volée dans un pays écrasé par la guerre et le trafic d’opium.
    On suit avec effroi, à travers les yeux de l'Evanoui (un sobriquet dont on l'a affublé parce qu'incapable de rester conscient le jour de sa circoncision), le...
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    Opium Poppy, suit les traces d’un petit paysan afghan dont l'innocence est volée dans un pays écrasé par la guerre et le trafic d’opium.
    On suit avec effroi, à travers les yeux de l'Evanoui (un sobriquet dont on l'a affublé parce qu'incapable de rester conscient le jour de sa circoncision), le parcours d'un petit afghan rêveur dans sa campagne qui verra peu à peu broyer son environnement pour n’être plus qu’un être en sursis, inexorablement happé par le vertige de la mort. L'errance d'un enfant-soldat confronté à la barbarie, des montagnes afghanes aux banlieues parisiennes au rythme de chapitres alternant les souvenirs du pays natal – rédigés au passé – et l’errance d’Alam à Paris – au présent.
    Peu à peu désensibilisé par les évènements dont il est témoin et acteur, le garçonnet, tout comme son nom ou comme son enfance, disparaît dès les premières pages dans la tragédie. L'enfance n'existe plus et le futur est inévitable ("Pour le futur, il a compris, c'est ce qui arrivera fatalement.")
    Hubert Haddad conte cette épopée avec poésie et un réalisme poignant dans une langue éblouissante (on pourrait citer la moitié du livre) !
    Un roman déchirant, noir et magnifique.
    Vous n'oublierez jamais le petit héros d'Opium Poppy !

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  • Lechoixdeslibraires.com

    Opium Poppy, ou la tragédie de la guerre des hommes face aux mondes des enfants, suit les traces d'un petit paysan afghan dans un pays écrasé par la guerre et le trafic d'opium. Même l'exil ne suffira pas à le sauver. La guerre et ses protagonistes vident les têtes, lavent les cerveaux, et...
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    Opium Poppy, ou la tragédie de la guerre des hommes face aux mondes des enfants, suit les traces d'un petit paysan afghan dans un pays écrasé par la guerre et le trafic d'opium. Même l'exil ne suffira pas à le sauver. La guerre et ses protagonistes vident les têtes, lavent les cerveaux, et poussent au départ, à la fuite, engendrent de profondes mutations dans le psychisme de chacun. La survie est une lutte permanente, incite à de lourds compromis, vous bouscule, vous transforme et inhibe toute réflexion. Chacun devient un rouage d'une machine puissante que personne ne maîtrise. L'enfance n'existe plus, et pire, l'avenir est définitivement et irrémédiablement marqué, obstrué («Le passé n'est jamais si simple»), les vies futures sont réglées, inexorablement. Un roman bouleversant, noir, d'une grande simplicité comme un miroir réaliste et sans révolte de la guerre et de notre propre monde. Vous n'oublierez pas le petit Alam, je vous l'assure !

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