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Marche blanche

Couverture du livre « Marche blanche » de Claire Castillon aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782072840432
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

« C'est déjà arrivé. J'ai lu mille choses comme celle-là. Une fille vient sonner chez ses parents dix ans après sa disparition. Elle leur lance :
Vous me reconnaissez ? Et la vie reprend. [...]Les miracles arrivent quand il n'y a plus d'espoir.» Dix ans après la disparition de leur fille... Voir plus

« C'est déjà arrivé. J'ai lu mille choses comme celle-là. Une fille vient sonner chez ses parents dix ans après sa disparition. Elle leur lance :
Vous me reconnaissez ? Et la vie reprend. [...]Les miracles arrivent quand il n'y a plus d'espoir.» Dix ans après la disparition de leur fille Hortense, alors âgée de quatre ans, Carl et sa femme vivent toujours dans l'ombre terrible de ce drame.
Des marches blanches ont été organisées, l'enquête se poursuit sans résultats. Carl voit avec inquiétude se dégrader l'état mental de son épouse, qui semble discerner partout des preuves que sa fille est encore en vie. Ces troubles de la raison vont se précipiter avec l'arrivée de nouveaux voisins dans la maison d'en face. Géraldine et Bertil ont deux enfants, Ludo et Hélène. Hélène a quatorze ans, exactement l'âge qu'aurait Hortense ; elle a une petite cicatrice sur la lèvre qui correspond à celle qu'avait la fillette. Il n'en faut pas plus pour que la mère se persuade qu'il s'agit de sa fille.
Ce roman, à la fois haletant et glaçant, est d'une extrême efficacité dans la description de la folie qui étend son empire sur l'esprit de la narratrice. Le délire logique de cette femme, le jugement implacable qu'elle porte sur son mari, sur son entourage, sur le monde et la vie (et assez peu sur elle-même) jettent un trouble profond dans l'esprit du lecteur. Ce roman d'une grande justesse psychologique ne résonnerait pas aussi violemment en nous sans le style très singulier et puissant de Claire Castillon, qui impose de bout en bout son charme vénéneux.

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Articles (1)

Avis (10)

  • Ce roman est un véritable tour de force de Claire Castillon, qui, en se glissant dans la tête d’une mère effondrée après l’enlèvement non résolu de sa fille, nous fait toucher du doigt cette souffrance proche de la folie.
    La narratrice revient avec une constance obsessionnelle sur les...
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    Ce roman est un véritable tour de force de Claire Castillon, qui, en se glissant dans la tête d’une mère effondrée après l’enlèvement non résolu de sa fille, nous fait toucher du doigt cette souffrance proche de la folie.
    La narratrice revient avec une constance obsessionnelle sur les circonstances du rapt : Hortense, quatre ans, enlevée dans un parc alors qu’elles jouaient toutes les deux à cache-cache.

    Carl, le mari aimant, poursuit le combat à sa manière en placardant des affiches et des photos partout jusque sur les briques de lait, mais il reste impuissant devant les comportements incohérents de sa femme. Il parle bien de voyage pour échapper aux souvenirs étouffants, mais il leur est impossible de s’éloigner de ce lieu où a vécu leur fillette.
    Dix ans après le drame, une famille s’installe dans la maison d’en face, une famille avec deux enfants dont Hélène, une ado de 14 ans, l’âge qu’aurait eu Hortense. Elle ressemble trait pour trait à la fillette disparue. La mère est en pleine confusion sous le regard de Carl impuissant. Il est évident que sa fille a été enlevée pour être vendue à cette famille. Elle cherche à établir le contact avec Hélène, échafaude une évasion, rien qu’elle et sa fille.
    Le roman oscille en permanence entre la réalité : enquête, appels d’illuminés, démarche de journalistes, accusation des proches, marches blanches, et les histoires invraisemblables que se raconte cette mère pour garder la douleur à distance. Mais cette souffrance peut aussi cacher une certaine culpabilité, celle de n’avoir pas toujours été une mère à la hauteur.

    Cette histoire racontée dans de courts chapitres peut parfois dérouter par son cheminement chaotique. On se sent mal à l’aise face à la folie de cette mère tout à la fois touchante et dérangeante.
    Dans un style fluide, les phrases courtes de Claire Castillon font mouche
    Ce roman psychologique, plus noir qu’il n’en a l’air, est percutant et je l’ai lu d’une traite.

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  • Hortense, une petite fille de 4 ans a disparu lors d'une partie de cache cache avec sa maman dans un parc. Ses parents survivent au drame. Dix ans plus tard, une famille emménage en face de leur maison, l'ainée des enfant, Hélène, a exactement l'âge qu'aurait Hortense. Il n'en faut pas plus à la...
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    Hortense, une petite fille de 4 ans a disparu lors d'une partie de cache cache avec sa maman dans un parc. Ses parents survivent au drame. Dix ans plus tard, une famille emménage en face de leur maison, l'ainée des enfant, Hélène, a exactement l'âge qu'aurait Hortense. Il n'en faut pas plus à la mère pour être persuadée que sa fille est revenue
    Un roman douloureux, Claire Castillon exprime avec justesse le drame d'une mère.

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  • 1,2,3… Une petite fille de quatre ans aux yeux bleus, Hortense, est kidnappée dans un parc. 4,5,6… Commence la survie des parents, prisonniers de l’attente, meurtris par chaque espoir déçu. 7,8,9… On suspecte tout le monde, même la sœur, même la mère. 10, 11, 12… Ça fait dix ans que c’est arrivé...
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    1,2,3… Une petite fille de quatre ans aux yeux bleus, Hortense, est kidnappée dans un parc. 4,5,6… Commence la survie des parents, prisonniers de l’attente, meurtris par chaque espoir déçu. 7,8,9… On suspecte tout le monde, même la sœur, même la mère. 10, 11, 12… Ça fait dix ans que c’est arrivé et comme chaque année, une marche blanche est organisée. 13,14,15… Pour la retrouver, on est prêt à tout, à faire parler les cartes, à invoquer les dieux et les diables. 16,17,18… Et cet éditeur qui harcèle la mère pour qu’elle raconte son histoire, pour qu’ainsi le portrait de sa fille disparue soit visible de tous. 19,20,21… De nouveaux voisins ont emménagé dans la maison d’en face, la fille aînée a le même âge qu’aurait Hortense aujourd’hui. 22,23,24… La mère s’est convaincue que la petite voisine est sa fille. Elle en perd la raison. Elle est folle, non, c’est bien pire que ça. 25, 26, 27… À 27, la mère d’Hortense avait rouvert les yeux pour découvrir que sa petite fille n’était plus là. Pourtant le cache-cache n’est pas celui que l’on croit.
    J’ai longtemps hésité avant de lire le dernier roman de Claire Castillon. À cause du sujet, assez dur, et par peur que l’auteure ne soit pas à la hauteur. La capture récente du possible assassin de la petite Maddie m’a convaincue de franchir le pas. La quatrième de couverture ne ment pas. C’est un livre d’une grande maîtrise, et d’une rare finesse psychologique. Pour moi, l’un des meilleurs romans français de cette année 2020.
    Bilan :

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  • Ce livre est plutôt réussi mais je ne dirais pas qu’il est « haletant » comme le dit la 4e de couverture, mais effectivement d’une grande justesse psychologique. Je ne dirais pas non plus que la narratrice, la mère, soit une mère délirante d’amour, mais délirante tout court et surtout une mère...
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    Ce livre est plutôt réussi mais je ne dirais pas qu’il est « haletant » comme le dit la 4e de couverture, mais effectivement d’une grande justesse psychologique. Je ne dirais pas non plus que la narratrice, la mère, soit une mère délirante d’amour, mais délirante tout court et surtout une mère en souffrance. L’auteur nous fait rentrer « dans la tête » de cette mère, et dans sa mécanique mentale plus que tourmentée. Alors évidemment, on tourne un peu en rond, c’est un peu répétitif comme le sont les obsessions, les délires. Et la fin, glaçante il est vrai, est prévisible quand on sait lire entre les lignes car Claire Castillon nous donne pas mal d’indices au fil des pages. Alors évidemment, je ne peux pas en dire beaucoup plus au risque d’en dire trop. J’ai beaucoup aimé justement tout ce qu’il y a à comprendre derrière la souffrance de cette mère dont la fille a disparu. C’est aussi son couple et sa relation à Carl son mari qui est mis en lumière. Carl et son gilet gris ou son pull gris à zip froid…

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  • 28 janvier 2018, 16h20, Hortense, 4 ans, a disparu. Quelques minutes auparavant, dans un parc, la fillette jouait à cache-cache avec sa mère. Quand sa mère rouvre les yeux, Hortense, n'est plus là !

    10 ans ont passé, le père ne baisse pas les bras, il continue à imprimer des affiches, des...
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    28 janvier 2018, 16h20, Hortense, 4 ans, a disparu. Quelques minutes auparavant, dans un parc, la fillette jouait à cache-cache avec sa mère. Quand sa mère rouvre les yeux, Hortense, n'est plus là !

    10 ans ont passé, le père ne baisse pas les bras, il continue à imprimer des affiches, des photographies, et à organiser des marches blanches.

    10 ans ont passé quand dans la maison en face de chez eux, un couple et deux enfants emménagent. Elle croit reconnaitre sa fille, Hortense.

    "Marche Blanche" est un thriller psychologique intense au coeur d'une disparition d'enfant. L'histoire est racontée à la première personne par la mère, dans la tête et la folie de cette femme devenue folle à cause de la souffrance.

    Plongé dans la tête de la mère, on suit les épreuves traversées par le coupler tout au long de ces années : enquête, marche blanche, médiatisation, témoignages loufoques...

    La plume de Claire Castillon est forte, percutante, faite de phrases courtes et choquantes, sans pathos. Un roman fort qui mène à la réflexion sur la folie, la perte d'un enfant et la maternité. Et cette fin qui m'a mis une claque monumentale.

    Un roman captivant, saisissant et un style admirable. "Marche Blanche" montre tout le talent littéraire de Claire Castillon !

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  • Avec ce roman, Claire Castillon nous entraîne dans la tête de la mère d'Hortense, disparue le 23 janvier 2008 alors qu'elle avait 4 ans. Chaque année, une marche blanche est organisée, à cette date, en mémoire d'Hortense et en soutien aux parents qui la recherchent inlassablement.
    La mère, dont...
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    Avec ce roman, Claire Castillon nous entraîne dans la tête de la mère d'Hortense, disparue le 23 janvier 2008 alors qu'elle avait 4 ans. Chaque année, une marche blanche est organisée, à cette date, en mémoire d'Hortense et en soutien aux parents qui la recherchent inlassablement.
    La mère, dont on ne connaît pas le prénom, est ravagée, à la limite de la folie, détruite par la disparition de sa fille; au moment de la marche blanche de 2018, le trauma est réactivé par l'installation, en face de chez eux, d'une famille avec deux enfants, dont une adolescente de 14 ans en laquelle elle croît reconnaître sa fille et ça tourne rapidement à l'obsession.
    Par la voix de la mère, on découvre toutes les épreuves subies par les parents qui se rajoutent à la douleur : enquêtes, suspicions à l'égard des parents et de la famille, doutes, espoirs, témoignages sans valeur, spirites charlatans, marches blanches, médiatisation.
    Au-delà du suspense psychologique, Claire Castillon évoque la difficulté d'être mère, la charge mentale face à un père démissionnaire. Elle aborde également le délitement d'un couple au moment de l'arrivée de l'enfant et sa destruction après la tragédie.
    C'est très bien écrit, tout en tension; on arrive à ressentir les obsessions de la mère, sa paranoïa. Par petites touches, l'auteur nous fait approcher de la vérité qui éclate à la fin. C'est pesant, profondément dérangeant mais ce livre a le mérite d'aborder, par la fiction, un sujet tabou.
    J'ai beaucoup aimé ce roman mais je regrette que Claire Castillon se soit laissé aller à la facilité du voyeurisme de bas étage avec la séquence du procès d'un pédophile avec force détails abjects qui, à mon sens, n'apporte rien ni au personnage de la mère, ni à l'intrigue du roman.

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  • http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2020/02/marche-blanche-de-claire-castillon_27.html

    Il y a dix ans qu'Hortense a disparu, le 23 janvier 2008. La petite fille de quatre ans a disparu dans un parc des Rousses où vivent ses parents alors qu'elle jouait à cache-cache avec sa mère. Depuis ce...
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    http://leslivresdejoelle.blogspot.com/2020/02/marche-blanche-de-claire-castillon_27.html

    Il y a dix ans qu'Hortense a disparu, le 23 janvier 2008. La petite fille de quatre ans a disparu dans un parc des Rousses où vivent ses parents alors qu'elle jouait à cache-cache avec sa mère. Depuis ce drame son père Carl continue à coller des avis de recherche pour maintenir sa femme à flots et à organiser une marche blanche tous les ans à la date anniversaire de la disparition de la petite fille. C'est la voix de la mère d'Hortense qui nous raconte leur histoire qui prend un tournant particulier le jour où de nouveaux voisins aménagent dans la maison d'en face. En effet, en voyant Hélène leur fille de quatorze ans, la mère croit reconnaitre Hortense, Hélène a au-dessus de la lèvre la même cicatrice que celle qu'avait Hortense...

    La mère d'Hortense n'a jamais abandonné l'espoir de retrouver sa fille, elle circule en voiture vitres baissées pour entendre les éventuels cris de sa fille. Elle se souvient du passé, des moments vécus avec sa fille mais aussi de sa difficulté parfois à s'occuper d'elle alors, qu'institutrice, elle n'avait aucun mal à s'occuper des enfants des autres. Elle évoque une maternité qu'elle ne vivait pas toujours comme un idéal à l'instar de sa vie de couple de l'époque. Selon elle son mari Carl n'est devenu un excellent père et un mari impeccable que depuis la disparition d'Hortense. Elle se souvient aussi des soupçons qui ont pesé sur elle au début de l'enquête.

    Cette mère-accordéon qui ne ressent " rien d'autre que l'absence de sa fille " semble prête à basculer dans la folie, elle échafaude mille hypothèses, un jour elle sait que la petite voisine n'est pas sa fille, le lendemain elle ne sait plus...

    Je m'attendais à lire un roman sur l'absence, sur la difficulté à survivre à une disparition d'enfant comme le suggéraient le titre, le résumé de l'éditeur et quelques avis dont j'avais entendu parler. Une absence après disparition est d'autant plus difficile à vivre que le deuil est impossible et que l'espoir subsiste toujours avec la crainte que ce que vive son enfant soit pire que la mort. Or le thème principal de ce roman n'est pas du tout celui-là, je me suis sentie trompée... L'absence est bien entendu évoquée mais de façon assez survolée, le thème principal est la montée en puissance de la folie de la mère, l'auteure nous plonge dans la tête d'une mère qui vit une lente dégradation mentale certes liée à la disparition de sa fille mais pas seulement... mais impossible d'en dire plus sans tout dévoiler... même si l'auteure distille tout au long de son roman des indices qui nous permettent de deviner beaucoup trop tôt le dénouement final. La psychologie de la mère est assez bien analysée brossant le portrait d'une femme et d'une mère d'une grande ambiguïté dans ses tourments, ses délires et son obsession mais un certain nombre d'éléments sonnent complètement faux; par contre j'ai trouvé la psychologie du père tellement peu fouillée qu'il reste une vraie énigme pour moi. Le style est efficace pour rendre l'atmosphère très pesante mais il est aussi très sec totalement dépourvu d'émotions et assez racoleur pour me faire soupçonner l'auteure d'être tombée dans la facilité.

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  • Misère que je n’aime pas ça ! Recevoir un superbe cadeau d’une amie boostagrameuse et ne pas l’apprécier, c’est la pire chose qui pouvait m’arriver en ce 9e jour de confinement – dans la mesure où depuis le confinement, il ne m’arrive pas vraiment grand-chose alors imaginez ce que ça peut être...
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    Misère que je n’aime pas ça ! Recevoir un superbe cadeau d’une amie boostagrameuse et ne pas l’apprécier, c’est la pire chose qui pouvait m’arriver en ce 9e jour de confinement – dans la mesure où depuis le confinement, il ne m’arrive pas vraiment grand-chose alors imaginez ce que ça peut être pire que rien ?! -.

    Evidemment le cadeau en lui-même m’a beaucoup touchée. Déjà parce que ce roman était le dernier coup de cœur de Clémence mais surtout parce qu’il était un peu un cadeau d’adieu avant qu’elle ne quitte notre beau pays toulousain pour des contrées lointaines mais non moins belles. J’avais hâte de le lire car son billet m’avait séduite, ce roman semblant réunir tous les ingrédients qui font habituellement recette chez moi. Mais voilà, Clémence m’avait prévenue : ce roman divise. J’aurais aimé être du même côté de la barrière qu’elle, je me retrouve finalement en face mais je sais que nous nous retrouverons bientôt sur un autre titre.

    Bon alors, qu’est-ce qui n’allait pas dans Marche blanche de Claire Castillon ? Pour moi, très clairement c’est le style. Les phrases sont belles, l’écriture est esthétique, on sent que l’auteure a mis ses tripes dans l’écriture de ce livre. Par ses mots c’est comme si elle sculptait au burin les milles et une facettes de la folie de cette mère, anéantie par la douleur d’avoir perdu sa fille, il y a 10 ans dans un parc et nourrie de l’espoir dément de la voir resurgir sous la forme d’une adolescente dans la famille de ses nouveaux voisins. C’est très beau, c’est bien écrit mais c’est trop pour moi. Ca manque de naturel, c’est surfait, au bout de quelques dizaines de pages ce trop m’a écœurée comme un gâteau trop plein de crème dont on a pourtant apprécié les premières bouchées. Bien que très court, ce roman s’enlise, on a vite compris ce qu’il y a à comprendre, on s’est vite fait une idée sur l’état psychologique de la mère mais ça ressasse encore et encore jusqu’au final fort mais sans aucune surprise, c’était tellement logique tout ça.

    La même histoire racontée par un narrateur omniscient m’aurait sans doute beaucoup mieux convenue. Je n’ai pas du tout apprécier cette narration à la première personne, nécessairement foutraque pour coller à l’état psychologique de cette mère à la dérive et pour appuyer encore et toujours sur sa confusion mentale.

    Le procédé est trop racoleur, les ficelles trop grosses, l’auteure aimerait nous faire pénétrer dans la tête de cette mère mais ça ne marche pas avec moi. La personnalité de la mère, bien que présentée comme complexe, est finalement très simpliste dans son raisonnement, on la cerne vite et on se surprend à anticiper ses réactions, sans surprise et sans émotion. Et puis on tourne en rond comme un lion en cage, sous prétexte que c’est ce que fait cette mère, mais de toute façon on n’a pas le choix, l’intrigue est tellement pauvre que pour tenir sur la distance il faut ressasser encore et encore.

    En définitive, c’est bien ce manque de naturel dans l’écriture que je regrette le plus dans ce livre. Il est un peu à l’image de certains films français très réfléchis, très léchés, très travaillés pour faire très naturel mais qui finissent par souffrir d’une platitude assommante parce qu’on en a oublié l’essentiel, l’émotion.

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