Mademoiselle, à la folie !

Couverture du livre « Mademoiselle, à la folie ! » de Pascale Lecosse aux éditions La Martiniere

3.833333333

12 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : La Martiniere
  • EAN : 9782732484532
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

- Qu'est-ce que j'ai, Mina ?
- Demande-moi plutôt ce que tu n'as pas.
- Je veux dire, qu'est-ce qui cloche chez moi ?
- Je n'ai rien remarqué.
- Si, dis-moi. Pourquoi est-ce que je n'ai envie de rien ?
- Sans doute, parce que tu as tout.
- Certains jours, je confonds les visages, pourquoi... Voir plus

- Qu'est-ce que j'ai, Mina ?
- Demande-moi plutôt ce que tu n'as pas.
- Je veux dire, qu'est-ce qui cloche chez moi ?
- Je n'ai rien remarqué.
- Si, dis-moi. Pourquoi est-ce que je n'ai envie de rien ?
- Sans doute, parce que tu as tout.
- Certains jours, je confonds les visages, pourquoi ?
- Parce que tout le monde se ressemble.

Catherine danse au sommet de sa vie. Fantasque et admirée, elle a embrassé les acteurs les plus séduisants, joué dans les plus grands films. Elle aime les autres éperdument et distraitement. Jean, son amant éternel, ministre dûment marié. Mina, son assistante, sa confidente, sa meilleure amie. Mina qui ne lui passe rien, Mina qui lui permet tout.
Pourtant, un jour, les coupes de champagne à onze heures du matin, les coups de tête irrésistibles : même Catherine n'y comprend plus rien. Tout va trop vite, tout s'embrouille. Mina fera tout pour protéger Catherine de la maladie qui ne dit pas son nom.
Car Mademoiselle veut jouer son rôle jusqu'au bout. Un peu, beaucoup, à la folie.

Mademoiselle, à la folie ! est le premier roman de Pascale Lécosse.

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Les derniers avis

  • 0.15

    C'est au feeling, parce que j'ai bien aimé le titre et que j'avais vu passer la couverture sur les réseaux sociaux, que mon choix s'est arrêté sur MADEMOISELLE, A LA FOLIE!

    Ce court roman nous raconte - et je pourrais même dire nous conte - l'histoire de Catherine, actrice et comédienne adulée, diva au sommet de sa gloire, maîtresse d'un ministre mais qui à 48 ans, va se voir diagnostiquer une forme précoce de la maladie d'ALZHEIMER.

    De ce postulat simple mais tragique, de ce titre qui claque comme pour une entrée, ou une sortie de scène, Pascal LECOSSE va faire un récit empreint de beaucoup de délicatesse, subtil, où tout, jusqu'à la fin, ne sera que suggéré. L'écriture de l'auteur est très fine et précise, douloureusement drôle et drôlement douloureuse.

    Elle décrit avec une force poignante la détresse de Catherine, cette femme puissante qui pour une fois ne maîtrise, ni dirige plus rien, qui dans ses moments de répit comprend avec une lucidité féroce ce qui est train de lui échapper et qu'elle ne peut pas retenir, même dans ce petit carnet bleu où désormais elle consigne tout. Quoi de pire pour une actrice d'oublier ces mots qui ont fait d'elle ce qu'elle est?

    Pascale LECOSSE a tout autant de talent pour évoquer et faire transparaître l'impuissance de Mina, la fidèle assistante de Catherine, à aider son amie. D'habitude, Mina est là pour anticiper et satisfaire les moindres désirs de l'actrice, mais face à la maladie elle ne peut rien et c'est totalement désemparée qu'elle assiste à la lente déchéance de celle qu'elle admire tant. Elle refusera d'abord l'évidence, avant de partir au combat pour maintenir coûte que coûte la normalité du quotidien de Catherine.

    En effet, derrière cette apparence de duo patronne/employée-esclave, la relation de Catherine et Mina est sincère et touchante et souligne d'autant plus la solitude de la première; cette solitude qui n'est troublée que ponctuellement par les apparitions de son amant ministre, lui qui fait depuis longtemps partie de sa vie sans la connaître vraiment.

    En tout cas pas autant que Mina; et l'antipathie -la jalousie?- que l'amant inspire à l'assistante, la rivalité qu'elle instaure entre eux donne lieu à de savoureux échanges, où l'ironie mordante de Mina fait mouche et empêche totalement le récit de sombrer dans une ambiance lourde et déprimante.

    Au contraire, cette folie de Mademoiselle, celle qu'elle a choisie de mettre dans sa vie comme celle qu'elle subit désormais, reste présente tout au long de cette lecture.

    Pascale LECOSSE signe ici son premier roman et c'est vraiment une réussite. MADEMOISELLE, A LA FOLIE! fut pour moi une jolie parenthèse.

    Un grand merci à Sandrine et Emilie, de la librairie Le Monde d'Arthur à MEAUX (77) pour m'avoir permis cette découverte.

    http://cousineslectures.canalblog.com/archives/2017/11/15/35870875.html

  • 0.2

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2017/10/29/35791673.html

    Mademoiselle est une grande actrice. Mademoiselle aime séduire, attirer les regards, croquer la vie et les hommes. Mademoiselle passe sa vie à boire du champagne et à voir son amant Jean, ministre de la culture. Pour mettre de l’ordre dans cette vie de folie, elle peut compter sur Mina Flamand, son assistante.

    Alors qu’elle s’apprête à recevoir bientôt le Légion d’honneur, elle déraille, peine à se souvenir de certaines choses. Elle est perdue. Le constat est sans appel, Mademoiselle a une forme précoce d’Alzheimer. Mais, Mademoiselle ne veut pas en tenir compte et continue à faire des projets comme celui de jouer Harold et Maude… mais elle sait bien que tout est illusoire…

    Le récit alterne entre deux points de vue : celui de « Mademoiselle » Catherine Delcour entre moments de lucidité et moments d’oubli et celui de Mina qui doit gérer les changements d’humeur et de comportement de sa patronne tout en tentant de la protéger au maximum.

    Pour un premier roman, c’est une gageure de s’attaquer à ce sujet. Il n’est en effet pas simple de retranscrire avec justesse les moments d’absence liés à la maladie. Pourtant, c’est très réussi même si j’ai eu un petit sentiment d’incomplétude… peut-être est-ce lié à la brièveté du roman… Il n’empêche que c’est une belle découverte et on s’attache aux deux personnages féminins.

    Espérons que l’auteure transforme l’essai avec un second roman.

  • 0.15

    Quelques traces blanches sur une couverture rouge, un titre pour le moins mystérieux, et pourtant une grande curiosité, un désir de l’ouvrir tout de suite… je l’ai refermé à peine deux heures après… c’est Mademoiselle à la folie ! premier roman de Pascale Lécosse.

    Emportée par l’écriture nerveuse de la romancière, j’ai eu l’impression de voler au-dessus de ses courtes phrases, de courir, d’aller vers quelque chose qui à la fois m’attirait et m’inquiétait. Catherine Delcour, actrice, est au sommet de son art lorsque nous la rencontrons "Le théâtre est ma façon de vivre, je l’aime à jamais, et le cinéma ma façon de travailler, je ne peux me passer ni de l’un ni de l’autre." Malgré ça, quelque chose se dessine, quelque chose de flou, que j’ai ressenti sans trop savoir, une impression, une intuition… Elle est entourée de sa fidèle Nina, à la fois assistante, confidente, sœur, souffre-douleur ? et de Jean son amant depuis quinze ans, jamais vraiment là, doté qu’il est d’une femme… Mais Catherine doute tout à coup… "Jean aligne les questions, les unes après les autres, me parle de mille choses qui m’étourdissent. Comme une armée en déroute, les mots désertent, les idées sortent des rangs pour me livrer bataille."

    Pascale Lécosse a pris le parti de parler de LA maladie avec légèreté, par petites touches, allusions, métaphores. La pathologie n’est jamais précisément citée, mais suggérée et abordée d’un double point de vue : celui de Catherine, fantasque et tragédienne dans l’âme et celui de Mina, la sage devenue le garde-fou. Pour l’égoïste que je ne pense pourtant pas être, la perte de contrôle mental est difficile à supporter. Elle me fait peur et mal. Je me suis petit à petit recroquevillée mais suis allée au bout.

    Si je reconnais à ce texte nombre de qualités, sensibilité et finesse, sobriété des mots utilisés, luminosité des sentiments, si sa lecture m’a intéressée, il m’a manqué un petit quelque chose, une certaine puissance, peut-être, pour être tout à fait envoutée.

    www.memo-emoi.fr

  • 0.15

    Ce livre fait partie de la sélection de septembre 2017 des 68 premières fois.

    Une couverture très sobre qui ne laisse pas tellement présager de ce qui nous attend.

    Nous rencontrons Catherine, qui est en pleine gloire, reconnue, adulée en public mais qui une fois la porte refermée cache un secret.

    Ce secret, je l'ai vite compris au détour de certaines phrases même si l'auteur garde le "suspens" et ne prononce jamais clairement ce qui se trame.

    Le roman pourrait avoir un goût de déjà-vu puisque le sujet en lui-même n'est pas nouveau depuis quelques années mais l'auteur y a glissé une touche tout à fait personnelle je trouve qui donne une sorte de fantaisie à l'histoire.

    Ce qui nous est raconté n'est pas drôle en soi mais Pascale Lécosse a un style presque optimiste pour ce mal des temps modernes.

    C'est un livre qu'on ne veut peut-être pas lire quand on a été confronté au problème que rencontre l'héroïne mais il donne tout de même une leçon de vie. IL FAUT PROFITER de chaque instant et faire de chaque jour une fête, demain pourrait ne jamais exister !

    Au début j'ai eu du mal à m'imprégner de cet univers qui forme comme un huis-clos, je ne comprenais pas ce qui animait ce trio (Catherine, Mina et Jean) à vouloir plus fort que tout cacher ce qui se passait. Et puis au fur et à mesure de ma lecture, l'horizon s'éclaircissait pour moi. J'ai pris le temps de faire connaissance avec Catherine et Mina pour trouver ce qui les reliait, ce qui faisait de leur relation un "quasi-couple", une amitié forte et singulière.

    C'est aussi une lecture mitigée pour cette saison des 68 car j'ai trouvé le sujet plutôt bien traité, une écriture agréable mais je crois que j'ai laissé mes sentiments au-dessus du livre plutôt que les intégrer à l'histoire.

  • 0.2

    Voici une belle découverte que ce petit livre qui nous parle avec beaucoup de pudeur de la maladie d’Alzheimer, de la transformation qu’elle opère sur les malades, modifiant leur rapport aux autres et au monde. Un bouleversement d’autant plus fort lorsque la maladie atteint des personnes encore jeunes, actives, brillantes. C’est drôle, sensible, et toujours juste. La narration est rythmée, nous faisant partager des moments de vie de cet inexorable voyage. Le sujet est grave mais Pascale Lécosse réussit à la traiter avec délicatesse et sans misérabilisme. Une très belle lecture.

  • 0.2

    Ce livre retrace une partie de la vie det Catherine Delcour, grande comédienne de théâtre adorée par son public.Elle n'est pas seule: sa fidèle Mina, assistante dévouée aux moindres caprices de Catherine. Mais  Mina est également La mémoire de Catherine et ce depuis toujours . Mais depuis peu, l’actrice se perd dans les méandres de ses souvenirs. Mais Mina essaie tant bien que mal de cacher cela aux yeux de tous ainsi que de ceux de Catherine.... Sauver les apparences voilà 1 nouvelle mission
    Pascale Lécosse a choisi de traiter de la maladie d’Alzheimer, cette maladie que l'on préférerait oublier et ne pas nommer, mais tout en délicatesse et poésie.
    L’auteur nous plonge dans les pensées, souvenirs de ces 2 amies pendant les mois qui suivent la découverte de la maladie.
    Malgré un sujet pas facile , l'auteur arrive à traiter avec légèreté (telle les bulles du champagne dont Catherine boit 1 coupe par jour) et élégance ce sujet délicat usqu’à 1 fin féroce mais choisie librement par Catherine.
    Ce roman loin d'être facile est joyeux par moments, triste par d'autres mais nous fait bien sentir les difficultés de cette maladie tant pour le " malade " que pour son entourage.
    Un roman assez court mais d'une belle écriture.

  • 0.25

    Nous passons quatre mois, de septembre à décembre avec Catherine et Mina en voyant passer quelquefois Jean.

    Le déclin va très vite mais l'auteure a su mêler l'humour et la dérision tout le long du récit. Des respirations pour le lecteur.

    Qu'il est beau de voir cette relation entre les deux femmes. Mina vit auprès de Catherine sans calcul, c'est seulement un complet dévouement. Jusqu'au bout Mina va réussir à dédramatiser pour que Catherine ne s'inquiète pas.

    Ma chronique complète https://vie-quotidienne-de-flaure.blogspot.fr/2017/10/Mademoiselle-a-la-folie-de-Pascale-LECOSSE.html

    Note : 9/10

  • 0.2

    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/10/mademoiselle-la-folie-de-pascale-lecosse.html

    Catherine, une très célèbre comédienne de 48 ans, glisse progressivement dans des ténèbres dont elle ne sortira pas. Le récit qui couvre une période de quelques mois, de septembre à Noël, fait alterner la voix de Catherine et celle de Mina sa fidèle assistante depuis 18 ans.
    Catherine perd le fil de ses pensées, par moments ne reconnaît plus ses proches, cherche ses mots, ses idées..." Comme une armée en déroute, les mots désertent, les idées sortent des rangs pour me livrer bataille", elle consigne dans un carnet ce qu'elle vient de faire pour s'en souvenir et ce qu'elle a à faire.
    Mina, qui est devenue son amie, doit vivre avec les absences de Catherine, ses sautes d'humeur et ses obsessions, sa paranoïa et les phases de mélancolie où Catherine n'a plus goût à rien sauf au champagne.

    C'est une sorte de huis clos que nous décrit Pascale Lécosse, entre Catherine qui "s'égare dans les méandres de ses amnésies" mais qui vit aussi de douloureux moments de lucidité et Mina qui doit tout supporter, ne rien montrer de son chagrin et de son impuissance mais aussi protéger son amie en faisant en sorte que personne ne sache rien de son état qu'elle met sur le compte du surmenage.

    Dans ce roman Pascale Lécosse décrit finement les ressentis de la personne malade, ses éclairs de lucidité au milieu de ses moments de démence "Mina je ne veux pas vivre morte" mais aussi ceux de celle qui l'accompagne "Je n'ai plus de temps à moi pour être triste, je dois réfléchir pour deux, apaiser ses colères, supporter ses humeurs, chercher pour elle le mot juste pour l'idée qui s'échappe aussitôt... Je dois être là et m'oublier pour lui laisser toute la place que sa pathologie exige."
    Certainement inspiré de son vécu avec sa mère atteinte de la maladie d'Alzheimer, Pascale Lécosse signe un récit court mais dense qui sonne terriblement juste. C'est tout simplement bouleversant.
    Une très belle découverte que je dois aux 68 premières fois.

    Ce roman de la sélection des 68 premières fois a été sélectionné pour le prix Stanislas du premier roman remporté par Sébastien Spitzer pour Ces rêves qu'on piétine.

  • 0.25

    Catherine Delcour est Mademoiselle, une actrice reconnue et adulée. Sa vie se partage entre sa carrière, son amant ministre et accessoirement marié, et les deuils qu’elle porte en elle, clos comme des chapitres sur lesquels on ne revient pas : le deuil d’un père qu’elle aimait et admirait, celui d’une mère partie trop tôt, et celui d’un enfant qui n’a pas vu le jour.

    Au faîte de la gloire, à 48 ans, le brouillard envahit soudain son esprit et se fait de plus en plus épais et oppressant : les textes s’envolent, les visages s’effacent, et les souvenirs se noient. Alors, afin de garder des traces de ce qu’elle ne veut pas oublier, elle fige les instants sur les pages d’un carnet qui ne la quitte pas.

    « Un carnet en cuir bleu nuit, souligné de surpiqûres orange avec une tranche dorée et une encoche où se loge un crayon à pointe rétractable. Un mémento aux dimensions parfaites, que je fourre dans mon sac ou dans ma poche, indispensable témoin de mon quotidien…. Les jours de la semaine s’entremêlent aux mois, aux années, pour me confondre. Je ressens quelque chose d’inhabituel encombrer mon esprit et s’acharner à me diminuer ».

    Heureusement, il y Mina, sa fidèle assistante et amie, celle qui depuis dix-huit ans, partage sa vie, ses joies, ses peines, ses caprices, ses désespoirs et désormais, ses errances.

    « Je parle, elle écoute, je cherche, elle trouve, nous sommes une paire, un tout. Je préférerais mourir avant elle ».

    Mina protège Catherine, l’accompagne dans cette descente aux enfers, faisant tout pour que la vie de « Mademoiselle » demeure, aux yeux de tous, la plus « normale » possible, dissimulant la gravité de son état, préservant cet éclat qui ne ressurgit que de plus en plus rarement.

    « Si je pouvais, je retiendrais pour elle le temps qui file et je l’enfermerais avant qu’il ne nous détruise. Je lui donnerais mes souvenirs en remplacement des siens. »

    Le roman donne la voix, à tour de rôle , à ces deux femmes, avec une sensibilité qui touche, ébranle, émeut.

    La relation entre Mina et Catherine, entre Catherine et Mina, au cours des quatre mois passés à leurs côtés, est sublimement analysée, pudiquement, et parfois même avec cette touche d’humour, voire de dérision, qui en fait tout le sel !

    « Catherine allume la radio. Sur FIP, Dalida chante Je suis malade, ça ne s’invente pas. Nous reprenons en chœur avec elle, à sa façon, et nous rions. Tout va de travers, mais nous rions aux éclats »

    J’ai été bouleversée par cette Mademoiselle, cette femme qui souhaite rester digne et brillante malgré les avancées du mal qui se fait de plus en plus présent au fil des pages. J’ai eu une pensée émue pour une grande dame du cinéma, Annie Girardot, qui fut frappée par cette même maladie.

    La justesse du ton, l’émotion à fleur de page m’ont emportée, dès les premiers mots, pour ne pas me lâcher.

    On ne peut qu’aimer Catherine, bouleversante dans cette si rapide déchéance. On ne peut qu’être touché(e), profondément, touché(e) , par cette Mademoiselle, qui veut tirer elle-même le rideau final avec l’élégance qui a toujours été sienne.

    On ne peut qu’aimer Mina, être admiratif/admirative devant cette fidélité à toute épreuve, cette fidélité à toute épreuve, cette tendresse et cette douceur qui font que tout ça fait moins mal.

    Pascale Lécosse évite brillamment le piège de l’apitoiement, du possible pathos, et livre 128 pages de bonheur absolu, et de larmes retenues, faisant de ce premier roman (vous le savez peut-être, j'aime les premiers romans !) l'un de mes coups de coeur de cette rentrée littéraire.

  • 0.2

    Deux points de vue complémentaires structurent le premier roman de Pascale Lécosse. Celui de Catherine Delcour, actrice admirée, pleine de vie, de fantaisie et entièrement vouée à son art et celui de Mina Flamand, son assistante, son amie. Et désormais sa mémoire. Car Catherine est atteinte d'une forme de dégénérescence cognitive précoce qui effiloche le tissu de ses souvenirs, n'en laissant plus que lambeaux à sa conscience. Attentive, à l'affût de la moindre dégradation de l'état de son amie, Mina devient littéralement le garde-fou de Catherine et la survivance de la vie dont cette dernière est progressivement amputée.

    La limpidité de la narration et de l'écriture, sa brièveté même, laisse affleurer des ondulations de tristesse tout en exprimant pudiquement la part lumineuse de l'amitié et de la confiance. Sans fioritures, mais avec justesse et finesse, l'auteur nous insère dans ce combat subreptice contre l'oubli. La force et la noblesse des sentiments, la peur du naufrage, l'effacement de la mémoire et du langage sont évoqués avec une sensibilité qui tient le pathos et la mièvrerie à distance.

    C'est pourtant la gorge serrée d'émotion que j'ai tourné les dernières pages de ce roman de douleur feutrée et de digne élégance.

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