Ne m'appelle pas Capitaine

Couverture du livre « Ne m'appelle pas Capitaine » de Lyonel Trouillot aux éditions Actes Sud
  • Date de parution :
  • Editeur : Actes Sud
  • EAN : 9782330108755
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Une étudiante en journalisme issue de la grande bourgeoisie blanche de Port-au-Prince fait l'expérience de l'altérité en se penchant sur la mémoire d'un homme surnommé Capitaine, son quartier en désuétude jadis bastion des luttes politiques, ses fantômes et, ce faisant, trouve avec lui et... Voir plus

Une étudiante en journalisme issue de la grande bourgeoisie blanche de Port-au-Prince fait l'expérience de l'altérité en se penchant sur la mémoire d'un homme surnommé Capitaine, son quartier en désuétude jadis bastion des luttes politiques, ses fantômes et, ce faisant, trouve avec lui et d'autres "échoués" le chemin pour faire de la vie une cause commune. Avec «Ne m'appelle pas Capitaine», Lyonel Trouillot retrouve l'altitude unique et enivrante de «La Belle amour humaine», aussi littéraire qu'universelle.

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  • Quel bonheur de connaitre Lyonel Trouillot dans cet écrit "ne m'appelle pas capitaine", merci pour ce concours.handicapée j'apprécie énormément la lecture et surtout un auteur engagé dans la vie. UN Grand merci à lecteurs.Com pour l'organisation.

    Quel bonheur de connaitre Lyonel Trouillot dans cet écrit "ne m'appelle pas capitaine", merci pour ce concours.handicapée j'apprécie énormément la lecture et surtout un auteur engagé dans la vie. UN Grand merci à lecteurs.Com pour l'organisation.

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  • Merci pour tous ces avis et la dernière chronique présentée . Grande envie de le lire!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!C'est super de lire des avis et des chroniques avant de se lancer dans le grand bain littéraire.

    Merci pour tous ces avis et la dernière chronique présentée . Grande envie de le lire!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!C'est super de lire des avis et des chroniques avant de se lancer dans le grand bain littéraire.

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  • Aude, aspirante journaliste de 20 ans, décide d'enquêter sur un quartier défavorisé de Port au Prince, ville qu'elle avait l'impression de connaitre puisqu'elle y est née. Seulement, elle, elle connait les beaux quartiers parce qu'elle est blanche et riche. Là, elle découvre la misère, la...
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    Aude, aspirante journaliste de 20 ans, décide d'enquêter sur un quartier défavorisé de Port au Prince, ville qu'elle avait l'impression de connaitre puisqu'elle y est née. Seulement, elle, elle connait les beaux quartiers parce qu'elle est blanche et riche. Là, elle découvre la misère, la pauvreté et la rancoeur. Elle arrivera cependant à entrer dans le coeur des gens, dont le vieil homme surnommé Capitaine qui va peu à peu se livrer. Un très joli roman qui se dévore!

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  • Avis de la page 100
    Un livre qui se lit vite même si le style haché m'a un peu déroutée au départ, puis je me suis dit que la Narratrice relatait une interview orale et hop, le reste est passé tout seul. Pour l'instant, j'accroche bien à cette confrontation entre deux mondes, riche et pauvre en...
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    Avis de la page 100
    Un livre qui se lit vite même si le style haché m'a un peu déroutée au départ, puis je me suis dit que la Narratrice relatait une interview orale et hop, le reste est passé tout seul. Pour l'instant, j'accroche bien à cette confrontation entre deux mondes, riche et pauvre en Haiti, à suivre!
    Chronique
    Aude a 20 ans, elle est issue de la bourgeoisie blanche de Port au Prince, capitale d’Haïti. Parce qu’elle veut devenir journaliste, elle décide d’aller à la rencontre des habitants pauvres du quartier de Morne Dédé et questionne "Capitaine", vieux professeur d’arts martiaux, malmené par la vie. Elle pose peu à peu un regard de plus en plus critique sur son milieu très favorisé qui regarde peu « les autres » et elle veut et elle va leur donner la parole, effectuant un travail digne d’une journaliste déjà confirmée, en se faisant accepter par ces « autres » malgré son milieu d’origine et sa couleur de peau trop pâle.
    A travers les yeux de ces deux personnages, proches dans l’espace mais si éloignés dans la vie, nous apprenons la violence qu’il y a eu en Haïti pendant les années de dictature et les traumatismes qui perdurent plus de vingt ans plus tard. Le livre est passionnant car écrit un peu à la manière d’une interview où l’interviewé se livre sans masque. La lecture est cependant difficile par moments, tant par les propos relatés que par le style un peu haché parfois. J’ai toutefois aimé ce livre et ses personnages tous plus attachants les uns que les autres avec leurs fêlures et leurs interrogations.

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  • Avis à la page 100 - Explorateurs de la rentrée littéraire
    Je suis entrée dans ce livre avec une curiosité gourmande. Déception : j'ai été déroutée d'emblée par le style saccadé, les phrases courtes, sans verbe, l'alignement monotone d'un texte dense, sans coupures ni alinéas. Le livre raconte...
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    Avis à la page 100 - Explorateurs de la rentrée littéraire
    Je suis entrée dans ce livre avec une curiosité gourmande. Déception : j'ai été déroutée d'emblée par le style saccadé, les phrases courtes, sans verbe, l'alignement monotone d'un texte dense, sans coupures ni alinéas. Le livre raconte le jeu du chat et de la souris entre une jeune journaliste de bonne famille et un vieil homme ayant marqué un quartier pauvre de Port-au-prince. A ce stade il ne se passe pas grand chose. Le vieil homme bougonne et la jeune femme hésite. Chacun se raconte avec parcimonie. Faut-il connaître un peu l'histoire de Haïti pour entrer vraiment dans ce roman ? Va-t-on en apprendre enfin un peu plus sur l'histoire de ce vieil homme homme ? Je l'espère car à la page 100, ce roman m'ennuie...

    Avis final :
    J’attendais beaucoup de ce livre et de cet auteur. J’avoue avoir été déroutée par son style et par une histoire dans laquelle j’ai eu du mal à rentrer, même si la dernière partie du livre m’a davantage convaincue. Ce court et dense roman a pourtant une vraie originalité dans l’écriture, mais le choix de phrases courtes et saccadées, qui ressemblent souvent à des aphorismes, m’en a rendu la lecture aride, souvent au détriment du contenu.
    En Haïti, une jeune étudiante en journalisme, issue du milieu de la riche bourgeoisie, décide de faire une enquête sur un quartier déshérité de Port-au-Prince, le Morne Dédé, pour en faire son sujet de mémoire. Elle choisit pour cela d’aller interviewer un vieil homme, dit « Le Capitaine », qui a vécu la période de la dictature et participé aux actions de ses opposants.
    Les deux tiers du livre sont un chassé-croisé, un jeu du chat et de la souris un peu lent entre les deux personnages. Ils se racontent, ils se cherchent. Le vieil homme ne comprend pas vraiment les motivations de la jeune femme et, avec une certaine rancœur, la met en face de sa condition aisée qui ne lui permettrait pas de comprendre l’histoire et les gens de ce quartier. La jeune femme, elle, navigue entre agacement et découragement mais persiste dans son entreprise et réussit à faire parler le vieil homme qui, petit à petit, révèlera son histoire et ses secrets.
    Ce roman a une épaisseur incontestable. L’opposition entre les milieux riches et pauvres est montrée de façon convaincante à travers les deux histoires parallèles de la jeune femme et du vieil homme : d’un côté une famille riche, héritière de la tradition, qui se méfie des mariages avec les noirs de peau, les « autres », et préserve ses privilèges de classe ; de l’autre des gens pauvres qui ont pâti d’un régime discriminant et autoritaire dont les opposants non seulement ont fait valoir leurs droits au prix de leur vie, mais surtout ont exprimé leur rage et leur refus en s’engageant dans « la cause ». Le vieil homme est d’abord en colère. Puis il se livre progressivement sur sa vie, sur une femme qu’il a aimée puis qui l’a trahi, sur sa passion pour les arts martiaux dont il a été maître.
    La jeune femme découvre un autre univers que le sien avec le vieil homme et ceux qui l’entourent. Une galerie de personnages assez touchants gravite autour des deux personnages principaux, Aude et le Capitaine. Des liens, d’abord tenus, se créent, puis plus forts et solides, jusqu’à éveiller en « Aude la Blanchette » une autre perception de ce monde coupé en deux et une vision critique de son propre milieu. Un lien fort et ancien avec son frère malade l’aide aussi à faire ce chemin vers l’autre.
    Les passages où Aude parle et raconte sa famille, son histoire, se distinguent des parties dans lesquelles parle le vieil homme, qui sont en italique. On alterne ainsi qu’un point de vue à l’autre, construction assez classique mais confortable et efficace. Néanmoins j’ai regretté que le langage, les mots, le ton, ne soient pas différents d’un personnage à l’autre alors que ceux-ci sont précisément si différents. En fait j’ai eu l’impression que l’auteur privilégiait la littérature avant la véracité du récit. Cela m’a gêné et a gâché le plaisir que j’aurais pu avoir à évoluer dans ce roman par ailleurs plein d’humanité.

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  • Avis page 100 : Pour un devoir de journalisme, une jeune femme de riche famille interroge Capitaine, un vieil homme des quartiers pauvres de Port-au-Prince. De ses mots coulent les souvenirs et pointe le mystère d’une femme qui hante sa mémoire. J’ai plaisir à retrouver les belles phrases de...
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    Avis page 100 : Pour un devoir de journalisme, une jeune femme de riche famille interroge Capitaine, un vieil homme des quartiers pauvres de Port-au-Prince. De ses mots coulent les souvenirs et pointe le mystère d’une femme qui hante sa mémoire. J’ai plaisir à retrouver les belles phrases de Lyonel Trouillot et son univers où la pauvreté rime avec la richesse d’âme. Curieuse de percer le mystère de Capitaine

    Avis complet : Dans le cadre d’un stage de journalisme, Aude, fille d’une riche famille de Port-au-Prince choisit d’interviewer le Capitaine, un vieil homme du quartier pauvre du Morne Dédé, un ancien quartier de rébellion lors de la dictature.

    Celle qui vit du côté des nantis, de ceux qui se sont enrichis sur le dos des autres, ceux qui, comme son frère se perdent dans la drogue et la folie va côtoyer les laissés pour compte. La première approche n’est pas facile. Le quartier de Morne Dédé s’amuse avec la jeune femme dans sa belle voiture. Mais, le Capitaine la chaperonne, il a des choses à lui dire. Ses secrets appartiennent aussi à la famille d’Aude.

    J’aime cette figure de vieux sage qui de ses belles phrases délivre des préceptes de vie. De sa bouche coulent les souvenirs, la mémoire des destins perdus du quartier. Sa voix laisse aussi planer le mystère, celui d’une femme qui ne doit plus l’appeler Capitaine. Qui est cette femme qui hante sa mémoire?
    Aude approfondit son enquête dans les archives et auprès de son oncle Antoine qui, lui aussi a autrefois connu Capitaine et la femme mystérieuse.

    L’auteur capte l’attention par la richesse de ses personnages, mais aussi par ce mystère personnel qui illustre la vie politique de Port-au-Prince.
    En très peu de pages, Lyonel Trouillot détaille chaque protagoniste, ceux de Morne Dédé comme ceux de la famille d’Aude. Il illustre ainsi cette faille entre les indifférents qui se sont enrichis sur le dos des malheureux et ceux auxquels il ne reste que la richesse du coeur.

    Dans une prose riche et poétique, Lyonel Trouillot incarne les destins personnels, le contexte politique du Port-au Prince au temps de la dictature et l’humanité des humbles.

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  • Avis de la page 100 (80 ici sur 145 pages c'est plus adapté.) . #Explolecteurs rentrée litt 2018

    Je découvre ici Lyonel Trouillot, auteur haïtien. La 4 ème de couverture ne m'enchantait pas ni la couverture (Si ça compte, je suis très visuelle ! )
    Mais, une fois entrée dans l'écriture de...
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    Avis de la page 100 (80 ici sur 145 pages c'est plus adapté.) . #Explolecteurs rentrée litt 2018

    Je découvre ici Lyonel Trouillot, auteur haïtien. La 4 ème de couverture ne m'enchantait pas ni la couverture (Si ça compte, je suis très visuelle ! )
    Mais, une fois entrée dans l'écriture de l'auteur, les personnages ont tous de l'épaisseur, l'intrigue est à la fois subtile et épaisse, comme le Morne Dédé le quartier de Haïti où se situe l'intrigue de ce roman prenant et touchant.Vite je m'y remets, difficile de lâcher les personnages autour de Capitaine et envie finalement de connaître l'évolution d'Aude la blanchette, petite fille de riches qui sort de sa bulle bien trop aseptisée. A suivre !
    Une lecture prenante et enrichissante.
    *****************
    Chronique complète:
    Le roman de Lyonel Trouillot, auteur haïtien vivant lui-même en Haïti, part du personnage de Aude, une jeune fille blanche, issue d'une très riche famille protégée par le pouvoir. Désœuvrée, elle s'inscrit à une école de journalisme par correspondance, et dans ce cadre va devoir sortir de son milieu, pour un « devoir. »

    Elle va rencontrer alors à la fois un personnage, un quartier, l'histoire de son pays et modifier peu à peu sa vision désenchantée du monde. En déclenchant les souvenirs du « Capitaine » un vieil homme riche d'histoires et de l'histoire du quartier et de l'île. En le faisant remonter dans son passé, elle lui offre sans le savoir une occasion de renouer avec la vie.



    J'ai eu un drôle de rapport avec de roman, parce que ce fut d'abord visuel. Je dois le dire, les couvertures des livres papier m'importent et jouent souvent sur mes choix. (ici j'ai reçu ce livre sans l'avoir choisi.) Et j'ai longtemps adoré les livres d'Actes Sud aussi pour leurs couvertures.

    Mais quand j'ai vu celle-ci… Grosse déception je l'ai trouvée affreuse.



    Et après coup, je suis certaine que cela a influé sur ma première approche du roman.

    Je pense pouvoir dire qu'avec une autre couverture, mon approche aurait de suite été plus confiante.

    Je suis donc entrée dans cette lecture presqu'à reculons. Néanmoins, quand j'en étais au point de devoir poster mon avis de la page 100, j'étais déjà embarquée dans l'histoire. Sans passion, mais de façon dévorante, embarquée. Même si j'ai retrouvé des ambiances dues à mes lectures de Dany Laferrière et à un précédent roman de l'auteur (« Yanvalou pour Charlie » que j'ai préféré), j'ai apprécié cette lecture.



    Je craignais un peu le cliché de la petite fille riche et blanche qui découvre la vie en sortant de son milieu, et adoptée gentiment après des épreuves par les noirs du quartier pauvre. Le roman pourrait frôler cela, mais l'évite avec une intrigue, un style et des personnages en profondeur. Les personnages principaux que sont Aude et les jeunes du Morne Dédé, Jameson, Magda, et les autres sont surprenants de diversité et le passage à l’écriture de leur langage presque oralisé parfois, sonne bien et donne chaleur et naisssance dans mon imaginaire au lieu où vit Capitaine et où il héberge ces jeunes. Le récit m'a baladée habilement entre des univers bien cloisonnés, que malgré un livre court j'ai pu ressentir sans superficialité.

    La rencontre entre les deux classes sociales est rude, heurtée, dérangeante : les codes et hypocrisies du milieu familial d'Aude, avec sa mère hallucinante de préjugés, sa tante ultra-raciste, son potentat de père, et l'oncle… L'oncle à la marge qui justement lui a permis de rencontrer ce fameux Capitaine. Elle pourrait facilement être impossible. (Aude parlant du Morne -dédé : « Etrangement, je me sentais plus dépaysée que lors de mes premières visites à Paris et New-york »…)

    C'est donc loin d'être gagné dès le départ.

    Mais si Aude n'a jamais franchi les limites du petit monde policé à l'intérieur de son milieu, elle a déjà en elle des brèches, qui la font douter des certitudes de sa famille bien-pensante. Au fil du récit, les liens s'enrichissent, sans être faciles, gagnent en beauté, génèrent des choix, provoquent des conséquences.



    Lyonel Trouillot signe encore un ouvrage engagé, vivant et toujours plain d'espoir, du côté de la vie.

    J'aime son écriture qui alterne les types de narration, les styles en fonction des personnages. Et cette absence de cynisme. La plongée dans Haïti est passionnante pour découvrir un autre monde par la lecture. Et j'ai beaucoup aimé l'évolution difficile, mais sensible des personnages vers une humanité plus tissée de rencontres et d'ouvertures, de pulsion de vie. Une lecture humaniste donc qui va bien au-delà de la découverte de Haïti.

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