Nulle part sur la terre

Couverture du livre « Nulle part sur la terre » de Michael Farris Smith aux éditions Sonatine
  • Date de parution :
  • Editeur : Sonatine
  • EAN : 9782355846090
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Les oubliés du rêve américain.

Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n'a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a grandi, elle revient tout aussi démunie. Elle pense avoir connu le pire. Elle se... Voir plus

Les oubliés du rêve américain.

Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n'a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a grandi, elle revient tout aussi démunie. Elle pense avoir connu le pire. Elle se trompe.
Russel a lui aussi quitté sa ville natale, onze ans plus tôt. Pour une peine de prison qui vient tout juste d'arriver à son terme. Il retourne chez lui en pensant avoir réglé sa dette. C'est sans compter sur le désir de vengeance de ceux qui l'attendent.
Dans les paysages désolés de la campagne américaine, un meurtre va réunir ces âmes perdues, dont les vies vont bientôt ne plus tenir qu'à un fil.

On a envie de comparer Michael Farris Smith à Sam Shepard ou à Cormac McCarthy, tant on a besoin de repères quand on assiste à la naissance d'un écrivain majeur. Ce serait faire erreur. Michael Farris Smith possède en effet un style et un talent d'évocation totalement singuliers qui vont droit au coeur du lecteur. Avec ces personnages qui s'accrochent à la vie envers et contre tout, il nous offre un magnifique roman sur la condition humaine, qui ne quittera pas nos esprits avant longtemps.

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Avis(23)

  • L’auteur signe un roman noir, glauque et haletant. La lecture est rapide et efficace. L’écriture est agréable. La démarche n’est pas nouvelle mais on prend plaisir à le lire.
    On s’identifie facilement au personnage principal, à sa rage, son désespoir. Coupable mais pardonnable, ce vengeur...
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    L’auteur signe un roman noir, glauque et haletant. La lecture est rapide et efficace. L’écriture est agréable. La démarche n’est pas nouvelle mais on prend plaisir à le lire.
    On s’identifie facilement au personnage principal, à sa rage, son désespoir. Coupable mais pardonnable, ce vengeur justicier nous entraine avec lui dans un rythme soutenu, dans un roman parfois un peu pétri de bons sentiments.

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  • NULLE PART SUR LA TERRE
    de Michael Farris Smith, traduit par Pierre Demarty

    Éd. SonaSonatine (grand format)
    Éd. 10/18 (poche)

    "Le passé ne meurt jamais"
    Mis en exergue, cette citation tirée d'un livre de William Faulkner ("Requiem pour une nonne") résume a elle seule "NULLE PART SUR...
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    NULLE PART SUR LA TERRE
    de Michael Farris Smith, traduit par Pierre Demarty

    Éd. SonaSonatine (grand format)
    Éd. 10/18 (poche)

    "Le passé ne meurt jamais"
    Mis en exergue, cette citation tirée d'un livre de William Faulkner ("Requiem pour une nonne") résume a elle seule "NULLE PART SUR LA TERRE" ... inutile d'en dire plus, je préfère vous laisser le plaisir de découvrir cette très belle histoire.

    A la place, je vais essayer de parler de l'écriture de Michael Farris Smith...

    ... car Michael Farris Smith est bien plus qu'un écrivain, c'est un poète... ou peut-être que le terme d'aède conviendrait mieux car pendant cette lecture, je me suis surprise à relire des passages à voix haute pour mieux ressentir le rythme et la musique dégagés par le texte. Il y a une oralité musicale qui se dégage grâce aux "et" dont Michael Farris Smith se sert d'une manière comparable aux "points virgules" de Flaubert dans "Madame Bovary".

    Et moi, j'adore quand un écrivain me fait cet effet là...

    "NULLE PART SUR LA TERRE" est le 2ème roman de Michael Farris Smith publié en France et en 2019 les éditions Sonatine publieront son nouveau roman dont le titre me fait déjà rêver, "Le pays des oubliés"...

    "NULLE PART SUR LA TERRE"... un livre mis à l'honneur dans le #PicaboRiverBookClub dans le cadre du "poche du mois d'octobre".

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  • La vie ne fait pas de cadeaux
    *
    Je prends part à une lecture commune sur le #PicaboRiverbookclub pour le mois d'octobre.
    Une histoire poignante qui reste ancrée dans ma mémoire une fois le livre refermé.
    Je n'ai pas été si emballée que ça au début de ma lecture je l'avoue – l'intrigue...
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    La vie ne fait pas de cadeaux
    *
    Je prends part à une lecture commune sur le #PicaboRiverbookclub pour le mois d'octobre.
    Une histoire poignante qui reste ancrée dans ma mémoire une fois le livre refermé.
    Je n'ai pas été si emballée que ça au début de ma lecture je l'avoue – l'intrigue manque un peu de punch – mais dès que le chaos s'est installé dans la petite ville du Mississippi, je l'ai lu quasiment d'une traite.
    *
    Un meurtre réunira deux êtres, deux âmes perdues dans la tourmente.
    Maben, jeune maman erre sur une route. Accompagnée de sa fillette, elle revient dans sa ville natale, démunie. Russell, ex-taulard ayant purgé sa peine de 11 ans, retrouve son bercail. C'est sans compter sur le désir de vengeance de ceux qui l'attendent.
    Alors ce meurtre, cet accident de parcours va être le détonateur de forces qui vont tout balayer sur le passage de ces deux personnes. On peut parler de mauvais timing, ou de malchance. Ils ont tellement appris de leur infortune qu'ils n'ont plus rien à perdre.
    *
    On entrevoit ici un petit bout de ce Sud rural , cette langueur bien-nommée, dans une Amérique sombre où l'injustice fraie avec des idées de vengeance. Où la notion de bien et de mal est si floue qu'on en oublie nos leçons de catéchisme.
    Des personnages si attachants, forts, tout en nuances. Qui croient que « les saloperies, ça arrive même aux gens bien » et qui espèrent au moins un peu de répit quand on se donne du mal.
    *
    Survie et rédemption.
    Une ambiance sombre et lumineuse à la fois.
    *
    Un récit sombre avec des coups durs qui s'enchaînent tout du long. Des petites victoires aussi ; qui prouvent peut-être que la vie est courte, qu'il faut saisir ce petit moment de bonheur quand il se présente.
    Pour moi, un ressenti intense. Des émotions diverses que j'ai envie de vous faire partager.
    Ni blanc, ni noir, mais la vie tout simplement....
    Un auteur qui a donné la part belle à l'humanité. Bravo !

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  • Dès le début du livre de Michael Farris Smith, « Nulle Part sur la terre », cela m’a un peu évoqué le fameux « La route » de Cormac McCarthy et surtout « Balles Perdues » de Jennifer Clément.

    * « La Route », oui, mais au féminin car le contexte est autre : il s’agit d’un père et de son fils...
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    Dès le début du livre de Michael Farris Smith, « Nulle Part sur la terre », cela m’a un peu évoqué le fameux « La route » de Cormac McCarthy et surtout « Balles Perdues » de Jennifer Clément.

    * « La Route », oui, mais au féminin car le contexte est autre : il s’agit d’un père et de son fils qui prennent la route et parcourent des terres désolées. Leur situation est bien différente.

    * « Balles perdues » car il s’agit là aussi d’une jeune femme (ici Maben) avec sa petite fille, Annalee.

    Mais il y a également un troisième personnage, important, Russell Gaines qui sort de prison après avoir purgé une peine de onze ans.
    On imagine tout de suite qu’ils vont se rencontrer mais quand et dans quelles circonstances ?

    D’abord les deux personnages féminins : elles veulent retourner dans le Mississippi. Maben avance sans cesse, tirant sa fille qui n’en peut plus mais elles n’ont pas le choix ; elles fuient et sont obligées de se cacher.
    Puis une rencontre : « 
    « Le vieil homme avait presque atteint la frontière de la Louisiane quand il les aperçut qui marchaient de l’autre côté de la route, la femme avec un sac-poubelle jeté sur l’épaule et la fillette derrière elle traînant les pieds. (…) Il les avait vues quelques kilomètres plus tôt et il continua de rouler en se demandant ce qu’elles pouvaient bien fabriquer là. Il espérait qu’elles avaient une foutue bonne raison. Il ralentit en arrivant à leur hauteur. » (p.13). Cela faisait « trois jours qu’elles étaient sur la route ou dans les bois. » (p.24).
    Elles fuient (on verra plus tard pourquoi) et elles survivent plus qu’elles ne vivent, au jour le jour. D’ailleurs, parfois Maben décide de vendre son corps pour subvenir à leurs besoins et nourrir sa petite Annalee.
    Quant à Russell, en arrivant chez lui, il est tabassé par un drôle de comité d’accueil… Heureusement qu’il a un ami en la personne d’un policier, Boyd.

    Passé le cap de l’écriture où j’ai trouvé une accumulation de l’utilisation de « et » au lieu de virgules, j’ai décidé de passer outre car j’étais gênée un bon moment dans ma lecture et j’ai réussi à prêter plus d’attention à l’histoire – ceci après être revenue plusieurs fois sur les lignes lues auparavant. Problème de traduction  (de Pierre Demarty?) De correction ?

    Les deux femmes n’ont nulle part où aller. Maben est épuisée tandis que Annalee la suit courageusement.
    La rencontre avec Russell se passe d’une façon très particulière puisque Maben, en le voyant à la sortie de l’Armadillo, lui avait demandé de les emmener, se dépêchant de faire monter la petite à bord du pick-up. Le revolver tremblait dans sa main. Elle ne sait pas où se faire conduire mais l’important est d’avancer, de manger du kilomètre. Russell se montre coopératif, les prend en pitié et va faire tout son possible pour les aider.
    Mais la poisse les poursuit, on attend de connaître le lien qui les relie, ce qui s’est passé entre eux, car Russell est certain d’avoir déjà rencontré Maben.
    Après maintes péripéties et rebondissements angoissants dans cette campagne désolée leurs vies ne tiennent plus qu’à un fil.

    L’atmosphère est pesante – ces êtres sont tous meurtris par la vie et ce n’est pas fini, loin de là car leur désir de vengeance n’a fait que grandir ainsi que celui de ceux qui les pourchassent.
    Les personnages sont complexes mais gardent toujours espoir, une petite lueur qui luit peut-être au bout du chemin ?

    Avec ce roman très noir j’ai ressenti beaucoup d’empathie et d’admiration pour le courage exemplaire de Maben, mais aussi pour la pauvre petite Annalee qui subit tout cela. Un peu de chance semble se dessiner pour elles avec les parents de Russell ce qui ne serait que bien mérité.

    Même si parfois il y a des redites, beaucoup d’ évocations à l’alcool ainsi qu’aux cigarettes, avec ces chapitres très courts, rythmés, des mots tout simples, un fond musical de blues, le besoin de rédemption est bien exprimé. C’est ainsi que l’auteur a réussi à me captiver finalement.

    Quant au dénouement, il est plus que surprenant et c’est petit à petit que les fils se relient pur enfin arriver à la conclusion ainsi que son explication pour ce qui était resté en suspens. Pourtant, au début, il y avait bien une indication et c’est elle que l’on retrouve.

    On a envie de se poser la question : ♪♪♪♪ Il est où le bonheur, il est où ? ♪♪♪♪

    La note d’espoir se trouve dans les dernières lignes :
    «Russell descendit du pick-up, s’avança vers eux puis s’arrêta. Annalee le vit et l’appela. Viens, dit-elle. On va te faire une petite place. Il demeura immobile à les observer un moment et puis il vit la Vierge Marie. Le soleil était bas dans le ciel rougeoyant derrière elle et son ombre s’étirait à leurs pieds. Il lui sembla qu’elle se penchait vers eux, les bras grands ouverts, comme pour les accueillir tous dans une même étreinte. Comme pour leur dire venez. Venez dans mes bras. »

    Bien entendu j’ai relevé une petite critique :
    « De temps à autre apparaît un auteur amoureux de son art, du langage écrit et des grands mystères qui résident de l’autre côté du monde physique. Il y avait William Faulkner, Cormac McCarthy ou Annie Proulx. Vous pouvez maintenant ajouter Michael Farris Smith à la liste. » James Lee Burke ».

    C’est donc un livre que j’ai apprécié avec un petit bémol (ainsi que dit plus haut) pour le style. J’espère seulement que les prochaines traductions seront améliorées. C’est la raison pour laquelle je ne mets que 4 étoiles

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