Lucie ou la vocation

  • Le simple titre est évocateur et annonciateur.
    Maëlle Guillaud s'est lancée, pour un premier roman, dans un sujet plutôt risqué et dont on parle peu.
    Simple pudeur ou tabou, elle a au moins le mérite d'en parler, que cela plaise ou non, quitte à bousculer certaines institutions.
    L'originalité...
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    Le simple titre est évocateur et annonciateur.
    Maëlle Guillaud s'est lancée, pour un premier roman, dans un sujet plutôt risqué et dont on parle peu.
    Simple pudeur ou tabou, elle a au moins le mérite d'en parler, que cela plaise ou non, quitte à bousculer certaines institutions.
    L'originalité de ce roman est dans sa lecture en double voix. En effet, on a d'une part Lucie qui évoque son cheminement depuis qu'elle a reçu "l'appel" ; et d'autre part, le témoignage de Juliette, sa meilleure amie, qui assiste impuissante à cet abandon.
    "J'ai beau répéter que je respecte son choix, que j'ai appris grâce à elle que le bonheur pouvait se trouver ailleurs que dans le couple, la maternité, la carrière, je n'en crois pas un mot. Je n'ai d'estime ni pour son choix ni pour sa religion. Dieu me l'a prise, je le hais."
    Lucie va donc faire le choix de vouer à Dieu un amour exclusif, ce que son entourage va avoir du mal à accepter.
    "Ma Lucie, qui t'éloignes de moi, tu vis un commencement. Tout ce que tu as vécu avant ce moment précis n'a plus aucune importance à tes yeux. Je chavire. Ce sanctuaire est un tombeau."
    Ce qui me paraît intéressant ici, c'est la manière - très objective - de constater à la fois le bonheur pur et intense de Lucie et l'incompréhension totale de ses proches.
    Ce qui a été délicat pour l'auteure, je pense, c'est de mettre à jour - même si on reste dans une approche de type romanesque - la réalité de fonctionnement de certaines institutions religieuses, notamment dans ce que les voeux de pauvreté et d'obéissance impliquent.
    On assiste également à des scènes d'humiliation qui mettent en lumière le fait que ces congrégations, qui vivent en reclus de la société, n'en sont pas pour autant dégagées de tout acte humain de malveillance.
    "La congrégation est une pieuvre dont les tentacules sont féroces."
    Ce roman bouscule, dérange même, mais n'est-ce pas en cela qu'il est pertinent ?

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  • La vocation de Lucie est questionnante. Tout quitter (ses études, sa famille, ses amitiés, ce qui fait la vie et sa saveur) pour entrer au couvent. Qui plus est dans un ordre strict, où le silence est un engagement de plus...
    Ce roman est prenant, rapidement oppressant, entêtant, déroutant......
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    La vocation de Lucie est questionnante. Tout quitter (ses études, sa famille, ses amitiés, ce qui fait la vie et sa saveur) pour entrer au couvent. Qui plus est dans un ordre strict, où le silence est un engagement de plus...
    Ce roman est prenant, rapidement oppressant, entêtant, déroutant... Car si la recherche d'absolu de Lucie, et son amour infini pour Dieu peuvent s'entendre, l'atmosphère du couvent qui est décrite et les humiliations subies sont tout simplement intolérables ! Aveuglement, confiance sans faille, impossibilité de renoncer ...?
    Les chapîtres concernant Lucie et sa vie de religieuse sont entrecoupés d'autres dans lesquels s'exprime sa meilleure amie, son bouleversement, ses questionnements...Ils accentuent la sensation de malaise, accompagnent nos émotions...
    Jusqu'à la fin, qui m'a cueillie...!

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  • Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en ouvrant ce roman, car le sujet est peu banal ! Vocation, Dieu, couvent, sœurs…un thème surprenant. J’espérais surtout ne pas m’ennuyer, et je peux vous confirmer que dès les premières pages, je suis très vite embarquée par cette histoire, qui m’emmène...
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    Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en ouvrant ce roman, car le sujet est peu banal ! Vocation, Dieu, couvent, sœurs…un thème surprenant. J’espérais surtout ne pas m’ennuyer, et je peux vous confirmer que dès les premières pages, je suis très vite embarquée par cette histoire, qui m’emmène au sein d’un prieuré.

    Une jeune fille Lucie souhaite devenir religieuse, au grand étonnement de sa famille et de sa meilleure amie. Elle va devoir se battre pour qu’on respecte son choix, incompréhensible pour son entourage. Elle va devoir aussi lutter contre les doutes, la dureté de la vie au couvent et des sœurs, de la solitude, et même des humiliations.

    Un roman captivant ! Car l’auteure arrive à nous laisser dans un suspense tout le long du récit ! C’est là qu’on peut voir tout le talent de l’auteure, car nous sommes happés par l’histoire, et suivons pas à pas, le parcours chaotique de cette jeune novice.
    Lucie va-t-elle tenir ? Va-t-elle aller jusqu’au bout de sa démarche ? A-t-elle raison ou pas ? Même le lecteur est partagé par ce choix.
    Car dans ce monastère, tout n’est pas « rose » ou très claire parfois…allant jusqu’aux humiliations, aux punitions et de stratagèmes pour faire plier ces nouvelles recrues.

    J’aime beaucoup les chapitres où d’autres personnes parlent de Lucie, comme sa meilleure amie. Cela dynamise le récit, et donne plus de sentiments, d’émotion et d’intrigue à l’histoire.

    Très belle surprise littéraire que je vous invite de lire. Un très bon moment de lecture !

    Premier roman de Maelle Guillaud.
    http://leslecturesdeclaudia.blogspot.fr/2017/12/lucie-ou-la-vocation.html

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  • Voilà un livre qui ne me tentait pas du tout et que j’ai dû lire dans le cadre du Jury du Prix du meilleur roman Points 2018. A priori un livre qui parle de religion et de foi, ce n’est pas pour l’athée que je suis. Je suis donc parti dans l’idée que je risquais de le lire en diagonale….
    Bien...
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    Voilà un livre qui ne me tentait pas du tout et que j’ai dû lire dans le cadre du Jury du Prix du meilleur roman Points 2018. A priori un livre qui parle de religion et de foi, ce n’est pas pour l’athée que je suis. Je suis donc parti dans l’idée que je risquais de le lire en diagonale….
    Bien évidemment, ce n’est pas comme ça que ça s’est passé. Je me suis fait attraper par cette histoire en quelques pages.
    Lucie est en Khâgne quand elle prend une décision radicale qui va bouleverser sa vie. Elle décide d’abandonner ses études pour «se marier avec Dieu». Sa vie prend enfin un sens.
    Mais pour sa mère, sa grand-mère et sa meilleure amie Juliette, c’est l’incompréhension.
    Désormais les journées de Lucie seront rythmées par la prière, l’adoration et les tâches monastiques. Elle devra renoncer à ses amis, a ses envies et ses rêves. Renoncer également à elle-même et ne plus prêter attention à son corps, le laisser grossir, le gaver. Accepter cette «incarcération». Elle devra surtout obéir aveuglement à la supérieure mais Lucie est une rebelle dans l’âme.
    Au fil des pages la quête spirituelle va se transformer en enquête, le roman d’une vocation bascule dans le suspens.
    Voilà donc une histoire qui pourrait paraitre rébarbative mais qui se révèle addictive pour plusieurs raisons. D’abord parce que l’histoire nous est raconté à tour de rôle par Lucie et par Juliette. Deux visions bien différentes sur ce changement de vie. Ensuite, parce que l’auteure mène une autopsie minutieuse de l’institution religieuse que l’on pourrait presque lire comme une enquête sociologique. Et puis parce qu’il y a ce basculement d’un genre à l’autre dans l’histoire qui fait toute l’originalité de ce livre.
    Deux points négatifs cependant et pas des moindres : l’écriture et la fin. L’écriture certes efficace mais trop convenue. La fin qui ne m’a pas convaincue et que je trouve même bâclée.
    Bref un roman imparfait mais qui se lit avec plaisir.

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  • Lucie sacrifie ses études, sa famille, son amie Juliette, pour retrouver l’amour de Dieu et sa seconde amie Mathilde (qui la trahira) et prononcer ses voeux de religieuse. Ses débuts y seront très douloureux puis elle finira plus ou moins à ressembler aux autres religieuses de la communauté …...
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    Lucie sacrifie ses études, sa famille, son amie Juliette, pour retrouver l’amour de Dieu et sa seconde amie Mathilde (qui la trahira) et prononcer ses voeux de religieuse. Ses débuts y seront très douloureux puis elle finira plus ou moins à ressembler aux autres religieuses de la communauté …

    Le style est quelconque, l’histoire m’a confirmée dans mes impressions premières (je suis croyante NON PRATIQUANTE et assez rebelle de nature) à savoir qu’au lieu de rencontrer l’Amour, nous ne découvrons dans ce lieu que rivalité, mesquinerie, trahison et sécheresse de coeur … Bref, si je n’ai pas détesté, je n’ai pas adoré non plus !

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  • J’ai passé 200 pages dans un couvent. Auprès d’elle. Lucie.

    J’ai entendu les silences de ce lieu. J’ai capté sa ferveur, son incrédulité. J’ai deviné ses moments d’incertitude. D’abandon. D’incompréhension, de perdition. J’ai ressenti ses forces comme ses faiblesses.

    J’ai appris à la...
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    J’ai passé 200 pages dans un couvent. Auprès d’elle. Lucie.

    J’ai entendu les silences de ce lieu. J’ai capté sa ferveur, son incrédulité. J’ai deviné ses moments d’incertitude. D’abandon. D’incompréhension, de perdition. J’ai ressenti ses forces comme ses faiblesses.

    J’ai appris à la connaître. Je m’y suis attachée. Je ne voulais plus la quitter. Elle en a traversé des instants difficiles, ce qu’une vie à huis-clos peut représenter. Offrir sa vie au Créateur, à Celui qu’on épouse, se sacrifier pour Lui, se priver des jouissances de la vie, pour en vivre une autre, à ses côtés. Entourée de ses soeurs, sous les ordres des mères supérieures successives, le chemin n’est pas aisé. Mais Lucie sait nous charmer, nous apprivoiser.
    Cette vocation qu’elle a et pour laquelle elle se bat, s’impose à ses proches, tantôt avec justesse tantôt avec maladresse.

    Une chose est sûre, Maëlle Guillaud a bien une vocation : celle de nous raconter une si prenante et envoûtante histoire. Celle de nous faire decouvrir Lucie au fil de son écriture délicate. Elle provoque l’attachement, comme une dépendance, à la vie de Lucie… J’ai eu du mal à lui dire au revoir… mais qui sait, peut être qu’un jour, je recroiserai son chemin au détour de quelques pages d’un joli futur roman…

    https://littelecture.wordpress.com/2017/07/05/lucie-ou-la-vocation-de-maelle-guillaud/

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  • Lucie ou la vocation est un livre particulier.

    Particulier car il aborde un thème plutôt rare, celui de la vocation religieuse.





    J'ai découvert une jeune femme, Lucie, pleine de vie et d'ambition mais qui un jour quitte sa famille et ses amis pour aller vers ce pourquoi elle est...
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    Lucie ou la vocation est un livre particulier.

    Particulier car il aborde un thème plutôt rare, celui de la vocation religieuse.





    J'ai découvert une jeune femme, Lucie, pleine de vie et d'ambition mais qui un jour quitte sa famille et ses amis pour aller vers ce pourquoi elle est faite, selon elle !




    J'ai été agréablement surprise par ce livre. J'ai trouvé que le sujet était traité avec finesse et qu'il était original puisqu'à notre époque il est moins courant de s'engager dans cette voie. A aucun moment l'auteur nous pousse à croire ou non. Elle fait simplement état de ce qu'est la vocation et surtout les exigences qu'elle demande. Lucie est une jeune femme plutôt intelligente et malgré un aveuglement certain durant les premiers temps au couvent, elle finira par apercevoir les failles d'un monde où beaucoup de sujets sont tabous. Malheureusement, comme dans tout regroupement religieux ou non, il est compliqué d'être objectif quand tout semble vouloir nous attirer.

    J'ai été étonnée que Maëlle Guillaud arrive à me captiver sur un sujet comme la religion. Ce n'est pas commun et j'avais quelques réticences. Depuis quelques temps, c'est un domaine qui demande de la prudence et je n'ai pas ressenti de jugement dans la façon d'écrire de l'auteur. Elle a de surcroît glissé des rebondissements aux bons endroits et ainsi nous tient encore plus en haleine.

    C'est un premier roman très réussi !

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  • https://cahiersvarisetplumenacre.wordpress.com/2016/12/21/lucie-ou-la-vocation-maelle-guillaud/
    Nous rencontrons cette jeune Lucie qui devient sœur Marie-Lucie parce qu’elle décide d’intégrer une congrégation en épousant Dieu. Le titre en dit long, il sous-entend un choix : être Lucie ou suivre...
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    https://cahiersvarisetplumenacre.wordpress.com/2016/12/21/lucie-ou-la-vocation-maelle-guillaud/
    Nous rencontrons cette jeune Lucie qui devient sœur Marie-Lucie parce qu’elle décide d’intégrer une congrégation en épousant Dieu. Le titre en dit long, il sous-entend un choix : être Lucie ou suivre sa vocation. Aurait-elle pu être Lucie et respecter son amour pour Dieu ?

    La lecture de ce récit contemporain m’a fait souffrir aux côtés de sœur Marie-Lucie qui ne vit pas dans un « havre de paix ». Elle côtoie l’humiliation lorsqu’elle commet une « faute », la manipulation et enfin elle doit obéir à tout prix. Cet univers m’a marquée.

    « Elle [sœur Marie-Lucie] doit faire taire ses inquiétudes, et surtout ses déceptions. Rien ici ne ressemble à ce qu’elle imaginait. Elle se voyait étudiant la théologie, la philosophie, prier avec ferveur, aimer profondément ses sœurs. Elle se voyait au cœur d’une élite spirituelle. Dans une délicieuse union avec le Créateur. La vérité est bien en deçà. Elle a appris à courber l’échine, à obéir aveuglément. A se perdre dans la solitude. A lutter contre ses démons qui chaque jour l’assaillent davantage. » (p 110).

    Pour vivre sa foi, elle s’éloigne de sa famille, de ses amis. Juliette, son amie, témoigne tout au long du récit. L’auteure, Maëlle Guillaud, a choisi d’insérer parmi les chapitres rédigés d’un point de vue externe quelques chapitres écrits par Juliette qui y retrace le ressenti de l’entourage. Elle reste présente auprès de Lucie mais ne comprend pas cet engagement :

    « Elle s’enfonce dans cette vie et je n’ai aucun moyen de la retenir. Plus aucune influence. Je suis anéantie. » (p 49)

    Est-ce que vivre sa foi nécessite de se couper des siens ?

    Je me suis demandée à plusieurs reprises si Lucie poursuivait son chemin dans la foi parce qu’elle s’y retrouve ou parce qu’elle ne voit pas un autre chemin possible. Jusqu’au bout, je me suis posé cette question. Un jour, elle prononce cette phrase qui peut être un élément de réponse :

    « La révélation de Dieu est déconcertante parce qu’il n’y a rien de spectaculaire » (p 86).

    Comme d’autres lecteurs des 68premièresfois, j’aurais aimé que les sentiments de Lucie soient plus approfondis. Toutefois, c’est un livre que j’ai apprécié pour l’originalité de son thème et l’intérêt que j’ai porté à l’histoire dont je voulais connaître le dénouement. De plus, dans les derniers chapitres une « intrigue » apparait et ajoute du suspens !

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  • Lucie ou devrions nous dire Sœur Marie Lucie car voici le récit d'une jeune fille qui décide de changer totalement de vie pour se vouer corps et âme au seigneur.
    Envers et contre sa famille elle va intégrée une congrégation qui ne va pas s'avérer facile et va la confronter à des doutes...
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    Lucie ou devrions nous dire Sœur Marie Lucie car voici le récit d'une jeune fille qui décide de changer totalement de vie pour se vouer corps et âme au seigneur.
    Envers et contre sa famille elle va intégrée une congrégation qui ne va pas s'avérer facile et va la confronter à des doutes perpétuels.
    Elle devra renoncer a ses amis, a ses envies et autres rêves et devra chasser de son esprit toutes pensées mauvaises et obscures.
    Renoncer également à elle mème et ne plus prêter attention à son corps, le laisser grossir et oublier toute forme de bien être en reconnaissance et à la dévotion du seigneur.
    Dans ce roman, on se pose des questions, serions nous capable surtout aujourd'hui de prendre une telle décision et d'avoir un tel courage de renonciation, a une époque ou tout est bien matériel et vie de consommation ?
    Ce récit est éprouvant car il y a le coté religieux ou l'on dévoile certaines choses.... et la vie humaine, familiale, brisée, ou l'on est accablés de doutes.
    Un roman très bien écrit ou le tout puissant est mis en avant et ou nos sentiments sont mis à l'épreuve.

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  • De quoi se nourrit la foi ? Quelle est la nature de ce que l'on nomme la "vocation" ? Pour Lucie, héroïne du premier roman de Maelle Guillaud, cela semble simple pourtant : l'intensité de la foi, le désir de se vouer intégralement à Dieu, sans transiger avec les exigences sociales et familiales....
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    De quoi se nourrit la foi ? Quelle est la nature de ce que l'on nomme la "vocation" ? Pour Lucie, héroïne du premier roman de Maelle Guillaud, cela semble simple pourtant : l'intensité de la foi, le désir de se vouer intégralement à Dieu, sans transiger avec les exigences sociales et familiales. Fragilisée par une difficile année de khâgne, Lucie trouve réconfort et certitude dans sa foi vibrante. A 19 ans elle découvre que sa destinée ne peut s'accomplir que dans l'union exclusive avec le Christ. Dans la congrégation parisienne où elle entre, le cheminement vers les voeux perpétuels est jalonné d'humiliations, de déceptions et de luttes. Devenue Soeur Marie-Lucie, elle découvre dans cet univers reclus aux règles nébuleuses, un système souterrain de pouvoirs, d'ambitions et de mesquineries, propre à briser toute personnalité considérée comme rebelle. Contrainte de gommer son identité, Lucie s'aperçoit que la foi est insuffisante à répondre aux doutes qui émergent. Le soutien même sans compréhension de sa mère et de sa meilleure amie constitue à la fois un appui et un obstacle. Ce qu'elle considérait comme une vocation pure et dénuée de tout orgueil devient, comme dans le siècle, un moyen d'être préférée.
    Je n'ai pas été vraiment passionnée par "Lucie ou la vocation". J'y ai trouvé, certes, matière à réfléchir sur le choix du renoncement au monde. Mais le trait m'a semblé parfois outré pour décrire la vie de cette congrégation où les religieuses se révèlent toutes odieuses. C'est le chagrin de la mère de Lucie qui m'a le plus touchée. Pour le reste, j'ai eu l'impression que le roman hésitait finalement entre l'aspect purement romanesque (les malversations de la mère supérieure) et une réflexion aboutie sur cette idée d'appel de la foi qui trouve son apogée dans le renoncement au monde. Une impression mitigée, donc !

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