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Nuits d'été à Brooklyn

Couverture du livre « Nuits d'été à Brooklyn » de Colombe Schneck aux éditions Stock
  • Date de parution :
  • Editeur : Stock
  • EAN : 9782234086357
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

« Appelons-le Frederick, il a 41 ans, il est professeur de littérature, spécialiste de Flaubert, marié, père de Lizzie, 15 ans et vit, au moment des faits, l'été 1991, dans une jolie maison en briques à trois étages dans le quartier de Carroll Gardens à Brooklyn. Frederick trompe sa femme. Sa... Voir plus

« Appelons-le Frederick, il a 41 ans, il est professeur de littérature, spécialiste de Flaubert, marié, père de Lizzie, 15 ans et vit, au moment des faits, l'été 1991, dans une jolie maison en briques à trois étages dans le quartier de Carroll Gardens à Brooklyn. Frederick trompe sa femme. Sa maîtresse s'appelle Esther, elle est blanche, juive, parisienne, évidemment plus jeune. Elle vient de terminer ses études de journalisme. Elle est en stage de trois mois à New York. Cet adultère est un évènement minuscule, mais la vie personnelle est plus importante que les mouvements du monde, tant qu'on a la capacité d'y échapper. » Pourtant ce sont bien les mouvements du monde qui vont rattraper Frederick et Esther.
Août 1991, à Crown Heights, un quartier résidentiel de Brooklyn, un juif renverse accidentellement deux enfants noirs qui jouent de l'autre côté de la rue. L'un d'eux est tué sur le coup. Ce quartier où cohabitent difficilement les deux communautés se retrouve très vite à feu et à sang, les rues résonnent aux cris de « morts aux juifs » et « vive les nazis », les magasins sont pillés et les voitures brûlent. Pendant que la réaction policière tarde à venir, Rabbins, révérends, mères de famille, journalistes et simples citoyens s'affrontent, cherchant la faute et la violence dans le regard de l'autre.
L'histoire d'amour entre Esther et Frederick ne survivra pas à ces événements qui les opposent jusqu'à la rupture. Esther ne s'en remettra pas et passera 25 ans à ressasser son amour perdu et à essayer de comprendre ce qui s'est joué lors de cet été 1991. Ce livre est le récit de sa quête pour répondre à la question posée un jour par son amant : Pourquoi ne pouvons-nous pas nous aimer les uns les autres ?

Le roman, écrit d'une plume alerte et qui touche toujours juste, que tire Colombe Schneck de ces événements bien réels transporte autant qu'il questionne sur les thèmes malheureusement actuels du racisme et de l'antisémitisme mais toujours en nous parlant la langue universelle de l'amour et de l'espoir.

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Avis (5)

  • je ne peux donner d'avis je n'ai pas fini ce livre je n'ai pas été plus loin que les 50 premières pages ......

    je ne peux donner d'avis je n'ai pas fini ce livre je n'ai pas été plus loin que les 50 premières pages ......

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  • «Le feu à l’intersection de President Street et d’Utica Avenue est vert, les deux premières voitures passent devant les enfants. Le conducteur de la troisième voiture, Yosef Lifsh, pour ne pas perdre la voiture du rabbin, accélère, passe à l’orange et accroche l’arrière d’une Chevrolet Malibu de...
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    «Le feu à l’intersection de President Street et d’Utica Avenue est vert, les deux premières voitures passent devant les enfants. Le conducteur de la troisième voiture, Yosef Lifsh, pour ne pas perdre la voiture du rabbin, accélère, passe à l’orange et accroche l’arrière d’une Chevrolet Malibu de 1981, conduite par un homme nommé Peter Petrosino, la voiture dérive vers la droite, Yosef Lifsh reprend le contrôle, veut éviter deux personnes qui traversent la rue et heurte volontairement un muret de béton qui se trouve sur le trottoir, il aperçoit trop tard les deux enfants jouant juste derrière, espère qu’il est suffisamment solide pour les protéger. Ce n’est pas le cas. Le muret en béton explose, la voiture s’arrête complètement au niveau des fenêtres du rez-de-chaussée de l’immeuble, de l’autre côté du trottoir, là où les enfants s’amusaient, quelques secondes avant...» Ce qui n'aurait pu être qu'un dramatique accident de la circulation va dégénérer en acte antisémite. Nous sommes en 1991 à Brooklyn où se trouve une jeune journaliste française. Vingt-cinq ans plus tard, Colombe Schneck s’en souvient. Mais ces «nuits d’été à Brooklyn» sont aussi celles passées dans les bras de Frederick.

    Après s’être intéressée à sa famille, notamment avec l’émouvant «Les guerres de mon père», Colombe Schneck s’est plongée dans sa propre biographie. Après «La tendresse du crawl» et l’histoire d’amour avec Gabriel, elle se remémore l’année 1991 et ses débuts dans le journalisme. La romancière se cache en effet à peine derrière le personnage d’Esther Rosen, envoyée à New York pour y faire ses armes. La jeune fille qui découvre la grosse pomme ne va pas tarder à pouvoir montrer ses qualités de reporter puisque le 19 août, un fait divers dramatique se produit à Crown ¬Heights, un quartier de Brooklyn. C’est la description des faits, avec toutes les précautions d’usage – comme le ferait le représentant d’une agence de presse – qui ouvre le roman. ¬Pour ne pas perdre de vue la voiture du rabbin, Yosef ¬Lifsh qui le suit, accélère au feu orange. La collision qui suit fait déraper sa voiture, provoquant la mort de ¬Gavin, 7 ans, malgré les secours arrivés très vite sur place. Très vite, les rumeurs gagnent le quartier, suivis par des cris de vengeance: «On n’en peut plus. Les Juifs obtiennent tout ce qu’ils veulent. Ils tuent nos enfants. Nous n’obtenons ni la justice ni le respect.» Dans ce quartier où domine une communauté noire, en majorité afro-antillaise, vivent également quelques 20000 juifs. L’un d’entre eux, Yankel Rosenbaum, étudiant en histoire à l’université de Melbourne, a la mauvaise idée de se promener sur Brooklyn Avenue. Il est À 23 h 20 lorsqu’un petit groupe l’attrape, le bat et le poignarde à mort. Son assassin présumé est arrêté quinze minutes après par la police. «Tout au long de cette première nuit, une foule, en majorité des adolescents, crie dans les rues de Crown Heights Juifs! Juifs! Juifs!»
    Au-delà du drame, c’est bien entendu l’occasion pour la jeune journaliste d’essayer de mieux connaître cette histoire, de tenter de la comprendre, de rendre compte de cet antisémitisme. Si elle est partie en Amérique pour essayer d’oublier sa famille, dont une partie est morte à Auschwitz, c’est raté. On imagine le choc, d’autant que les jours qui suivent sont loin d’apaiser la situation. Les révélations sur le rôle de la police, sur les règles en vigueur au sein des communautés et les suites juridiques vont tout au contraire attiser la colère.
    Le réconfort, Esther va le chercher dans les bras de Frederick Armitage, issu lui de la bourgeoisie afro-américaine de Chicago. Elle a rencontré ce spécialiste de Flaubert à l’université et, malgré les vingt ans qui les séparent, veut croire à une belle histoire d’amour. D’ailleurs, en parlant de Flaubert, leur éducation sentimentale pourrait ressembler à l’inverse de Madame Bovary. Frederick s’ennuie dans son couple et va chercher dans ses amours clandestines une fraîcheur oubliée.
    En attendant que tombent les masques et que les illusions s’envolent, chacun peut «profiter» de l’autre, partager ses fantasmes et ses réflexions. Sur la communauté juive, sur la communauté noire.
    C’est avec vingt-cinq ans de recul qu’Esther tente de comprendre pourquoi la belle histoire s’est arrêtée, pourquoi leur rêve d’émancipation n’est resté qu’un rêve.
    Réussissant une fois encore à mêler l’intime à l’analyse de la société, Colombe Schneck démonte avec brio les rouages d’un système au sein duquel racisme et antisémitisme s’inscrivent comme des «invariants» auprès de communautés fragiles. Ce faisant, elle rejoint Cloé Korman dans la réflexion proposée avec Tu ressembles à une juive: «il faut penser la solidarité entre les luttes contre le racisme et contre l’antisémitisme, et mener ces combats de façon tolérante et pluraliste, en surmontant les divisions liées à nos origines sociales et culturelles». En mettant en miroir les émeutes de 1991 et l’actualité récente, ce roman prouve que le combat est loin d’être gagné.
    https://urlz.fr/cP1i

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  • Contrairement à ce que pourraient laisser penser le titre et la couverture, ce livre n’est absolument pas une comédie romantique à la Woody Allen.

    Esther vient de terminer ses études de journalisme et elle part faire un stage de trois mois à New-York. C’est là qu’elle rencontre Frederick...
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    Contrairement à ce que pourraient laisser penser le titre et la couverture, ce livre n’est absolument pas une comédie romantique à la Woody Allen.

    Esther vient de terminer ses études de journalisme et elle part faire un stage de trois mois à New-York. C’est là qu’elle rencontre Frederick Armitage, professeur et écrivain noir de vingt-ans son aîné. Esther, jeune parisienne blanche et juive devient sa maîtresse.

    Mais en cet été 1991, leur histoire d’amour naissante va être compromise par des événements dramatiques. A Crown Heights, quartier résidentiel de Brooklyn, un jeune juif renverse et tue accidentellement un jeune garçon noir. Suivront des jours d’émeute et de pillage, la mort d’un jeune étudiant juif et des affrontements sanglants entre les deux communautés.

    Esther ressortira de cet épisode meurtrie et mettra de nombreuses années à comprendre ce qui a amené Frederick à rompre avec elle mais aussi à démêler les fils des événements et leurs conséquences pour les habitants de ce quartier et plus largement pour les différentes populations qui se côtoient.

    Ce récit, même s’il relate des faits remontant à près de trente ans, semble tristement proche de nous et très actuel.

    Colombe Schneck a choisi de mettre en scène deux personnages fictifs au milieu de faits réels mais dont l’histoire personnelle est irrémédiablement impactée par les événements qui se déroulent durant cet été 1991.

    Esther, sorte de double de l’auteure, donne à l’histoire son caractère journalistique puisqu’elle mène une enquête sur ce qui s’est passé. Grâce à elle, le lecteur rencontre de nombreuses personnes qui ont été impliquées dans ces événements et dont on entend ici les voix.

    L’histoire d’amour entre Esther et Frédérick offre aussi un parfait miroir aux événements, leurs deux histoires étant marquées par le racisme et l’antisémitisme.

    Le début de ma lecture a été un peu bousculée par le fait que la romancière ne suit pas la chronologie de l’histoire mais déconstruit le récit grâce à des allers-retours temporels qui peuvent être perturbants. Mais je me suis assez vite accommodée de ce parti pris narratif qui permet aussi d’alterner les points de vue et les éclairages.

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  • Dans ce récit Colombe Schneck s’est emparée du thème des émeutes de 1991 à Brooklyn qui opposèrent de jeunes afro-américains à des juifs Loubavitchs, tous cohabitant le même quartier sans jamais se mêler. Elle y mêle une histoire d’amour entre une jeune française juive, étudiante en journalisme,...
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    Dans ce récit Colombe Schneck s’est emparée du thème des émeutes de 1991 à Brooklyn qui opposèrent de jeunes afro-américains à des juifs Loubavitchs, tous cohabitant le même quartier sans jamais se mêler. Elle y mêle une histoire d’amour entre une jeune française juive, étudiante en journalisme, venue faire un stage à New-York et un Américain noir professeur d’université. C’est un roman sur le racisme et l’antisémitisme, le poids des origines, la haine de l’autre quand il est différent de nous, les manquements de la police, mais c’est aussi un roman d’amour.
    Le style de Colombe Schneck est enlevé, factuel, journalistique, les chapitres sont très courts. J’ai lu dans une sorte d’urgence, voulant connaître la suite mais j’ai été très gênée par tous les incessants flashbacks. C’est trop désordonné pour que j’apprécie vraiment ce roman au thème passionnant mais à l’écriture déroutante.
    https://ffloladilettante.wordpress.com/2020/03/30/nuits-dete-a-brooklyn-de-colombe-schneck/

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  • Sur fond d’une histoire d’amour, Colombe Schneck dans son nouveau roman « Nuits d’été à Brooklyn » nous décrit trois jours d’émeutes à caractère racial dans le New-York de l’année 1991.
    Dans le quartier de Crown Heights à Broocklyn, la population d’origine caribéenne assez pauvre est...
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    Sur fond d’une histoire d’amour, Colombe Schneck dans son nouveau roman « Nuits d’été à Brooklyn » nous décrit trois jours d’émeutes à caractère racial dans le New-York de l’année 1991.
    Dans le quartier de Crown Heights à Broocklyn, la population d’origine caribéenne assez pauvre est majoritaire. Une minorité de juifs appartenant à la communauté des Loubavitchs cohabite. Une voiture dérape et tue un enfant. C’est la communauté noire qui est touchée. Le racisme identitaire et victimaire va se réveiller d’un coup avec la fureur et la violence à la hauteur de l’oppression subie depuis de nombreuses années. Ces émeutes durent trois jours. Un jeune adolescent de la communauté juive va mourir sous les coups de cette violence.
    Le roman suit le parcours d’Esther, jeune femme française de 24 ans, issue d’un milieu bourgeois parisien, qui vient à New-York pour un stage de journaliste. Parallèlement à son enquête, elle découvre l’amour avec un professeur spécialiste de Flaubert, Frédérick, de vingt ans son aîné, appartenant à la bourgeoisie afro-américaine de Chicago et marié à une avocate engagée dans le combat politique. Revenir dans le quartier vingt cinq ans après permet à Esther de faire le bilan sur son enquête sociale et politique de 1991.
    La suite ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2020/02/25/nuits-dete-a-brooklyn-colombe-schneck/

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