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Leurs enfants après eux

Couverture du livre « Leurs enfants après eux » de Nicolas Mathieu aux éditions Actes Sud
  • Date de parution :
  • Editeur : Actes Sud
  • EAN : 9782330108717
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Août 1992. Une vallée perdue quelque part à l'Est, des hauts fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a 14 ans, et avec son cousin, ils s'emmerdent comme c'est pas permis. C'est là qu'ils décident de voler un canoë pour aller voir ce qui se passe de l'autre côté,... Voir plus

Août 1992. Une vallée perdue quelque part à l'Est, des hauts fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a 14 ans, et avec son cousin, ils s'emmerdent comme c'est pas permis. C'est là qu'ils décident de voler un canoë pour aller voir ce qui se passe de l'autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence. Avec ce livre, Nicolas Mathieu écrit le roman d'une vallée, d'une époque, de l'adolescence, le récit politique d'une jeunesse qui doit trouver sa voie dans un monde qui meurt, cette France de l'entre-deux, celle des villes moyennes et des zones pavillonnaires, où presque tout le monde vit et qu'on voudrait oublier.

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Articles (6)

Avis (62)

  • Un roman qui retrace de deux ans en deux ans, les étés de 1992 à 1998 de quelques ados d'une commune de Moselle, Heillange, abandonnée par ses usines et en lente déliquescence ... 

    A quatorze ans, Anthony, fils unique d'un couple mal assorti traîne son ennui avec son cousin plus âgé, ils mate...
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    Un roman qui retrace de deux ans en deux ans, les étés de 1992 à 1998 de quelques ados d'une commune de Moselle, Heillange, abandonnée par ses usines et en lente déliquescence ... 

    A quatorze ans, Anthony, fils unique d'un couple mal assorti traîne son ennui avec son cousin plus âgé, ils mate les filles, fantasme sur la belle Stéphanie, trop belle et trop intelligente pour lui, il va encore passer une année au collège où il traînera son ennui une année encore ... 

    Hacine fume, deale un peu, fuit l'école et la maison où son père traîne son chômage. La mère est retournée au pays. La menace pèse de l'y renvoyer ... 

    Clem et Steph s'ennuient elles aussi. elles vont de fête en fête, couchaillent doucement avec des garçons de leur classe - les beaux et friqués - qui ne peuvent être que bien ...

    Au fil des quatre étés, les masques tomberont, les espoirs fleuriront ou s'écraseront ... 

    Et quel destin quand on est né dans une ville qui s'étiole ?

    Quelle possibilité d'échapper à la reproduction des schémas parentaux? 

    La réussite scolaire est-elle réellement le seul échappatoire, à condition d'arriver à surmonter les différences culturelles ? 

    Un roman factuel qui donne à réfléchir sur ces régions qui de prospères dans les années 60 et 70 se sont effondrées depuis? 

    Quel avenir quand le taux de chômage est si important et que les usines fermées sont remplacées par des zones commerciales qui proposent tentations à bas-coûts et crédits revolving ?

    Un roman à rapprocher de celui de Pascal Dessaint,  " Les derniers jours d'un homme" et de celui de Pascal Manoukian, "Le paradoxe d'Anderson".

    Un roman qui mérite amplement son Prix Goncourt (2018)

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  • Je n'ai pas coutume de m'emballer pour les Prix Goncourt.
    Ce roman a produit un effet étrange. Il m'a ramenée quelques années en arrière dans une ville normande, qui présente des similarités avec celle décrite par l'auteur, cette ville vosgienne où l'on revient même si l'avenir est gris.
    On...
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    Je n'ai pas coutume de m'emballer pour les Prix Goncourt.
    Ce roman a produit un effet étrange. Il m'a ramenée quelques années en arrière dans une ville normande, qui présente des similarités avec celle décrite par l'auteur, cette ville vosgienne où l'on revient même si l'avenir est gris.
    On suit pendant quelques étés des ados (et des parents) aux prises aux questionnements existentiels de leur âge : l'amour, le travail, l'avenir.
    Difficile pour ces jeunes gens d'échapper à une certaine désespérance, à la reproduction de certains schémas familiaux et sociaux.
    Un suspens distillé subtilement, une écriture captivante nous font dévorer ce roman.
    Difficile de ne pas éprouver une grande empathie pour ces personnages d'ados plus ou moins paumés dans cette période des années 90. Bref, je recommande vivement "Les enfants après eux" et son auteur

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  • Chronique de vies et de désespérances ordinaires dans une zone socialement sinistrée. On attend en vain que quelque chose change mais tout n'est qu'un éternel recommencement, comme l'illustre ce récit commençant et finissant sur une histoire (une parabole ?) de moto. La peinture est d'un...
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    Chronique de vies et de désespérances ordinaires dans une zone socialement sinistrée. On attend en vain que quelque chose change mais tout n'est qu'un éternel recommencement, comme l'illustre ce récit commençant et finissant sur une histoire (une parabole ?) de moto. La peinture est d'un réalisme parfait, le propos intelligent et le style superbe. A éviter de lire toutefois à un moment où l'on n'a pas le moral ....

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  • J'ai beaucoup aimé ce livre . Pas très originale comme entrée en matière quand on parle d'un Goncourt...
    D'abord ces trois périodes, de 1992 à 1998 , bref en fait, le temps d'un été tout au plus, et cependant un temps longuement décrit à chaque fois pour enfin boucler la boucle . Des périodes...
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    J'ai beaucoup aimé ce livre . Pas très originale comme entrée en matière quand on parle d'un Goncourt...
    D'abord ces trois périodes, de 1992 à 1998 , bref en fait, le temps d'un été tout au plus, et cependant un temps longuement décrit à chaque fois pour enfin boucler la boucle . Des périodes que j'ai vécues et où je me suis reconnue dans les références d'une époque, 1998 évidemment , le Mondial et cette folie-osmose bleu-blanc-beur, cette toute-puissance qui met du baume au cœur sans pour autant effacer la réalité. Ensuite les personnages, jeunes, en construction et déjà désabusés, à l'avenir incertain voir déjà barré de noir, lestés du poids de l'histoire de leurs parents et de la région où ils vivent, la Lorraine des hauts-fourneaux, feu la Lorraine des trente Glorieuses fière de son gueulard qui crachait jour et nuit pour produire l'acier, symbole de cette période et qui a cédé la place à une région toujours laborieuse mais marquée par les stigmates de l'industrialisation et des friches qui l'accompagnent, marqués par le chômage qui a touché en premier les populations émigrées puis leurs enfants, les beurs qu'on regarde de travers, voleurs, dealers, la misère intellectuelle, des vies simples, privilégiées ou tordues, qui se croisent, se heurtent et continuent. Oui le poids social est très fort comme une emprunte invisible et indélébile. Et cette fin, comme une fuite vers aucun bonheur, sur cette moto volée , la même par qui le malheur arrive, juste le vent dans les cheveux pour se rappeler qu'on est vivant .
    J'ai surtout aimé l'écriture, rassurante et enveloppante de l'auteur, simple sans être simpliste, touchante sans être larmoyante ou misérabiliste. Je me suis reconnue dans l'époque et les lieux sinistrés (je suis lorraine...), et dans cette jeunesse qui disparaît aussi vite qu'elle se vit …

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  • J'avais envie de lire ce roman depuis sa sortie à l'automne 2018. Le sujet m’intéressait beaucoup. Le fait qu'il ait obtenu le prix Goncourt cette même année m'a confortée dans ma curiosité de le découvrir. C’est maintenant chose faite grâce à un emprunt à ma médiathèque. Et je pense que je vais...
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    J'avais envie de lire ce roman depuis sa sortie à l'automne 2018. Le sujet m’intéressait beaucoup. Le fait qu'il ait obtenu le prix Goncourt cette même année m'a confortée dans ma curiosité de le découvrir. C’est maintenant chose faite grâce à un emprunt à ma médiathèque. Et je pense que je vais très certainement l'acheter car j'ai beaucoup aimé cette plongée dans la Lorraine des années 90. Je découvre Nicolas Mathieu avec ce titre, et j'ai été fascinée par sa plume et son style d'écriture, la justesse du ton et sa manière très juste de dépeindre la société. Moi qui aime beaucoup Zola, les Rougon-Macquart et Germinal notamment, je me suis retrouvée ici dans la même configuration. À travers des personnages, l'auteur brosse un portrait de la société. Cela se passe en Lorraine avec l'arrêt des hauts fourneaux, mais cela pourrait également se transposer dans le Nord avec l'arrêt des mines ou des usines de textile, ou dans ma région actuelle avec la fermeture des horlogers et lapidaires. Chacun retrouvera dedans un peu des problèmes qu'il vit dans sa région.

    L'histoire va s'étaler sur six ans, de 1992 à 1998, et ce tous les deux ans. Quatre parties représentant à chaque fois une année, 1992, 1994, 1996 et 1998. Et toujours à la même période de l'année puisque l'on est à chaque fois pendant les vacances d'été. On va ainsi suivre sur ce laps de temps un jeune garçon, Anthony, il a 14 ans en 1992. Il fait les quatre cent coups avec son cousin, comme tout adolescent. Tous les deux s'amusent beaucoup, c'est l'été des premiers flirts qu'on aimerait concrétiser, des premiers émois, des premiers regards vers les filles. C'est le moment aussi des nouvelles expériences, l'alcool, le tabac, les joints. Anthony se cherche, voudrait déjà être un homme. Son père vit de petits boulots depuis que les hauts-fourneaux ont fermé et oublie ses problèmes dans l'alcool. On va suivre également Hacine qui vit avec son père, sa mère étant retourné au bled. Lui il vit du trafic de la drogue. Et il y a aussi Steph, Simon, Coralie, Vanessa....

    J'ai pu regarder évoluer ces jeunes, d'été en été. Ils grandissent, deviennent un peu plus mature tout en restant encore gamins dans certaines de leurs réactions. Peu à peu se profile le choix du métier avec les années lycée. Et dans une région où le chômage fait partie de la vie courante, il est très difficile pour ces jeunes de s'imaginer un avenir tranquille et florissant. Certains vont faire des études en université, ils vont tenter, se donner à fond, d'autres préfèreront rentrer dans la vie active, quitter le nid familial pour devenir indépendants, même s'ils vivent des débuts pas faciles.
    Tout le monde connait tout ce que raconte Nicolas Mathieu. Je me souviens très bien de mes années où j'avais espoir dans tout et était positive, je me sentais invulnérable et tout était possible. Mais la société et ses problèmes nous rattrapent bien souvent, nous transforment et nous mènent sur des chemins inattendus. Les personnages sont vraiment très bien travaillés, je me suis retrouvée dans certains, ou j'ai retrouvé des gens que je connaissais dedans. La société tient un rôle très important ici et est un personnage à elle toute seule. L'auteur est très juste dans ses descriptions, il ne la glorifie pas et ne la noircit pas non plus, il est vrai et dit les choses telles qu'elles sont. Pour elle aussi on voit une évolution. Les villes et villages qui s'isolent de plus en plus, les centre-villes qui se désertifient avec les constructions des premiers ultra centre commerciaux qui sont, à l'heure actuelle, de véritables villes à eux tout seuls. C'est un détail qui me choque à chaque fois que je fais de la route et que je traverse des villes de France. Tous les abords se ressemblent, avec des zones commerciales immenses où tous les magasins sont regroupés et causent la fermeture de ceux qui se trouvaient dans la ville et créaient de l'animation. Une évolution de la société de consommation que je n'apprécie pas.
    Mais bon, pour revenir à ce livre et cette histoire, tous les faits de société sont représentés, ceux que l'on vit, ceux que l'on voit à la télé. L'auteur parle de tout, du chômage, du racisme, de l'intégration. Mais tout n'est pas sombre, je vous rassure, il y a tout de même beaucoup d'espoir à travers ces jeunes qui pensent changer le monde. Vingt ans après, les espérances sont autres. Dans les années 90, on parlait très peu de climat et de pollution, disons que ce n'était pas un sujet de conversation récurrent comme aujourd'hui. Tout à cette époque reposait beaucoup plus sur le travail, le chômage. Les jeunes de maintenant ont toujours les mêmes questionnements, il n'y a pas plus de travail maintenant, mais sont en plus touchés par les problèmes du climat, beaucoup se remettent en question et ont des interrogations que nous n'avions pas dans ces années là. Vingt ans, c'est pas si loin, mais comme nous avons déjà changé ! C'est en lisant des romans comme celui-ci que l'on s'en aperçoit. Il y avait encore des cassettes stéréo, des VHS, il n'y avait pas encore de téléphones portables, internet en était à ses balbutiements, il n'y avait pas autant d'ordinateurs chez les gens, tout ne se faisait pas par internet, il fallait bouger pour avoir un renseignement. Quand on compare, on se rend compte des bouleversements que nous avons nous-mêmes vécu, et j'ai la sensation qu'il y a beaucoup plus que vingt années qui ont passé tellement il me semble que l'on est différents...

    J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman. J'aime lire les prix Goncourt, j'en ai lu des bons et des moins bons. Celui-ci est un très bon crû pour moi. L'auteur a vraiment très bien décortiqué toute la société, dans ses travers et dans ses bonnes choses. Le tout est bien entendu ponctué par les événements nationaux importants, ou par la musique. Les quatre parties portent d'ailleurs le titre de chansons qui ont marqué cette décennie, avec des groupes mythiques tels que Nirvana ou Guns N'Roses. L'été 1998 est d'ailleurs marqué par un événement qui est dans les souvenirs de tout le monde, et ce n'est pas spoiler que d'en parler, puisque tout le monde pense à la coupe du Monde de football gagné par les Français cette année-là. Ce fut assez marrant pour moi de revivre cet événement alors que nous venons de vivre le même l'année dernière. Je ne suis pas du tout une fan de ce sport, mais une telle compétition reste quelque chose d'exceptionnel quand c'est notre pays qui gagne.
    Ce roman est vraiment très complet et aborde tous les phénomènes de société de ces années là sans que ce soit répétitif ou lassant. L'auteur a très bien su incorporer la vie de ses personnages dedans et retranscrire ainsi leur vie. C'est tellement réaliste et criant de vérité que j'avais l'impression de voir les images défiler devant mes yeux au fur et à mesure de ma lecture. C'est un récit sensible, bouleversant, qui prend aux tripes. J'ai vécu cette lecture en apnée, dans l'attente des événements. Une lecture très dense, très forte émotionnellement parlant, j'ai retrouvé mes jeunes années au travers certains des personnages. Une lecture intense et prenante, les pages se tournent facilement, les unes après les autres. Une lecture pleine d'espoir, profonde que j'ai beaucoup aimé.
    J'aimerais bien voir cette histoire adaptée et retranscrite à la télé ou au cinéma. Ce serait fort intéressant. Je n'ai pas été étonnée en lisant la biographie de l'auteur de voir qu'il avait fait des études dans le cinéma et des stages dans cette profession, je comprends mieux son style justement très imagé et réel. D'ailleurs, son premier roman a été adapté à la télé. Je serai vraiment curieuse de voir l'histoire d'Anthony en images.
    Je ne connaissais pas encore Nicolas Mathieu avant, cette lecture m'a donné envie de lire son premier roman, Aux animaux la guerre, qui se passe dans les Vosges. Je ne peux que vous conseiller ce roman si vous ne connaissez pas encore. N'ayez pas peur du prix obtenu, sa plume est très accessible.

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  • Prix Goncourt 2018. Chaque année, j’avoue que je suis trop curieuse pour ne pas céder à la tentation de lire « le Goncourt » quand il est encore chaud. Il n’en fut rien en 1998. L’enthousiasme délirant de certaines critiques sonnaient faux pour moi. Le décor semblait pourtant bien réel, je...
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    Prix Goncourt 2018. Chaque année, j’avoue que je suis trop curieuse pour ne pas céder à la tentation de lire « le Goncourt » quand il est encore chaud. Il n’en fut rien en 1998. L’enthousiasme délirant de certaines critiques sonnaient faux pour moi. Le décor semblait pourtant bien réel, je n’osais pas affronter l’écriture qui s’annonçait « très jeune », trop loin de celle, codée peut-être ou un peu conventionnelle, avec laquelle j’aime m’échapper.

    L’histoire, je ne m’attarderai pas, elle a été racontée, et souvent très bien, par des lecteurs plus aventureux que moi. Et je reconnais qu’ils avaient raison de la faire connaître. Un peu grise mais chouette !
    La description d’une région touchée par la désindustrialisation, le Nord-Est, entre 1992 et 1998, Heillange comme une autre commune phonétiquement et socialement proche, nous dépose sur un territoire où se côtoie petite bourgeoisie et prolétariat ouvrier et rural.
    La plume de Nicolas Mathieu est affinée à la manière d’un Zola et nous fait entrer sans détour et sans retenue dans l’univers d’une jeunesse sans avenir, dans le monde des adultes aigris, revanchards, défaits par l’alcool.
    Femme « d’âge mûr », adolescente des années 70, les plaisirs et les dérives n’ont guère variés en 20 ans. En revanche, 20 ans plus tôt, on ne tardait pas à trouver un emploi, sans exil nécessaire si ce n’était par choix.

    Je n’arrivais pas à lâcher ce livre, guettant une éclaircie, parce que j’avais envie que certains personnages tellement attachants, sortent de cette galère. Or, en restant dans la restitution des faits et dans une analyse sociale, l’auteur a donné toute sa force à ce roman.
    Alors, un an après sa récompense, je suis d’accord avec la majorité des avis, j’ai été séduite. Je m’autorise cependant un petit bémol relatif au vocabulaire employé pour exprimer le parcours initiatique des ados en quête de découverte, mais vu la qualité globale du roman, je suis capable de m’extraire d’une certaine pudeur.

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  • je me suis laissée tentée par ce livre ou plutôt comme je partais en vacances je l'ai ajouté à ma PAL de valise. Par principe, idiot sans doute cette fois-ci, je me suis imposée d'aller jusqu'à la dernière page. Je n'ai pas aimé mais vraiment pas aimé du tout. Les rapports entre ces jeunes, les...
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    je me suis laissée tentée par ce livre ou plutôt comme je partais en vacances je l'ai ajouté à ma PAL de valise. Par principe, idiot sans doute cette fois-ci, je me suis imposée d'aller jusqu'à la dernière page. Je n'ai pas aimé mais vraiment pas aimé du tout. Les rapports entre ces jeunes, les scènes détaillées et bien décrites des galipettes diverses et variées des couples, m'ont parus un peu trop forcés. Déjà que dans certains romains les diverses intrigues amoureuses me semblent de trop, là je me suis ennuyée. J'ai même lu entre les lignes certains chapitres pour aller à la fin et voir où cela allait m'amener.
    Ce n'est pas ma tasse de thé quoi qu'il en soit.

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  • Une réflexion sur l’identité et ces multiples facettes : d’origine, de milieu, de condition et de territoire. Une fresque sur l’adolescence et ses tourments puis vers le passage à l’âge adulte et ses choix déterminants mais surtout déterminés.
    Ce roman est sans concession sur le fonctionnement...
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    Une réflexion sur l’identité et ces multiples facettes : d’origine, de milieu, de condition et de territoire. Une fresque sur l’adolescence et ses tourments puis vers le passage à l’âge adulte et ses choix déterminants mais surtout déterminés.
    Ce roman est sans concession sur le fonctionnement de notre société, de la construction des élites et l’inévitable impasse pour le petit peuple, le décrié, celui qui n’a a priori qu’à traverser la route. Celui qui même en traversant la route reste figé dans le bas fond pendant que ceux du haut construisent et dessinent le monde, son monde, sans lui. Ceux qui s’autoproclament décideurs, sans mesurer les difficultés réelles des autres, de tous les autres.
    On suit avec anxiété ces destinées programmées pour le précipice ou la langueur. On se demande ou les portera la suite. Ce roman, c’est un peu l’hexagone de Renaud version longue, en plus caustique encore.
    On y vit, on y rit, on y pleure et on y désespère, mais on y survit, enfin, à priori !
    Autour de cette lecture:
    Encore de la lecture:
    L'art de perdre d'Alice Zeniter sur l'exil et ses difficultés (entre autres).
    Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte de Thierry Jonquet
    Le trimestriel Zadig sur la France actuelle et tous ses territoires même les oubliés.
    Une bande son: Renaud, les anciens albums engagés et cyniques, parfois romantiques!

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