Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Memorex

Couverture du livre « Memorex » de Cindy Van Wilder aux éditions Gulf Stream
Résumé:

Memorex 2022. Cela fait un an que la vie de Réha a basculé. Un an que sa mère est morte dans un attentat contre sa fondation, Breathe, qui promeut un art contemporain et engagé. Un an que son père, un scientifique de génie, ne quitte plus Star Island, l'île familiale. Un an qu'Aïki, son frère... Voir plus

Memorex 2022. Cela fait un an que la vie de Réha a basculé. Un an que sa mère est morte dans un attentat contre sa fondation, Breathe, qui promeut un art contemporain et engagé. Un an que son père, un scientifique de génie, ne quitte plus Star Island, l'île familiale. Un an qu'Aïki, son frère jumeau, son complice de toujours, s'est muré dans une indifférence qui la fait souffrir. Le jour de ce sinistre anniversaire, la famille est réunie sur l'île : c'est le moment de lever les mystères, les tabous, les rancoeurs que Réha ressasse depuis un an. Au coeur de l'énigme : Memorex, la multinationale pharmaceutique de son père, ainsi que ses expérimentations sur la mémoire. Des expérimentations qui attisent les convoitises de personnages puissants et sans scrupules, prêts à tout pour accomplir leurs rêves les plus fous.

L'auteur Née en Belgique, traductrice de profession, Cindy VAN WILDER aime relever des défis et explorer de nouveaux horizons littéraires. Après la féérie urbaine des Outrepasseurs, dont le premier tome a remporté le prix Imaginales Jeunesse 2014, elle s'est lancée dans le roman d'anticipation avec Memorex. Vous pouvez la retrouver sur son blog et les réseaux sociaux, où elle aime bavarder.

Donner votre avis

Avis (5)

  • Je l’ai déjà dit à demi-mot dans l’une ou l’autre chronique, je souffre de phobie sociale … mais je refuse de la laisser m’empêcher de vivre, de la laisser gagner en me cloitrant chez moi. Aussi, il m’arrive parfois de m’armer de courage pour me rendre à l’une ou l’autre manifestation...
    Voir plus

    Je l’ai déjà dit à demi-mot dans l’une ou l’autre chronique, je souffre de phobie sociale … mais je refuse de la laisser m’empêcher de vivre, de la laisser gagner en me cloitrant chez moi. Aussi, il m’arrive parfois de m’armer de courage pour me rendre à l’une ou l’autre manifestation littéraire, tout en sachant que je serai terrassée par une crise de migraine bien carabinée pendant toute la semaine qui suivra, tout en sachant que je ne profiterai pas réellement de l’événement sur le moment, vu que je serai sans cesse en train de lutter pour garder la tête hors de l’eau et ne pas m’effondrer … Si aux Imaginales, vous croisez une jeune fille à lunettes complétement hagarde, au bord des larmes, accrochée désespérément à son sac de livres, en train de bredouiller lamentablement quelques absurdités à un auteur, vous m’aurez très certainement trouvée. A ce stade, vous vous demandez probablement pourquoi je m’inflige ce genre de situation terriblement anxiogène alors que rien ne m’y oblige … Déjà, comme je le disais, parce que je refuse catégoriquement de laisser la maladie gagner. Et puis, pour les quelques souvenirs qui parviennent à émerger du brouillard : quelques conversations avec tel ou tel auteur, voire même avec un autre lecteur croisé au détour d’une file d’attente. Des souvenirs qui ressurgissent lorsque je relis les dédicaces : je me souviens ainsi que c’est au salon du livre de Colmar, en 2016, que Cindy Van Wilder (vraiment adorable) a finalement réussi à me convaincre de lui prendre Memorex, alors que j’étais venue pour la suite des Outrepasseurs. Six ans plus tard, je l’ai enfin sorti de ma PAL (mieux vaut tard que jamais, nan ?) … et j’aurai sans doute dû m’en tenir à mon plan initial.

    Cela va bientôt faire un an que Réha a le sentiment de vivre au cœur des enfers. Un an que sa mère est morte dans ses bras. Un an que son frère jumeau n’est plus que l’ombre de lui-même. Un an que le monde entier a les yeux rivés sur elle, la miraculée de l’attentat de la fondation Breathe, l’héritière de la multinationale pharmaceutique Memorex. Une année entière passée à refouler le plus profondément possible en elle-même toute la colère qui s’est accumulée au fil des mois. Colère contre le mystérieux terroriste qui a brisé en mille morceaux tous les rêves de sa mère. Colère contre celui qui est supposé être son frère jumeau et qui ne lui prête plus la moindre attention. Colère contre sa tante qui les a tous trahis en dévoilant à la presse des mensonges ignobles sur leur famille. Colère contre tous ces journalistes qui campent devant le campus, contre ses camarades de classe qui vivent en toute innocence, contre le monde entier. Tandis que se rapproche, inexorablement, ce premier funeste anniversaire, tandis qu’Aïki et elle s’apprêtent à quitter leur prestigieuse école pour rejoindre l’île privatisée de leur père, pour se recueillir sur la tombe de leur mère, Réha ne souhaite plus qu’une seule chose : que tout redevienne comme avant. Ou, à défaut, de tout oublier, de tout laisser derrière elle pour tout recommencer à zéro. Si seulement c’était possible … Réha est très loin d’imaginer que derrière son souhait de jeune fille brisée se cache une terrible réalité, qui ne demande qu’une petite étincelle pour surgir au grand jour et tout ravager sur son passage.

    Impossible de le nier : quand Cindy Van Wilder m’a vanté et donc vendu son livre, j’étais intimement convaincue que ce roman (publié dans une de mes collections préférées d’une de mes maisons d’édition préférées) avait absolument tout pour devenir un fabuleux coup de cœur. C’était presque une évidence : avec un résumé pareil, tous les ingrédients semblaient réunis pour former un thriller techno-psychologique palpitant au possible, exactement comme je les aime ! Comment pourrait-il en être autrement, me disais-je alors : non seulement il y a des jumeaux (ceux qui me connaissent savent que je suis fascinée par la gémellité, par ce lien mystérieux et mécompris qui semble parfois unir de façon quasi-magique les jumeaux), mais il est visiblement question d’expérimentations sur la mémoire et de secrets familiaux qui s’apprêtent à éclater avec fracas (tout le monde sait les dégâts que cela peut entrainer … et les bonnes histoires qui en découlent) ? C’est donc avec un enthousiasme débordant et une confiance aveugle que je me suis plongée dans ce récit, d’ores et déjà persuadée que j’allais me régaler du début à la fin. Malheureusement, ça n’a pas pris aussi bien que je l’espérais : ce n’est pas une mauvaise lecture, mais c’est très loin d’être la merveilleuse lecture que j’imaginais. Pour faire simple, je dirais qu’il y avait un très bon potentiel, de très bonnes idées, mais qui n’ont pas été exploitées à leur juste mesure : le fond était prometteur, mais la forme n’a pas suivi ces promesses. Il en ressort un déséquilibre qui a irrémédiablement fait chuter ce roman du piédestal où je m’apprêtais à le mettre …

    De bonnes idées, disais-je. Nous faisons la connaissance de Réha, qui a perdu sa mère un an auparavant dans un attentat qui n’a toujours pas été revendiqué ni élucidé : à l’heure actuelle, personne ne sait qui a posé cette bombe, et encore moins pourquoi. Pourquoi donc s’en prendre à une fondation d’art contemporain ? L’incertitude ronge Réha aussi profondément que la rancune : elle a le sentiment que, tant qu’elle ne saura pas qui a causé la mort de sa mère, elle ne parviendra pas à faire son deuil. Tant qu’elle ne saura pas à qui elle doit en vouloir, elle ne pourra s’empêcher de haïr le monde entier. Tant qu’elle ne saura pas pourquoi sa mère est morte, sa vie n’aura plus aucun sens. Mais ce qui ronge Réha plus profondément encore, c’est la distance qui la sépare chaque jour un peu plus de celui qui a toujours été l’être le plus important de sa vie : Aïki, son frère jumeau. D’inséparables, ils sont devenus de parfaits étrangers l’un pour l’autre. Pourquoi s’obstine-t-il à l’ignorer, comme si elle n’était personne à ses yeux ? Elle donnerait absolument n’importe quoi pour retrouver son alter ego, la seconde moitié d’elle-même … Pour ne pas avoir à affronter seule l’épreuve qui les attend sur l’île familiale : le premier anniversaire de la mort de leur mère. Le désarroi de Réha ne peut laisser indifférent, et cela d’autant plus qu’on a la vague mais profonde intuition que la pauvre enfant est très loin de tout savoir : il y a quelque chose de vraiment pas net derrière toute cette affaire, mais sa souffrance est trop grande pour qu’elle puisse y voir clair.

    Mais le gros problème, justement, c’est que c’est trop flagrant. Ca crève tellement les yeux que quelque chose ne tourne pas rond qu’il n’y a absolument aucune surprise lorsque la « grande révélation » a lieu : on s’attendait tellement à quelque chose de ce genre qu’on ne ressent finalement rien de plus qu’une sorte de lassitude. « Oui, et alors ? ». On a déjà vu cela bien souvent, rien de très original. Oui, l’être humain a toujours rêvé de transcender la nature humaine, de vaincre la mort, mais aussi de tout contrôler, y compris les souvenirs et les pensées, de refaçonner l’être humain à sa convenance, de se prendre pour un dieu. Oui, il y a des personnes sans scrupules qui ne reculent devant rien pour satisfaire leur quête effrénée de connaissance et de pouvoir, et qui se trouvent des centaines d’excuses pour légitimer leurs actes ignobles (que d’atrocités a-t-on commis au nom du « bien commun »). On sait, pas besoin de l’assener avec autant d’insistance. C’est d’ailleurs ce qui m’a le plus dérangée dans cette lecture : cette surenchère. A chaque chapitre, on en rajoute une couche, pire qu’un mauvais film hollywoodien : encore un coup de théâtre, encore une révélation « fracassante », sans oublier les situations clichées à mourir … Ca va bien cinq minutes, mais quatre-cent pages, c’est lassant. Sans oublier le va-et-vient entre passé et présent, qui joue beaucoup trop sur le « j’en dis assez pour bien faire comprendre au lecteur qu’il y a anguille sous roche mais assez peu pour conserver un pseudo-mystère » : c’est tellement artificiel, ça manque tellement de subtilité, que ça agace plus que ça n’attise la curiosité …

    En bref, vous l’aurez bien compris, j’attendais bien plus de ce roman, qui me laisse vraiment sur ma faim. D’un côté, il y a trop de choses, et de l’autre, pas assez. D’un côté, on est dans une sorte de surenchère frénétique de péripéties toutes aussi clichées les unes que les autres, de pointage de doigts des indices pour éviter que la « grande révélation » ne tombe de nulle-part. De l’autre, on est dans une absence absolue d’émotion, de profondeur et de tension narrative : on ne ressent rien de la peine entremêlée de colère de Réha, rien même de sa peur, et encore moins de sa surprise probablement teintée de désarroi. Tout est à la fois trop long (car on fait trainer l’intrigue en longueur pour que la « grande révélation » termine le roman en apothéose) et trop rapidement expédié (comme il y a plusieurs révélations qui s’entremêlent, il faut faire vite, et tout jeter à la suite). On s’appesantit pendant des pages et des pages sur des éléments qui n’apportent en réalité absolument rien à l’intrigue (franchement, à quoi sert Kim, hormis donner le prétexte pour sortir des atermoiements amoureux absolument ridicules ?), et on ne fait que survoler les choses réellement importantes, celle qui méritaient d’attirer l’attention et la réflexion du lecteur (à quoi bon nous faire miroiter un questionnement sur ce qui fait l’humanité et l’identité d’un individu, si c’est pour faire disparaitre en un claquement de doigt celui qui porte cette interrogation ?). C’est vraiment dommage … et je suis d’autant plus frustrée que cela fait six ans que, à chaque fois que je le voyais dans ma pile à lire, je me disais que j’avais hâte de découvrir ce que je pensais être un futur coup de cœur !

    https://lesmotsetaientlivres.blogspot.com/2022/05/memorex-cindy-van-wilder.html

    thumb_up J'aime comment Réagir (0)
  • Je suis tombé sur ce livre par hasard dont le nom de l'auteure m'était vaguement familier, en effet, c'est l'auteure de la saga "Les Outrepasseurs" que je n'ai pas encore sortis de ma PAL... Mon critère de sélection pour ce livre est très superficiel, je vous l'accorde. Par la suite, j'ai vu des...
    Voir plus

    Je suis tombé sur ce livre par hasard dont le nom de l'auteure m'était vaguement familier, en effet, c'est l'auteure de la saga "Les Outrepasseurs" que je n'ai pas encore sortis de ma PAL... Mon critère de sélection pour ce livre est très superficiel, je vous l'accorde. Par la suite, j'ai vu des critiques qui vanter ce livre comme étant un coup de coeur, une "pépite tomber du ciel"... Additionnant une quatrième de couverture assez énigmatique, il ne m'en fallait pas plus pour me donner envie de le lire.

    Un an après l'attentat contre la fondation Breathe qui a coûté la vie à sa fondatrice qui n'est autre que la mère de Réha. Nous suivons cette dernière qui essaye de retrouver une vie normale faisant son deuil du mieux qu'elle le peut. Mais cette dernière estime aussi avoir perdu son frère jumeau, Aïki, qui n'est plus du tout de même depuis ce jour-là. Renfermé dans son monde, Aïki est froid et différent. Avant, c'était les meilleurs amis au monde, ils faisaient tout ensemble. Cet éloignement la fait souffrir, mais aussi une très grande colère. Néanmoins, elle peut compter sur sa meilleure amie Ilse, qui ne l'a pas laissé tomber. Quant à Aïki, son jumeau, il est vrai qu'il est très froid, mais il cache quelque chose d'inavouable, dont il ne sait pas comment s'en délivrer. Au début, il est vrai que j'ai eu tendance à ne pas apprécier Aïki qui était très antipathique, mais au fur et à mesure que l'histoire avancée, il était évident que son secret lui pesait et était la source de tous ses maux ainsi que son caractère. La révélation sur ce personnage est de loin celle qui m'a le plus surprise (je ne m'attendais simplement pas à cette éventualité-là) mais aussi attristée. C'est le personnage qui m'a le plus marqué. Pour les vacances, elle et son frère doivent retourner sur l'île familiale, pour commémorer la mort de leur mère. L'un comme l'autre sont réticents, mais on ne dit pas non à leur père, mondialement connu pour le médicament pharmaceutique qu'il a mis en place. Mais un événement des plus bouleversants va venir bousculer les convictions de cette famille va rouvrir des vieilles blessures et des vérités qu'il n'est jamais bon de forcément entendre. Dès l'arrivée sur l'île familiale, on sait d'office que rien ne va être simple, que les secrets vont éclater, et rien de bon ne va en sortir. La particularité de ce roman, c'est qu'à chaque fin de chapitre, l'auteure nous offre petit à petit une explication à tous ces soucis et ces vérités cachées. On replonge dans le passé, comme on replonge lors de l'attaque. On en apprend un peu plus chaque fois, et on voit enfin la fin du tunnel et les explications. Ce n'est pas du tout un livre d'action, mais d'un suspense psychologique, une véritable retourne cerveau ! Tous les personnages sont mis a rude épreuve et poussé sur leur retranchement, leur conviction. J'ai passé un bon moment avec ce roman, j'ai adoré l'écriture de l'auteur. Je n'ai peut-être pas succombé au phénomène "Page-turner" dont tout le monde parle, mais je trouve néanmoins que cela reste un bon livre.

    thumb_up J'aime comment Réagir (0)
  • Memorex est un thriller jeunesse qui se lit assez vite. Toutefois, j'ai eu un peu de mal à m'y mettre. J'en attendais beaucoup, et j'ai trouvé la mise en place un peu longue. C'est aussi sûrement dû au fait que j'ai un rythme de lecture très bas en ce moment (ça n'aide pas!). En fait, les...
    Voir plus

    Memorex est un thriller jeunesse qui se lit assez vite. Toutefois, j'ai eu un peu de mal à m'y mettre. J'en attendais beaucoup, et j'ai trouvé la mise en place un peu longue. C'est aussi sûrement dû au fait que j'ai un rythme de lecture très bas en ce moment (ça n'aide pas!). En fait, les chapitres sont assez courts ce qui rend le récit assez dynamique. Cependant, il faut suivre ! Chaque chapitre comporte deux phases : le présent, et le passé. Si le présent est assez fluide, toujours celui de Réha qui nous raconte son histoire à la première personne, j'ai eu un peu plus de mal à me retrouver dans le passé. Ce dernier fait référence à de multiples points de vue (sa tante, son père, son frère…) et à des moments très divers (le passé lointain de son père, avant l'attentat, après l'attentat…).

    Je conseille donc de vous ménager du temps pour cette lecture, que j'ai finalement fini en quelques heures. Lorsqu'on est dedans, l'histoire est très addictive.

    La vie de Réha a bien changé depuis l'attentat. Sa mère est décédée, son frère n'est plus le même. Sait-il quelque chose qu'il ne veut pas lui dire ? Elle trouve du soutien dans sa vie à l'internat, auprès de sa meilleure amie Isle. Seulement, elle doit retourner chez elle pour les vacances de Thanksgiving, un an après l'attentat. Après avoir reçu des mails mystérieux et inquiétants, elle rentre chez elle avec son frère et la petite amie de celui-ci.

    Qui est à l'origine de l'attentat ? Pourquoi ? C'est un thriller d'anticipation au final assez haletant. L'auteure aborde plusieurs sujets intéressants via l'histoire de Réha. Je ne veux pas en dire beaucoup plus sur ce point. Memorex fait des expérimentations sur la mémoire, voyez qu'il y a quand même matière sur ces questions, notamment en terme d'éthique.

    Concernant les personnages, j'ai beaucoup aimé celui du père. De ce fait, je trouve le découpage pas mal car il permet d'aborder son point de vue sur la deuxième phase. C'est une personnalité intéressante bien qu'on retiendra surtout Réha, personnage principal bien campé.

    En bref, j'ai beaucoup aimé ce thriller d'anticipation. Si j'ai eu du mal à m'y plonger, il s'avère très addictif et traiter de thèmes intéressants.

    Lien : https://lectoplum.wordpress.com/2017/01/15/memorex-cindy-van-wilder/

    thumb_up J'aime comment Réagir (0)
  • Un bon thriller jeunesse ( je l'aurais apprécié plus il y a quelques années)

    Un bon thriller jeunesse ( je l'aurais apprécié plus il y a quelques années)

    thumb_up J'aime comment Réagir (0)
  • Le moins que l'on puisse dire, c'est que Memorex fait partie de ces livres pour lesquels il est difficile d'écrire une chronique, de peur d'oublier des éléments essentiels.

    C'est dans une atmosphère angoissante et emprunte de tristesse, que l'on rencontre Réha, une jeune fille oppressée par...
    Voir plus

    Le moins que l'on puisse dire, c'est que Memorex fait partie de ces livres pour lesquels il est difficile d'écrire une chronique, de peur d'oublier des éléments essentiels.

    C'est dans une atmosphère angoissante et emprunte de tristesse, que l'on rencontre Réha, une jeune fille oppressée par la nostalgie. Un an après les attentats qui lui ont valus la perte de sa mère, elle a également l'impression d'avoir perdu son frère jumeau, Aïki. Les jours passent, mais les liens si fraternels qu'elle semblait avoir avec lui, semblent s'être brisés... Pour elle, il n'est plus le même.

    Dès les premières pages, on ressent cette lourde peine, qui pèse sur les épaules de Réha. Cette jeune fille, qui ne veut rien laisser paraître, et qui pourtant, se sent si seule à porter la tristesse de la mort de sa mère. Le sujet de l'attentat nous est si familier, aujourd'hui, qu'on ne peut que ressentir cette douleur dans la poitrine, à l'annonce du sort de sa famille. Pourtant, elle est loin d'être au bout de ses peines... Et lors des vacances de Thanksgiving sur l'île familiale, des secrets vont éclater en plein jour, faisant également éclater la vie de Réha.

    A partir de ce moment, l'auteur développe une alternance entre le présent, narré par Réha, et le passé, narré par Aïki. Ecriture qui va nous révéler les secrets de ce personnage, incompris de tous, indépendamment de sa volonté. Les mystères se brisent, nous laissant dans une béatitude extraordinaire fasse à cette histoire complexe et "mécanique". Les rouages de l'intrigue s'imbriquent les uns dans les autres, de sorte à nous proposer cette histoire futuriste à la Frankenstein.

    Cindy Van Wilder nous propose avec Memorex, l'histoire d'un crime innovent, mêlé entre psychologie, science et humanisme. Avec son écriture maîtrisée et envoûtante, elle nous plonge dans ce thriller - avec un soupçon d'aventure et de Science-Fiction - en nous tenant en haleine, du début à la fin. Sans oublier le merveilleux travail effectué sur la couverture, qui rend ce livre aussi beau, que bon.

    thumb_up J'aime comment Réagir (0)

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.

Autres éditions (1)