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Nos yeux maudits

Couverture du livre « Nos yeux maudits » de David M. Thomas aux éditions Quidam
  • Date de parution :
  • Editeur : Quidam
  • EAN : 9782915018479
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Dans la vitrine de cette boulangerie du Salzkammergut, tu te regardes et vois un petit homme abjecte et risible qui croit pouvoir déjouer le Reich et s'évertue à être tout sauf un combattant antifasciste. Ta brigade ? Deux hommes et une femme contre l'univers - barbelés, croix gammée, talons... Voir plus

Dans la vitrine de cette boulangerie du Salzkammergut, tu te regardes et vois un petit homme abjecte et risible qui croit pouvoir déjouer le Reich et s'évertue à être tout sauf un combattant antifasciste. Ta brigade ? Deux hommes et une femme contre l'univers - barbelés, croix gammée, talons claqués - de millions de soldats, policiers, mouchards, SS. Trois contre une machine d'extermination colossale, et le camp de concentration de Mauthausen : mille fois mille enfers. Marco y est. Il a fait la guerre d'Espagne avec toi. Tu veux le sauver, non ? Lui qui incarne tout ce qui est beau chez l'homme. Tournant le dos à l'Irlande et son exil, vous êtes donc partis. Sans imaginer que ce qui vous attendait ici était l'indicible. L'innommable.
Après Un plat de sang andalou, David M. Thomas nous livre un deuxième roman lumineux, scrupuleusement fidèle au cadre historique, qui sonde l'épisode le plus sombre de l'iliade des républicains espagnols.
L'auteur Gallois né en Angleterre en 1959, David M. Thomas écrit en français et vit à Limoges. Il est fils d'ouvrier et a été partie prenante de la grande grève des mineurs britanniques dans les années 80.
Extraits :
« Ils sont tout blêmes, les autres, le regard rivé sur quelque chose derrière moi. Je me retourne lentement, vois un homme, si c'est un homme, sa tête hideusement gonflée, presque noire, faisant corps avec sa poitrine, ses bras tendus derrière lui, ses poignets attachés par une corde à un grand anneau de fer dans le mur. Tout son être suspendu sur la pointe des pieds. L'estrapade. Hardes brunâtres. Des gouttes rouges éclaboussent les dalles. Il sue le sang de tout son corps. On est au jardin de Gethsémanie. Il vit encore. Impossible de dire son âge. Donne-lui de l'eau, détache-le, fais quelque chose, mais non, tu ne peux pas. Tu dois devenir témoin et complice des souffrances de cet homme qui a un prénom à la place de son matricule, à la place de son triangle bleu, qui retrouve en ce moment le visage de sa mère toute jeune et l'odeur des oliveraies. »

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