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On était Rétais, on en était fier... ; une ethnologie d'urgence

Couverture du livre « On était Rétais, on en était fier... ; une ethnologie d'urgence » de Roselyne Roth-Haillotte aux éditions Croit Vif
  • Date de parution :
  • Editeur : Croit Vif
  • EAN : 9782361995560
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

À partir des années 1970, l'afflux des touristes, et de ce fait le nombre de passages des bacs étant en continuelle augmentation, contraint les autorités à établir une prolongation de l'île. En 1988, la liaison La Rochelle/Ré se fait par le pont et l'île devient péninsularisée. Cependant, la... Voir plus

À partir des années 1970, l'afflux des touristes, et de ce fait le nombre de passages des bacs étant en continuelle augmentation, contraint les autorités à établir une prolongation de l'île. En 1988, la liaison La Rochelle/Ré se fait par le pont et l'île devient péninsularisée. Cependant, la perte de la liaison maritime contribue, lors des attentes du bac et au cours du trajet, à une dilution du lien social entre vacanciers :
« C'était convivial. J'ai rencontré plein de gens. On faisait connaissance, on avait vingt minutes de traversée ». Géographiquement, Ré n'est plus insulaire mais, néanmoins, le demeure sentimentalement et symboliquement pour les anciens. Cependant, modernisme et flux touristique aseptisent la vie rétaise, ses traditions et ses techniques ancestrales, dont seuls se remémorent les plus âgés. Les insulaires ont adopté le modernisme, d'une part, pour le confort, comme l'électricité, pour certains villages à partir de 1910, l'eau courante à partir de 1960, le pont en 1988 et, d'autre part, les « étrangers » ou « baigneurs » par contrainte économique, sachant que les touristes et les résidents secondaires se mélangent peu, aujourd'hui, avec les autochtones.

« Encore, un écrit sur l'île ! » diront certains. Oui, mais un écrit à partir de souvenirs relatés, anecdotisés, déguisés ou retenus des anciens, ceux qui ont connu l'île autrefois. Nous avons questionné, écouté, enregistré, retranscrit leurs paroles, voire leurs silences, afin de réactiver une mémoire insulaire, relayant des pratiques et croyances traditionnelles, des façons de vivre calendaires, des relations villageoises brouillées ou fraternelles, des festivités et convivialités animées car bien souvent nous avons entendu que « l'ambiance était chaleureuse, et que tout le monde se connaissait ».

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