Né d'aucune femme

Couverture du livre « Né d'aucune femme » de Franck Bouysse aux éditions La Manufacture De Livres
Résumé:

« Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d'une femme à l'asile ».
- Et alors, qu'y-a-t-il d'extraordinaire à cela ?
Demandais-je.
- Sous sa robe, c'est là que je les ai cachés.
- De quoi parlez-vous ?
- Les cahiers... Ceux de Rose.
Ainsi sortent de l'ombre les cahiers de... Voir plus

« Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d'une femme à l'asile ».
- Et alors, qu'y-a-t-il d'extraordinaire à cela ?
Demandais-je.
- Sous sa robe, c'est là que je les ai cachés.
- De quoi parlez-vous ?
- Les cahiers... Ceux de Rose.
Ainsi sortent de l'ombre les cahiers de Rose, ceux dans lesquelles elle a raconté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin. Franck Bouysse, lauréat de plus de dix prix littéraires, nous offre avec Né d'aucune femme la plus vibrante de ses oeuvres. Ce roman sensible et poignant confirme son immense talent à conter les failles et les grandeurs de l'âme humaine.

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Articles (5)

Avis (72)

  • Je n'ai pas été emballée par ce roman. L'histoire est intéressante mais j'ai trouvé la fin peu crédible et malgré une écriture riche je ne suis pas parvenue à ressentir grand chose à la lecture de ce livre.

    Je n'ai pas été emballée par ce roman. L'histoire est intéressante mais j'ai trouvé la fin peu crédible et malgré une écriture riche je ne suis pas parvenue à ressentir grand chose à la lecture de ce livre.

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  • Nous voilà replongés, avec ce superbe roman, dans les contes qui terrifiaient notre enfance, de Barbe bleue au Petit Poucet en passant par La belle et la bête.
    Rose, l’aînée de quatre filles est vendue par son père, un paysan dans la misère, au maître de forge d’un château des environs.
    Une...
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    Nous voilà replongés, avec ce superbe roman, dans les contes qui terrifiaient notre enfance, de Barbe bleue au Petit Poucet en passant par La belle et la bête.
    Rose, l’aînée de quatre filles est vendue par son père, un paysan dans la misère, au maître de forge d’un château des environs.
    Une histoire terrifiante qui parle de la vie comme d’un instant fugace « coincé entre deux éternités » et de la naissance qui nous fait sortir d’une « grande obscurité » pour finalement en rejoindre une autre. Et cette vie tellement dure et sombre, vaut-elle la peine de rompre le si paisible néant d’où nous venons ?
    Un roman rural, où la nature est autant un havre qu’un carcan ; belle et sauvage, elle coule dans les veines de ceux qui l’habitent, comme une sève qui fait d’eux les êtres rudes et authentiques qu’ils sont.
    Et lorsqu’ils se retrouvent enfermés, lorsque Rose entre dans ce terrible château, la vie perd son sens et seuls d’infimes souvenirs de joie lui permettent de survivre à la souffrance. Car quand le monde se met à tourner autour d’elle, au milieu du tourbillon, immobiles, elle retrouve les êtres qu’elle aime et que le temps ne peut atteindre.

    Magnifique, émouvant, romanesque, je n’ai que des superlatifs pour qualifier ce roman que je n’ai pas réussi à lâcher avant de l’avoir terminé, sonnée et conquise à la fois, avec pour seule envie, celle de le relire.
    Par sa superbe écriture, mélange de violence et de poésie, Franck Bouysse signe avec Né d’aucune femme, un de ses plus beaux romans.

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  • Ce roman, magnifiquement écrit, au souffle romanesque puissant, est très oppressant et parfois même glauque.
    Il arrive les pires malheurs à cette famille de paysans miséreux dont le labeur ne permet pas d’assurer la subsistance des parents et des trois filles. Le père se résout alors à vendre...
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    Ce roman, magnifiquement écrit, au souffle romanesque puissant, est très oppressant et parfois même glauque.
    Il arrive les pires malheurs à cette famille de paysans miséreux dont le labeur ne permet pas d’assurer la subsistance des parents et des trois filles. Le père se résout alors à vendre sa fille aînée, Rose, à un riche propriétaire terrien. Et là commence le pire, l’horreur pour Rose dont le viol n’est qu’un élément de l’indicible.
    Le lecteur (trice) est le témoin impuissant de la cruauté à l’état pur ; certains passages sont extrêmement difficiles à lire, à ingérer, à digérer ; il faut tout le talent scriptural de Franck Bouysse pour accepter de continuer à plonger dans l’horreur.
    Ce roman noir trace le portrait d’une femme qui reste debout, qui résiste, qui se bat contre sa destinée avec ce qui lui reste de liberté : l’écriture. Puissance des mots pour décrire l’indicible, les mots comme dernier espace de liberté, les mots pour cautériser les plaies.
    Le style de Franck Bouysse qui s’attache à coller à ses personnages en les faisant s’exprimer selon leur condition, la qualité et la beauté de son écriture, font de ce roman une belle pépite même s’il est parfois difficile de suivre les dialogues car rien n’indique typographiquement qu’il s’agit d’un échange entre personnages : les phrases des uns et des autres se succèdent sans mention du locuteur dans des paragraphes compacts ; par ailleurs, les deux premiers chapitres sont incompréhensibles ; ils ne s’éclaireront qu’à la fin de la lecture et doivent alors être relus à l’aune de la totalité du roman.
    Un roman que je n’oublierai pas de sitôt et qui me donne envie d'aller plus loin dans la découverte de cet auteur que je ne connaissais pas.

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  • Je voudrais vous parler de Rose, vous dire ce destin broyé au sortir de l’enfance par un père qui la vend à un maître de forge abominablement monstrueux.
    Je voudrais vous dire son calvaire, infini, inimaginable.
    Je voudrais vous dire aussi sa lutte, elle aussi infinie.
    Je voudrais vous faire...
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    Je voudrais vous parler de Rose, vous dire ce destin broyé au sortir de l’enfance par un père qui la vend à un maître de forge abominablement monstrueux.
    Je voudrais vous dire son calvaire, infini, inimaginable.
    Je voudrais vous dire aussi sa lutte, elle aussi infinie.
    Je voudrais vous faire entendre sa voix, sa voix qui s’élève au fil des pages, au fil des mots qu’elle couche, jour après jour, année après année, sur des cahiers, écriture salvatrice. Ses mots à elle , de guingois. Une langue âpre, qui jaillit de ses entrailles, du plus profond de sa douleur.
    « Je comprends rien à ce qui se passe. J’écris. Tout ce que je croyais qui était pas et qui était en vrai, tout ce qui je croyais et qui était pas le vrai. C’était là, ça a toujours été là, ce que j’ai recouvert avec le malheur qui a suivi, et aussi l’idée de la mort. Le grand tourbillon m’a enfin rattrapée. Je le laisse m’envelopper. Une fois dedans, tout change. »
    Je voudrais vous dire tous les autres, les égarés, les abjects, les hideux, les déchirés. Je voudrais que vous faire percevoir les bruits de la terre, les hennissements des chevaux, les cris de douleur. Je voudrais vous décrire la poupée de Rose, les sabots du grand-père, les yeux d’Edmond…
    Je voudrais vous dire mes larmes, mon souffle court, ma gorge nouée, mon ventre douloureux, et cette apnée lumineuse qui fut la mienne tout au long de cette lecture sismique.
    Je voudrais vous dire la merveilleuse langue de Franck Bouysse, captivante, hypnotique, noire et solaire, merveilleusement précise, poétique et incroyablement puissante. Né d’aucune femme, est selon moi, des étages, et des étages au-dessus de Glaise, qui atteignait déjà la perfection. J’ai parfois lu que l’écriture de Franck Bouysse se rapprochait de celle de Steinbeck. Certes, nous sommes toujours dans le roman social, noir, rural. Mais l’écriture de Franck , c’est du Bouysse. Avec un B comme Bonheur.

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  • http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2019/03/ne-daucune-femme-de-franck-bouysse.html

    L'histoire se déroule dans les Landes au 19ème siècle. Rose, seize ans, est vendue par son père, un pauvre paysan, à un "Maitre de forge". Cet homme va incarner le mal absolu et faire subir à Rose des...
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    http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2019/03/ne-daucune-femme-de-franck-bouysse.html

    L'histoire se déroule dans les Landes au 19ème siècle. Rose, seize ans, est vendue par son père, un pauvre paysan, à un "Maitre de forge". Cet homme va incarner le mal absolu et faire subir à Rose des horreurs.

    L'essentiel du roman est constitué des carnets de Rose dans lesquels la jeune fille a consigné son histoire car Rose est une jeune fille dotée d'une force de caractère remarquable.

    Cette histoire d'esclavage m'a mise mal à l'aise tellement j'ai trouvé que l'auteur était dans la surenchère dans la violence, dans l'horreur. L'accumulation à l'excès des malheurs qui frappent Rose dans une escalade sans fin a desservi ce texte par ailleurs très bien écrit. Certaines scènes insoutenables auraient selon moi gagné à être moins détaillées, j'aime les écritures qui suggèrent, ce qui est loin d'être le cas ici. J'ai trouvé la construction laborieuse et le style parfois un peu lourd. J'ai regretté le manque de crédibilité de la langue que l'auteur prête à une jeune fille qui n'a pas eu d'instruction.
    La lecture de ce roman d'une noirceur absolue, où rien n'est épargné à Rose et par voie de conséquence au lecteur, m'a déçue et seule l'indéniable qualité de l'écriture de l'auteur a suscité mon intérêt. Ce roman n'était visiblement pas pour moi.

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  • Le père Gabriel est appelé pour bénir le corps d'une femme décédée à l'asile. Il va retrouver les cahiers qu'elle a rédigés et remonter le cours de sa terrible vie. Elle s'appelait Rose, elle était l'aînée de quatre filles d'un couple de paysans misérables. Pour faire entrer un peu d'argent dans...
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    Le père Gabriel est appelé pour bénir le corps d'une femme décédée à l'asile. Il va retrouver les cahiers qu'elle a rédigés et remonter le cours de sa terrible vie. Elle s'appelait Rose, elle était l'aînée de quatre filles d'un couple de paysans misérables. Pour faire entrer un peu d'argent dans son foyer, à 14 ans son père l'a vendue au maître des Forges.

    « J'ai compris plus tard qu'ils étaient en train de marchander, et que c'était pas simple d'arriver à un accord, vu que personne voulait lâcher le morceau. Je le savais pas encore, mais le morceau en question, c'était moi. »

    Alors commence l'horreur…

    J'ai vraiment été emporté par ce livre à la fois beau et cruel. Beau par la qualité de la plume de Franck Bouysse qui utilise d'une manière magistrale les mots pour décrire l'insoutenable, pour exprimer toutes les émotions. le portrait inoubliable et bouleversant d'une femme réduite au rôle d'esclave, un récit qui vous prend aux tripes, heureusement porté par l'écriture lumineuse de l'auteur. Un roman choral où tour à tour Rose, Onésime son père, Elle sa mère, Edmond le palefrenier et l'Enfant nous plonge dans ce drame qui ne vous quitte pas une seule minute tant l'intensité est grande.

    Depuis le début de cette année 2019, « Né d'aucune femme » est sans contexte le livre qui m'a fait ressentir le plus d'émotions. Quel plaisir de lire un roman si bien écrit.

    « La pitié, c'est le pire des sentiments qu'on peut inspirer aux autres. la pitié, c'est la défaite du coeur. »

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  • Né d'aucune femme est encore un bijou de roman noir qui nous fait le cadeau d'une héroïne inoubliable, Rose.
    Fille d'un pauvre métayer, elle va connaître un destin épouvantable mais son intelligence , sa vivacité d'esprit stupéfiante et sa force de caractère lui permettront, en dépit de ce qui...
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    Né d'aucune femme est encore un bijou de roman noir qui nous fait le cadeau d'une héroïne inoubliable, Rose.
    Fille d'un pauvre métayer, elle va connaître un destin épouvantable mais son intelligence , sa vivacité d'esprit stupéfiante et sa force de caractère lui permettront, en dépit de ce qui lui est infligé, de ne pas sombrer dans la folie. Comme toujours, même dans la noirceur la plus extrême, il y a chez Franck Bouysse, des passages d' une grâce absolue. C'est un roman poignant difficile à lâcher, un roman où selon les chapitres, le lecteur accompagne l'un ou l'autre des personnages, pénétrant ses pensées les plus intimes, ses failles, ses douleurs, ses espoirs... Extrait des cahiers de Rose : "Les mots, j'ai appris à les aimer tous, les simples et les compliqués que je lisais dans le journal du maître, ceux que je comprends pas toujours et que j'aime quand même, juste parce qu'ils sonnent bien... La musique qui en sort souvent est capable de m'emmener ailleurs, de me faire voyager en faisant taire ce qu'ils ont dans le ventre, pour faire place à quelque chose de supérieur qui est du rêve..Ils sont de la nourriture pour ce qui s'envolera de mon corps quand je serai morte, ma musique à moi..."
    Un roman brillant, une plume superbe, un art consommé du suspense, laissant le lecteur abasourdi et subjugué par tant de noirceur conjuguée à tant d'humanité. Que vous connaissiez ou non déjà l'auteur, il faut absolument que vous rencontriez de toute urgence la lumineuse Rose...

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  • Le roman est présenté comme le journal intime de Rose, une jeune fille, issue d’une famille pauvre. On suit son destin plutôt hors du commun. Les évènements sont racontés à la première personne avec toutes les émotions de la narratrice. Mais pour compléter les faits, Franck Bouysse apporte des...
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    Le roman est présenté comme le journal intime de Rose, une jeune fille, issue d’une famille pauvre. On suit son destin plutôt hors du commun. Les évènements sont racontés à la première personne avec toutes les émotions de la narratrice. Mais pour compléter les faits, Franck Bouysse apporte des versions extérieures en narrant les actions des autres personnages. On a donc sous les yeux tous les tenants et les aboutissants et on peut se laisser emporter par l’aventure.

    Et le moins que l’on puisse dire c’est que le sort s’est acharnée sur Rose. Vendue comme de la marchandise par son père à des « Thénardier », elle a traversé par un tas de situations tragiques. Vous l’aurez compris, cette histoire est noire, très noire et fait la part belle à la violence physique et mentale.

    Derrière ces quelques scènes choquantes, l’auteur peut aborder divers sujets. Rose est une femme entre deux périodes. On assiste donc au passage de l’enfance à l’âge adulte qui entraîne des perturbations dans sa tête et dans son corps. Le récit met aussi en lumière les pratiques de la campagne de l’époque. Le lecteur est invité à découvrir les traditions en vigueur liées aux différences sociales et aux rapports de force entre les classes. Et cela donne lieu à des moments plutôt déroutants.

    Non content de nous plonger avec âpreté dans son histoire, l’auteur ajoute au dramatique un certain de rebondissements qui vont remettre tout en cause. Je n’ai donc pas lâché pas ce livre, au scénario bien ficelé et à l’atmosphère oppressante. « Né d’aucune femme » est une aventure romanesque très efficace, troublante parce que dramatiquement humaine !
    Je pensais jusqu’à aujourd’hui que les romans noirs ruraux étaient une spécialité exclusive des américains. Franck Bouysse vient de me prouver le contraire. Il faut donc que je m’attarde sur son cas !

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