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Maudit Soit Andreas Werckmeister

Couverture du livre « Maudit Soit Andreas Werckmeister » de Juan Asensio aux éditions De La Nuit
  • Date de parution :
  • Editeur : De La Nuit
  • EAN : 9782917431092
  • Série : (-)
  • Support : Papier
  • Nombre de pages : (-)
  • Collection : (-)
  • Genre : (-)
  • Thème : Non attribué
  • Prix littéraire(s) : (-)
Résumé:

Auctoritas, l'autorité, fonde l'auteur et non l'inverse. C'est que la grâce lui est accordée de la clairaudience du langage, origine de la clairvoyance. Mais ici et maintenant nous vivons de miettes ", nous avertit l'auteur de ce livre citant Hamann. Quelle est la charge de l'écrivain, sa... Voir plus

Auctoritas, l'autorité, fonde l'auteur et non l'inverse. C'est que la grâce lui est accordée de la clairaudience du langage, origine de la clairvoyance. Mais ici et maintenant nous vivons de miettes ", nous avertit l'auteur de ce livre citant Hamann. Quelle est la charge de l'écrivain, sa fonction, s'il traverse le temps du dépérissement du langage, source de la dessiccation ou de la pulvérisation du vivant et de son monde ? Par cet ouvrage, Juan Asensio poursuit la tâche qui lui incombe, accomplissant l'ultime devoir du dernier homme, qui du cadavre auquel il se trouve confronté, en décèle trois métamorphoses successives dont la triplicité symbolique va nous révéler l'éloignement des fondements chrétiens de la littérature, notamment la française, infectée de propagande et puis réduite au bavardage : la mort de Dieu, de l'identité du Livre et de l'Univers en glaciation ; enfin l'invisibilité advenue des grandes oeuvres écrites par les derniers qui n'ont pas craint de franchir la limite au-delà de laquelle celui qui s'avance risque l'aphasie parce que tout devient chaos. oeuvrant au salut de la littérature, l'auteur en prescrit la règle : " il faut donc que les romans qui paraissant à notre époque, au moins, figurent en leur propre construction la descente aux enfers annonçant le retour d'Orphée à la lumière du jour. Le cliché, aussi jauni qu'on le souhaitera, n'en est pas moins parfaitement fascinant. Toute parole réelle doit s'éteindre, accepter de s'éteindre, pour renaître, plus forte, au monde ". Pour le reste, il suffit de pousser dans l'abîme ce qui ne demande plus qu'à y être jeté.

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