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L'humain & l'inhumain : l'impensé des nouveaux matérialismes (matérialité, ontologie, plantationocène)

Couverture du livre « L'humain & l'inhumain : l'impensé des nouveaux matérialismes (matérialité, ontologie, plantationocène) » de Christine Chivallon aux éditions Atlantiques Dechaines
Résumé:

Ce texte propose une traversée critique des « nouveaux matérialismes » en se concentrant sur le « tournant ontologique » qui en constitue la principale composante. Après avoir dressé une généalogie de l'arrivée de ces nouveaux matérialismes et défini en quoi consistait leur « nouveauté »,... Voir plus

Ce texte propose une traversée critique des « nouveaux matérialismes » en se concentrant sur le « tournant ontologique » qui en constitue la principale composante. Après avoir dressé une généalogie de l'arrivée de ces nouveaux matérialismes et défini en quoi consistait leur « nouveauté », l'autrice envisage les contradictions sur lesquelles ils butent.
Préoccupé à rendre compte de la pluralité des mondes sur la base du rejet du partage « nature/culture », ce nouveau discours produit des notions qui peuvent apparaître comme des substituts à celles rejetées.
En lien avec la menace de « l'effondrement », les ontologies « indigènes » reçoivent une attention démultipliée, en tant qu'exemplaire de l'hybridité des mondes humains et non-humains et interrogent le maintien d'un savoir anthropologique hégémonique et colonial.
En faisant intervenir « l'inhumain », comme pratique au coeur de la modernité occidentale dès l'établissement de l'esclavage, le texte propose une autre approche où l'humain est réinvesti pour dépasser le binôme humain/non-humain qu'ont créé ces nouveaux matérialismes et où sont rétablis les rapports de pouvoir que semble perdre de vue le tournant ontologique.
C'est avec la notion de « plantationocène », outil critique de l'anthropocène, que se termine cette exploration des concepts. Par la prise en compte résolue de l'esclavage dans la formation de la modernité et dans la définition de subjectivités dissidentes qui en a résulté, la « plantationocène » réintroduit le politique dans les analyses et se révèle ainsi la plus féconde pour le futur de la recherche.

Un livre qui dresse l'état de la recherche sur ces questions, indispensable pour les chercheurs, les étudiants et tous ceux qui s'intéressent à l'anthropologie et au débat autour des notions d'anthropocène, de plantationocène et d'effondrement.

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