Naissance d'un pont

Couverture du livre « Naissance d'un pont » de Maylis De Kerangal aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070445325
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

« A l'aube du second jour, quand soudain les buildings de Coca montent, perpendiculaires à la surface du fleuve, c'est un autre homme qui sort des bois, c'est un homme hors de lui, c'est un meurtrier en puissance.
Le soleil se lève, il ricoche contre les façades de verre et d'acier, irise les... Voir plus

« A l'aube du second jour, quand soudain les buildings de Coca montent, perpendiculaires à la surface du fleuve, c'est un autre homme qui sort des bois, c'est un homme hors de lui, c'est un meurtrier en puissance.
Le soleil se lève, il ricoche contre les façades de verre et d'acier, irise les nappes d'hydrocarbures moirées arc-en-ciel qui auréolent les eaux, et les plaques de métal taillées en triangle qui festonnent le bordé de la pirogue, rutilant dans la lumière, dessinent une mâchoire ouverte. » Ce livre part d'une ambition à la fois simple et folle : raconter la construction d'un pont suspendu quelque part dans une Californie imaginaire à partir des destins croisés d'une dizaine d'hommes et femmes.
Un roman-fleuve qui brasse des sensations et des rêves, des paysages et des machines, des plans de carrière et des classes sociales, des corps de métiers et des corps tout court. Prix Médicis 2010.

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Articles (3)

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    Alors que le dernier roman de Maylis de Kerangal "A ce stade de la nuit" vient d'être publié aux éditions Verticales, on vous fait gagner "Réparer les vivants" collection Folio, Prix Orange du livre 2014

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    Découvrez la critique de Michèle, lectrice du mois de mars pour "Réparer les vivants" de Maylis de Kerangal

    Un dimanche ordinaire, 24 heures dans la vie d’une famille qui jamais plus ne sera la même, car si les lésions de Simon, 19 ans, en état de mort encéphalique, sont irréversibles, la douleur de ses parents, de sa sœur, de son amante, le sera également.« Naissance d’un pont », « Tangente vers l’Est » et « Réparer les vivants », les textes de Maylis de Kerangal sont beaux et prenants. Ce sont de longues phrases dans un souffle, un rythme haletant qui épuise mais palpite comme le cœur de Simon.

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    Portrait de Maylis de Kerangal : la flamme du vivant

    « Déflagration littéraire », « souffle nouveau » : quand Maylis de Kerangal publia « Naissance d’un pont » en 2010, la critique littéraire n’avait pas de mots plus tendres pour décrire l’avènement d’une auteure atypique, déjà bien implantée dans le monde de l’édition.

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Les derniers avis

  • Ecriture plutôt minimaliste qui donne une ambiance apaisante de ce projet de pont, alors que pourtant les personnages, eux sont toujours en mouvement. La vie de ces personnages (très différents tous) est rendue intéressante par leur passé et leurs envies d'autres projets.
    Je conseille pour ceux...
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    Ecriture plutôt minimaliste qui donne une ambiance apaisante de ce projet de pont, alors que pourtant les personnages, eux sont toujours en mouvement. La vie de ces personnages (très différents tous) est rendue intéressante par leur passé et leurs envies d'autres projets.
    Je conseille pour ceux qui aiment les romans sans dialogue

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  • Autant j'ai aimé le style saccadé de l'auteur dans "réparer les vivants" autant je l'ai trouvé lourd dans celui ci, même s'il se prête bien aux descriptions techniques.

    J'ai eu de mal avec les personnages, auxquels je n'ai pas pu m'attacher, trouvant qu'ils passaient trop rapidement. On...
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    Autant j'ai aimé le style saccadé de l'auteur dans "réparer les vivants" autant je l'ai trouvé lourd dans celui ci, même s'il se prête bien aux descriptions techniques.

    J'ai eu de mal avec les personnages, auxquels je n'ai pas pu m'attacher, trouvant qu'ils passaient trop rapidement. On apprend à les connaitre par petits sauts et du coup sans profondeur.

    J'ai aimé l'idée de la construction de ce pont, les précisions techniques, l'avancée des travaux mais pour le reste je n'ai pas trouvé le texte construit, un peu comme si Maelis de Kérangal avait pos' des briques d'histoires les unes à coté des autres les coller entre elles.

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  • J’ai découvert Maylis de Kerangal avec « réparer les vivants ». J’avais associé son style à une narration qui devait faire sentir au lecteur l’urgence et le temps qui passe, vite, très vite, urgence liée à la contrainte d’un cœur qui bat.
    Mais en lisant naissance d’un pont, je me rends compte...
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    J’ai découvert Maylis de Kerangal avec « réparer les vivants ». J’avais associé son style à une narration qui devait faire sentir au lecteur l’urgence et le temps qui passe, vite, très vite, urgence liée à la contrainte d’un cœur qui bat.
    Mais en lisant naissance d’un pont, je me rends compte que c’est en fait sa façon d’écrire. Tellement spécifique. Rapide, dense, comme un fil qui serait tiré presque à chaque ligne, et qui déroule des instants de vie, d’actions, du passé des personnages, des évocations de lieu, de vie, qui très vite n’ont rien à voir avec le début de la phrase, avec l’action présente, mais qui au contraire vont se situer dans le passé de ses personnages, dans l’histoire de la ville, ou dans tout autre chose en fait. Des digressions qui parfois perdent le lecteur. Surtout sur les premières pages du livre. Car après, forcément, on s’y fait.
    Alors oui, cette naissance d’un pont est une œuvre épique de bâtisseurs du siècle présent, mais est construit comme une grande aventure, celle d’une nouvelle ruée vers l’Ouest. Tous ces travailleurs que l’on suit dans leur cheminement vers le site de construction, la ville de Coca, en Californie. Le parti pris de l’auteur est d’en suivre quelques-uns, un instantané sur leurs vies, leurs problèmes, leurs angoisses ou leurs espoirs. Et tous bien évidement convergent vers cette œuvre gigantesque d’équilibre, de créativité, mais aussi de destruction d’un certain équilibre écologique, d’une ville qui s’est faite au fil du temps, avec ses communautés, ses craintes et ses aspirations. Communautés très différentes, les indiens, les ouvriers, le maire qui veut créer pour exister, à l’image des grands bâtisseurs des émirats d’aujourd’hui.
    Il y a à la fois du présent et des réminiscences du passé dans ce roman.

    C’est intéressant, perturbant par sa construction, l’écriture est tellement riche, le lecteur doit prendre son souffle pour parvenir au bout de certaines phrases, tant elles fourmillent d’idées et d’évocations. Maylis de Kerangal a vraiment un style très particulier, mais au final c’est passionnant de la suivre.

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  • Dès le premier chapitre, le style compacte et descriptif donne le ton, difficile à digérer. On enfile les chapitres en accrochant quelques fois sur les passages de la construction, en espérant être enfin pris dedans. Fastidieux! Ecriture trop intellectuelle pour moi, vocabulaire trop riche...
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    Dès le premier chapitre, le style compacte et descriptif donne le ton, difficile à digérer. On enfile les chapitres en accrochant quelques fois sur les passages de la construction, en espérant être enfin pris dedans. Fastidieux! Ecriture trop intellectuelle pour moi, vocabulaire trop riche nécessitant la proximité du dictionnaire (page 14 : dipsomane : envie constante de boire) etc...

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  • Maylis de Kerangal part d'un idée originale pour son roman. De mémoire de lecteur, qui ne vaut pas sondage je suis passé à côté de tellement de livres, je n'ai pas souvenir d'un tel thème. Mais je me trompe sûrement et j'attends donc vos rectifications. De toutes manières, même si de tels romans...
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    Maylis de Kerangal part d'un idée originale pour son roman. De mémoire de lecteur, qui ne vaut pas sondage je suis passé à côté de tellement de livres, je n'ai pas souvenir d'un tel thème. Mais je me trompe sûrement et j'attends donc vos rectifications. De toutes manières, même si de tels romans existent, il faut bien reconnaître que ce n'est pas le thème majeur de la littérature. Car de littérature, il en est question, au moins pour ma propre -et variable- définition de ce vocable : chacun ayant sa signification de la littérature, ses critères personnels. Roman à l'écriture admirable, aux phrases travaillées, longues, qui englobent parfois plusieurs idées à la fois, au vocabulaire tantôt recherché, châtié voire rare et tantôt familier voire grossier, et il faut bien le dire à certains passages dans lesquels il est parfois difficile de maintenir l'attention. Mais comment résister à cela par exemple :
    "Sanche Cameron, lui, s'écartera pour la regarder mieux tandis qu'elle se présentera aux autres, la détaillera sans parvenir à se faire une idée, la trouvera étrange, de la gueule mais lourde, une démarche de gorille, des mains courtes et des épaules carrées, des hanches larges, une belle peau mate, l'épaisse chevelure blonde, mais un menton en bénitier, un nez de chien, voilà, elle aura pleinement conscience d'être la bête curieuse, elle voudra faire impression et ne sourira pas, une fille au béton n'est pas monnaie courante." (p.49/50)
    Maylis de Kerangal raconte tout : la préparation de la construction, le choix des hommes et des femmes, et certains d'entre eux un peu plus en détails ; elle s'attarde sur quelques uns pour nous raconter leurs vies, leurs parcours et parfois comme plus haut et comme ci-dessous leurs particularités physiques : "John Johnson, dit le Boa, est un homme de taille moyenne, corps imberbe, torse d'haltérophile et carnation chinoise, nuque forte, sourcils drus sur petits yeux fendus, pas de lèvres, dents pointues, langue grise." (p.53)
    C'est une lecture qui demande un peu d'attention pour bien se diriger dans le chantier, qui se mérite mais qui récompense son lecteur. Certes, ce roman souffre de certaines longueurs, de certains passages moins captivants, mais sa construction est toujours épatante, dans une langue qui me ravit. Si je puis me permettre cette image totalement pourrie, je pourrais dire que le roman de Maylis de Kerangal est à l'image des ouvrages d'art, solide, bien construit et qui permet de découvrir de nouveaux horizons.

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  • Un petit quelque chose d'incomplet, mais agréable à lire

    Un petit quelque chose d'incomplet, mais agréable à lire

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  • Maylis de Kerangal nous fait vivre la construction d'un pont avec tous ses aléas. Le maire de Coca, fasciné par les constructions de Dubaï, veut édifier un pont majestueux pour désenclaver son centre-ville et relier les berges de la forêt où vivent les plus pauvres.

    " il déclara, ce que vous...
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    Maylis de Kerangal nous fait vivre la construction d'un pont avec tous ses aléas. Le maire de Coca, fasciné par les constructions de Dubaï, veut édifier un pont majestueux pour désenclaver son centre-ville et relier les berges de la forêt où vivent les plus pauvres.

    " il déclara, ce que vous avez sous les yeux est un bloc d'énergie brute, la part d'un élan créatif dont la seule réalisation éradique les idées noires qui souillent désormais le travail des architectes, il blasonnera la ville d'un optimisme vengeur, d'une affirmation nouvelle..."

    D'abord, on découvre l'ambition du projet, puis les acteurs principaux : le maire, l'architecte, le chef de projet, le grutier, la responsable du béton...

    Le récit est quelquefois très technique et il est remarquable que l'auteur ait maîtrisé une telle connaissance des chantiers du bâtiment. Mais c'est aussi une histoire d'hommes car elle nous présente les personnages avec leurs origines, leur environnement familial et leurs spécificités.

    Le pont se construit malgré tous les évènements inhérents à un tel projet : les oppositions des adeptes de l'environnement, les sabotages des entreprises lésées par la construction du pont, les mouvements sociaux, les problèmes de sécurité.

    Le style littéraire est tantôt mélodieux, tantôt âpre et haché mais toujours avec une grande richesse de vocabulaire et une grande précision dans les descriptions.

    C'est un texte d'une grande qualité sur un thème peu courant mais très bien documenté et qui permet de mettre en relation des personnages de tous horizons ce qui donnent des relations humaines riches et variées.

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  • Personne n’est vraiment capable de dire ce que recouvre exactement l’expression “à l’américaine” pour qualifier un roman : les grands espaces, une manière de reposer son verre de whiskey, une dégaine de héros aperçu naguère dans “Le train sifflera trois fois”… ? Ainsi débute le roman, un putain...
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    Personne n’est vraiment capable de dire ce que recouvre exactement l’expression “à l’américaine” pour qualifier un roman : les grands espaces, une manière de reposer son verre de whiskey, une dégaine de héros aperçu naguère dans “Le train sifflera trois fois”… ? Ainsi débute le roman, un putain de bon livre qu’on ne lâche plus dès qu’empoigné, ça sent la sueur et l’épopée, allez-y men, creusez, draguez, cassez la croûte, coffrez, ferraillez, soudez, coulez, tendez, suspendez, habillez… pour construire un pont qui fasse la réputation d’une ville paumée de la Californie sauvage, nommée bizarrement Coca et qui n’a pas oublié la violence de ses origines. Ils sont une dizaine à nous faire vivre le gigantesque chantier, dont le patron, une légende, sorte de « Steeve McQueen colossal et faisandé » - je vous disais : la dégaine ! Il est français, il s’appelle Diderot, eh ! Les autres sont Américains, Chinois, Indiens, Européens – la femme en charge du béton, « Miss Concrete », française encore, pas une minette celle-là.
    Le chantier c’est aussi « le pont contre la forêt, l’économie contre la nature, le mouvement contre l’immobilisme », le lobby écologique retarde, la grève couve, l’opposition complote, ceux du pont vivent, boivent, jouent, fricotent, pensent au chantier d’après…
    J’ai scrupule à négliger la littérature étrangère, singulièrement américaine, qui du Grand Ouest à l’underground new-yorkais, a la saveur du Nouveau Monde. Mais il y a tellement de bons livres à lire dans notre cher vieux pays… Alors, gloire à Maylis de Kerangal (quel joli nom !) de nous suspendre par-dessus l’Atlantique, à sa prose électrique et à son style viril qui jamais ne se relâche, nous lecteur à courre d’un récit héroïque. Respirez le grand air à pleins poumons sur le pont de la flibustière bretonne née au Havre, là où l’on s’embarque pour les Amériques.

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