L'ordre du jour

Couverture du livre « L'ordre du jour » de Eric Vuillard aux éditions Actes Sud
  • Date de parution :
  • Editeur : Actes Sud
  • EAN : 9782330078973
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

L'Allemagne nazie a sa légende. On y voit une armée rapide, moderne, dont le triomphe parait inexorable. Mais si au fondement de ses premiers exploits se découvraient plutôt des marchandages, de vulgaires combinaisons d'intérêts ? Et si les glorieuses images de la Wehrmacht entrant... Voir plus

L'Allemagne nazie a sa légende. On y voit une armée rapide, moderne, dont le triomphe parait inexorable. Mais si au fondement de ses premiers exploits se découvraient plutôt des marchandages, de vulgaires combinaisons d'intérêts ? Et si les glorieuses images de la Wehrmacht entrant triomphalement en Autriche dissimulaient un immense embouteillage de panzers ? Une simple panne ! Une démonstration magistrale et grinçante des coulisses de l'Anschluss par l'auteur de Tristesse de la terre et de 14 juillet.

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  • Un seul mot résume cette lecture : Responsabilité.

    "Alma Biro ne s'est pas suicidée. Karl Schlesinger ne s'est pas suicidé. Léopold Bien ne s'est pas suicidé. Et Hélène Kuhner, non plus. Aucun d'entre eux. Leur mort ne peut s'identifier au récit mystérieux de leur propres malheurs. On ne peut...
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    Un seul mot résume cette lecture : Responsabilité.

    "Alma Biro ne s'est pas suicidée. Karl Schlesinger ne s'est pas suicidé. Léopold Bien ne s'est pas suicidé. Et Hélène Kuhner, non plus. Aucun d'entre eux. Leur mort ne peut s'identifier au récit mystérieux de leur propres malheurs. On ne peut pas dire qu'ils aient choisi de mourir dignement. Non. Ce n'est pas un désespoir intime qui les a ravagés. Leur douleur est une chose collective. Et leur suicide est le crime d'un autre."

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  • Pas vraiment un roman mais quelques chapitres de notre histoire à ne pas oublie

    Pas vraiment un roman mais quelques chapitres de notre histoire à ne pas oublie

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  • Ni roman, ni livre d'histoire, ce roman décrit en quelques brefs chapitres de qualité très inégale quelques événements - réunions, entre autres - qui ont accompagné la montée au pouvoir de Hitler, l'Anschluss, ainsi qu'une dernière scène au procès de Nuremberg ... 

    Tout commence par une...
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    Ni roman, ni livre d'histoire, ce roman décrit en quelques brefs chapitres de qualité très inégale quelques événements - réunions, entre autres - qui ont accompagné la montée au pouvoir de Hitler, l'Anschluss, ainsi qu'une dernière scène au procès de Nuremberg ... 

    Tout commence par une réunion des plus grands industriels allemands de l'entre-deux-guerres (la photo de couverture est d'ailleurs un portrait de Gustav Krupp) qui le 20 février 1933 décident de financer le parti qui monte et qui va gagner les élections de la quinzaine suivante ... Tous à la tête de grandes entreprises, .... bien plus célèbres qu'eux mêmes (BASF, Telefunken, Opel, Allianz, Agfa, Siemens ...) 

    On découvrira les pannes de Pantzer au moment de franchir la frontière autrichienne le jour de l'Anschluss, avant de croiser quelques ministres anglais pris au piège d'un dîner avec Ribbentrop.

    Il n'y a que la scènes dans les coulisses d'un plateau hollywoodien qui semble de trop  ... 

    Je ne sais pas si j'ai apprécié cet objet littéraire qui n'est pas un roman ; j'aurais je pense beaucoup plus apprécié la même chose avec des chapitres plus fouillés.

    Là, trop de choses sont éludée On se retrouve en présence de fragments de scènes sans fil rouge commun que la seconde guerre mondiale qui s'approche et se termine.

    Bref, je ne connaissais pas l'auteur et je ne sais pas si je le relirai !

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  • L'unique mot qui me vient à l'esprit en refermant ce livre est : RESPONSABILITE.
    "Personne ne pouvait ignorer les projets des nazis, leurs intentions brutales."
    Glaçant...
    "Ici, il n'y a qu'un seul cadrage qui vaille, il n'y a qu'un art de convaincre qui vaille, il n'y a qu'une seule manière...
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    L'unique mot qui me vient à l'esprit en refermant ce livre est : RESPONSABILITE.
    "Personne ne pouvait ignorer les projets des nazis, leurs intentions brutales."
    Glaçant...
    "Ici, il n'y a qu'un seul cadrage qui vaille, il n'y a qu'un art de convaincre qui vaille, il n'y a qu'une seule manière d'obtenir ce que l'on souhaite - la peur. Oui, ici, c'est la peur qui règne."
    Vingt-quatre des plus grands hommes d'influence de la vie politique et économique allemande sont réunis dans le palais de l'Assemblée.
    On assiste dans ce récit historique à une sorte de "huit-clos" encerclé par une pression exacerbée sur fond de conspirationnisme.
    Témoin de ces pseudo-négociations, on se sent comme oppressé puisque nous connaissons la finalité de ces fausses diplomaties.
    "Les manœuvres les plus brutales nous laissent sans voix. On n'ose rien dire. Un être trop poli, trop timide, tout au fond de nous, répond à notre place ; il dit le contraire de ce qu'il faudrait dire."

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  • Je découvre Eric Vuillard avec ce prix Goncourt ciselé et dense. Le national-socialisme passe de la constestation au premier plan politique grâce à la complicité sonnante et trébuchante des plus gros industriels allemands. Leurs marques prestigieuses fleurissent encore les balcons de la belle...
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    Je découvre Eric Vuillard avec ce prix Goncourt ciselé et dense. Le national-socialisme passe de la constestation au premier plan politique grâce à la complicité sonnante et trébuchante des plus gros industriels allemands. Leurs marques prestigieuses fleurissent encore les balcons de la belle mécanique industrielle outre-Rhin. Une cupidité affligeante dont nos amis allemands n’ont pas le monopole, d’ailleurs. Un récit enlevé, un brin lyrique,

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  • Enfin un Goncourt avec lequel je suis entièrement d'accord et cela depuis Singhé Sabour ! Quelle force !Quelle écriture !! Si souvent oubliée dans la littérature actuelle qu'on s'en émeut ...

    Enfin un Goncourt avec lequel je suis entièrement d'accord et cela depuis Singhé Sabour ! Quelle force !Quelle écriture !! Si souvent oubliée dans la littérature actuelle qu'on s'en émeut ...

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  • Je n'ai pas trop aimé ce Goncourt, trop historique, pas assez roman; il a le mérite de détruire des légendes et de montrer que dès 1933, les industriels, toujours prospères de nos jours, ont été du côté et aux côtés d'Hitler.
    J'ai regretté un manque: tous ne l'ont pas suivi: Schlinder par exemple.

    Je n'ai pas trop aimé ce Goncourt, trop historique, pas assez roman; il a le mérite de détruire des légendes et de montrer que dès 1933, les industriels, toujours prospères de nos jours, ont été du côté et aux côtés d'Hitler.
    J'ai regretté un manque: tous ne l'ont pas suivi: Schlinder par exemple.

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  • C’est ainsi que cela se passe. Nous sommes le 20 février 1933. Le parti, en l’occurrence, le parti nazi, a besoin de fonds, alors, messieurs (pas de dames à cette époque !) les industriels, vous êtes priés de mettre la main au porte-monnaie. « Ce moment unique de l’histoire patronale, une...
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    C’est ainsi que cela se passe. Nous sommes le 20 février 1933. Le parti, en l’occurrence, le parti nazi, a besoin de fonds, alors, messieurs (pas de dames à cette époque !) les industriels, vous êtes priés de mettre la main au porte-monnaie. « Ce moment unique de l’histoire patronale, une compromission inouïe avec les nazis, n’est rien d’autre pour les Krupp, les Opel, les Siemens, qu’un épisode assez ordinaire de la vie des affaires, une banale levée de fonds. Tous survivront au régime et financeront à l’avenir bien des partis à proportion de leur performance ». Dès le début, l’humour grinçant et glaçant d’Eric Vuillard fait mouche.
    Hitler se lancent dans sa campagne d’intimidation car il veut agrandir l’Allemagne « On envahirait d’abord l’Autriche et Tchécoslovaquie. C’est qu’on était trop à l’étroit en Allemagne » Pourtant « Personne ne pouvait ignorer les projets des nazis, leurs intentions brutales. L’incendie du Reichstag, le 27 février 1933, l’ouverture de Dachau, la même année, la stérilisation des malades mentaux, la même année, la Nuit des longs couteaux, l’année suivante, les lois sur la sauvegarde du sang et de l’honneur allemand, le recensement des caractéristiques raciales, en 1935 ; cela faisait vraiment beaucoup ». Oui, cela fait beaucoup, mais cela ne suffit pas. Hitler veut annexer l’Autriche. Vuillard relate, avec forces de détails les « pourparlers ». Schuschnigg « le petit despote autrichien » est convoqué en Bavière. Il arrive en tenue de skieur car c’est l’alibi de ce voyage, nous sommes le 12 février 1938 « c’est carnaval : les dates les plus joyeuses chevauchent ainsi les rendez-vous sinistres de l’histoire »Pour parler, Hitler a parlé, Kurt Von Schuschnigg est tombé dans le piège et a accepté l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne.
    Une tragi-comédie dont on connait les déroulements, la fin, les morts, les camps, l’horreur. Pourtant, le livre d’Eric Vuillard, outre son débit vif relate des faits historiques dignes d’un film comique. Ribbentrop, invité par Chamberlain pour un déjeuner d’adieu reste-t-il au-delà de ce que la bienséance le veut. Le Foreign Office apporte une missive à Sir Cadogan et Chamberlain, une missive importante et préoccupante. Chamberlain ne peut sortir de table et s’occuper de ce qui le tracasse…. Ribbentrop continue son numéro de pipelette car il sait ce que contient la note et, dans la voiture qui ramène le couple Ribbentrop, « Il y eut alors une franche démonstration de gaieté. Les Ribbentrop rient du bon tour qu’il avaient joué » à tout le monde…. L’Allemagne vient d’entrer en Autriche et l’Angleterre n’a pu répondre en temps voulu.
    Encore mieux, ce matin du 12 mars, alors que les autrichiens attendent l’arrivée du Führer avec grande impatience avec toute une escouade de panzers. Vous savez, ces blindés dont on ne parle que par superlatifs « Ainsi, en cachette, l’Allemagne s’était constitué, à ce qu’on disait, une prodigieuse machine de guerre. Et c’était justement dette nouvelle armée, cette promesse enfin réalisée au grand jour, que tous les Autrichiens attendaient au bord de la route, ce 12 mars 1938 »… Et bien… Ils étaient en panne « Les chars ramaient dans la colle ». Imaginez la tête d’Hitler, bloqué dans sa Mercedes, au milieu de cet embouteillage monstre. « Hitler est hors de lui, ce qui devait être un jour de gloire, une traversée vive et hypnotique, se transforme en encombrement. Au lieu de la vitesse, la congestion ; au lieu de la vitalité, l’asphyxie ; au lieu de l’élan, le bouchon ». Le mythe hitlérien en prend un sacré coup.

    « Les plus grandes catastrophes s’annoncent souvent à petits pas. » écrit Eric Vuillard. Il aurait pu rajouter, de compromission en compromission, de lâcheté en lâcheté de nos « grands » hommes politiques. Ainsi Halifax à Baldwin : « Le nationalisme et le racisme sont des forces puissantes, mais je ne les considère ni contre nature, ni immorales » ; et un peu plus tard « Je ne puis douter que ces personnes haïssent véritablement les communistes. Et je vous assure que si nous étions à leur place, nous éprouverions la même chose. ». Eric Vuillard fait là une démonstration historiquement implacable sur un ton ironique, grinçant ; une autre vue de la montée d’Hitler. Limpide, cinglant, ironique.

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  • très interressant, vrai, j'ai beaucoupo aimé

    très interressant, vrai, j'ai beaucoupo aimé

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  • Les Goncourt sont souvent décevants...mais celui ci je l'ai lu parce que j avais envie de le lire et non pour la distinction obtenue.
    Petit volume mais très belle écriture avec un sens de la formule très percutant!
    Le point de vue est vraiment original et donne une vision nouvelle sur cette...
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    Les Goncourt sont souvent décevants...mais celui ci je l'ai lu parce que j avais envie de le lire et non pour la distinction obtenue.
    Petit volume mais très belle écriture avec un sens de la formule très percutant!
    Le point de vue est vraiment original et donne une vision nouvelle sur cette période de compromission que l'on croyait avoir déjà explorée de toutes les manières.
    Se glisser dans les coulisses de l'Histoire et découvrir comment le nazisme s'est installé au pouvoir c'est grisant...et terrible.

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