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L'hôtel du cygne

Couverture du livre « L'hôtel du cygne » de Zhang Yueran aux éditions Zulma
  • Date de parution :
  • Editeur : Zulma
  • EAN : 9791038700543
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Venue du lointain Sichuan, Yu Ling travaille à Pékin depuis dix ans et rêve de changer de vie. Au détour d'un pique-nique, avec son acolyte M. Courge, ils fomentent le kidnapping de Dada, charmant petit garçon de l'élite chinoise dont elle est la nounou. Mais une fois avalées les pattes de crabe... Voir plus

Venue du lointain Sichuan, Yu Ling travaille à Pékin depuis dix ans et rêve de changer de vie. Au détour d'un pique-nique, avec son acolyte M. Courge, ils fomentent le kidnapping de Dada, charmant petit garçon de l'élite chinoise dont elle est la nounou. Mais une fois avalées les pattes de crabe du Kamtchatka et les brochettes d'ailes de poulet, le plan tombe à l'eau, adieu la rançon : le grand-père de Dada vient d'être inculpé pour corruption, le père est arrêté, la mère a disparu. Yu Ling se retrouve seule avec l'enfant. Dans la grande villa aseptisée, Dada dresse une tente pour y accueillir tous ceux qui comme lui n'ont pas d'amis : l'Hôtel du Cygne. Dans le huis clos de cette drôle de famille recomposée, Zhang Yueran dresse le portrait tout en nuances de la Chine d'aujourd'hui.

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Avis (5)

  • Après le Clou, son très ample et riche précédent roman, Zhang Yueran choisit l'épure et la concision pour un récit tout en délicatesse, presque une fable sur la Chine contemporaine, ses inégalités sociales, le dévoiement de ses élites et la politique de l'enfant unique. Elle y dresse en...
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    Après le Clou, son très ample et riche précédent roman, Zhang Yueran choisit l'épure et la concision pour un récit tout en délicatesse, presque une fable sur la Chine contemporaine, ses inégalités sociales, le dévoiement de ses élites et la politique de l'enfant unique. Elle y dresse en contre-jour un très beau portrait d'une femme qui appartient au monde des laborieux et des invisibles. Yu Ling a quitté son Sichuan natal pour travailler comme nounou dans une très riche famille pékinoise ... jusqu'à ce la famille tombe pour corruption ( père et grand-père en prison, mère en fuite à Hong Kong ) et qu'elle se retrouve seule avec le petit garçon qu'elle projetait d'enlever contre rançon.

    On ne perçoit toute la subtilité du roman qu'à la toute fin. le récit avance avec une humilité et une simplicité qui peut passer pour banale alors que l'auteure tisse par petites touches son texte jusqu'à faire triompher la pureté du sentiment sur une survie immédiate. Yu Ling est un coeur simple dont le passé va nous être révélé progressivement afin d'éclairer un personnage de prime abord assez hermétique qui devient un substitut de famille. Ou comment la tendresse devient plus forte que toute les avanies de la vie.

    J'ai parfois pensé au film Parasite de Bong Joon-ho lors de scènes, certes moins féroce mais tout aussi nettes pour tourner en satire et dénonciation les inégalités sociales qui rongent la société du capitalisme à la chinoise. Dans ce huis clos où la douceur va finir par naître autour d'une famille recomposée, il y a aussi du Kore-eda et son Affaire de famille. Avec ses dialogues vifs, on sourit aussi avec des passages cocasses, notamment avec le cygne ( qui est en fait une oie ) que le petit garçon a adopté, ou avec l'irruption d'une drôle de nana qui se prétend la maitresse du père emprisonné.

    Sans doute plus mineur que le Clou, un roman brillant qui explore l'héritage de la Révolution culturelle dans les années 1990, mais très touchant avec son attachant duo et pertinent sur ce qu'il dit à propos de la Chine d'aujourd'hui.

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  • Un roman qui met en scène les failles séparant les nouveaux riches profitant du capitalisme communiste sans vergogne et de l’univers des sans-grades qui subissent la loi du marché.
    Yu Ling est la nounou du petit Dada, fils unique d’une riche famille bourgeoise dont Hu Yafei le père, qui voit en...
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    Un roman qui met en scène les failles séparant les nouveaux riches profitant du capitalisme communiste sans vergogne et de l’univers des sans-grades qui subissent la loi du marché.
    Yu Ling est la nounou du petit Dada, fils unique d’une riche famille bourgeoise dont Hu Yafei le père, qui voit en lui un futur pianiste ignore ses envies d’enfant. Chen Wen, sa mère est souvent absente du foyer, voyage beaucoup et c’est le grand-père qui semble le plus près du petit garçon, l’enfant unique, plus élevé par sa nounou que par ses parents.
    La nounou, profitant de l’absence de la mère qui l’aurait sans doute refusé, mais avec la bénédiction du père a organisé un pique nique à la campagne pour Dada. Xia Dong, le chauffeur de la famille étant indisponible, c’est Mr Courge, alias Chen Dongliang, ami de Yu Ling qui les embarque dans sa camionnette. Sur la route, la rencontre avec un camion transportant des oies fait le bonheur de Dada qui obtient de ses accompagnateurs qu’ils en acquièrent une qu’il considère comme un cygne et qui va lui tenir compagnie.
    Xiao Hui, la femme de ménage de la famille apprend par téléphone à Yu Ling que le papa de Dada vient d’être arrêté, et que la maman n’étant pas joignable, c’est la grand-mère qu’il faut contacter pour s’occuper de Dada.
    La sortie pique-nique maquillant un kidnapping ayant fait long feu, faute d’interlocuteur de la famille joignable pour lui signifier, ils rentrent, ils ont joué aux apprentis sorciers et ont perdu. Le lecteur a du mal à réaliser que l’objectif de la sortie était un kidnapping et reste aussi peu convaincu que les auteurs eux mêmes de leur chance de réussite.
    La maison a été délestée de tous les objets de valeur qu’elle contenait, au grand désappointement de Dongiang, qui se contente de quelques bouteilles de vin de la cave avant de fausser compagnie à Yu Ling qui doit assumer la situation et s’occuper du petit garçon, ses tentatives pour trouver quelqu’un de la famille qui voudrait bien le prendre en charge étant restées infructueuses.

    Dada a inauguré son « Hôtel du Cygne », une tente dressée dans la maison et dans laquelle il dort en compagnie de l’oiseau et souhaiterait y inviter des amis.
    La solitude de l’enfant qui manque de partenaires de jeux est criante et momentanément palliée par la survenue de la prétendue maîtresse de Hu Yafei qui joue avec lui.
    C’est une société inégalitaire où l’instinct de protection de l’enfant par une femme prend le dessus et où les enfants jouent et rêvent comme ailleurs qui nous est décrite par Zhang Yueran.
    L’abnégation de la nounou qui se substitue finalement à toute la structure familiale défaillante met en avant une grande humanité où l’enfant, surtout unique est roi.
    J’ai néanmoins quelques doutes sur la qualité de la traduction et sur la spécificité chinoise de cette histoire qui aurait pu, somme toute se dérouler n’importe où.

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  • Avis de la page 80 (mi-livre)
    Yu Ling, nounou d'un fils de riches pékinois, envisage de le kidnapper pour obtenir une rançon et peut-être recommencer une nouvelle vie. Mais très vite, le plan ne se déroule pas comme prévu. J'ai apprécié le style alerte (phrases courtes, dialogues vifs) et la...
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    Avis de la page 80 (mi-livre)
    Yu Ling, nounou d'un fils de riches pékinois, envisage de le kidnapper pour obtenir une rançon et peut-être recommencer une nouvelle vie. Mais très vite, le plan ne se déroule pas comme prévu. J'ai apprécié le style alerte (phrases courtes, dialogues vifs) et la sensibilité de l'auteure. Je ne sais pas du tout quelle direction va prendre ce court roman, qui montre une Chine assez différente de l'image que je m'en faisais.

    Avis final

    Yu Ling est depuis plusieurs années la nounou de Dada, garçonnet d'une famille de nouveaux riches pékinois. A l'aide de son petit ami M. Courge, elle décide de kidnapper l'enfant lors d'un pique-nique dans les environs de la Capitale. La rançon leur permettrait de s'établir ensemble et de fonder une famille dans une autre ville chinoise proche de Hong-Kong. Sur le trajet l'enfant remarque un transporteur de volailles et demande qu'on lui en achète une pour lui sauver la vie. Il croît que c'est un cygne, mais en réalité c'est une oie. Plus tard la radio leur apprend que le grand-père et le père de Dada ont été arrêtés pour corruption et que la mère est en fuite. Le plan échafaudé de longue date s'écroule. Que faire cet enfant unique qui n'a plus de famille sur place ? Retourner à la villa familiale désertée par ses propriétaires semble une solution raisonnable. Mais Dada veut y dresser une tente destinée aux hommes ou animaux solitaires comme lui, appelée "Hôtel du cygne". Comment composer avec les caprices d'un petit garçon gâté et innocent tout en ne l'inquiétant pas à propos de l'avenir sombre qui l'attend ? Tel sera le défi de Yu Ling.



    Depuis " Chanson douce " de Leïla Slimani et "Parasite" film de Bong Joon-ho, on peut se méfier des nounous criminelles et du personnel recruté par de richissimes bourgeois coréens ou pas. Je me suis tout de suite demandé si l'intrigue allait basculer dans le drame ou à l'inverse dans une comédie italienne grinçante. Ce roman doux-amer propose une autre solution.



    L'histoire est courte, divisée en 3 parties d'égale longueur. Les deux dernières se déroulent presque entièrement dans la luxueuse demeure des parents. Peu de personnages principaux dans ce livre aux allures de conte. J'ai aimé le style léger mais précis, les phrases brèves et sans fioritures, le rythme rapide et les dialogues enlevés. La lecture est très facile, mais en allant vite on risque de rater les petits indices donnés par l'auteure. J'ai essayé d'être vigilant, car chaque mot a son importance.



    En dehors du sort de Dada, le vrai mystère de ce roman est la personnalité de l'héroïne. Quelle fêlure cache-t-elle ? Zhang Yueran brosse par petites touches le portrait d'une femme allant vers la quarantaine, d'origine modeste, venant du lointain Sichuan et ayant vécu des drames familiaux les plus cruels. Petite main exploitée par la haute société des villes, elle est interchangeable avec tant d'autres et obligée d'accepter la tyrannie de sa patronne, Chen Wen, snob, cassante et malhonnête.



    J'ai croisé aussi des caractères originaux : une entraîneuse sportive américanophile qui prétend être la petite amie du patron, une maîtresse d'école cherchant un mari désespérément et M. Courge le bien-nommé qui confond les bœufs de Kobe avec ceux de Corée (jeu de mots qui doit avoir encore plus de saveur en Mandarin !)

    Bref un court roman sensible qui montre au passage le grand écart social dans la Chine de Xi, où la richesse ostentatoire côtoie la misère la plus terrible. Sa fin ouverte permet au lecteur de le conclure à sa guise.

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  • Explo 2021
    Yu Ling est la nounou de Dada, le fils unique d'une riche famille pékinoise. C'est un enfant roi mais solitaire, dont les parents, accaparés par leurs diverses activités, s'occupent peu. Yu Ling et Dada partent en pique-nique avec un certain Monsieur Courge, connaissance de la...
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    Explo 2021
    Yu Ling est la nounou de Dada, le fils unique d'une riche famille pékinoise. C'est un enfant roi mais solitaire, dont les parents, accaparés par leurs diverses activités, s'occupent peu. Yu Ling et Dada partent en pique-nique avec un certain Monsieur Courge, connaissance de la nounou. On se rend vite compte que quelque-chose cloche dans les conversations entre les deux adultes. C'est un enlèvement! La nounou et son ami ont décidé de demander une rançon. Mais rien ne se passe comme prévu et la seule solution est de ramener Dada chez lui.
    Avec L’Hôtel du Cygne, Zhang Yueran nous plonge dans l'intimité d'une famille de la nomenklatura Chinoise, ou plutôt la non-intimité de cette famille, chacun vivant de son côté en laissant à la nounou le soin d'élever l'enfant. Elle connaît tout de la famille et de ses magouilles, mais reçoit peu de considération, elle est comme un meuble de la maison. Je pense que c'est très représentatif de la réalité.
    L'enlèvement rocambolesque et raté n'est que le prétexte à une critique de la société chinoise et de son coté matérialiste. Les riches sont uniquement occupés à s'enrichir plus. Les mères absentes sont peu investies dans la vie de leur enfant. Les petites gens, toujours à court d'argent sont, eux aussi, peu regardant sur les manières d'en obtenir. Tous souffrent de solitude et celle de l’enfant est particulièrement émouvante.
    La nounou,Yu Ling, est une femme simple que la vie n'a pas épargnée. Au début du récit elle semble indifférente à tout et ne s'investit pas beaucoup dans cet enlèvement. Elle ne reprend les rênes que lorsque tout espoir de rançon s'est envolé et qu'elle se retrouve seule avec l'enfant. Au fil des pages sa froideur s'estompe, elle devient plus humaine et, elle aussi, m'a touchée.
    Dans ce très court roman, le style de Zhang Yueran est efficace. Les phrases, elles aussi, sont courtes avec des dialogues qui s’intègrent dans le texte sans retour à la ligne. C'est rythmé et tout est dit en peu de mots. On retrouve le burlesque caractéristique des romans chinois dans de nombreuses situations, comme l'achat de l'oie ou l'installation d'une tente au milieu du salon, sur de coûteux tapis, pour cette même oie. Il y a de l'humour et les nombreuses situations cocasses m'ont bien fait rire.
    J'avais beaucoup aimé Le clou, le premier roman de Zhang Yueran. L’Hôtel du Cygne confirme qu'elle est bien une auteure majeure de sa génération. Elle démontre qu'il n'est pas besoin d'un long texte pour dénoncer avec efficacité les travers de ses contemporains. A lire pour mieux comprendre la Chine d'aujourd'hui.

    Avis page 80:
    Yu Ling la nounou d'une riche famille pékinoise organise l'enlèvement de l'enfant qu'elle garde. Mais patatras, grand-père et père sont mis en prison, la mère se cache, plus d'espoir de rançon! J'ai trouvé très juste la description des rapports entre les membres de cette riche famille chinoise. C'est enlevé, efficace. Page 80 on apprend que Yu Ling aurait perdu son propre enfant. Le roman prendrait-il une nouvelle direction? Vite, la suite!

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  • EXPLORATEURS DE LA RENTRÉE LITTÉRAIRE 2021

    Mon premier sentiment à la lecture du premier tiers s'est confirmé avec la suite et fin, dans l'ensemble, j'ai bien aimé cette histoire. Je voudrais tout d'abord souligner que le résumé en dit un peu de trop pour moi. Il donne des informations sur le...
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    EXPLORATEURS DE LA RENTRÉE LITTÉRAIRE 2021

    Mon premier sentiment à la lecture du premier tiers s'est confirmé avec la suite et fin, dans l'ensemble, j'ai bien aimé cette histoire. Je voudrais tout d'abord souligner que le résumé en dit un peu de trop pour moi. Il donne des informations sur le grand-père et les parents du petit garçon que j'aurais aimé découvrir par moi-même. Heureusement, tout n’est pas dévoilé. Je ne vais pas revenir de trop sur le contenu, ce serait dommage de tout révéler.
    J'ai aimé suivre ce huis-clos. Tout va se jouer pendant tout le livre entre la nourrice Yu Ling et le petit garçon, Dada. Tout ce qu'avait prévu Yu Ling pour essayer de se sortir de sa vie, échoue. L’enlèvement de Dada devait lui permettre de demander une rançon à sa famille, très aisée. Mais l’arrestation du grand-père de Dada, suivie de celle de son père, remet tout en question.

    Au début, je ne comprenais pas trop pourquoi Yu Ling agissait ainsi. Je n'arrivais pas à la voir comme quelqu’un de méchant et de criminel. Son ami, M. Courge, est beaucoup plus roublard qu'elle. On sent chez elle un amour pour Dada, et du respect pour ses patrons, et notamment pour la mère de Dada. Et, c’est au fur et à mesure de ma lecture, que j'ai compris d’où venait cet attachement pour le jeune garçon, et alors, Yu Ling m'a parue très humaine. Avec le passé qu'elle a, c’est une femme courageuse, et pleine d'honneur. Elle prend soin de Dada comme si c’était son enfant.
    Dada, justement, est un petit garçon plein de vie, qui aime sa nounou et souffre de l'absence de ses parents. Il représente très bien ce qu'est un enfant dans une famille aisée, avec un père à la très bonne situation et une mère occupée ailleurs. C’est alors la nourrice qui prend le relais et s'occupe de l'enfant. Le manque des parents est alors fort pour lui, et en même temps, il ne se rend pas compte de l'absence prolongée de ses parents. Il est très touchant, il n’a pas d'amis, pas de copains d'école, il est très solitaire, et j'ai eu bien souvent envie de le réconforter.

    L'autrice a très bien dépeint la famille chinoise, avec ses codes d'honneur, ce qu'elle admet de faire ou pas. Peut-être rentre-t-on dans une sorte de cliché avec les gens fortunés qui trempent dans les affaires louches et la corruption, mais il en existe malheureusement tellement, et surtout dans des pays comme la Chine, que cela ne paraît même plus étrange, mais au contraire tout à fait normal.
    Je me suis très vite attachée à Dada, j’ai très vite eu envie de le protéger. Comme je le disais plus haut, j'ai eu un peu de mal avec le personnage de Yu Ling au début, mais par la suite, j'ai très vite ressenti une certaine compassion pour elle.
    Le choix narratif de l'autrice à la troisième personne du singulier n'est pas celui auquel je suis la plus sensible. Et en même temps, je trouve que c’est tout à fait approprié à ce genre de récit. Cela permet au lecteur de garder une certaine distance par rapport aux événements et aux émotions, et ce n’est pas négligeable ici, car les émotions sont parfois fortes. Plus j’avançais dans le livre et plus j’étais émue. La fin est belle, pleine d'espoir et de bienveillance.
    Le style de l'autrice est très bon, d'une belle fluidité. Une fois plongée dans le livre, j'ai eu beaucoup de mal à m’arrêter. Il y a une cent cinquantaine de pages environ, j’ai lu donc sur la journée. J'avais tellement envie de savoir ce qui allait arriver que je ne me rendais pas compte du temps qui passait. L'histoire est vraiment addictive et immersive.
    La construction est particulière. Il n'y a pas de chapitres. L'histoire est découpée en trois parties, correspondant aux événements importants. Et à l’intérieur de ces parties, pas de découpages en chapitre. Il n'y a pas non plus de dialogues avec des retraits à la ligne, comme on connait habituellement. Les dialogues sont insérés dans les paragraphes, avec des guillemets. Cela m' un peu déstabilisée au début, il m'a fallu un petit temps d'adaptation, mais finalement, la lecture s'est bien passée et j'ai trouvé tout de même de la fluidité au texte. J'avais peur qu’un texte compact crée des lourdeurs, mais non, le très bon style de l'autrice rattrape tout cela.

    J'ai donc passé un bon moment avec ce livre et l'histoire de Yu Ling et Dada. J'aime beaucoup la signification du titre. L’hôtel du cygne est un espace que se créée le petit garçon avec une tente, pour pouvoir accueillir ceux qui, comme lui, n'ont pas d'amis. Le symbole est vraiment très joli. D'ailleurs, ce livre est plein de poésie dans les mots, dans les actes. Il est d'une extrême délicatesse, j'ai ressenti toute la sensibilité de l'autrice à travers ses mots. Et j'en ai été bien souvent très émue.

    Je pense que je n’oublierai pas de sitôt ce livre, son histoire et ses personnages. Je découvre Zhang Yueran et je suis très contente de l'avoir fait. Je vais continuer à la suivre pour ne pas rater ses prochaines parutions. Elle a écrit un autre livre, Le Clou, dont le résumé me tente beaucoup.
    Je ne peux, bien sûr, que vous recommander ce roman qui vous emmènera dans une Chine moderne et ancienne en même temps.


    AVIS DE LA PAGE 50 - Explorateurs de la rentrée littéraire 2021

    Je suis très vite rentrée dans l'histoire, l'action démarre très vite. J'ai fait la rencontre de Dada, un fils d'un riche chinois. La gouvernante, Yu Ling, emmène Dada faire un pique-nique, avec son ami Mr Courge. Pour l'instant je n'en sais pas plus que ce que le résumé me proposait.
    J'aime bien le style, sans chapitre, pas de tiret pour les dialogues, et pourtant, ça se lit très bien.
    Ce premier tiers m'intrigue et me donne très envie de savoir ce qu'il va se passer ensuite...

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