L'hiver du mécontentement

Couverture du livre « L'hiver du mécontentement » de Thomas B. Reverdy aux éditions Flammarion
  • Date de parution :
  • Editeur : Flammarion
  • EAN : 9782081421127
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

L'Hiver du mécontentement, c'est ainsi que le journal le Sun qualifia l'hiver 1978-1979, où des grèves monstrueuses paralysèrent des mois durant la Grande-Bretagne. Voici venir l'hiver de notre mécontentement, ce sont aussi les premiers mots que prononce Richard III dans la pièce de Shakespeare.... Voir plus

L'Hiver du mécontentement, c'est ainsi que le journal le Sun qualifia l'hiver 1978-1979, où des grèves monstrueuses paralysèrent des mois durant la Grande-Bretagne. Voici venir l'hiver de notre mécontentement, ce sont aussi les premiers mots que prononce Richard III dans la pièce de Shakespeare. Ce personnage, la jeune Candice va le jouer, dans une mise en scène exclusivement féminine. Entre deux tournées à vélo pour livrer des courriers dans un Londres en proie au désordre, elle cherchera à comprendre qui est Richard III et le sens de sa conquête du pouvoir. Au théâtre Warehouse, lors d'une répétition, elle croisera une Margaret Thatcher encore méconnue venue prendre un cours de diction et déjà bien décidée à se hisser à la tête du pays. Elle fera aussi la rencontre de Jones, jeune musicien brutalement licencié et peu armé face aux changements qui s'annoncent.
Thomas B. Reverdy écrit le roman de cet hiver qui a sonné le glas d'une époque et accouché d'un autre monde, un monde sans pitié où Just do it ne servira bientôt qu'à vendre des chaussures. Mais il raconte aussi comment de jeunes gens réussissent à s'y faire une place, en luttant avec toute la vitalité, la détermination et les rêves de leur âge.

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  • L’hiver du mécontentement, c’est l’hiver 1979, lorsque toute l’Angleterre est entrée en grève et que le pays s’est arrêté. C’est le mai 68 anglais, qui a vu la société changer en profondeur, que ce soit dans le rapport au travail, comme dans le fossé qui s’est creusé entre les classes...
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    L’hiver du mécontentement, c’est l’hiver 1979, lorsque toute l’Angleterre est entrée en grève et que le pays s’est arrêté. C’est le mai 68 anglais, qui a vu la société changer en profondeur, que ce soit dans le rapport au travail, comme dans le fossé qui s’est creusé entre les classes sociales.
    En parcourant Londres à vélo, Candice, livreuse de courrier et jeune actrice passionnée, traverse cette période mouvementée, allant de la scène du théâtre où elle répète Richard III de Shakespeare aux caves de l’underground londonien, pleine d’interrogations et de révolte.
    Ce livre parle de la jeunesse anglaise qui a cru voir son avenir dans ces mouvements sociaux mais ne s’est pas reconnue dans la course nouvelle à la croissance.
    Une histoire de pouvoir aussi, où la droite de Thatcher va utiliser le chaos pour prendre le pouvoir, de même que l’a fait Richard III, lui-même instigateur du chaos.
    Assez pessimiste mais d’une analyse redoutable, ce roman de Thomas B. Reverdy nous plonge dans les mécanismes politiques de la Grande Bretagne qui ont conduit au Brexit et ont bousculé les espoirs de tout une jeunesse.
    Intéressant du point de vue sociétal mais moins du point de vue littéraire, même si l’on retrouve bien ici le style du superbe Il était une ville.

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  • C'est intéressant la façon qu'a Thomas B. Reverdy de s'emparer d'un sujet. Et plus particulièrement des villes dont il parvient à restituer de façon originale les ambiances singulières. La balade dans le Detroit déserté et cabossé par la crise économique de Il était une ville disait beaucoup de...
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    C'est intéressant la façon qu'a Thomas B. Reverdy de s'emparer d'un sujet. Et plus particulièrement des villes dont il parvient à restituer de façon originale les ambiances singulières. La balade dans le Detroit déserté et cabossé par la crise économique de Il était une ville disait beaucoup de l'Amérique, du libéralisme et du premier de ses dommages collatéraux : l'homme. On retrouve ici la même acuité, la même volonté de discerner parmi les ruines la petite étincelle d'humanité.

    Mais c'est à Londres que cela se passe, au cours de l'hiver 1978-1979 qui a précédé l'arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher et que le Sun a baptisé l'Hiver du mécontentement. Londres où la grogne monte, chez les ouvriers, les dockers, les éboueurs. Grèves, manifestations. L'inflation atteint des niveaux qui étranglent nombre d'individus voyant leur pouvoir d'achat s'amenuiser au fil des jours. Dans ce Londres rythmé par les revendications et bercé par la musique rock, la jeune Candice, actrice en herbe répète Richard III, l'un des fleurons du répertoire qui sera joué uniquement par des femmes. Elle-même aborde le rôle de Richard avec des questions qui font écho à la situation contemporaine. Autour d'elle, la précarité domine. Son job alimentaire de coursier à vélo. Les copains qui peinent à payer le loyer. A travers l'étude de la psychologie de Richard, elle tente de décrypter celles des politiciens qui briguent le pouvoir.

    Il y a une sorte de constat très amer de la part de Reverdy qui, à travers le reflet de deux époques distinctes en éclaire une troisième : la nôtre. En rappelant que Thatcher voulait déjà redonner sa grandeur à la Grande-Bretagne (tiens, tiens) ; que le mouvement Nuit debout n'est finalement que le prolongement de ce qui se jouait à Hyde Park cet hiver-là. Mais la question centrale demeure celle de la conquête du pouvoir, dont Shakespeare avait fait l'un des piliers de ses œuvres. Il se trouve que j'ai regardé avec grand plaisir cet été une série de la BBC diffusée sur la chaîne Histoire et réalisée à partir des pièces de Shakespeare. Avec Benedict Cumberbatch dans le rôle de Richard III. J'avais donc la pièce et le personnage bien en tête ce qui m'a permis d'apprécier le parallèle.

    C'est donc un roman d'ambiance que nous livre l'auteur, un roman que j'ai trouvé agréable mais qui ne laissera pas une empreinte durable dans mon esprit. Un peu trop volatil peut-être, des personnages que l'on survole sans vraiment s'y arrêter. C'est l'effet souhaité et si cela rend la lecture aérienne, ça n'ancre pas le propos au sol. Il n'en reste pas moins la singularité affirmée de l'angle de vue de l'auteur, toujours intéressante à découvrir.

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  • Été 1978, Candice roule sur son vélo de coursier dans les rues de Londres, elle vient d'avoir vingt ans.
    « Elle venait d'avoir vingt ans. C'est un âge où la vie ne s'est pas encore réalisée. Où tout n'est encore que promesses ou menaces. »

    Dans la ville, les grèves et l'automne progressent...
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    Été 1978, Candice roule sur son vélo de coursier dans les rues de Londres, elle vient d'avoir vingt ans.
    « Elle venait d'avoir vingt ans. C'est un âge où la vie ne s'est pas encore réalisée. Où tout n'est encore que promesses ou menaces. »

    Dans la ville, les grèves et l'automne progressent peu à peu, les manifestations des ouvriers, toute l'Angleterre est au bord d'une espèce de précipice, le pays est malade, il est en train de décliner. L'Angleterre est une petite vieille qui n'a plus la force de rien. Il y a des plus en plus de chômeurs. Les prix des loyers qui augmentent, on ne peut plus se loger ailleurs que dans des taudis. Comment peut-on peut devenir un si petit pays après avoir été un si grand empire ? Les camionneurs bloquent les routes, les gens font des provisions comme en temps de guerre, les camions-citernes n'approvisionnent plus les stations d'essence, les sacs de lettres s'accumulent, le pays est pris en otage. Les ordures se répandent sur la route. Les grèves poussent les gens dans la rue, ils ne sont d'accord sur rien sinon qu'il faut tout changer. le 3 janvier 1979, tout s'arrête, c'est la grève générale, une révolution sans armes.

    J'ai bien aimé le fait que Thomas B.Reverdy utilise la pièce de ShakespeareRichard III, pour éclairer les événements de l'hiver 1978 où la Grande-Bretagne bascule dans la crise et la prise du pouvoir par Margaret Thatcher qui vont conduire à l'avènement du monde de la finance. le lecteur suit au jour le jour l'enlisement du pays, à travers Candice une jeune femme de vingt ans qui à vélo livre des plis et des colis pour se payer ses cours d'art dramatique. Candice est donc le symbole de cette jeunesse britannique qui se réunit, qui discute, qui vivote grâce à des jobs ridicules ou misérables. L'auteur s'arrête aussi sur le monde qui ne va pas beaucoup mieux que la vieille Angleterre, les violences raciales en Afrique du Sud, le Vietnam du Sud en guerre contre la Chine, un coup d'État en Afghanistan, la révolte qui gronde en Iran contre le shah.

    Le style est percutant, le lecteur littéralement noyé sous un déluge de mots, pour mieux faire ressentir la vague qui submerge l'Angleterre.. Même si Thomas B.Reverdy a toujours ce talent pour raconter les effondrements de notre société, je n'ai pas ressenti le même plaisir de lecture que j'avais eu avec « Il était une ville ». Peut-être est-ce dû à quelques longueurs notamment lorsque l'auteur nous entraîne dans les répétitions de la pièce de Shakespeare.

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  • Enfin ma chronique définitive :
    Et une rencontre de plus ! Une belle rencontre encore mais d’un tout autre genre de celle de la veille, ce qui a été également bien sympathique.

    Enfin ma chronique définitive :
    Et une rencontre de plus ! Une belle rencontre encore mais d’un tout autre genre de celle de la veille, ce qui a été également bien sympathique.

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  • Richard III face à Margaret Thatcher comme un miroir. La naissance du monstre. Belle et intelligente idée que de restituer le cynisme politique de l'Angleterre de la fin des années 70. Au son d'une vague musicale au diapason de la révolte. Pourtant rien n'emporte véritablement le lecteur vers la...
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    Richard III face à Margaret Thatcher comme un miroir. La naissance du monstre. Belle et intelligente idée que de restituer le cynisme politique de l'Angleterre de la fin des années 70. Au son d'une vague musicale au diapason de la révolte. Pourtant rien n'emporte véritablement le lecteur vers la sensation d'avoir lu un grand roman sur la période. Reverdy effleure-t-il peut-être trop de sujets sans s'attarder sur les plus riches de romanesque. Un récit comme une face B d'un 45trs des Sex Pistols.

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  • Vaste fresque sur cette période un peu étrange de la fin des années 70 dans une Grande Bretagne qui a perdu sa superbe et ses repères ...où les grèves se font légion sans espoir de solution . Période de créativité musicale hallucinante , sorte de fil rouge du roman et enfin Candice qui joue ...
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    Vaste fresque sur cette période un peu étrange de la fin des années 70 dans une Grande Bretagne qui a perdu sa superbe et ses repères ...où les grèves se font légion sans espoir de solution . Période de créativité musicale hallucinante , sorte de fil rouge du roman et enfin Candice qui joue Richard III , parallèle incessant entre la pièce de Shakespeare et le monde politique actuel ...fresque entrecoupée de très beaux passages sur l'amour et la solitude où l'écriture poétique de Thomas B.Reverdy nous enchante à nouveau.

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  • L'Angleterre des années 70 est loin de m'être étranger, je l'ai étudié en long, en large et en travers il y a deux ans. Et j'ai adoré cette période (à défaut du cours qui m'était donné). J'ai souvent eu l'impression que c'est justement ce que faisait Thomas B. Reverdy, qu'il me recrachait un...
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    L'Angleterre des années 70 est loin de m'être étranger, je l'ai étudié en long, en large et en travers il y a deux ans. Et j'ai adoré cette période (à défaut du cours qui m'était donné). J'ai souvent eu l'impression que c'est justement ce que faisait Thomas B. Reverdy, qu'il me recrachait un cours tout en tentant de bâtir une histoire dessus. Et ça ne fonctionne pas. J'avais très envie de découvrir ce roman parce qu'on m'avait dit que l'écriture de Reverdy était poétique (vraiment ?). Ça me faisait peur et ça m'attirait aussi. Mais les thèmes qu'il avait abordés jusqu'à présent ne m'avaient pas tentée. Avec cet hiver du mécontentement, celui qui a mis la Grande-Bretagne au bord du chaos, j'étais persuadée que c'était le roman qui pouvait me faire entrer dans son univers. A tort. J'ai hâte de savoir ce qu'en penseront des gens qui connaissent moins le sujet (j'ai vu que Delphine n'était pas emballée mais je ne sais pas ce qu'elle connaissait du sujet) parce qu'il peut être néanmoins intéressant de voir comment Thatcher a su s'entourer pour gommer tout ce qui pouvait la desservir. C'est un roman qui n'explique à mon avis pas assez le titre, le pouvoir des syndicats et des représentants syndicalistes qui regardaient parfois davantage leurs intérêts que ceux de la base, c'est d'ailleurs une époque qui a vu un véritable changement s'opérer entre l'ancienne vague de syndicalistes et les nouveaux. Et c'est en partie ce qui a aidé Thatcher à accéder aux pouvoir. La Grande-Bretagne de cet hiver 78-79, c'est un désordre inconcevable et au vu du titre, c'est là-dessus que j'attendais Reverdy. J'ai trouvé que comparer Thatcher à Richard III, c'était quand-même facile, tout comme j'ai trouvé non littéraire et cédant à la facilité cet abécédaire final du libéralisme (et puis franchement, résumer Reagan à un vieil acteur et à un prénom de clown, c'est limité). Inutile de poursuivre, vous devez sentir poindre mon agacement dû au fait qu'à mon avis, cette période était une matière de choix pour un roman passionnant. Le gros avantage de ce roman dans le cadre du Prix Goncourt des Lycéens, c'est qu'on pourra parler de la Grande-Bretagne des années 70 et des nombreuses références à l'oeuvre de Shakespeare (Roméo est-il un imbécile?). J'allais oublier le personnage de Jones, le jeune musicien qui ne parvient pas à vivre son rêve, lui je l'ai adoré mais il doit apparaître dans dix pages.

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  • Au rythme des titres des chansons en vogue en Angleterre en 1979, Thomas B. Reverdy nous plonge dans l’atmosphère trouble de ce pays, des Buzzcoks à Pink Floyd en passant par The Damned, The Clash, Marianne Faithfull, Joy Division, Sex Pistols et David Bowie, entre autres… C’est L’hiver du...
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    Au rythme des titres des chansons en vogue en Angleterre en 1979, Thomas B. Reverdy nous plonge dans l’atmosphère trouble de ce pays, des Buzzcoks à Pink Floyd en passant par The Damned, The Clash, Marianne Faithfull, Joy Division, Sex Pistols et David Bowie, entre autres… C’est L’hiver du mécontentement et Candice, coursier à vélo afin de payer ses cours d’art dramatique, traverse cette période extrêmement délicate. Suivons-la.

    Elle fait partie d’une troupe de filles formée pour jouer Richard III de Shakespeare. On les appelle les Shakespearettes et Candice joue le rôle de Richard III. Entre les répétitions et son travail dans les rues de Londres, elle ressent la situation politique internationale et surtout la crise en Grande-Bretagne où les ouvriers de l’usine Ford se sont mis en grève.
    Le Parti Travailliste au pouvoir veut lâcher Callaghan, le Premier ministre, alors qu’une femme inconnue dévoile ses ambitions au sein du Parti Conservateur : « L’Angleterre est une petite vieille qui n’a plus la force de rien. L’Angleterre est sur le déclin. »
    J’ai bien aimé la façon dont Thomas B. Reverdy plonge son lecteur dans la vie quotidienne du pays tout en nous faisant partager les doutes, les soucis de Candice, seule fille de son équipe de coursiers alors que les grèves paralysent doucement le Royaume-Uni.
    Noël approche et la grève est encore populaire dans le pays mais le 3 janvier 1979, quand tout s’arrête à cause des transporteurs, c’est la grève totale. Il fait très froid. C’est l’hiver du mécontentement. Au même moment, on parle des boat-people, l’Urss s’enlise en Afghanistan, le Shah n’en a plus pour longtemps en Iran tandis que la France héberge un responsable religieux… La peur du communisme est à son comble et le pétrole risque de ne plus couler !

    Très agréable à lire, ce livre permet soit de remettre en mémoire, soit de faire connaître ce début des années 1980 que l’auteur détaille dans un abécédaire à la mode Thatcher, liste édifiante dans laquelle je tiens à mettre en exergue le B de Bobby Sands, membre de l’IRA, député irlandais : « Il mourra au terme d’une grève de la faim de soixante-dix jours dans la prison de Maze où il est détenu comme prisonnier politique. Sa volonté, sa dignité, son agonie terrifiante seront partagées par des millions de gens, au-delà des frontières, sans que ne plie jamais la Dame de fer. ».
    Fin observateur de la société et de son évolution, Thomas B. Reverdy parle justement de ce virage de fin 1979 qui conditionne toujours notre société actuelle, utilisant habilement Richard III de Shakespeare. En plus, il dissèque bien l’irrésistible ascension de Margaret Thatcher qui profite de la faillite et de l’incompétence des Travaillistes qui devraient s’occuper des plus faibles. C’est écrit avec sensibilité, précision, sans artifice et Candice est une personne très attachante qui se bat et ne se laisse pas faire.

    Merci à Masse Critique de Babelio et à Flammarion pour m’avoir fait découvrir un auteur que je ne connaissais pas.

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  • https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/08/lhiver-du-mecontentement-de-thomas-b.html

    L’Hiver du mécontentement, c’est ainsi que le journal le Sun qualifia l’hiver 1978-1979 durant lequel des grèves monstrueuses paralysèrent la Grande-Bretagne pendant de longs mois. Voici venir l’hiver de...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/08/lhiver-du-mecontentement-de-thomas-b.html

    L’Hiver du mécontentement, c’est ainsi que le journal le Sun qualifia l’hiver 1978-1979 durant lequel des grèves monstrueuses paralysèrent la Grande-Bretagne pendant de longs mois. Voici venir l’hiver de notre mécontentement, ce sont aussi les premiers mots que prononce Richard III dans la pièce de Shakespeare, une tragédie sur le pouvoir, la manipulation, la corruption et le mal.

    La jeune Candice va jouer le personnage de Richard III, dans une mise en scène exclusivement féminine. Pour payer ses cours d'art dramatique elle livre du courrier à vélo dans les rues de Londres où les poubelles s'accumulent car la ville est paralysée par une grève générale des secteurs privé et public depuis le 3 janvier 1979.

    La jeune fille cherche à comprendre qui était Richard III en analysant la pièce dans son journal à la recherche du sens de sa conquête du pouvoir. Lors d’une répétition au théâtre, elle croisera une certaine Margaret Thatcher encore méconnue venue prendre un cours de diction. Elle rencontrera aussi Jones, un jeune pianiste de jazz tout récemment licencié de son travail de bureau.

    Ce roman restitue bien le contexte politique international et le contexte de l'avènement d'un nouveau monde sans pitié avec l'arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher, élue pour redresser la situation économique désastreuse du pays. L'auteur analyse la politique qu'elle a menée dans les années suivantes dans un abécédaire édifiant qui dresse un bilan calamiteux de son mandat. J'ai trouvé cette partie historique intéressante mais un peu trop journalistique, par contre la partie romancée sur la vie et la rencontre de deux laissés pour compte m'est apparue assez légère même si le lien avec Richard III ne manquait pas d'intérêt. Globalement, ce roman me laissera certainement moins de traces que "Il était une ville" qui relatait à merveille le déclin de la ville de Détroit.

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  • L'avis final

    Ce roman aborde la crise politique de l'Angleterre de 1978-1979, la montée en puissance de cette crise, aboutissant à l'élection de Mme Thatcher.

    Nous sommes à Londres en 1978 et le pays rencontre une grave crise politique : les syndicats de nombreuses sociétés font grève,...
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    L'avis final

    Ce roman aborde la crise politique de l'Angleterre de 1978-1979, la montée en puissance de cette crise, aboutissant à l'élection de Mme Thatcher.

    Nous sommes à Londres en 1978 et le pays rencontre une grave crise politique : les syndicats de nombreuses sociétés font grève, cela commence par la société FORD en été 1978 et s'étend au fur et à mesure du temps à toutes les activités du pays, les camionneurs, les livreurs, les banques, les ports, les stations essence, les fonctionnaires... d'où le titre du livre "l'hiver du mécontentement" et le pouvoir ne sait plus comment agir. J'ai donc appris la situation de l'Angleterre à cette époque (ce que je ne savais pas, cela a donc un intérêt sur le plan historique).

    Le livre est constitué de chapitres courts, dont le titre est une chanson d'un groupe de rock anglais des années 70. La lecture est donc aérée et agréable. Certains chapitres du livre ne sont consacrés qu'à l'histoire politique du pays (comme un livre d'histoire) montrant le peu d'empathie des hommes politiques pour le peuple.

    Nous suivons durant cette période l'avancée de la grève et Candice une jeune fille de 20 ans qui a quitté très tôt le nid familial pour s'émanciper de son climat violent. Elle ne sait pas bien où elle va, elle est comédienne de théâtre à ses heures perdues. Les personnages du livre permettent de mettre en perspective cette crise vécue au quotidien par la classe ouvrière et leurs difficultés. Il y a de belles pages sur les pensées et émotions de Candice. La pièce de théâtre qu’elle joue est également très présente tout au long du livre, et cette présence dans le texte permet de faire un contrepoint critique avec la situation du pouvoir à l’époque du roman.

    Mais l'histoire politique du pays prend beaucoup de place au détriment de l'histoire du roman et des personnages, du coup on ne s'attache pas à eux. Et j’ai besoin de personnages plus attachants pour entrer pleinement dans un roman. Je n’ai donc pas vraiment accroché avec L’Hiver du mécontentement.


    L'avis de la page 100

    Le livre est constitué de chapitres courts, dont le titre est une chanson d'un groupe de rock anglais des années 70. La lecture est donc aérée et agréable.

    Nous sommes à Londres en 1978 et le pays rencontre une grave crise politique : les syndicats de nombreuses sociétés font grève, cela commence par la société FORD en été 1978 et s'étend au fur et à mesure du temps à toutes les activités du pays, les camionneurs, les livreurs, les banques, les ports, les stations essence, les fonctionnaires... d'où le titre du livre "l'hiver du mécontentement" et le pouvoir ne sait plus comment agir. J'ai donc appris la situation de l'Angleterre à cette époque (ce que je ne savais pas, cela a donc un intérêt sur le plan historique).

    Nous suivons durant cette période l'avancée de la grève et Candice une jeune-fille de 20 ans qui a quitté très tôt le nid familial pour s'émanciper de son climat violent. Elle ne sait pas bien où elle va et est comédienne de théâtre à ses heures perdues.

    Sur le bandeau de couverture du livre, il est noté "elle attend que quelque chose se passe" et bien moi aussi, car à part le développement de la grève et Candice qui ne fait pas grand chose, le lecteur attend aussi que quelque chose se passe.

    J'espère donc que cela va arriver, je reviens vers vous à la fin du livre pour vous dire si ça bouge...

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