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Médée, l'altérité consentie

Couverture du livre « Médée, l'altérité consentie » de Florence Fix aux éditions Pu De Clermont Ferrand
Résumé:

Figée depuis l'Antiquité gréco-romaine dans l'acte inouï de l'infanticide, Médée, princesse orientale et compagne d'un héros grec, interroge notre capacité à voir représenté (sur scène, en peinture, au cinéma) ce que la plupart des sociétés et des religions européennes condamnent ou du moins... Voir plus

Figée depuis l'Antiquité gréco-romaine dans l'acte inouï de l'infanticide, Médée, princesse orientale et compagne d'un héros grec, interroge notre capacité à voir représenté (sur scène, en peinture, au cinéma) ce que la plupart des sociétés et des religions européennes condamnent ou du moins occultent. Pourtant la mère qui tue ses enfants ne doit pas être arrêtée à cette saisissante image : nombre de réécritures du reste osent la présenter comme innocente. En tant qu'étrangère accusée du pire, magicienne, prêtresse, fille de roi malmenée par les rumeurs et les soupçons, Médée dans les textes de la modernité se fait figure de la rébellion contre l'arbitraire, de l'individu triomphant contre le pouvoir politique abusif. Refusant toutes les intégrations, revendiquant ses différences (sorcière, mère indigne, régicide), défiant les lois et se soustrayant à toute justice humaine, la petite-fille du soleil incarne noblement et volontairement l'altérité consentie.

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