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On ne touche pas

Couverture du livre « On ne touche pas » de Ketty Rouf aux éditions Albin Michel
Résumé:

Joséphine est prof de philo dans un lycée de Drancy. Elle mène sa vie entre Xanax, Tupperware en salle des profs, et injonctions de l'Éducation nationale qui lui ôtent le sentiment d'exister.

Sauf que.

Chaque nuit, Joséphine devient Rose Lee. Elle s'effeuille dans un club de striptease aux... Voir plus

Joséphine est prof de philo dans un lycée de Drancy. Elle mène sa vie entre Xanax, Tupperware en salle des profs, et injonctions de l'Éducation nationale qui lui ôtent le sentiment d'exister.

Sauf que.

Chaque nuit, Joséphine devient Rose Lee. Elle s'effeuille dans un club de striptease aux Champs-Élysées. Elle se réapproprie sa vie, se réconcilie avec son corps et se met à adorer le désir des hommes et le pouvoir qu'elle en retire.

Sa vie se conjugue dès lors entre glamour et grisaille, toute-puissance du corps désiré et misère du corps enseignant.

Mais de jouer avec le feu, Rose Lee pourrait bien finir par se brûler les ailes.

Récit d'un affranchissement, réflexion bouleversante sur l'image de soi et le rapport à l'autre, ce premier roman hors norme de Ketty Rouf fait voler en éclats les préjugés sur le sexe et la société.

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Avis (10)

  • Ce livre est une belle surprise. Waouh, quelle claque, je me suis prise. C'est d'une beauté tant pour l'écriture que pour l'histoire. Les phrases sont courtes, efficaces et percutantes. C'est beau, sensuel et magnifiquement écrit. Les mots sont crus mais sans aucune vulgarité. Pour son premier...
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    Ce livre est une belle surprise. Waouh, quelle claque, je me suis prise. C'est d'une beauté tant pour l'écriture que pour l'histoire. Les phrases sont courtes, efficaces et percutantes. C'est beau, sensuel et magnifiquement écrit. Les mots sont crus mais sans aucune vulgarité. Pour son premier roman, Ketty Rouf a choisi de mettre en exergue les difficultés rencontrées dans le milieu scolaire tels que : les conditions de travail des enseignants, les rapports avec les élèves, le fait que les enseignants ne sont pas assez soutenu par leur hiérarchie en cas de souci : la dure réalité du métier, hélas. En parallèle, l'auteure nous parle du monde de la nuit fait de paillettes, de strass et de dessous affriolants. Un monde victime encore aujourd’hui de préjugés. Nous avons donc Joséphine, mal à l'aise dans son corps, qui se camoufle pour aller travaille. Elle en peut plus de cette vie là et cherche une échappatoire, un moyen d'exister. Elle rêve juste de liberté ! J'ai ressenti tout son mal être et cela rend son personnage attachant. J'ai été envahi par pas mal d'émotions. Elle veut se sentir utile, faire ce qui lui plait, se sentir femme, être désirée et convoitée par les hommes. J'ai trouvé qu'elle avait tout de même une sacré dose de courage pour faire ce qu'elle fait. Personnellement, j'ai compris les choix de Joséphine et elle les fait avec élégance. Ce livre est une ode à la féminité et à sa sexualité. Il est plein de réalisme et il m'a beaucoup touché : C'est un gros coup de cœur ! C'est un roman qui aborde l'acceptation de soi, les préjugés, le désir de liberté et l'amitié (il y en aura une de belle, d'ailleurs).
    Joséphine va apprendre à se réconcilier avec son corps, elle et son corps ne feront qu'un. C'est elle qui est aux manettes : qui charme et donne du désir. Joséphine ou plutôt Rose-Lee revit et se dévoile la nuit.
    En bref, ce roman est une réussite et il est à découvrir d'urgence !

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  • Ce roman trouve sa force dans l’antagonisme des vies du personnage. En effet, la narratrice est professeur le jour et stripteaseuse la nuit.

    Le matin, elle se lève et va enseigner la philosophie à des élèves guère réceptifs. Elle prêche dans le désert. Quand il arrive un incident avec l’un...
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    Ce roman trouve sa force dans l’antagonisme des vies du personnage. En effet, la narratrice est professeur le jour et stripteaseuse la nuit.

    Le matin, elle se lève et va enseigner la philosophie à des élèves guère réceptifs. Elle prêche dans le désert. Quand il arrive un incident avec l’un d’entre eux, elle n’est pas soutenue par sa hiérarchie. La consigne est toujours à l’apaisement pour ne pas brusquer et ainsi éviter les conflits. On assiste donc avec elle à des scènes saisissantes dans lesquelles l’adolescent est roi. De plus, elle communique très peu avec ses collègues et est un peu isolée.

    Lorsque le soleil se couche, elle devient une autre. Elle exhibe son corps et fait valoir ses atouts. Les hommes sont envoûtés et lui obéissent au doigt et à l’œil. Elle entre dans une communauté d’amies qui se soutiennent les unes les autres dans les moments difficiles.

    Dans les passages à l’école, on sent toute l’impuissance des enseignants à faire leur métier face au nouveau système éducatif. Sur un podium, on constate toute la puissance des femmes face au comportement des hommes. Malgré les préjugés des bien-pensants, Joséphine est donc étriquée dans son rôle public et libérée dans son rôle caché. Son histoire permet de mettre le doigt sur les dysfonctionnement de notre société, sur la place des femmes d’aujourd’hui et sur leur rapport à leurs corps.

    En douceur, Ketty Rouf bouscule le politiquement correct pour glorifier une certaine liberté de la gente féminine. Son premier roman est une claque littéraire qui remet un peu les choses en place. Sans prendre de gants, elle redonne une vérité au rôle de la femme, loin des préjugés ancestraux et du jugement patriarcal. C’est à la fois rafraichissant et grave quand on laisse au « deuxième » sexe le pouvoir de s’exprimer !

    http://leslivresdek79.com/2020/09/17/582-ketty-rouf-on-ne-touche-pas/

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  • Décidément, les premiers romans semblent bons cette année ! Après Ohio et Marilou est partout, c'est au tour du roman de Ketty Rouf, On ne touche pas, de me séduire.

    Joséphine est professeure de philosophie dans un lycée en banlieue parisienne. Élèves désintéressés, discipline absente, sa vie...
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    Décidément, les premiers romans semblent bons cette année ! Après Ohio et Marilou est partout, c'est au tour du roman de Ketty Rouf, On ne touche pas, de me séduire.

    Joséphine est professeure de philosophie dans un lycée en banlieue parisienne. Élèves désintéressés, discipline absente, sa vie se déroule dans l'attente d'une mutation, entre crises de panique et arrêts maladie, dans une sorte de ronron monotone et continu.
    Un jour, après avoir pris des cours de danse, elle ose passer un casting pour être danseuse dans un club de strip-tease.
    De là, naît Rose Lee, celle qu'elle devient la nuit lorsqu'elle est sur scène.

    Avec un pitch pareil, la couverture aurait pu s'orienter vers l'aspect plus racoleur du monde de la nuit. Mais ces couleurs douces font honneur à la grâce et la délicatesse contenue dans le roman de Ketty Rouf.

    Car c'est bien de la délicatesse que l'on retrouve dans l'histoire touchante de Jo, qui commence par se réconcilier avec son corps, qui apprend à s'aimer, à s'accepter.

    Loin de descriptions sordides, il y a de la finesse dans ce roman, sans pour autant édulcorer quoi que ce soit.
    Il y a de la tendresse également, une amitié qui naît entre deux "strippeuses" ou un sentiment protecteur vis-à-vis d'un élève, Hadrien, dont le H est à lui seul un ancrage dans la culture.
    À cette lecture, on se prend à penser que le milieu scolaire peut parfois être plus hostile que le milieu de la nuit.

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  • Dans "On ne touche pas", Joséphine enseigne la philosophie à des classes de terminales dans un lycée de Drancy, le jour. La nuit, elle est stripteaseuse pour échapper à un quotidien "métro-boulot-dodo", un quotidien d'une platitude totale.

    Chaque nuit, Joséphine devient Rose Lee, elle...
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    Dans "On ne touche pas", Joséphine enseigne la philosophie à des classes de terminales dans un lycée de Drancy, le jour. La nuit, elle est stripteaseuse pour échapper à un quotidien "métro-boulot-dodo", un quotidien d'une platitude totale.

    Chaque nuit, Joséphine devient Rose Lee, elle découvre les paillettes, le glamour, les marques de luxe, le pouvoir de son corps exercé sur les hommes. Mais, tout bascule une nuit, une nuit qu'elle pensait originaire ; l'un de ses élèves entre dans le club de striptease et la reconnaît.

    Un premier roman hautement mené entre deux univers complètement différents : celui de l'enseignement avec les difficultés actuelles et celui de la nuit. Une prof dégoutée d'un système qui ne lui permet pas d'enseigner correctement car ne peut exercer son autorité et sa façon pédagogique. A bout de ce quotidien, elle décide de devenir stripteaseuse. Et là, née deux âmes dans un seul même corps.

    Ketty Rouf livre l'envers d'une société normée, aussi bien du monde de la nuit, de son image vulgaire aux préjugés grandissants, qu'au niveau du système éducatif.

    Une plume qui allie à merveille des antipodes, car Ketty Rouf alterne un style humoristique et philosophique à al fois, avec ce petit quelque chose de léger mais toute en profondeur. Car l'auteure interroge son lecteur sur nos choix, nos préjugés et l'image de la femme.

    Un portait touchant d'une femme quelconque qui va prendre sa vie en main et se réconcilier avec son corps.

    Un premier roman réussit, éblouissant, flamboyant, sensuel mais sans aucune vulgarité. Ketty Rouf bouscule, libère, captive !

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  • Joséphine est prof de Philo dans un lycée de banlieue, la vie classique d’un prof qu’aucun élève ne veut écouter, qu’aucune direction ne soutient, et où quasiment aucune règle n’est respectée. Alors forcément, pour tenir c’est Xanax et somnifères, un peu d’alcool de temps en temps, et beaucoup...
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    Joséphine est prof de Philo dans un lycée de banlieue, la vie classique d’un prof qu’aucun élève ne veut écouter, qu’aucune direction ne soutient, et où quasiment aucune règle n’est respectée. Alors forcément, pour tenir c’est Xanax et somnifères, un peu d’alcool de temps en temps, et beaucoup trop de dégout de soi. Comment s’aimer quand on ne vous écoute pas, ne vous respecte pas, que ce pourquoi vous aviez choisi ce métier est tenu pour quantité négligeable par ceux à qui vous vous adressez chaque jour. …
    Parce qu’un soir de déprime elle avait poussé la porte d’un cabaret, et enivrée par le champagne avait apprécié avec envie le déhanché et l’assurance de la jeune femme qui s’effeuillait et dansait face à elle, Joséphine décide d’aller suivre des cours de danse. Mais des cours d’un genre particulier, pour y apprendre à danser puis s’effeuiller devant de grands miroirs, s’obliger à se regarder en quasi tenue d’Eve et commencer à s’accepter, à s’aimer peut-être. …
    Et ça marche, Joséphine prend tellement de plaisir à enfin être sûre d’elle, qu’elle tente même le métier de la nuit, la danse dans une boite où pour quelques billets bien placés sur une jarretière, les filles dansent nues pour des hommes qui n’ont jamais le droit de toucher.
    La nuit, l’alcool, la compagnie des filles, belles ou pas, droguées ou pas, seules ou pas, deviennent une seconde vie, puis une passion pour cette prof désabusée qui peu à peu se transforme. Mais la vie de la nuit a aussi des inconvénients et des risques qu’il faut pouvoir assumer. En sera-t-elle capable et en a-t-elle vraiment envie, voilà sans doute la question importante à laquelle elle devra répondre seule.
    J’ai aimé suivre la progression des pensées de cette jeune femme. Désespérée par ce métier de prof qu’elle avait pourtant choisi, elle va se construite autour de cette expérience de vie, d’émotion, de solidarité, de connaissance des autres et surtout d’elle-même qu’elle n’avait pourtant pas imaginée. Devenant cette Rose Lee assumée et assurée par l’acceptation de ce corps qu’elle rejetait peu de temps avant.

    Lire ma chronique complète sur le blog #DomiCLire https://domiclire.wordpress.com/2020/09/08/on-ne-touche-pas-ketty-rouf/

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  • Changement de vie ou double existence il y en a bien mais on se demande comment il font a lire pour comprendre le sujet très interessant

    Changement de vie ou double existence il y en a bien mais on se demande comment il font a lire pour comprendre le sujet très interessant

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  • Le jour, Joséphine, est prof de philo dans un lycée à Drancy…
    La nuit, elle est strip-teaseuse dans un club des Champs-Elysées…
    Une manière de trouver un équilibre…

    Un premier roman sensible, profond et puissant. Une atmosphère. Une belle écriture, des descriptions qui nous plongent au cœur...
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    Le jour, Joséphine, est prof de philo dans un lycée à Drancy…
    La nuit, elle est strip-teaseuse dans un club des Champs-Elysées…
    Une manière de trouver un équilibre…

    Un premier roman sensible, profond et puissant. Une atmosphère. Une belle écriture, des descriptions qui nous plongent au cœur du récit, la sensation que Joséphine chuchote parfois à notre oreille. Une réflexion sur l’image de soi et le rapport à l’autre. Une réussite.

    Un coup de cœur pour cette rentrée littéraire.

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  • Prénom : Joséphine
    Age : 35 ans
    Profession : professeur de philosophie
    Signes particuliers : Ne trouve refuge que dans le Xanax pour supporter le sentiment de non existence entre une Education Nationale à la dérive, une hiérarchie enfermée dans une bulle et la vacuité d’une société
    Hobby :...
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    Prénom : Joséphine
    Age : 35 ans
    Profession : professeur de philosophie
    Signes particuliers : Ne trouve refuge que dans le Xanax pour supporter le sentiment de non existence entre une Education Nationale à la dérive, une hiérarchie enfermée dans une bulle et la vacuité d’une société
    Hobby : la danse

    Joséphine aime son métier mais elle désespère de le voir partir à vau-l’eau dans son lycée de Drancy. A quoi sert-elle ? Embarquée dans un navire qui coule par les non-dits, les carcans administratifs et les hallucinations d’une bureaucratie bien installée dans ses fauteuils à l’abri des débordements d’une salle de classe.

    Lasse, son seul plaisir est d’aller à son cours de danse le vendredi soir où elle peut par son corps déverser toutes les mauvaises énergies qui l’ont pénétrée. Enfin elle se sent revivre !

    Admise dans un autre cours, elle va danser sur des escarpins de douze centimètres. Au moment où elle note l’adresse d’un magasin de chaussures inscrite sur le mur de l’école de danse, une jeune femme pulpeuse s’approche d’elle en lui remettant un carton où sont indiqués un prénom, Andrea, un numéro de téléphone – je vous le donne au cas où : 06 12 18 76 95 – et avec la mention de bien vouloir se présenter au casting avec des escarpins, une robe et de la lingerie. Pas de pilou car les dessous sexy sont préférables, il s’agit d’un club de strip-tease au doux nom de « Dreams ».

    Sans pratiquement aucune hésitation, la jeune femme va se lancer dans l’expérience de l’effeuillage devant des hommes qui ne pourront la toucher. Juste la regarder, se retenir quand elle les frôlera avec ses seins et fera augmenter leur désir sexuel. Rose Lee est née.

    Un seul conseil, déshabillez ce roman, pas trop vite. Effeuillez chaque page, tourner les avec sensualité pour caresser les mots. Lisez avec délicatesse ce qui a été écrit avec souplesse. Voilà un roman où le féminisme met en valeur la femme sans dénigrer l’autre sexe, un roman où la femme accepte son corps, tel qu’il est, avec ses défauts et ses qualités, avec les marques du temps qui sont celles simplement de la vie. Considérer son corps comme un ami et non comme une charge que l’on n’ose plus regarder dans une glace ou par crainte de manquer de pudeur. Le corps fait partie de son âme, l’un ne va pas sans l’autre. User de quelques artifices pour le mettre en valeur mais la protagoniste se limite à quelques touches de maquillage.

    De l’autre côté de la barrière, les hommes regardent mais ne peuvent toucher, le strip-tease au sein de l’établissement restant un spectacle pour la vue mais non pour satisfaire une érection.

    Sur ce grand théâtre du désir, la primo-romancière fait défiler des portraits attachants de femmes et d’hommes avec philosophie en ne jugeant personne, par le mouvement des corps surgissent les faiblesses et les forces humaines.

    L’autre intérêt de cette fiction, est le regard posé sur l’enseignement, l’un des plus beaux métiers du monde parce qu’il est non seulement indispensable mais parce qu’il transmet les connaissances et permet d’ouvrir les portes de toutes les destinées. Seulement, les moyens manquent et la pédagogie de la hiérarchie est quasi inexistante.

    Un professeur devant ses élèves, c’est peut-être aussi une sorte de strip-tease, dévoiler les connaissances, donner l’envie du savoir mais en gardant de chaque côté ses distances, maintenir le respect pour continuer à profiter de ce qu’il y a de mieux dans les valeurs humaines.

    Blog => https://squirelito.blogspot.com/2020/08/une-noisette-un-livre-on-ne-touche-pas.html

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