Moi, empereur du sahara

Couverture du livre « Moi, empereur du sahara » de Jean-Jacques Bedu aux éditions Albin Michel
Résumé:

« De Mogador à Tombouctou, tout le Sahara savait qu'un fêlé avait débarqué au Cap Juby, un homme très riche... »Après avoir fait les quatre cents coups entre casinos, cabarets, demi-mondaines et Jockey Club, Jacques Lebaudy, richissime héritier des Sucres Lebaudy, décide de conquérir un empire,... Voir plus

« De Mogador à Tombouctou, tout le Sahara savait qu'un fêlé avait débarqué au Cap Juby, un homme très riche... »Après avoir fait les quatre cents coups entre casinos, cabarets, demi-mondaines et Jockey Club, Jacques Lebaudy, richissime héritier des Sucres Lebaudy, décide de conquérir un empire, à l'instar de cet Antoine de Tounens qui avait fondé le royaume de Patagonie. Il jette son dévolu sur la pointe septentrionale de l'Afrique où il débarque le 18 juin 1903, s'autoproclamant Jacques 1er, empereur du Sahara... Cette folle équipée, qui sèmera la panique au sein de toutes les chancelleries, fera de lui le personnage le plus ridicule de la Belle Epoque.Un grand roman d'aventures tragi-comiques, qui nous entraîne sur fond de conquête coloniale dans les tribulations d'un singulier mégalomane. Une histoire rocambolesque et pourtant véridique qui a valu à Jean-Jacques Bedu le prix Pierre Benoit du roman romanesque.

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Le courrier des auteurs

Jean-Jacques Bedu répond à nos questions ! (19/08/2014)

1) Qui êtes-vous ? ! Je suis quelqu'un qui voudrait comprendre pourquoi l'univers existe, pourquoi l'homme naît et pourquoi il meurt. Je suis quelqu'un qui ne veut pas perdre sa faculté première d'étonnement, qui traverse la vie étonné, et qui mourra sans doute étonné. 2) Quel est le thème central de ce livre ? L'histoire rocambolesque - mais véridique - d'un industriel mégalomane qui en 1903, aidé par quelques mercenaires, monte une expédition pour s'emparer de la côte septentrionale du Maroc, en s'autoproclamant «Empereur du Sahara.» Il sera la risée de ses contemporains. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? De Mogador à Tombouctou, tout le Sahara savait qu'un fêlé avait débarqué au cap Juby, un homme très riche... 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? Le Vol du Bourdon qui s'achèverait par la Suite N°1 pour Violoncelle seul de J.S. Bach. 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Mes éclats de rire quand - aujourd'hui encore - il m'arrive de relire certains passages. 6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ? Jordi Savall ou des Ragas indiens m'accompagnent toujours. 7) Comment vous vient l'inspiration ? Cocteau disait : «Je n'écris pas, je suis dicté» ; je crois en cette belle formule. 8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ? Si, adolescent je m'étais dit que j'écrirai un jour des livres, je n'aurais pas été un élève aussi turbulent et parfois médiocre. Si j'écris aujourd'hui, je crois que c'est pour reprendre au passé ce qu'il avait de plus précieux. 9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ? Le Rouge et le Noir, l'Assommoir et bien plus tard l'oeuvre de Maurice Magre 10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? ! L'écrivain sert à présenter une histoire avec un tel artifice qu'elle paraît authentique, et qu'il est impossible au lecteur de démêler la réalité du rêve. 11) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ? C'est un libraire qui a changé le cours de ma destinée.

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  • Un roman fort drôle c’est sûr, mais qui interroge aussi sur le pouvoir de l’argent. Les scènes décrites sont ahurissantes, parfois drôles parfois elles nous laissent dubitatifs mais quoi qu’il arrive on s’en souvient et elles ne laissent aucun lecteur indifférent. L’auteur a réussi à donné une...
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    Un roman fort drôle c’est sûr, mais qui interroge aussi sur le pouvoir de l’argent. Les scènes décrites sont ahurissantes, parfois drôles parfois elles nous laissent dubitatifs mais quoi qu’il arrive on s’en souvient et elles ne laissent aucun lecteur indifférent. L’auteur a réussi à donné une dimension cinématographique à certains passages.

    Il y a évidemment beaucoup d’ironie dans ce roman mais aussi des questions de fonds sur le pouvoir, sur l’argent , sur le narcissisme.

    De la folie, de la mythomanie d’un cinglé qui se croyait intelligent alors que ce n’était qu’un pantin, un pauvre bougre manipulé alors qu’il se voulait manipulateur. Mégalo et ridicule on s’attache quand même à ce personnage singulier.

    VERDICT

    Un roman qui m’intriguait et que je ne regrette pas d’avoir lu. Et le pire c’est que c’est une histoire vraie romancée !

    https://lilacgrace.wordpress.com/2015/05/09/moi-empereur-du-sahara-bedu-jean-jacques/

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  • Jacque Lebaudy est l'héritier des Sucres Lebaudy. Son père était à la tête d'une énorme fortune réalisée en grande partie grâce à la spéculation, à "des coups de bourses. Alors qu'il était adolescent, son père réussit l'exploit de mettre une banque en faillite ruinant par là même de nombreux...
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    Jacque Lebaudy est l'héritier des Sucres Lebaudy. Son père était à la tête d'une énorme fortune réalisée en grande partie grâce à la spéculation, à "des coups de bourses. Alors qu'il était adolescent, son père réussit l'exploit de mettre une banque en faillite ruinant par là même de nombreux investisseurs. Jacques gardera toute sa vie en souvenir ce jour où, ayant accompagné son père à la bourse, ils furent assaillis par toutes les personnes présentes, des courtiers aux boursicoteurs.

    "-Mon fils, n'oublie jamais ce que nous venons de vivre. C'est toi que je désigne pour me succéder à la tête de mon Empire. Sache désormais que le million est la seule unité à partir de laquelle je condescends à compter. Tu en feras de même. Hier j'en ai gagné cinquante, demain ce sera cent, après demain deux cents. Avec cet argent, nous sommes plus puissants que tous ces mufles et les politicards véreux qui se succèdent à la tête de notre pays en déliquescence. Le pouvoir voilà ce à quoi tu dois aspirer."

    Marqué par cette scène, le jeune Jacques passionné par le personnage de Napoléon, va vouloir prendre sa revanche, montrer de quoi il est capable. Un jour dans un cabaret, il rencontre un homme qui se fait passer pour l'héritier d'Antoine de Tounens qui avait fondé le royaume de Patagonie et s'en était auto proclamé empereur. Cette rencontre flattant ces idées de grandeur il va étudier la possibilité de faire de même. Son choix va se porter sur le Sahara, une zone que ce disputent plus ou moins mais sans grande conviction plusieurs pays. Sa folie des grandeurs va être attisée par les encouragements de nombreux profiteurs et aigrefins voulant profiter de la manne que pouvait déverser sur eux une telle fortune.

    Moi, Empereur du Sahara nous met en présence avec un personnage grotesque, délirant, loufoque dans la lignée d'un Tartarin de Tarascon ou d'un Ubu roi. Un personnage mégalomane et mythomane tout à sa folie des grandeurs, vivant dans l'illusion. L'histoire débute fin XIXème siècle et se termine peu après la fin de la guerre 14-18, mais cette comédie est
    une critique des moeurs de notre temps. Une critique de cette puissance de l'argent, de cet appétit du pouvoir qui sont universels. Ce texte à même parfois des envolées très actuelles.

    "Moi, empereur du Sahara, j'affirme que chaque année sera, au sein de mon Empire, une année de prospérité pour les uns et de récession pour les autres.

    Moi, empereur du Sahara, j'affirme que le Sahara sera aux Sahariens, et je ne supporterai pas l'immigration sauvage des tribus du Sud ; avec moi les délinquants noirs passeront des nuits blanches, et les esclaves verront la vie en rose.
    ...
    Moi, empereur du Sahara,j'affirme que les très hauts revenus qui seront convaincus de malversations seront arrêtés et une fois jugés, promptement relâchés et blanchis."

    Cette anaphore, Moi... Moi... ne vous rappelle rien.

    Jean-Jacques Bedu signe ici un roman jubilatoire, délirant, hilarant qui nous fait réfléchir sur ce qui fait tourner le monde, un constat au bout du compte pas si drôle que ça. Un livre à dévorer mais ne l'emmenez pas sur la plage cet été, vous pourriez passer pour un fou à vous esclaffer tout seul.

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