Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Nature humaine

Couverture du livre « Nature humaine » de Serge Joncour aux éditions Flammarion
  • Date de parution :
  • Editeur : Flammarion
  • EAN : 9782081433489
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

La France est noyée sous une tempête diluvienne qui lui donne des airs, en ce dernier jour de 1999, de fin du monde. Alexandre, reclus dans sa ferme du Lot où il a grandi avec ses trois soeurs, semble redouter davantage l'arrivée des gendarmes. Seul dans la nuit noire, il va revivre la fin d'un... Voir plus

La France est noyée sous une tempête diluvienne qui lui donne des airs, en ce dernier jour de 1999, de fin du monde. Alexandre, reclus dans sa ferme du Lot où il a grandi avec ses trois soeurs, semble redouter davantage l'arrivée des gendarmes. Seul dans la nuit noire, il va revivre la fin d'un autre monde, les derniers jours de cette vie paysanne et en retrait qui lui paraissait immuable enfant. Entre l'homme et la nature, la relation n'a cessé de se tendre.
A qui la faute ? Dans ce grand roman de "la nature humaine" , Serge Joncour orchestre presque trente ans d'histoire nationale où se répondent jusqu'au vertige les progrès, les luttes, la vie politique et les catastrophes successives qui ont jalonné la fin du XXe siècle, percutant de plein fouet une famille française. En offrant à notre monde contemporain la radiographie complexe de son enfance, il nous instruit magnifiquement sur notre humanité en péril.
A moins que la nature ne vienne reprendre certains de ses droits...

Donner votre avis

Articles (1)

Avis (21)

  • Un livre qui rappelle très bien la période 1976-1999 où l’auteur fait apparaître en fond de couloir l’histoire des terres de Bertranges qui appartiennent à une famille depuis 4 générations.

    L’Histoire apporte son incertitude quant au devenir d’une ferme du Lot. Notamment avec la...
    Voir plus

    Un livre qui rappelle très bien la période 1976-1999 où l’auteur fait apparaître en fond de couloir l’histoire des terres de Bertranges qui appartiennent à une famille depuis 4 générations.

    L’Histoire apporte son incertitude quant au devenir d’une ferme du Lot. Notamment avec la transformation du climat : les grosses chaleurs de 1976 ainsi que la tempête de 1999 ; l’arrivée de la mal bouffe ou de la cuisine rapide ; la progression du nucléaire dans les années 1980 et l’incident de Tchernobyl en 1986.

    Les activistes radicaux remettent également en cause, pour ne pas dire en place, les différents régimes politiques français pendant cette période.

    Bien entendu les tournures géopolitiques avec la croisée des deux mondes suite à l’ouverture du mur de Berlin en 1989,
    Alexandre va connaître une révolution climatique, politique, industrielle pendant la croisée deux époques : l’ancienne génération – ses parents et grands-parents et sa génération. Alexandre va faire la connaissance de Constanze – une étudiante allemande qui retiendra toute son attention sur sa vision pour l’amour de la nature. Avec ses vaches, Alexandre voudra continuer à défendre ses terres de Bertranges.

    Nature humaine est retour sur un passé aussi bien sur les impondérables que sur notre comportement vis-à-vis de l’inconnu de cette époque.

    Pour ceux qui ne connaissent pas cette période en France ou les nostalgiques de cette période, le livre est pour vous ! J’ai bien aimé ces rappels historiques avec les remises en cause d’un Alexandre qui doit faire des choix, même si certains passages sont un peu longs.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Un beau roman sur la vie des agriculteurs entre 1976 et 1999. Le fils est héritier d'une lignée d'agriculteurs du Lot. Son destin est tracé et il accepte de s'enchaîner à sa ferme pour que ses soeurs soient libres. Réflexion sur l'évolution des pratiques agricoles de ces années charnières et sur...
    Voir plus

    Un beau roman sur la vie des agriculteurs entre 1976 et 1999. Le fils est héritier d'une lignée d'agriculteurs du Lot. Son destin est tracé et il accepte de s'enchaîner à sa ferme pour que ses soeurs soient libres. Réflexion sur l'évolution des pratiques agricoles de ces années charnières et sur l'activisme du Larzac. Magnifique portrait d'homme où la nature tient aussi une belle place entre les paysages ruraux, la sécheresse de 1976 et la tempête de 1999.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Serge Joncour, dans « Nature humaine » met en scène une nature préservée, au travers la vie dans une grande exploitation fermière dans le Lot, dans laquelle, Alexandre, jeune adolescent paysan très attachant, grandit.
    Il nous emmène avec force poésie, dans une famille de paysans d’il y a plus...
    Voir plus

    Serge Joncour, dans « Nature humaine » met en scène une nature préservée, au travers la vie dans une grande exploitation fermière dans le Lot, dans laquelle, Alexandre, jeune adolescent paysan très attachant, grandit.
    Il nous emmène avec force poésie, dans une famille de paysans d’il y a plus de 30 ans, ou la nature est si belle et si riche, les bêtes libres dans des pâturages verts, les rivières d’eau pure, une époque où la vie paysanne connaît encore une douceur de vivre !
    Alexandre est, contrairement à ses 4 sœurs, prêt à reprendre, comme il se fait de génération en génération, l’exploitation de type paysan de ses parents.
    Serge Joncour nous fait vivre son cheminement de l’adolescence timide à l’âge adulte, des emportements des premiers amours aux désillusions de l’âge mûr.
    Au travers d’une actualité politique riche, de 1976 à 1999, de l’activisme écologique naissant auquel Alexandre participera malgré lui, nous assistons, à l’effondrement de cette vie paysanne à laquelle Alexandre est pourtant si attaché. »

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Depuis l'été caniculaire de 1976 jusqu'à la "tempête du siècle" de décembre 1999, c'est la saga de la famille Fabrier qui est contée dans ce roman de S.Joncour; et à travers elle, l'histoire d'un monde en déclin, celui des "petits paysans" en route vers ce nouveau millénaire où tout est censé...
    Voir plus

    Depuis l'été caniculaire de 1976 jusqu'à la "tempête du siècle" de décembre 1999, c'est la saga de la famille Fabrier qui est contée dans ce roman de S.Joncour; et à travers elle, l'histoire d'un monde en déclin, celui des "petits paysans" en route vers ce nouveau millénaire où tout est censé changer !
    Le lieu : la ferme des Bertranges, isolée dans le Lot, élevage, et une dernière récolte de safran, parce que plus rentable depuis que l'intermondialisation s'en mêle.
    Les personnages : le père et la mère Fabrier, plantés dans une tradition ancestrale, Alexandre, le fils, et ses 3 soeurs.
    Une fois de plus, la nature est au centre de ce roman, celle qui impose son rythme et ses humeurs à ceux qui la chérissent et qu'elle nourrit, celle que l'on veut dompter à grands coups de pelleteuse, celle qui se rebelle et qui punit.
    S. Joncour en parle avec tant de simplicité, de poésie, de lyrisme parfois, mais aussi de réalisme, entre "petites fleurs de menthe sauvage" et les entrailles de la terre, mystérieuses et...surprenantes...
    Entre 1976 et 1999, c'est l'avancée en parallèle, en décalé, en opposition de 2 générations et un lien familial maintenu malgré tout.
    Immobilité ancestrale des parents. Les soeurs, elles, bougeront, qui opteront pour le "monde moderne" et une vie "comme tout le monde". Alexandre quant à lui, ne peut que rester, pour sa terre et pour ses parents. Et pour se sauver, il doit accepter de se réinventer, sans pour autant y laisser son âme.
    Et pendant qu'ils vivent, tous, c'est L'Histoire qui défile : Tchernobyl, chute du mur de Berlin, lutte paysanne et désobéissance civile au Larzac, Mitterrand etc...De l'influence du cours de l'Histoire sur les comportements.
    Avec la 4L, la radio Telefunken, le téléphone gris en bakélite, Apostrophes et Danielle Gilbert, on se trouve propulsé dans les archives de l'INA avec nostalgie et émotion.
    Et puis l'impossible histoire d'amour d'Alexandre, pourtant bien touchante, avec Constanze, pseudo-activiste, déracinée , qui rêve d'attaches, sans pouvoir rejoindre la planète de son "petit paysan".
    "Nature humaine" : ce qui serait présent en tout homme, commun à tous les hommes. La nature humaine est-elle immuable ? évolutive . quoi qu'il en soit, fragile. Alors, veiller à ne pas "dénaturer". L'entretenir avec sagesse et intelligence. Evoluer avec intelligence et sagesse.
    "Le passé c'est le futur" dit Constanze...à méditer, même si à relativiser....

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • En ouvrant ce roman, je ne m’attendais pas à rester un seul instant au bord du chemin. Juste quelques lignes, je communiais déjà avec le monde rural et faisais connaissance avec les Fabrier, la famille qui exploite la ferme des Bertranges depuis quatre générations. Puis, à quelques encablures de...
    Voir plus

    En ouvrant ce roman, je ne m’attendais pas à rester un seul instant au bord du chemin. Juste quelques lignes, je communiais déjà avec le monde rural et faisais connaissance avec les Fabrier, la famille qui exploite la ferme des Bertranges depuis quatre générations. Puis, à quelques encablures de là, accompagnée d’Alexandre l’aîné des enfants Fabrier, celui qui tout naturellement assurera la continuité, j’ai rencontré le vieux Crayssac, le rebelle des Bertranges, engagé dans les luttes paysannes. C’était avant de croiser Constanze la jeune allemande fascinée par les trésors d’une nature encore préservée, espace de liberté, et bien d’autres personnages qui façonnent ce roman par leur diversité, leur réalisme et parfois leurs contradictions. Tous sont concernés et participent , tous appartiennent à la nature humaine…

    Je ne ressens pas l’utilité de paraphraser plus ce beau roman qui dépeint avec justesse les bouleversements du monde rural, proie d’un système économique destructeur non maîtrisé.
    « Nature humaine » se situe parmi les meilleurs romans de Serge Joncour.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Serge Joncour est un écrivain que j’apprécie depuis UV en 2003. Sans cesse son écriture surprend et se renouvelle ! Depuis Chien Loup, il se tourne vers des récits du monde rural situés dans la campagne profonde du Sud-ouest.
    Avec ce roman, il déploie trente années d’histoire française vécues...
    Voir plus

    Serge Joncour est un écrivain que j’apprécie depuis UV en 2003. Sans cesse son écriture surprend et se renouvelle ! Depuis Chien Loup, il se tourne vers des récits du monde rural situés dans la campagne profonde du Sud-ouest.
    Avec ce roman, il déploie trente années d’histoire française vécues dans une ferme du Lot.

    A la veille du changement de siècle et en pleine tempête , Alexandre, exploitant agricole du Lot se remémore ces trente dernières années dans sa ferme , de 1976 à 1999 . Sa jeunesse insouciante, entourée de ses parents fermiers et de ses trois sœurs qui vont quitter la ferme pour la Ville tandis que lui, le gars, restera dans la propriété, parcours obligé. Pourtant les amis étudiants de sa sœur rencontrés à Toulouse le perturbent, lui transmettent des idées révolutionnaires anti-nucléaires et la belle Constanze, jeune allemande ne le laisse pas insensible.
    Comment appréhender au sein de sa ferme l’évolution de l’agriculture, les enjeux économiques, la protection du territoire suite à un projet autoroutier, les catastrophes comme Tchernobyl et leur impact sur sa terre natale, sur les forêts, les pâtures. Quel est l’avenir de sa ferme ? Suivre l’économie productiviste ?

    Serge Joncour nous présente un roman fluide ou pourtant de nombreux sujets de société sont abordés et traités délicatement, permettant au lecteur une réflexion sur ses choix de vie.
    On perçoit l’attachement de l’auteur à ces terroirs reculés , il nous transmets avec précision la vie quotidienne de ses paysans des années 70, les odeurs et couleurs de cette campagne écrasée de chaleur en 1976 , la beauté des paysages , les cultures ancestrales comme le safran mais aussi la transformation des campagnes par le système productiviste qui endette ces producteurs.

    Il mêle astucieusement tous les événements politiques du moment : l’espoir des jeunes avec l’arrivée de Mitterrand, la chute du mur de Berlin, Tchernobyl, la marée noire Érika…sans parler de la Modernisation du pays avec les supermarchés, les ronds-points, les autoroutes , le Minitel. La vie personnelle d’Alexandre sera impactee par tous ces événements et il sera tiraillé par son amour de sa terre et le progrès. Que faire ? Écouter le vieux Crayssac , paysan voisin réfractaire au progrès et ancien du Larzac ? Agrandir sa ferme pour suivre les grandes surfaces ? Ses doutes, ses regrets, ses élans , ses choix en font un personnage attachant .De résigne dans sa jeunesse, il prend conscience peu à peu de son métier et de son avenir privé de liberté et de bon sens traditionnel.
    En revanche l’histoire d’amour avec Constanze m’a paru peu crédible, un peu trop romantique et naïve. Le problème de l’isolement amoureux des jeunes agriculteurs est sensible et lourd à supporter mais la jeune fille me paraît trop caricaturale.

    Serge Joncour reste un maître du suspens grâce à une construction habile : dès le premier chapitre, il tisse son intrigue , nous appâte et nous entraîne dans les pas d’Alexandre. Ainsi, le récit va alterner entre les descriptions historiques et sociales des campagnes isolées et la vie romanesque d’Alexandre, avec une grande délicatesse.
    En se retournant sur ces années passées, on peut peut être choisir notre avenir !

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Ce roman trace le destin de la famille Fabrier, à la ferme des Bertranges, sur un côteau qui mène au causse, de la canicule de 1976 à la bascule de l'an 2000. Quatre générations cohabitent : les grands parents qui se sont installés dans la maison d'en bas et continuent quelques cultures...
    Voir plus

    Ce roman trace le destin de la famille Fabrier, à la ferme des Bertranges, sur un côteau qui mène au causse, de la canicule de 1976 à la bascule de l'an 2000. Quatre générations cohabitent : les grands parents qui se sont installés dans la maison d'en bas et continuent quelques cultures maraîchères ; les parents, qui habitent la ferme et rêvent de modernité dans le respect de la tradition paysanne ; les quatre enfants, Alexandre et ses trois sœurs, entre 6 et 16 ans. Pour tous, d'évidence, le garçon reprendra la ferme et entretiendra la tradition.
    Oui mais voilà... Alexandre écoute volontiers le père Crayssac, un vieux paysan communiste qui n'hésite pas à monter au Larzac pour retrouver les hippies et empêcher la création d'un camp militaire. Puis, quand l'aînée devient étudiante à Toulouse, le garçon rencontre Anton, un activiste anti-nucléaire, et surtout Constanze, une jeune étudiante venant d'Allemagne de l'Est. Des rencontres qui pourraient tout changer !

    Ce roman est lumineux !
    Il montre, sans juger, un quart de siècle de confrontation entre une forme de tradition, la paysannerie française, et une modernité plus mondialiste. Rien n'est occulté, des tensions au sein des familles et entre voisins, des tentations extrémistes parfois réalisées, d'une jeunesse partagée entre le besoin d'enracinement et l'amour qui éloigne du terroir.
    Il le fait sans complaisance : chacun des acteurs a ses qualités et ses défauts, ses forces et ses failles, ses rêves et ses cauchemars. Ce sont de vrais personnes, dans lesquelles on pourrait reconnaître un parent, un frère ou un cousin, un ami... Du moins pour ceux qui ont à peu près l'âge d'Alexandre et qui ont vécu à la campagne, ce qui est mon cas.

    Alors pourquoi ai-je hésité à penser que ce roman méritait son Prix Femina et à mettre une note de 5/5 ? Parce que ce livre se lit très facilement ! L'écriture est simple, accessible à tous, sans pédanterie dans le style. De fait, elle est tout simplement adaptée au sujet : une écriture simple et direct pour parler de gens simples et droits. Ce n'est pas une littérature trop facile, mais un ouvrage dont la forme est totalement en phase avec les messages qu'il veut faire passer. Et ça, c'est une prouesse !
    Donc oui, voilà bien un roman capable de réconcilier littérature de qualité et plus grand nombre de lecteurs. Et cela vaut bien toutes les distinctions !

    Chronique illustrée : http://michelgiraud.fr/2020/12/01/nature-humaine-serge-joncour-flammarion-le-roman-de-labandon-des-campagnes-lumineux/

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Dans le Lot, aux Bertranges, il y a la ferme des Fabrier.
    L’environnement est idyllique.
    Les parents, les trois filles, qui partiront à la ville, et le fils Alexandre, 15 ans, qui reprendra la ferme.
    De 1976 à 1999, nous allons suivre la vie d’Alexandre.
    Outre la vie d’une famille, il y a...
    Voir plus

    Dans le Lot, aux Bertranges, il y a la ferme des Fabrier.
    L’environnement est idyllique.
    Les parents, les trois filles, qui partiront à la ville, et le fils Alexandre, 15 ans, qui reprendra la ferme.
    De 1976 à 1999, nous allons suivre la vie d’Alexandre.
    Outre la vie d’une famille, il y a tous les évènements sociaux qui ont secoué cette période.
    La sécheresse, Mitterrand, les émeutes anti-nucléaires, Tchernobyl, le mur de Berlin, la vache folle, la tempête…….
    La nature est menacée par le progrès. : construction d’autoroute, élevage intensif, pesticides….
    Saura-t-elle résister ?
    C’est une belle rétrospective d’une fin de siècle.
    Si certains personnages sont dynamiques, j’ai trouvé Alexandre un peu fade et son historie d’amour avec Constanze pas très plausible.
    IL a eu d’autres aventures, c’est un peu l’amour est dans le pré.
    Le début du livre m’a paru d’un rythme moins soutenu que la deuxième partie, plus dynamique.
    Ceci dit c’est un bon livre, bien mené.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.