L'homme qui a vu l'homme

Couverture du livre « L'homme qui a vu l'homme » de Marin Ledun aux éditions Ombres Noires
Résumé:

Pays basque nord, janvier 2009. La tempête Klaus vient de s'abattre sur la façade atlantique. Les rumeurs autour de la disparition d'un militant basque, Jokin Sasco, enflent. Iban Urtiz, reporter, comprend que cette affaire n'est pas un cas isolé. La jeune Eztia, soeur du disparu, lui ouvre les... Voir plus

Pays basque nord, janvier 2009. La tempête Klaus vient de s'abattre sur la façade atlantique. Les rumeurs autour de la disparition d'un militant basque, Jokin Sasco, enflent. Iban Urtiz, reporter, comprend que cette affaire n'est pas un cas isolé. La jeune Eztia, soeur du disparu, lui ouvre les portes d'un monde de mensonges et de trahisons où enlèvements, tortures et séquestrations sont devenus les armes de l'ombre. Tandis que deux tueurs tentent d'étouffer la vérité, la vie d'Iban bascule dans une guerre sans pitié qui ne dit pas son nom.
Un roman sous tension qui vibre des cris des familles de disparus et de la folie des hommes.

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Avis(7)

  • Quand il y a crime, il faut se demander à qui profite le crime et qui le finance ? C’est avec ces deux postulats qu’Iban Urtiz, jeune journaliste dans un journal basque français va décider de mener son enquête, suite à la disparition d’un militant basque, entre Bayonne et Bordeaux. Ibn Urtiz...
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    Quand il y a crime, il faut se demander à qui profite le crime et qui le finance ? C’est avec ces deux postulats qu’Iban Urtiz, jeune journaliste dans un journal basque français va décider de mener son enquête, suite à la disparition d’un militant basque, entre Bayonne et Bordeaux. Ibn Urtiz vient d’arriver au Pays Basque, il vivait à Grenoble avec sa mère, mais son père, qu’il a perdu jeune était d’origine basque. Il est donc un peu basque mais il est un erdaldun, « celui qui parle une langue étrangère » et surtout qui ne parle pas basque. Nous sommes en 2009, dans le Pays basque nord et normalement la sale guerre des années 80-90, qui a opposé les indépendantistes basques et l’Etat français et espagnol, n’a plus lieu. Mais qui sont donc ces mercenaires, au crâne rasé, qui espionnent et surveillent les militants de la cause basque. Le jeune reporter va alors enquêter et essayer de comprendre l’histoire et la situation basque. Marin Ledun nous entraîne dans un vrai polar, avec des méchants vraiment méchants des implications politiques, judiciaires. Mais je n’ai pas trouvé que la situation politique et historique était assez explicite. J’aurai aimé comprendre un peu plus les raisons de chacun. Connaissant le Pays Basque, je connais le contexte mais j’ai trouvé que ce contexte politique, culturel, linguistique des militants était peu abordé. On nous parle de l’ETA, du GAL, des Abertzales, de la guardia civile mais de la culture basque et souhait d’être plus proche des basques espagnols. Tiré d’un fait divers réel, ce roman aborde la situation politique, judiciaire, policière au Pays Basque français. J’ai beaucoup apprécié, par contre, de reconnaître certains lieux, en particulier les landes et la côte basque. Ce livre ferait un excellent film policier, où serait mêlé violence, intrigue politique, amour et filiation. J’avais lu, il y a quelques temps, un autre roman policier, « Mascarades » de Philippe Ward. Celui-ci abordait le conflit basque à travers les personnages du carnaval basque et il y avait beaucoup plus de fantastique dans son récit. J’ai lu plus récemment encore le très beau texte de François Sureau, « le chemin des morts » où il parle de ses regrets-remords après avoir refusé l’exil à un militant basque, lors des années 80 et que celui-ci avait ensuite été assassiné dans l’Espagne, alors pourtant devenue démocratique. Quand le romanesque, le roman policier abordent des sujets politique délicats.

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  • lien vers ma chronique: http://www.lesmiscellaneesdepapier.com/l-homme-qui-a-vu-l-homme-marin-ledun.html

    extrait:Un polar violent et dur qui sert son propos, mais résonne en peu plus violemment encore en ses temps sombres que nous vivons. J'ai été kidnappée par l'histoire, la volonté de...
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    lien vers ma chronique: http://www.lesmiscellaneesdepapier.com/l-homme-qui-a-vu-l-homme-marin-ledun.html

    extrait:Un polar violent et dur qui sert son propos, mais résonne en peu plus violemment encore en ses temps sombres que nous vivons. J'ai été kidnappée par l'histoire, la volonté de savoir la vérité malgré les passages de torture trop détaillés qui me rappelle un passé que je souhaite oublier. L'auteur parvient à retranscrire une ambiance et une angoisse à la perfection et arrive à me décrocher en même temps qu'un haut-le-cœur, un petit coup de cœur en dépit de la grande sensible que je suis.

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  • Dès la première page, je suis dans le bain, plutôt dans la Mégane ou la Corsa. Le livre démarre sur les chapeaux de roues ; « les pneus qui crissent sur le bitume gelé. »
    Tout au long de cette histoire, il ne faudra pas se fier à ce que l’on voit ou sait. Iban Urtiz, dont c’est le premier...
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    Dès la première page, je suis dans le bain, plutôt dans la Mégane ou la Corsa. Le livre démarre sur les chapeaux de roues ; « les pneus qui crissent sur le bitume gelé. »
    Tout au long de cette histoire, il ne faudra pas se fier à ce que l’on voit ou sait. Iban Urtiz, dont c’est le premier emploi, en est le parfait exemple. Son nom, basque, ne signifie rien puisque, élevé par sa mère en Savoie, il ne connait pas du tout la région et encore moins le parler basque. C’est un « erdaldun » pur jus. Le rédacteur en chef de « Lurrana » lui confie l’enquête sur la disparition d’un jeune basque Jokin Sasco. Pour ce faire, il doit faire équipe avec Marko Elizabe, autre journaliste du canard qui, lui, est un basque pur jus, un « abertzale ». Comme toutes les cohabitations, celle-ci sera ardue, d’autant que Marko travaille dans son coin sur cette disparition. Mais, est-il net ?
    Nous voici au cœur de la guerre sale entre l’ETA, les polices espagnoles, françaises et…. quelques mercenaires, nom moins sympathiques à mes oreilles que barbouzes.
    Je découvre un récit haletant, parfaitement ficelé, d’une écriture sans fioriture au pays où un kidnapping de membres vrais ou supposés de l’ETA, s’appelle « l’incommunication ». Drôle de mot pour ce que subissent ces personnes. Tortures en tout genre, viol, dépersonnalisation… c’est sûr qu’il y a de l’incommunication entre les tortionnaires et les séquestrés !
    En plus d’être un thriller, c’est un livre politique où je fus déroutée, effrayée, scandalisée. Il y a de la matière, c’est dense. Marin Ledun me fait découvrir cette lutte basque où tous les coups sont permis, où Iban Urtiz doit toujours avoir en mémoire ces termes « A qui profite le crime » pour essayer d’avancer. Marin Ledun offre une belle photographie des luttes. Pourquoi tant de mois avant la reconnaissance de la mort ? Que font ces espagnols à traquer les membres de l’ETA sur le sol français ? Pourquoi l’on tourne toujours autour du pot, les autorités françaises ferment-elles les yeux sur tant d’exactions ? Il y a-t-il encore de la torture en France pour des raisons politiques (enfin officiellement) ?
    Marin Ledun flirte avec les frontières au propre comme au figuré. Elizabe, on ne sait pas trop de quel côté il se situe si ce n’est qu’à des lieues d’Urtiz, quoique… La police joue un double jeu, le procureur n’est pas net du tout, même les séparatistes éditent un communiqué pouvant laisser à penser. Bref, tout le monde sait quelque chose mais personne n’ose dire les mots par peur de... Je ne parle même pas des mercenaires à la solde du gouvernement espagnol qui n’ont plus aucune « justification » puisque le GAL est déjà dissout lors de « l’incommunication » de Jokin Sasco.
    Elizabe et Urtiz ont cherché la vérité, s’en sont approchés, s’y sont brûlés. Pourquoi ? Pour rien.
    Dernier paragraphe du livre : « Le jour de mon inhumation, alors que les vers et l’oubli achevaient de se partager mon cadavre, aucune des personnes présentes n’imaginait un instant que j’étais mort pour rien. Voilà pourtant la seule vérité qui vaille d’être inscrite sur ma tombe. » Dont acte. Cette fin amène, pour moi, la chanson de Brassens :
    « O vous, les boutefeux, ô vous les bons apôtres
    Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas
    Mais de grâce, morbleu! laissez vivre les autres!
    La vie est à peu près leur seul luxe ici bas
    Car, enfin, la Camarde est assez vigilante
    Elle n'a pas besoin qu'on lui tienne la faux
    Plus de danse macabre autour des échafauds!
    Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
    D'accord, mais de mort lente »

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  • Ma découverte de la plume de Marin Ledun est une réussite ...
    Un roman noir sous haute tension .... Sa plume est apparemment assez engagée ...
    Une histoire qui soulève de multiples questions.... L'histoire d'une disparition inquiétante oú deux journalistes enquêtent pour mettre à jour des...
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    Ma découverte de la plume de Marin Ledun est une réussite ...
    Un roman noir sous haute tension .... Sa plume est apparemment assez engagée ...
    Une histoire qui soulève de multiples questions.... L'histoire d'une disparition inquiétante oú deux journalistes enquêtent pour mettre à jour des secrets bien enfouis , ils se retrouvent face à des mercenaires peu commodes ... Le pays Basque nord est un peu comme la Corse et les indépendantistes bien présents ....
    Une histoire très proche de l'actualité...
    Seul bémol la fin .... sans véritable fin , je pense donc que le suivant m' éclairera davantage....

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