Mille femmes blanches

Couverture du livre « Mille femmes blanches » de Jim Fergus aux éditions Pocket
  • Date de parution :
  • Editeur : Pocket
  • EAN : 9782266217460
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

En 1874, à Washington, le président Grant accepte la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l'intégration du peuple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart vient en réalité des pénitenciers... Voir plus

En 1874, à Washington, le président Grant accepte la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l'intégration du peuple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart vient en réalité des pénitenciers et des asiles... L'une d'elles, May Dodd, apprend sa nouvelle vie de squaw et les rites des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l'alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, elle assiste à l'agonie de son peuple d'adoption...

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  • En 1874, à Washington, le président Grant accepte la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer mille femmes blanches pour les épouser en échange de mille chevaux. Ces mariages ont pour but de facilité l'intégration du peuple indien en le "civilisant" par la religion, par...
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    En 1874, à Washington, le président Grant accepte la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer mille femmes blanches pour les épouser en échange de mille chevaux. Ces mariages ont pour but de facilité l'intégration du peuple indien en le "civilisant" par la religion, par l'apprentissage des mœurs de leurs femmes et en créant un pont entre les deux peuples via les enfants engendrés par ces unions. le gouvernement se met en quête de femmes volontaires pour vivre avec les Cheyennes, recrutant dans les prisons, les asiles psychiatriques et parmi les dévotes et les femmes désespérées. C'est ainsi qu'un premier groupe est échangé et part vivre dans la tribu de Little Wolf. May Dodd, internée de force dans un asile par sa famille, est du voyage et c'est elle, via ses carnets, qui nous raconte la vie de ces femmes "chez les sauvages".
    Un énorme coup de cœur pour ce roman

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  • Pour ceux qui ne le savent pas encore, « Mille femmes blanches » est le premier tome d’une trilogie initiée par Jim Fergus. Ayant eu la chance de remporter le troisième tome « Les Amazones » grâce au Picabo River Book Club (que je remercie ainsi que l’éditeur Cherche Midi), je me devais de lire...
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    Pour ceux qui ne le savent pas encore, « Mille femmes blanches » est le premier tome d’une trilogie initiée par Jim Fergus. Ayant eu la chance de remporter le troisième tome « Les Amazones » grâce au Picabo River Book Club (que je remercie ainsi que l’éditeur Cherche Midi), je me devais de lire les deux premiers tomes avant de m’y lancer.

    Véritable fresque historique relative aux Indiens d’Amérique, j’ai ainsi pu découvrir tout un pan de l’histoire américaine que je ne connaissais pas. Je savais que les « blancs » avaient très souvent menés des exactions (bien faible mot pour lequel je ne trouve de synonyme plus fort) à l’égard des indiens d’Amérique mais Jim Fergus m’a replongé dans cet épisode plus que noir.

    Jim Fergus a l’originalité de partir d’un fait historique réel pour bâtir son roman. En effet, en 1874, le président Grant accepta un marché tout à fait hors norme à l’égard de la tribu des Cheyennes : fournir 1000 femmes blanches afin de repeupler ce peuple en échange du même nombre de chevaux. Si l’intention était aux premiers abords louable, ce qui fût omis des livres d’histoire, c’est que ces femmes n’étaient pas toutes dotées de toutes leurs capacités intellectuelles pour se rendre compte des conséquences. Alors que certaines étaient volontaires, pour d’autres il s’agissait d’un échappatoire à leur emprisonnement en prison ou en asile psychiatrique.

    Jim Fergus imagine alors le périlleux voyage de ces femmes jusqu’à leur nouvelle vie, dont beaucoup n’avaient pas imaginé jusqu’où cela allait les mener. A travers les pages du journal qu’aurait très bien pu écrire l’une de ces femmes (en la personne de May Dodd), on y découvre les compagnes de voyage. Avec les amitiés naissantes entre elles, si différentes les unes des autres, elles se serreront les pouces dans leurs épreuves, lors de leur voyage en des terres très lointaines à l’époque, et dans leur vie une fois installées dans leur nouveau chez-elles.

    Ayant eu une semaine assez compliquée (beaucoup de travail avant mes congés, la reprise de formations professionnelles mais surtout la perte d’un de mes chiens adorés,), ce livre n’est sûrement pas tombé entre les mains au bon moment puisque j’ai quasi mis une semaine pour le lire… Une fois, la lecture reprise à tête reposée, j’ai malgré tout pu déguster le talent de cet auteur qui – par ces pages – rend un très bel hommage aux femmes qui se sont en quelque sorte « sacrifiées » mais aussi aux peuples indigènes, dont les droits ont été trop souvent bafoués depuis le 19ème siècle.

    Je vous parlerai donc très bientôt des deux autres tomes de cette trilogie. A suivre donc…

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  • J'ai adoré... Histoire merveilleuse, troublante et instructive.

    J'ai adoré... Histoire merveilleuse, troublante et instructive.

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  • http://fantasybooksaddict.blogspot.com/2018/07/mille-femmes-blanches-jim-fergus.html

    J'avoue que lorsqu'on m'a prêté ce livre, je me suis demandée dans quoi je m'embarquais, sachant que ce n'est pas mon genre de prédilection. Pourtant, ce roman a été une formidable découverte !

    En effet,...
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    http://fantasybooksaddict.blogspot.com/2018/07/mille-femmes-blanches-jim-fergus.html

    J'avoue que lorsqu'on m'a prêté ce livre, je me suis demandée dans quoi je m'embarquais, sachant que ce n'est pas mon genre de prédilection. Pourtant, ce roman a été une formidable découverte !

    En effet, je me suis, tout de suite, attachée à notre héroïne May Dodd, qui a été enfermée dans un asile de fou pour l'unique raison qu'elle vivait avec un homme qui n'était pas de sa condition et ceci hors mariage. Pour y échapper, elle va se porter volontaire pour devenir l'une des mille femmes blanches échangées contre des chevaux, afin de permettre une meilleure intégration des cheyennes.

    Je dois dire que j'ai adoré découvrir cette femme forte qu'est May alors qu'elle troc son "confortable" mode vie pour celui des cheyennes. Au début, c'est l'incompréhension et la peur lorsqu'elle découvre ce peuple aux coutumes primitives et étranges. Puis, j'ai apprécié voir l'évolution de son état d'esprit. En effet, contrairement à ses camarades, elle est bien décidée à être heureuse parmi son nouveau peuple. Elle va, d'ailleurs, prendre une place toute particulière dans cette tribu et va devenir l'une des femmes les plus écoutées, les plus influentes.
    D'autre part, j'ai trouvé le peuple des cheyennes fort passionnant bien que rudimentaire. Seulement, peu à peu, on finit par mieux les comprendre et apprécier leur culture si proche de la nature. Bien entendu, tout n'est pas rose. Eux aussi ont leurs faiblesses comme les guerres entre tribus, l'alcool que leur procurent les blancs, afin de les affaiblir et les exterminer... !

    Pour conclure, ce roman n'a pas été un coup de cœur mais il a, tout de même, été une magnifique lecture ! J'y ai appris pleins de choses sur ce peuple ancestral.

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  • 1875, un chef cheyenne fait au président Grant une étrange proposition: lui faire don de 1000 femmes blanches pour épouser 1000 de ses hommes afin que son peuple ne disparaisse pas. En échange, il lui donnera 1000 chevaux et les deux peuples vivront en paix puisque des enfants à la fois indiens...
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    1875, un chef cheyenne fait au président Grant une étrange proposition: lui faire don de 1000 femmes blanches pour épouser 1000 de ses hommes afin que son peuple ne disparaisse pas. En échange, il lui donnera 1000 chevaux et les deux peuples vivront en paix puisque des enfants à la fois indiens et blancs naitront de ces unions. Quelques femmes sont volontaires pour échapper à leur condition de prisonnière ou d'aliénée enfermée contre leur gré. Nous suivons dans ce livre un groupe de femmes blanches parties rejoindre "les Indiens", dont Mary Dodd, qui nous livre ici son journal pendant son année d'expérience de vie au sein de la communauté cheyenne.
    Le Président Grant, ne tiendra jamais sa promesse de laisser ce peuple vivre en paix, car le territoire cheyenne se trouve sur la route des chercheurs d'or.
    Un très beau roman sur la Communauté indienne et les massacres dont elle a tété victime. Un journal intime si bien écrit que j'ai été déçue d'apprendre qu'il était inventé. Un très bon moment de lecture!

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  • Une très belle histoire sur une période difficile des États Unis. Le récit est narré par l'héroïne sous forme de lettres adressées à sa famille. C'est captivant, touchant et prenant.

    Une très belle histoire sur une période difficile des États Unis. Le récit est narré par l'héroïne sous forme de lettres adressées à sa famille. C'est captivant, touchant et prenant.

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  • Je n'ai pas pu décrocher jusqu'à la fin!!
    Belle façon originale d'aborder cette période peu reluisante de l'histoire nord américaine.
    L'intrigue est particulièrement bien tissée!
    Tous les profils sont suffisamment complexes pour être pertinents. Le rapport à l'ordre établi et qui décide des...
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    Je n'ai pas pu décrocher jusqu'à la fin!!
    Belle façon originale d'aborder cette période peu reluisante de l'histoire nord américaine.
    L'intrigue est particulièrement bien tissée!
    Tous les profils sont suffisamment complexes pour être pertinents. Le rapport à l'ordre établi et qui décide des lignes est astucieusement présenté via ces carnets de vie. C'est une illustration intéressante du relativisme culturel
    J'ai été très touchée de lire qu'une partie des recettes du livre étaient reversées à une école indienne du Montana.
    Il me tarde de lire la suite!!

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  • Avec Mille femmes blanches, son premier roman, Jim Fergus a aussitôt pris rang parmi les plus grands écrivains étatsuniens. Publié en 1997 aux États-Unis, One thousand White Women : The Journals of May Dodd, a connu un grand succès lorsque Le Cherche-Midi l’a édité en France en 2000, le...
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    Avec Mille femmes blanches, son premier roman, Jim Fergus a aussitôt pris rang parmi les plus grands écrivains étatsuniens. Publié en 1997 aux États-Unis, One thousand White Women : The Journals of May Dodd, a connu un grand succès lorsque Le Cherche-Midi l’a édité en France en 2000, le rééditant en 2013.

    Cette fiction est basée sur des documents, ces fameux carnets retrouvés longtemps après et dont l’auteur a su admirablement tirer un récit intime de May Dodd, internée à la demande de sa famille, à l’âge de 23 ans, pour troubles mentaux, et partie vivre chez les Cheyennes.
    Le prologue met en scène Little Wolf, chef Cheyenne reçu à Washington par le Président Grant, en 1874. Afin d’aider sa tribu à survivre et à se rapprocher de ceux qui colonisent l’Amérique du Nord, il demande mille femmes blanches en échange de mille chevaux. Des femmes sont aussitôt volontaires sans savoir que la volonté du pouvoir est d’anéantir les tribus récalcitrantes.
    Commence alors le premier carnet de May Dodd, le 23 mars 1875, dans ce voyage en train interminable vers l’ouest, au départ de Chicago. Elle constate la misère des enfants vivant dans les banlieues, « des enfants sales en haillons qui jouent dans des cours boueuses. »… « la misère civilisée ». Alors qu’elle vivait avec un homme de rang inférieur et qu’elle était mère de deux enfants, sa famille l’a fait enlever en pleine nuit et enfermer dans un asile d’aliénés. C’est pourquoi le sentiment de liberté qu’elle éprouve, est plus fort que tout. Petit à petit, elle fait connaissance avec les autres femmes, Martha mise à part car elle était son infirmière et qu’elle a choisi l’aventure, elle aussi.
    Lorsqu’elle assiste à un massacre de bisons, depuis la fenêtre du train, elle note : « Je ne peux m’empêcher de penser une fois de plus que l’homme est bel et bien une créature brutale et imbécile. Est-il une autre espèce sur terre qui tue pour le plaisir ? » Lorsqu’elle aperçoit des Indiens près de Fort Laramie, elle constate qu’ils sont devenus « des épaves, aussi navrants que disgracieux. »
    Camp Robinson est la dernière étape pour ces quarante femmes de cette première fournée. Le 6 mai 1875, elle voit enfin les Cheyennes : « une race d’hommes robustes et minces aux visages basanés, bruns comme des châtaignes, à l’ossature nouée de muscles vigoureux. » Un seul moyen de communication : les gestes car leur langue… C’est là qu’elle fait une rencontre importante : le capitaine John Bourke.
    Commence alors sa vie de squaw avec Little Wolf, son mari, qui a déjà deux épouses… Elle découvre que les tâches les plus basses sont laissées aux femmes mais va peu à peu trouver un peu d’autonomie. Nous sommes plongés au cœur de la vie de ce peuple au plus près de la nature, avec force détails et scènes de la vie ordinaire.
    La cérémonie du mariage est commune pour ces femmes qui s’adaptent plus ou moins bien. Pourtant, May constate : « J’admets n’avoir jamais rencontré peuple plus généreux et altruiste. » Comme dans un rêve, elle retrouve son mari dans un tipi, enfin seule et elle est certaine d’attendre un enfant.
    Hélas, le whiskey fait des ravages et la pression des blancs s’intensifie pour confisquer des terres pourtant laissées officiellement aux Indiens. Les chercheurs d’or arrivent dans les Black Hills et les Indiens sont incapables de s’entendre pour opposer un front uni à la violence, à la cupidité et au mensonge.

    Codicille et épilogue permettent à Jim Fergus de bien préciser les choses à la fin d’une histoire passionnante, émouvante, instructive, riche en aventures et en rebondissements avec, hélas, horreurs et massacres au rendez-vous.

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