Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Liberation, fete folle

Couverture du livre « Liberation, fete folle » de Alain Brossat aux éditions Autrement
  • Date de parution :
  • Editeur : Autrement
  • EAN : 9782862604817
  • Série : (-)
  • Support : Papier
  • Nombre de pages : (-)
  • Collection : (-)
  • Genre : Histoire
  • Thème : Histoire
  • Prix littéraire(s) : (-)
Résumé:

Il s'agit ici, cinquante ans après, d'imaginer un autre récit de la Libération (6 juin 1944 - 8 mai 1945) : un récit qui ne serait plus gouverné par l'histoire politique, militaire ou par la succession des événements. La dimension des rites, l'omniprésence des symboles et des emblèmes,... Voir plus

Il s'agit ici, cinquante ans après, d'imaginer un autre récit de la Libération (6 juin 1944 - 8 mai 1945) : un récit qui ne serait plus gouverné par l'histoire politique, militaire ou par la succession des événements. La dimension des rites, l'omniprésence des symboles et des emblèmes, l'irruption de la fête y prennent le pas sur l'enchaînement des combats et des bouleversements politiques. Dans cette scène à tableaux multiples, dans toute la France, se dévoilent autant le caractère répétitif de gestes et des mouvements collectifs inspirés par la dimension religieuse ou sacrée des circonstances que l'invention d'une histoire inédite. On insiste ici sur les réminiscences qui travaillent le présent, sur la prégnance des "citations" du passé national (1789, 1830, 1848, 1871...) qui permettent aux "libérés" de doter l'actuel d'une identité et de l'inscrire dans le mythe. Cette invitation à une relecture synchronique de la Libération, à partir de nombreux témoignages locaux inédits, prend en compte le demi-siècle écoulé depuis les "événements" comme un élément même de son tableau. Est-il bien sûr, comme on le proclame, qu'avec la distance advienne le temps de l'histoire enfin émancipée de la mémoire collective, de ses enjeux et ses combats ? Le panorama des inévitables festivités commémoratives ne consacre-t-il pas, sous les auspices des désormais réglementaires devoirs et exercices de mémoire, la valorisation du passé considéré comme patrimoine, le triomphe d'un tout-mémoire désormais étroitement associé aux figures et aux pratiques du pouvoir ?

Donner votre avis