Moment d'un couple

Couverture du livre « Moment d'un couple » de Nelly Alard aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070141951
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Juliette, ingénieur dans l'informatique, et Olivier, journaliste, ont deux enfants et une vie de couple moderne. Lorsque Olivier avoue à sa femme avoir une liaison, l'univers de Juliette vacille.
Comment survivre à la trahison? C'est à cette question que ce roman, écrit au scalpel, sans... Voir plus

Juliette, ingénieur dans l'informatique, et Olivier, journaliste, ont deux enfants et une vie de couple moderne. Lorsque Olivier avoue à sa femme avoir une liaison, l'univers de Juliette vacille.
Comment survivre à la trahison? C'est à cette question que ce roman, écrit au scalpel, sans concession mais non sans humour, entend répondre. Rien n'y échappe, ni les risques de la vie à deux et les glissements du désir ni les contradictions d'un certain féminisme et la difficulté d'être un homme aujourd'hui.

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Le courrier des auteurs

Nelly Alard répond à nos questions ! (26/10/2013)

1) Qui êtes-vous ? ! Une Bretonne de naissance, Parisienne d'adoption, Américaine par intermittence. Quelqu'un à qui ses enfants demandent à chaque rentrée scolaire ce qu'ils doivent mettre dans la case "profession de la mère".... Une comédienne sans rôles majeurs, devenue journaliste par accident, puis scénariste de commande. Quelqu'un qui commence seulement à oser se croire et se dire, au bout du compte, écrivain. 2) Quel est le thème central de ce livre ? Le combat d'une femme pour sauver son couple, contre une autre femme acharnée à le détruire. Ce livre est un plaidoyer, écrit sous forme de thriller et je l'espère avec un certain humour, en faveur de la complexité de la relation amoureuse, dans une époque qui fait l'apologie de la passion, qui se complait dans une vision si simpliste de l'amour qu'elle ne peut entraîner au final que désillusion et violence - violence qui par ailleurs n'est plus l'apanage des hommes, mais de nos jours je crois assez également partagée entre les deux sexes. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? Au choix, une phrase très longue : "Car de même que les gens ont une idée très précise de la manière dont se comporte une femme violée, se dit-elle, les gens ont aussi une idée très précise de la manière dont doit se comporter une femme trompée, de ce qu'elle peut ou ne peut pas supporter, de ce qu'elle doit ou ne doit pas accepter, et le consensus était, au nom de la dignité des femmes, qu'elle avait le devoir de se montrer intransigeante, qu'elle était sommée de préférer une solitude glorieuse à un amour imparfait, il y avait là-dessus un consensus très fort même Yolande le lui avait dit il ne faut pas tout accepter avec les hommes, eh bien tant pis pour ce qu'en disaient les autres, Juliette elle pliait mais elle ne rompait pas, elle était le roseau, elle ne serait pas rompue, elle y tenait c'était son droit à son amour imparfait, à son amour conjugal, à son amour de merde aurait dit V, même si elle savait bien que dans l'échelle des amours il se situait tout en bas, tout en bas, au ras du sol, tout minable qu'il était minuscule pas comme la passion de V qui elle était grandiose, infiniment en tous points supérieure, qui se situait tout en haut tout en haut des sommets, au rayon des passions sublimes, des os du visage fracassés et des dénonciations calomnieuses." Ou bien une phrase très courte : "Victoire, bien que défaite, triomphe." 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? Une sorte de remix de "Ne me quitte pas" de Jacques Brel et de la "Chevauchée des Walkyries" de Wagner.... 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Envie de leur dire d'ouvrir ce livre sans a priori ni idées préconçues, de passer outre certaines rumeurs et le caractère en apparence rebattu du sujet pour en découvrir (je l'espère) l'originalité et (cela va ensemble) la dimension universelle. 6) Comment vous vient l'inspiration ? Je me réveille en général avec plein d'idées dans la tête et je me mets au travail le plus vite possible, encore au lit avec un café et mon ordinateur sur les genoux. Plus la journée avance, plus mon inspiration décroît. Alors je me mets à marcher, de préférence en ville. Le fait de bouger en regardant autour de moi stimule mon imaginaire. Au bout d'un moment il me faut m'asseoir n'importe où et noter très vite toutes les idées, les phrases qui me sont venues avant de les oublier. 7) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescente «un jour j'écrirai des livres» ? Oui et non. La lecture était très importante dans ma vie, mais j'avais surtout envie d'être l'héroïne d'un roman, plutôt que d'en être l'auteur. D'où sans doute mon désir de devenir comédienne.... 8) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lectrice) ? Les premiers ? Sans doute Madame Neige (ne pas confondre avec Blanche-Neige, rien à voir) et Crin-Blanc... Ensuite, Balzac et Proust- je sais, c'est d'une banalité affligeante, mais c'est la vérité. J'ai encore dans ma bibliothèque mon exemplaire de poche du Lys dans la Vallée que j'ai lu à dix-huit ans et dont les dernières pages sont toutes gondolées de larmes... 9) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? ! A faire en sorte que ses lecteurs se sentent un peu moins seuls. A leur faire éprouver presque physiquement la part commune qui unit tous les êtres humains, au delà de ce qui les sépare.

Nelly Alard répond à nos questions ! (22/10/2014)

Nelly Alard, pour Le Courrier des auteurs, sur une idée des libraires, évoque le mot «Consolation» En ce qui me concerne je ne conçois pas du tout l'écriture comme une thérapie. Si l'on s'inspire de choses qu'on a réellement vécues, il faut qu'au moment de l'écriture ce ne soit plus douloureux. Sinon on tombe dans le pathos et je déteste cela. En revanche, lire peut consoler. Se dire qu'une souffrance éprouvée a été, sera partagée par d'autres, je trouve cela extrêmement apaisant, et je suis très touchée de recevoir des lettres de gens qui me disent que mon livre les a réconfortés par exemple. Cela fait du bien de se rendre compte qu'on est un être humain parmi d'autres êtres humains et qu'on vit tous finalement à peu près les mêmes choses : les chagrins amoureux, le deuil... La littérature permet de briser la solitude, de créer du lien. Et cela, c'est une grande consolation. Nelly Alard

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Avis(12)

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    Son grand atout, c'est de déclencher la discussion entre copines. Il y a celles qui ne comprennent pas qu'on pardonne une incartade (les plus nombreuses et les plus jeunes) et celles qui comprennent qu'on ne veuille pas faire voler en éclat un couple pour un moment de folie (ou de désir, c'est pareil). J'ai donc eu des discussions sans fin avec mes copines autour de ce roman, que ce soit avec celle qui l'avait lu comme avec celles qui ne le connaissaient pas du tout. Des passages m'ont agacée, notamment ceux sur le viol (on pourrait peut-être arrêter d'utiliser ce thème à tout bout de champ comme explication de tout et n'importe quoi) et je ne suis pas du tout d'accord avec la manière dont l'auteure utilise la mort de Marie Trintignant. Ce drame est souvent mentionné, présentant Marie Trintignant comme celle qui a pris l'homme d'une autre. Or, c'est totalement nier le père de son dernier enfant, avec qui elle vivait avant de rencontrer Cantat. Et ce n'est pas la moindre des maladresses, et pour moi, le mot est faible, concernant ce décès.
    Dans six mois elle te disait si c'est ça retourne chez ta femme, tu lui foutais sur la gueule, c'était Vilnuis.
    Malgré tout, c'est une lecture qui ne m'a jamais laissée indifférente, qui m'a fait m'interroger, dans lequel j'ai trouvé l'écho de mes pensées :
    Est-ce que tu ne crois pas, demande-t'elle, qu'à un moment, un amour devient unique parce qu'on l'a choisi, est-ce que tu ne crois pas qu'on décide d'aimer, de continuer à aimer, de ne plus aimer ? Est-ce que tu es d'accord qu'il y a une part de volonté dans l'amour ?
    ... j'aurais pu éprouver ce sentiment de vraie rencontre avec n'importe qui. J'avais besoin de vivre ça à ce moment-là, c'est tout.
    ou l'inverse de ce que je pense:
    Dire je t'aime, pense Juliette, c'est s'inscrire dans la durée, pas comme dire j'ai envie de toi ou je suis avec toi. Dire je t'aime, V a raison, c'est un serment, ça inclut le temps et la globalité, j'aime tout ce que tu es, je t'aimerai toujours ou en tout cas longtemps. On ne peut pas dire je t'aime puis cinq minutes après je ne t'aime plus, mais quinze ans plus tard, oui. Quelle est la durée de vie implicite du mot je t'aime ?
    S'opposent dans le roman deux visions de la nécessité ou non de dire "je t'aime", la femme privilégiant le verbal, l'homme les preuves, dans le roman en tout cas. Même si l'impossibilité d'Olivier à choisir est horripilante, je me suis parfois davantage sentie proche de ce qui se passait dans sa tête que dans celle de Juliette, qu'à vrai dire, je n'ai pas trouvé sympathique.
    Finissons par ma phrase préférée:
    J'ai couché dix fois avec cette fille, c'est tout, on ne va pas se torturer avec ça pendant dix ans.
    Vous l'aurez compris, c'est surtout un roman dans lequel on pioche, pour les confirmer ou les infirmer, des phrases sur le couple.

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  • J'ai été très décçue par ce roman, dont la profondeur m'avait été vantée par un autre lecteur. Au contraire, je l'ai trouvé très léger et peu crédible. Le comportement de Juliette, la femme trompée, passe d'une insouciance dérangeante et une douleur à laquelle on n'adhère pas. C'est très long,...
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    J'ai été très décçue par ce roman, dont la profondeur m'avait été vantée par un autre lecteur. Au contraire, je l'ai trouvé très léger et peu crédible. Le comportement de Juliette, la femme trompée, passe d'une insouciance dérangeante et une douleur à laquelle on n'adhère pas. C'est très long, chaque SMS, chaque appel téléphonique, chaque email est décrit en détail, il n'y a pas d'arrêt sur les personnages, sur ce qu'ils sont, sur ce qu'ils ressentent vraiment. Cela fait plus penser à un reportage qui recense des faits qu'à l'immersion dans l'intimité d'un couple qui nous était promise.

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  • Olivier téléphone à Juliette, son épouse et la mère de ses deux enfants. Il lui annonce qu’il ne pourra pas la rejoindre pour aller ensemble au cinéma comme prévu, il a une liaison depuis trois semaines avec une femme qui est en train de faire une crise d’épilepsie. Il ne peut pas la laisser...
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    Olivier téléphone à Juliette, son épouse et la mère de ses deux enfants. Il lui annonce qu’il ne pourra pas la rejoindre pour aller ensemble au cinéma comme prévu, il a une liaison depuis trois semaines avec une femme qui est en train de faire une crise d’épilepsie. Il ne peut pas la laisser seule dans cet était.
    Voici le point de départ de Moment d’un couple, récit qui narre l’épreuve que traversent Juliette et Olivier suite à l’apparition de Victoire dans leur vie. Je dis bien dans LEUR vie, car Olivier, quarante-six ans n’est ni responsable, ni coupable. Lorsqu’il s’aperçoit qu’il rendra Victoire malheureuse en ne quittant pas sa femme, et qu’il aura du mal à se débarrasser de cette maîtresse encombrante, il demande à Juliette de lui venir en aide. C’est bien normal, puisque s’il a pris une maîtresse, c’est parce que sa femme le rabaisse.

    Vous êtes perplexe ? Moi aussi. Et pourtant, on a tous dans notre entourage des couples qui ont des modes de fonctionnement qui nous paraisse surprenant, et qui malgré cela traversent les tempêtes et les années. Vu de l’extérieur, personne ne peut comprendre comment cela fonctionne.

    C’est raconté essentiellement du point de vue de Juliette. C’est fluide et réaliste, la preuve en est : l’identification est possible. A plusieurs reprises, je me suis demandé ce que j’aurais fait à la place de cette femme. Mais encore une fois, apporter une réponse est irréaliste. Juliette ne prend pas ses décisions en tant que femme, mais aussi en tant que membre d’un binôme Juliette/Olivier, dont le fonctionnement est bien rôdé.

    Ce qui est bien fait dans ce livre, et qui m’a plu, c’est justement cela : le fait que l’auteure parvienne à nous faire entrer dans l’intimité du couple. Peu à peu, on comprend comment s’articule cette machine complexe. Les comportements de Juliette et d’Olivier deviennent prévisibles. En revanche, ce livre ne séduira je pense que les personnes intéressées par les récits psychologiques. Il y a des rebondissements, mais qui ne sortent pas du cadre de l’intrigue amoureuse. C’est vraiment au niveau du ressenti des personnages que tout se passe.

    Un bon livre, mais s’adressant à un public particulier. Le titre est particulièrement bien choisi.

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  • Ayant lu et aimé « Le crieur de nuit », c’est avec plaisir que j’ai ouvert « Moment d’un couple »
    Hélas, le début ne m’a pas emballée, j’ai trouvé ça banal, pas spécialement bien écrit.
    Un homme annonce à sa femme qu’il la trompe. Comment faire face à la trahison ?
    Voilà le récit typique du...
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    Ayant lu et aimé « Le crieur de nuit », c’est avec plaisir que j’ai ouvert « Moment d’un couple »
    Hélas, le début ne m’a pas emballée, j’ai trouvé ça banal, pas spécialement bien écrit.
    Un homme annonce à sa femme qu’il la trompe. Comment faire face à la trahison ?
    Voilà le récit typique du triangle amoureux ?
    A chaque angle, un personnage plus horripilant que les autres.
    - Olivier, le mari, irresponsable et incapable de prendre une décision
    - Juliette, la femme, d’une complaisance à toute épreuve malgré son séisme intérieur
    - Victoire, la maîtresse, hystérique et manipulatrice.
    Finalement, je suis quand même rentrée dans cette histoire, mais qu’ils ont pu m’agacer ces trois là !
    Une chose m’a dérangée aussi, c’est l’absence de ponctuation pour les dialogues, ni tirets ni guillemets. Je n’ai pas bien saisi la raison de les négliger. Une fantaisie d’écriture ? Mais peut-être suis-je trop conventionnelle.
    Finalement j’ai trouvé ça peu plausible et un peu long. Il y a cent pages de trop.
    Dommage car Nelly Alard m’est extrêmement sympathique.

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