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Nos corps étrangers

Couverture du livre « Nos corps étrangers » de Carine Joaquim aux éditions La Manufacture De Livres
Résumé:

Quand Élisabeth et Stéphane déménagent loin de l'agitation parisienne avec leur fille Maëva, ils sont convaincus de prendre un nouveau départ. Une grande maison qui leur permettra de repartir sur de bonnes bases : sauver leur couple, réaliser enfin de vieux rêves, retrouver le bonheur et... Voir plus

Quand Élisabeth et Stéphane déménagent loin de l'agitation parisienne avec leur fille Maëva, ils sont convaincus de prendre un nouveau départ. Une grande maison qui leur permettra de repartir sur de bonnes bases : sauver leur couple, réaliser enfin de vieux rêves, retrouver le bonheur et l'insouciance. Mais est-ce si simple de recréer des liens qui n'existent plus, d'oublier les trahisons ? Et si c'était en dehors de cette famille, auprès d'autres, que chacun devait retrouver une raison de vivre ?
Dans son premier roman, Carine Joaquim décrypte les mécaniques des esprits et des corps, les passions naissantes comme les relations détruites, les incompréhensions et les espoirs secrets qui embrasent ces vies.

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Avis (13)

  • Lu d’une traite et quasiment en apnée, cette histoire bien ancrée dans notre réalité se reçoit comme un coup de poing dans le ventre.

    Un couple qui survit sur les acquis fragiles des premières années et du bonheur précieux suscité par la naissance de leur fille, Maëva, quitte Paris pour...
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    Lu d’une traite et quasiment en apnée, cette histoire bien ancrée dans notre réalité se reçoit comme un coup de poing dans le ventre.

    Un couple qui survit sur les acquis fragiles des premières années et du bonheur précieux suscité par la naissance de leur fille, Maëva, quitte Paris pour la proche banlieue dans l’espoir de réparer le tissu déchiré de leur union, bafouée par l’infidélité de monsieur. Madame va mal et le bébé qui avait illuminé sa jeunesse, est à présent une ado grincheuse. Autant dire que les fondations s’effritent.
    Madame essaie de s’en sortir en s’inventant une passion pour la peinture, tandis que Monsieur s’épuise dans les transports en commun. Et Maëva tombe en amour, avec un camarade de classe, qui cache derrière une carrure de rugbyman un passé lourd de ruptures et de souffrance.

    Si on ajoute la présence en classe d’un ado atteint d’une maladie qui l’expose à la bêtise des autres collégiens, tout est en place pour que les drames en chaine se déclenchent, en emportant avec eux les bases instables de ces destins.

    L’écriture porte magnifiquement ce récit, noir, bouleversant, révoltant. Pas de jugement, chaque personnage agit avec la sincérité de ses convictions, avec plus de passion que de morale, pour tenter de préserver un semblant de cohérence au sein de ses certitudes. Et pour chacun, on pourra trouver, non une excuse, mais une explication à des comportements odieux.

    Magnifique roman, et piste de réflexion sur de nombreux sujets de sociétés .

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  • Un livre qui met une certaine claque à son lecteur. Et pourtant il partait doucement sur un schéma classique ; un couple qui, à travers un départ de Paris pour une maison en province escomptait effacer l'infidélité du narrateur et repartir sur de nouvelles bases. Puis tout monte doucement et...
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    Un livre qui met une certaine claque à son lecteur. Et pourtant il partait doucement sur un schéma classique ; un couple qui, à travers un départ de Paris pour une maison en province escomptait effacer l'infidélité du narrateur et repartir sur de nouvelles bases. Puis tout monte doucement et sûrement en émotions et tensions. Maéva, une adolescente qui ne digère pas le déménagement, obligée de rompre avec ses amies et amis d'enfance pour une ville moyenne, un nouveau lycée et un environnement détesté d'arriérés entre délibérément en conflit avec ses parents et l'ensemble de ce nouveau décor. Ellisabeth, une femme trompée, blessée dans son être, développant ce que l'on pourrait définir dans un premier temps comme de l'anorexie, ayant abandonné son job et espérant retrouver le goût de la peinture, délaissé avec la naissance de Maéva, voire un nouveau métier. La remontée de la pente est progressive pour elle, ses toiles vont renouer avec un certain optimisme, ses maux de ventre gâchent franchement le quotidien comme le comportement de Maéva et celui de son père pour lequel elle entretient un quasi rejet physique.Stéphane, enfin, le mari infidèle dont les souvenirs de sa maîtresse perdurent, même si pour préserver sa famille, il a mis un terme à cette liaison. Avec cette maison, un grand atelier pour sa femme, il a tenté de se racheter une conduite mais qui va très vite regretter cette vie de banlieusard, une sorte de forme de repentance.... Un père possessif, une totale fermeture d'esprit, une femme qu'il n'écoute définitivement pas, il reste le personnage le plus frustre et dépassé de ce roman.C'est par Maéva que les drames et les tempêtes vont arriver. Son comportement immonde avec Maxence, un de ses camarades de classe, atteint de la maladie de Gilles de la Tourette, son histoire d'amour avec Ritchie, un camarade de sa classe, migrant en situation irrégulière vont précipiter Elisabeth à se rapprocher et se perdre dans les bras du père de Maxence (Sylvain) également peintre amateur et Stéphane à tenter de renouer avec son ancienne maîtresse et à dénoncer Ritchie à la Préfecture.... S'il y a eu un moment de grâce dans les premiers jours de l'installation de cette petite famille, tout va exploser et sombrer, avec l'ultime rebondissement d'un déni de grossesse tragiquement renduLa montée en puissance du drame par Carine Joaquim est claire, sans fioriture, les personnages et sentiments rendus de manière très fine, l'ampleur de la tragédie finale m'a désarmé et surpris. Mais quel livre....

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  • Lu dans le cadre de la sélection 2021 des 68.
    Un premier roman très surprenant et troublant, sous des apparences tranquilles de la description d'une famille "normale".
    Une famille de trois personnes quitte Paris pour une ville de banlieue, de campagne. Nous allons les suivre pendant les...
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    Lu dans le cadre de la sélection 2021 des 68.
    Un premier roman très surprenant et troublant, sous des apparences tranquilles de la description d'une famille "normale".
    Une famille de trois personnes quitte Paris pour une ville de banlieue, de campagne. Nous allons les suivre pendant les trimestres d' une année scolaire.
    Il y a Elisabeth, la mère, en congé sabbatique pour se ressourcer et essayer de trouver un certain équilibre physique et psychologique. Se ressourcer dans une maison de campagne, avec au fond du jardin un garage atelier pour peindre. Elle est relativement border line, cette mère, qui se fait vomir et a perdu la confiance en son mari et a du mal avec sa fille adolescente. Elle va découvrir la campagne environnante et essayer d'exorciser ses démons par l'art de la peinture et écouter la nature, jardiner, peindre...
    Il y a Stéphane, le père qui souhaite retrouver la confiance de sa femme, de sa fille et sa propre confiance en lui. Il a quitté une maîtresse, Clara, qui était sûrement la femme de sa vie, mais le regrette toujours et va peut être tenter de la retrouver en fin de compte. Est ce une bonne idée d'avoir quitté Paris et de subir toutes les jours les trajets éprouvants tassés avec des inconnus dans le TER,
    Il y a Maeva, la jeune adolescente qui a quitté sa vie insouciante à Paris et qui en plus a loupé le premier jour au collège car elle a dû assister à l'enterrement de la mère de son père. Elle arrive donc en retard pour intégrer sa nouvelle classe et elle les trouve un peu ploucs ces provinciaux : de plus, il y a Maxence, un jeune handicapé, qui émet des sons bizarres et qui est bien seul, il y a aussi Richie, un grand garçon noir, avec qui elle va entamer une histoire d'amour adolescente ; un premier amour délicat, secret..
    Bref apparemment, une famille normale qui essaie de se reconstruire, dans un nouveau milieu. Chacun fait comme il peut et ils vivent ou plutôt cohabitent ensemble dans cette nouvelle maison et cette nouvelle petite ville.
    L'auteure va aborder beaucoup de sujets délicats (troubles psychologiques de la mère, handicap du jeune adolescent et sa difficile insertion, conditions des sans papiers, méchanceté et harcèlement scolaire et je ne vous dévoilerai pas le sujet des derniers chapitres..).
    Nos corps étrangers, ce sont les corps des personnages et leur rapport à leur propre corps mais aussi le rapport aux corps des autres (attirance rejet...).
    Un texte romanesque, avec des personnages troubles, touchants, des atmosphères troublantes et un relatif suspense pendant cette période d'année scolaire.
    Un premier roman réussi par son étrangeté et le trouble que l'on ressent au fils des pages.

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  • La manufacture de livres est une maison d'édition très attractive, de part les romans qu'elle propose. Leurs ouvrages correspondent tout à fait à mes envies de lectures.

    Elle propose des romans contemporains noirs, mais aussi un autre genre que j'affectionne particulièrement, le roman...
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    La manufacture de livres est une maison d'édition très attractive, de part les romans qu'elle propose. Leurs ouvrages correspondent tout à fait à mes envies de lectures.

    Elle propose des romans contemporains noirs, mais aussi un autre genre que j'affectionne particulièrement, le roman social.

    Après avoir lu et beaucoup aimé Ce qu'il faut de nuit de Laurent Petitmangin, c'est avec grand plaisir, que je découvre ce nouveau roman, Nos corps étrangers de Carine Joaquim.

    Non seulement, la couverture est très belle mais le résumé a tout pour me plaire.

    ↜↝↜↝

    Ça parle de quoi ?

    Le lecteur suit un couple en dérive et au bord de l'implosion…

    La situation familiale est plus que tendue, tiraillée entre trahisons, mensonges, mal-être et la volonté de laisser derrière eux, cette période difficile.

    Changement cap pour cette famille, Elisabeth et Stéphane déménagent dans une nouvelle maison, à une heure de leur ancienne vie et se donnent une dernière chance pour sauver leur couple.

    Avec eux, leur fille, Maeva, adolescente, subira ce bouleversement contre son gré. La perte de ses amis, un nouveau collège où elle peine à s'intégrer, rendent la jeune fille taciturne.

    Sous des apparences trompeuses et à l'équilibre précaire, le couple essaye tant bien que mal à donner le change.

    Seulement la vie réserve bien des surprises, et des rencontres inattendues vont chambouler la vie de cette famille, fragile.

    Tout peut basculer du jour au lendemain et l'auteure nous le démontre parfaitement !


    Une intrigue captivante à l'atmosphère nébuleuse, allant crescendo dans un engrenage irrépressible, mais chut !
    Je vous laisse évidement découvrir ce récit qui m'a complètement happée par son scénario diabolique et habilement bien ficelé.


    ↜↝↜↝


    Ce roman aborde des thèmes actuels, sensibles et parfois difficiles.

    Les sujets m'ont vivement intéressés. Il sera question du couple évidemment, mais aussi de harcèlement scolaire, d'handicap, d'immigration et d'un autre thème que je ne peux dévoiler étant la grande surprise de ce livre.
    Un premier roman réussi et convaincant.

    Sans aucun doute, c'est une auteure à suivre.

    https://leslecturesdeclaudia.blogspot.com/2021/02/nos-corps-etrangers.html

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  • Claquant, prenant, « Nos corps étrangers » est contemporain. Ce huis-clos familial est la somme de tous les diktats sociétaux qui vont éclater, orage en puissance, éclairs et turbulences. Serré comme un café fort, dans un style posé, pragmatique, ce récit captive. Carine Joaquim délivre un...
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    Claquant, prenant, « Nos corps étrangers » est contemporain. Ce huis-clos familial est la somme de tous les diktats sociétaux qui vont éclater, orage en puissance, éclairs et turbulences. Serré comme un café fort, dans un style posé, pragmatique, ce récit captive. Carine Joaquim délivre un premier roman mené d’une main de maître. Carine Joaquim est observatrice et intuitive. Ce roman est le reflet exact de ce qui peut arriver dans chacune de nos maisons et dans nos vies. On ne lâche rien. L’histoire monte crescendo, trimestre, après trimestre sur une année. Prenez le temps de vous arrêter entre chaque minute de ces jours. Nous suivons une jeune adolescente de quinze ans, Maëva, bouc émissaire de ces parents en grande difficulté sentimentale. Elisabeth (l’épouse et la mère de Maëva) est trompée. Carla la maîtresse de Stéphane (le mari et le père) hante ce dernier. Il fuit le domicile, amoureux fou, distant avec sa femme. Il faut dire qu’Elisabeth est glaçante, conventionnelle, effacée. Stéphane a besoin d’oxygène, de vivre, d’aimer. Elisabeth va sombrer. Dans le chaos, elle va tomber malade, vomir à plus d’heure. Comment Maëva va-t-elle l’enfant unique survivre dans cette noirceur et cet abandon affectif ? Où pas un rire, un élan ne surpassent cette lourdeur oppressante. En déménageant, croyant à une nouvelle chance, le couple s’échappe de Paris, dans une verdoyance trompeuse, loin des trahisons. Ne croyez pas à une histoire quelconque et basique. Ici, nous sommes dans une teneur qui se resserre comme un étau. Les signaux d’un faux-départ s’affichent. Maëva est l’anti-héros. Elle se moque d’un enfant, Maxence, handicapé dans sa nouvelle classe. Elle le harcèle et fera de ce jeune élève son double-cornélien. Elle tombe amoureuse de Richie qui semble plus âgé, plus mature que quinze ans. On franchit subrepticement les paliers des incompréhensions, des hypocrisies, du racisme, l’échappatoire par la mauvaise porte. Elisabeth se réfugie dans son antre au fond du jardin, peint, s’isole, transparente, jusqu’au jour où. Chacun cherche l’issue de secours, au dehors de ce cercle fragile, trompeur, malsain car criblé de faux-semblants. « Nos corps étrangers » et poignant, sombre. Il dévore ce qui aurait pu être une aube renouvelée. Une prouesse rare. Publié par Les majeures Éditions La Manufacture de livres.

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  • Magnifique premier roman qui aborde un tabou avec une émotion que l'auteur sait nous faire partager grâce à un beau portrait de femme et de mère ainsi qu'une écriture qui fait mouche par sa simplicité et sa sensibilité.
    Cela commence comme une histoire banale et on se demande si on ne va pas...
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    Magnifique premier roman qui aborde un tabou avec une émotion que l'auteur sait nous faire partager grâce à un beau portrait de femme et de mère ainsi qu'une écriture qui fait mouche par sa simplicité et sa sensibilité.
    Cela commence comme une histoire banale et on se demande si on ne va pas être plongé dans un feel-good aux ressorts éculés et puis très vite, on comprend que ce sera tout à fait autre chose.
    Le couple que forment Elisabeth et Stéphane essaye de se reconstruire après la trahison de ce dernier en quittant Paris avec leur fille Maëva, 15 ans, et en s'installant à la campagne à une encablure RER de Paris.
    Mais fuir un problème ne l'a jamais résolu. Elisabeth ne surmonte pas sa douleur que son corps exprime par l'anorexie, elle se réfugie dans la peinture pour exprimer ses émotions; Stéphane ne supporte pas d'avoir choisi, par devoir, de rester avec sa femme et Maëva, déracinée, arrachée à ses amies, tombe amoureuse de Ritchie, un jeune adolescent africain sans papier, qui est dans sa classe et qui lui sera arraché. Toute communication entre les membres de la famille a disparu, chacun se repliant sur soi-même.
    Ce roman est foisonnant de thématiques actuelles importantes : la tragédie des migrants, le sort des jeunes adolescents sans papier, le sort des enfants handicapés au sein des écoles traditionnelles, le harcèlement scolaire mais il ne tombe jamais dans la leçon de morale, la prise de position politique, le pathos tout en laissant chacun s'interroger s'il le souhaite.
    Le personnage d'Elisabeth est un beau portrait de femme détruite lorsqu'elle découvre que ce qu'elle a bâti n'est qu'illusion (son couple, son travail alimentaire) mais qui essaye de renaître à travers la création, un beau portrait de mère qui fait passer sa fille avant tout. Une femme qui commet l'irréparable, étrangère à elle-même et à ce à quoi elle fait face, que l'on peut peut-être comprendre grâce au portrait très fouillé psychologiquement qu'en fait Carine Joaquin.

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  • Coup de cœur absolu

    Elisabeth et Stéphane ont réalisé le rêve de bon nombre de citadins, ils ont quitté Paris pour s'installer à la campagne où Elisabeth aura un atelier pour peindre. Stéphane fera les trajets quotidiens en train, rien d'insurmontable.
    Maëva, leur fille adolescente, n'est...
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    Coup de cœur absolu

    Elisabeth et Stéphane ont réalisé le rêve de bon nombre de citadins, ils ont quitté Paris pour s'installer à la campagne où Elisabeth aura un atelier pour peindre. Stéphane fera les trajets quotidiens en train, rien d'insurmontable.
    Maëva, leur fille adolescente, n'est pas ravie mais les adolescents vous savez ce que c'est, et puis elle s'habituera, à cet âge, on se fait rapidement des amis.

    Tout va pour le mieux donc.
    Sauf que...
    Sauf que le couple d'Elisabeth et Stéphane peine à se remettre d'une rupture quelques années auparavant, que Maëva ne s'intègre pas à ses camarades, que Stéphane souffre encore de la mort récente de sa mère...
    Ces trois êtres souffrent les uns à côté des autres mais peinent à se soutenir, à se comprendre même. L'harmonie les a quittés longtemps auparavant.

    Ce qui m'a frappée dans ce roman, c'est l'universalité du propos, loin, bien loin de tout manichéisme. Pas de description physique des personnages, sauf si cela sert l'intrigue. Elisabeth, Stéphane, Maëva, cela peut-être vous, moi, nous.
    Ce qui m'a plu, c'est d'être surprise, parfois secouée aussi.

    Carine Joaquim nous pousse, nous malmène, nous force à nous questionner.
    À quel moment la fêlure s'installe-t-elle ? À quel moment devient-elle irréversible ?

    Un premier roman maîtrisé et une auteure que je vais suivre avec attention.

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  • Ce roman nous plonge au cœur d’une famille qui a engagé un bouleversement de son quotidien pour essayer de repartir à zéro suite à des événements difficiles. Ce changement de décor et de vie apporte des modifications dans la manière de vivre mais a aussi des effets imprévisibles qui vont...
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    Ce roman nous plonge au cœur d’une famille qui a engagé un bouleversement de son quotidien pour essayer de repartir à zéro suite à des événements difficiles. Ce changement de décor et de vie apporte des modifications dans la manière de vivre mais a aussi des effets imprévisibles qui vont chambouler le foyer.

    Les péripéties vécues par les acteurs sont proches de la réalité actuelle. A travers leur destin, on assiste à ces situations auxquelles tout le monde pourrait être confrontés et auxquelles on ne sait pas comment on réagirait. L’écriture délicate de Carine Joaquim permet au lecteur d’entrer en empathie avec les protagonistes. On vit les drames et on subit les pressions à leurs côtés. Comme l’autrice ne prend jamais parti et qu’elle nous place dans leurs peaux, on arrive à trouver une justification à leurs comportements parfois inappropriés. On a l’impression qu’ils font ce qui est nécessaire.

    Seul petit bémol à mon goût, le texte aborde peut-être un peu trop de sujets tabous. Être frappé en même temps par l’adultère, l’anorexie, le harcèlement scolaire, la cause des migrants et d’autres drames que je ne peux dévoiler, cela fait beaucoup pour une seule famille. En conséquence, les thèmes pourtant forts se retrouvent un peu délités dans cette courte histoire. Mais ne vous laissez pas déstabiliser par mes petits reproches parce que ce premier roman mérite d’être découvert.

    Dans la mesure où l’on entre dans l’intime des personnages, les émotions sont au rendez-vous. L’autrice est toujours juste dans son approche du délitement de la famille et des tragédies personnelles. J’ai été troublé par cette lecture extrêmement touchante. Elle a déclenché en moi une multitude de sentiments contradictoires. Carine Joaquim a réussi sa première fois et nous livre un très beau texte sur la complexité de l’être humain, qui saura, j’en suis sûr, faire vibrer vos cordes sensibles !

    http://leslivresdek79.com/2021/02/04/623-carine-joaquim-nos-corps-etrangers/

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