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Ni toi ni moi

Couverture du livre « Ni toi ni moi » de Camille Laurens aux éditions P.o.l
  • Date de parution :
  • Editeur : P.o.l
  • EAN : 9782846821216
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Un cinéaste, ayant entendu la narratrice lire à la radio un court récit intitulé L'homme de ma mort, lui demande si elle accepterait de développer pour lui cette histoire, qu'il voudrait adapter à l'écran. Après des hésitations dont elle s'explique, elle entreprend de lui raconter en détail cet... Voir plus

Un cinéaste, ayant entendu la narratrice lire à la radio un court récit intitulé L'homme de ma mort, lui demande si elle accepterait de développer pour lui cette histoire, qu'il voudrait adapter à l'écran. Après des hésitations dont elle s'explique, elle entreprend de lui raconter en détail cet épisode de sa vie. La narration est constituée presque uniquement d'une suite d'e-mails adressés au cinéaste, qui vit à l'étranger. Ces messages font alterner des récits au passé, des propositions de scènes cinématographiques dialoguées, des fragments réflexifs sur la difficulté ou l'incapacité d'aimer. Le sujet du film (et donc du roman) est en effet celui-ci : un homme, Arnaud, s'éprend passionnément d'une femme (la narratrice, baptisée Hélène), donne tous les signes d'un amour vrai, puis, presque aussitôt, se déprend d'elle et manifeste indifférence, haine ou mépris. Tous les signes s'inversent sans motif apparent.
La narratrice tente de cerner l'inconstance, la versatilité du sentiment amoureux, la douleur de ce qui ne dure pas. Elle cherche un sens à ce qui, semble-t-il, n'en a pas. Elle scrute sans relâche la frontière entre ces deux phrases : je t'aime/je ne t'aime plus, entre ces deux images : l'éclat du premier regard (le flash amoureux) et le dégoût du dernier regard. Comment « l'homme de ma vie » devient-il « l'homme de ma mort » ? Qu'est-ce qui s'est passé entre les deux ? Qu'est-ce qui a passé ? Tout le roman est vrillé autour de cette question : pourquoi « ça ne marche pas ? ». Il se présente comme une sorte de polar psychique : on enquête sur la disparition de l'amour, on interroge les témoins ou les complices (les parents d'Arnaud, la soeur d'Hélène, etc.), on tente d'établir les responsabilités (Qui est coupable ? Est-ce toi, est-ce moi ? Ou bien ni toi ni moi ?), on en cherche les causes aussi profond que possible, quitte à aller voir du côté de l'inconscient.

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Le courrier des auteurs

Camille Laurens répond à nos questions ! (19/05/2007)

«... Je suis ravie d'être sur le site Lechoixdeslibraires.com à l'occasion de la sortie de mon dernier roman : Ni toi ni moi, aux éditions POL. Je suis particulièrement heureuse parce que j'ai toujours aimé les librairies, depuis l'enfance. Pour moi, la librairie, c'est un peu comme la bibliothèque, c'est un lieu où il y a des livres, et là où il y a des livres, je suis bien. Dans «librairie», il y a le mot «libre». Je crois que je suis bien, parce que les livres me rendent libre et que j'aime circuler librement parmi eux. Comme d'autres se réjouissent à l'avance d'aller au cinéma ou d'aller faire une promenade, eh bien, moi, je me réjouis toujours à l'idée que l'après-midi ou le lendemain, je vais aller dans une librairie et passer une demi-heure ou une heure. Cela est vrai depuis très longtemps. Alors, depuis un certain nombre d'années, c'est un peu différent puisque, parfois, dans les librairies, il y a mes propres livres, et ça, c'est un petit peu plus angoissant. Mais je suis toujours à la fois très heureuse et étonnée de l'accueil très chaleureux qui m'est fait par les libraires. Je crois que les libraires sont des sortes de «super lecteurs» qui, souvent, connaissent très très bien beaucoup des livres qu'ils vendent, qu'ils proposent. Ils en parlent de manière très juste, des miens, comme des autres. Je me souviens, une fois, dans une librairie, d'avoir entendu deux personnes qui parlaient, que je n'avais pas identifiées comme étant le libraire et une cliente. Ces deux personnes parlaient. L'un disait : «Mais là, on ne comprend pas bien pourquoi il a honte de son père à ce moment-là.» Et l'autre disait : «Mais si, parce que la veille, son père lui a dit telle chose». Je pensais qu'ils parlaient de relations communes, mais en fait, ils parlaient d'un livre. Je l'ai compris peu à peu. Ils parlaient d'un livre comme d'une réalité. Et c'est une réalité, la littérature. J'ai donc trouvé ça très émouvant d'entrer dans l'histoire d'un livre comme si c'était la vie. D'une certaine manière, les libraires sont des passeurs de vie, puisque ce sont des passeurs de littérature. Voilà, j'ai donc une grande estime et une grande admiration pour les libraires et je les remercie.» (Propos recueillis par téléphone)

Contenu proposé par lechoixdeslibraires.com

Avis (1)

  • Il s'agit d'une correspondance entre une romancière et un cinéaste qui souhaite faire adapter au cinéma sa nouvelle. La romancière se met alors à conter son histoire car il s'agit d'une histoire vraie qu'elle a réellement vécu. Elle va tout de même changer les noms. Pour elle, ce sera Hélène et...
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    Il s'agit d'une correspondance entre une romancière et un cinéaste qui souhaite faire adapter au cinéma sa nouvelle. La romancière se met alors à conter son histoire car il s'agit d'une histoire vraie qu'elle a réellement vécu. Elle va tout de même changer les noms. Pour elle, ce sera Hélène et l'homme de l'histoire, Arnaud.
    Elle raconte alors leur histoire d'amour, quand tout est beau au début et que du jour au lendemain, tout peut s'arrêter. "Arnaud" la quitte mais "Hélène" ne cesse de l'aimer. Au fond qu'est ce que l'amour ?
    "Vous trouvez ça normal, vous, que l'amour passe ? Qu'il ne fasse que passer ?"

    Le ton de l'écriture est très beau. C'est agréable de lire Camille Laurens, une auteure que je n'avais encore jamais lu jusqu'à présent. Mais sinon, j'ai trouvé ce livre pas facile à suivre car la narratrice précise dans ses correspondances les changements qu'il faut y faire, elle fait référence aussi à un auteur Benjamin Constant de son livre "Adolphe" qui m'était inconnu jusqu'à maintenant, mais avec tout ce que l'on apprend dans ce roman, j'ai maintenant très envie de le lire. Mais il n'est absolument pas nécessaire de le lire avant.

    Pour en revenir à "Ni toi ni moi", il y a beaucoup de narrations et peu de dialogue. Je ne pourrais dire l'avoir apprécier car je me suis lassement ennuyée.. C'était long et sans grand intérêt. Mais où voulez en venir l'auteure ? Une déception..
    Je retenterai une lecture de cette auteur à l'avenir.

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