Lucky Luke T.43 ; le cavalier blanc

  • Au fin fond du Far-West, les distractions sont rares. Entre le saloon, les danseuses de french-cancan, le rodéo et la messe dominicale, les cow-boys n’avaient guère l’occasion de se détendre… disons, intelligemment. Très vite, des troupes de théâtre itinérantes ont parcouru les pistes pour initier les colons aux joies des grands textes du répertoire. A partir de ce fait, René Goscinny a élaboré une histoire dans laquelle Lucky Luke comprend qu’il existe une relation de cause à effets entre la présence d’une troupe de théâtre et des cambriolages. Il la suit de ville en ville, à un tel point, qu’il se retrouve lui-même sur scène à incarner le cavalier blanc, défenseur de la veuve et de l’orphelin.
    Toujours aussi drôle quand il s’agit de se moquer des clichés culturels, Goscinny, toujours aussi bien servi par le dessin de Morris, réussit même une mise en abyme particulièrement pertinente. Lucky Luke, le cow-boy redresseur de torts, devient un personnage d’opérette, au costume immaculé, déclamant des fadaises pour séduire les foules. Alors que le vrai aventurier ne dit pas grand-chose, il est plutôt dans l’action. Si bien que dans une ville de charbonnages, il fait tache, au propre comme au figuré.

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