Leurs enfants après eux

  • Adolescence- Années 90- Roman social. Tout pour me plaire sur le papier. J’en avais lu une centaine de pages lorsque le livre reçu le prix Goncourt et j’étais déjà mitigée. Je comprends l’engouement suscité par ce livre, il joue sur la corde nostalgique que les moins de 20 ans ne peuvent pas...
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    Adolescence- Années 90- Roman social. Tout pour me plaire sur le papier. J’en avais lu une centaine de pages lorsque le livre reçu le prix Goncourt et j’étais déjà mitigée. Je comprends l’engouement suscité par ce livre, il joue sur la corde nostalgique que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Et au pays de Bourdieu et son déterminisme social, il répond au besoin de comprendre les mécanismes de notre société.
    Ce qui m’a dérangé dans le livre et ce n’est pas de la pudibonderie, c’est le trait caricatural et récurrent de la libido des personnages féminins (femme libérée = femme peu farouche ?) : Hélène, la mère d’Anthony, « et son appétit invariable pour les hommes », Vanessa qui « ce qu’elle voulait, c’était qu’on la tienne », Clem qui se fait coincer dans la cuisine par le copain de sa meilleure amie,Steph, et « flingue sa culotte direct »… Et puis certes, le décor est bien planté, l’auteur nous « cornaquant » (j’ai appris un mot) dans la vallée fictive d’Heillange mais pour un roman qui se veut social, certaines choses m’ont paru fantaisites. Tout d’abord, la confrontation entre les « ennemis » Anthony et Hacine à la fin de la première partie aurait dû très mal se finir. Quant à l’histoire (de cul) ratée entre les Roméo-Juliette/Anthony-Steph, elle me semble improbable ou relever du pur fantasme. J’ai à l’inverse aimé la plume de l’auteur et la justesse de la description des relations parents-enfants.

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  • Etonnant ! On découvre que la vie de la plupart d'entre nous est faite de compromis, de petits arrangements et de rêves jamais réalisés. Dans cette multitude, un personnage lumineux ouvre la voie pour sortir des platitudes. Ce roman nous rappelle que la vie est souvent synonyme d'adaptation a un...
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    Etonnant ! On découvre que la vie de la plupart d'entre nous est faite de compromis, de petits arrangements et de rêves jamais réalisés. Dans cette multitude, un personnage lumineux ouvre la voie pour sortir des platitudes. Ce roman nous rappelle que la vie est souvent synonyme d'adaptation a un milieu. Rien de plus.

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  • Anniversaire en novembre, lecture du Prix Goncourt en décembre. Et chronique en janvier, je n’ai pas été rapide… Il faut dire que j’ai dégusté ce roman de Nicolas Mathieu "Leurs enfants après eux". N’étant pas membre de l’Académie, il ne m’appartient pas de juger du bien-fondé de l’attribution...
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    Anniversaire en novembre, lecture du Prix Goncourt en décembre. Et chronique en janvier, je n’ai pas été rapide… Il faut dire que j’ai dégusté ce roman de Nicolas Mathieu "Leurs enfants après eux". N’étant pas membre de l’Académie, il ne m’appartient pas de juger du bien-fondé de l’attribution de ce prix. Je dirai simplement que, même si ce ne fut pas un coup de foudre, j’ai beaucoup, beaucoup aimé ce roman et à plus d’un titre.

    D’abord parce qu’il m’a touchée à titre personnel. J’ai retrouvé, au-delà des années quatre-vingt-dix, celles que j’ai vécues vingt ans plus tôt, dans la même région. J’étais enseignante dans une ville dominée par les hauts fourneaux. J’y ai retrouvé mes élèves de Lameck, comme l’appelle l’auteur. Ils n’avaient pas pour prénoms Anthony, Hacine, Steph’ ou Clémence, mais ils étaient semblables. Des élèves souvent en perdition, issus de famille travailleuses mais pauvres, écartelés pour certains entre leur culture d’origine et celle de leur pays d’accueil. Ces élèves, attachants, étaient souvent perdus, pessimistes et sans espoir d’avenir brillant. Elevés dans la ZUP, ils préféraient souvent battre la semelle au centre commercial voisin plutôt que de s’ennuyer au collège, trop directif à leurs yeux. Et pourtant, à cette époque les hauts fourneaux fumaient encore.

    J’ai ensuite apprécié l’intelligence et la pertinence des propos de l’auteur. J’ai aimé l’acuité avec laquelle il présente chacun de ses personnages, la justesse de son regard sur leurs faiblesses, leurs rêves impossibles, leur petite vie. Celle de leurs pères est encore plus sombre qui triment sans reconnaissance parce que…"… il (c’est le père d’Hacine qui parle) avait vite compris que la hiérarchie au travail ne dépendait pas seulement des compétences, de l’ancienneté ou des diplômes." Véritable fresque à la fois politique et sociale, il s’agit là aussi d’un portrait de l’Adolescence (avec un grand A) affuté, recherché, souvent désespéré et pourtant, parfois rieur. Pas de jugement dans les mots de Nicolas Mathieu qui se contente d’observer, de comprendre, de décrypter. L’amour y est aussi traité ou plutôt le désir. Les scènes de sexe ne nous sont pas épargnées mais nous montrent que dans certains domaines au moins une certaine égalité existe. Anthony et Hacine, Hacine et Anthony, si différents par leur origine et pourtant, au bout du compte, si semblables… dans l’illusion d’une cohésion sur fond de coupe du monde de foot et des notes de "I will survive".

    L’écriture est belle, simple, mais chantante, sans fioriture mais élégante. Mon intérêt a cru au fur et ma mesure que les pages se tournaient. Je n’ai pas encore lu son premier roman mais à travers "Leurs enfants après eux", j’ai rencontré un auteur sacrément talentueux.

    https://memo-emoi.fr

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  • Eté 1992, 1994, 1996,1998
    Une chaleur de plomb dans cette vallée du nord-est où les hauts fourneaux se sont tus.
    Morosité économique et sociale
    En 1994, Anthony a 14 ans.
    Adolescence difficile.
    Il y a son cousin, ses potes. Tous des ados désœuvrés entre les pétards, la sexualité naissante,...
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    Eté 1992, 1994, 1996,1998
    Une chaleur de plomb dans cette vallée du nord-est où les hauts fourneaux se sont tus.
    Morosité économique et sociale
    En 1994, Anthony a 14 ans.
    Adolescence difficile.
    Il y a son cousin, ses potes. Tous des ados désœuvrés entre les pétards, la sexualité naissante, parfois la violence.
    Côté parents, ce n’est guère plus brillant. Boulots précaires, couples vacillants, alcool….
    Et les années passent.
    Le livre est assez long mais captivant.
    Le désœuvrement de ces jeunes qui peinent à trouver leur voie dans une région où les espoirs d’une belle vie s’amenuisent est analysé avec beaucoup de réalisme.
    L’usure des couples aussi.
    Un roman social dans une région sinistrée où vivre n’est pas facile.
    Il m’a fait penser à « D’acier » de Silvia Avallone où deux adolescentes se cherchent sous les hauts fourneaux d’une ville de Toscane.
    C’est le même scénario désespéré.
    C’est un bon roman.
    S’il n’y a pas d’originalité particulière dans l’écriture, elle est très visuelle et pourrait être le point de départ d’un bon film, comme « Aux animaux la guerre ».

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  • J ai entendu parler de se livre de ma libraire qui la mis dans c est les coup de coeur de la sélection a la réunion mais je ne l ai pas lu j aimerais bien le decouvrir car le thème est très prenant

    J ai entendu parler de se livre de ma libraire qui la mis dans c est les coup de coeur de la sélection a la réunion mais je ne l ai pas lu j aimerais bien le decouvrir car le thème est très prenant

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  • Prix Goncourt 2018.
    Dans cette fresque, le lecteur va suivre Anthony 14 ans, fils d’Hélène et Patrick Casaty.
    Histoire en quatre actes, de l’été 1992 à l’été 1998.
    Période estivale, de vacances, mais ici symbole de vacance, celle de la vacuité d’un monde en désespérance.
    Dans une ville qui...
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    Prix Goncourt 2018.
    Dans cette fresque, le lecteur va suivre Anthony 14 ans, fils d’Hélène et Patrick Casaty.
    Histoire en quatre actes, de l’été 1992 à l’été 1998.
    Période estivale, de vacances, mais ici symbole de vacance, celle de la vacuité d’un monde en désespérance.
    Dans une ville qui a perdu son industrie, où les zones pavillonnaires sont aussi sombres que les ZAC bétonnées.
    Anthony cet adolescent qui se cherche, entre frasques et bons sentiments, comment peut-il évoluer ?
    Le monde que les adultes lui offre est celui du couple de ses parents qui se délite, entre chômage du père et alcoolisme, et celui de la mère encore jeune, mais qui croule sous les responsabilités et un emploi en pleine mutation, qui culpabilise et infantilise, emploi qui veut des robots formatés et non des employés investis et pensants.
    L’insécurité maximum, enveloppe ce petit monde qui doit vivre au jour le jour. Et comme toujours dans ces lieux ; « C’était la beauté de ces zones commerciales du pourtour, qui permettaient de dériver des journées entières, sans se poser de question, en claquant du blé qu’on n’avait pas, pour s’égayer la vie. »
    L’été c’est les baignades au lac, les premiers émois, les premières amours, avec des filles d’un autre monde, plus aisé. Mais malgré tout, elles aussi sont usées avant d’être vieilles, désabusées, mais elles, elles savent que ce sont les études qui leur permettront de s’en sortir. Elles le peuvent, elles le doivent.
    Les pétards, l’alcool et le sexe sont les gadgets de leurs vacances.
    Une moto, celle du père d’Anthony sera le grain de sable qui va tout précipiter.
    Une formidable galerie de portraits, Anthony, Hacine, Stéphanie, Clem, Sonia et les autres…
    Le ton est juste pour dire comment la jeunesse confrontée à la réalité d’une société qui a perdu ses valeurs fondamentales, n’a plus rien à offrir. Elle n’en veut pas de cette jeunesse, elle veut plus de richesses pour les plus riches, et les autres ne sont rien.
    Un roman qui colle à l’actualité et qui donne bien le point de départ de cette déliquescence du monde.
    La guerre partout, pour sauver de gros intérêts particuliers, des vies rejetées, broyées. Un ciel bas pour seul horizon.
    « Les familles poussaient comme ça, sur de grandes dalles de colère, des souterrains de peines agglomérées qui, sous l’effet du Pastis, pouvaient remonter d’un seul coup en plein banquet. Anthony, de plus en plus, s’imaginait supérieur. Il rêvait de foutre le camp. »
    Oui c’est une histoire sombre, celle de notre société, mais l’auteur croque les portraits de cette jeunesse, avec tendresse et drôlerie. Le trait fait mouche parce que juste, pas de caricature.
    Le livre pulse de cette vie qui coule dans les veines de ces jeunes héros.
    Les dialogues résonnent en nous. Les images défilent, les émotions affleurent et nous bouleversent. Mais il y a aussi beaucoup de rires en réserve.
    La construction est magistrale, car le lecteur suit l’évolution de ce petit monde tous les deux étés sans qu’il y ait la moindre fausse note.
    Un style lumineux.
    Des prémices de l’adolescence à l’illusion tragi-comique de la fraternité lors de la coupe du monde comme point final, ce roman en dit plus et mieux, plus haut et plus fort, que toutes les études sociologiques, sur ce monde qui ne sait pas s’enrichir des valeurs qui poussent sur son sol.
    Une malédiction voulue par nos élites…
    Un prix mérité, et un bel avenir pour Nicolas Mathieu.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 27 décembre 2018.

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  • Magnifique roman politique et social ! Leurs enfants après eux est une grande fresque qui se déroule dans une vallée de l'est de la France, sur quatre périodes : l'été 1992, l'été 1994, l'été 1996 et l'été 1998.
    C'est l'histoire d'Anthony (14 ans en 1992) et de son cousin, le récit d'une...
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    Magnifique roman politique et social ! Leurs enfants après eux est une grande fresque qui se déroule dans une vallée de l'est de la France, sur quatre périodes : l'été 1992, l'été 1994, l'été 1996 et l'été 1998.
    C'est l'histoire d'Anthony (14 ans en 1992) et de son cousin, le récit d'une jeunesse qui se cherche, cherche à trouver un sens à la vie et à trouver sa voie dans un monde qui meurt et se transforme.

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  • Je ne fait pas partie des personnes lisant automatiquement les romans primés mais Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu me tentait avant de recevoir le prix Goncourt. Du coup, quand j'ai vu qu'il était disponible à la bibliothèque je n'ai pas hésité une minute à l'emprunter :)
    Direction...
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    Je ne fait pas partie des personnes lisant automatiquement les romans primés mais Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu me tentait avant de recevoir le prix Goncourt. Du coup, quand j'ai vu qu'il était disponible à la bibliothèque je n'ai pas hésité une minute à l'emprunter :)
    Direction une vallée de l'est de la France.
    Nous suivons Anthony, 14 ans en 1992 mais aussi son cousin sans oublier Hacine ou encore Stéphanie.. et leurs parents.
    Nous les découvrons sur quatre périodes : pendant l'été 1992, l'été 1994, l'été 1996 et l'été 1998.
    Anthony est un jeune garçon qui grandit, qui va découvrir l'amour, celui qui pour lui est le grand..
    Dans cette ville imaginaire on suit des enfants d'un milieu un peu aisé mais aussi des enfants considérés comme des "cassos".
    On retrouve bien l'ambiance des années 90, j'étais en fin d'adolescence / début d'age adulte pendant ses années là et je m'y suis retrouvée par moment.
    En 1992 quand commence l'histoire j'avais 18 ans soit quatre ans de plus que Nicolas. C'est un roman qui me parle forcément un peu :)
    J'ai apprécié l'écriture, l'histoire, l'ambiance, bref cette lecture fût une excellente surprise.
    Je ne suis pas du tout adepte des prix Goncourt mais celui ci m'a captivé, je l'ai lu en seulement une journée et demie.
    Je mets évidemment cinq étoiles à Leurs enfants après eux, un prix Goncourt passionnant pour moi :)

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  • Ils sont adolescents, l'âge des premiers émois, l'âge de la découverte, l'âge des premières réflexions sur sa propre vie. Anthony, Hacine, Steph, Clem et les autres vivent dans une Lorraine dévastée, Heillange, ville sidérurgique délaissée. De 1992 à 1998, quatre étés où on suit leurs rêves,...
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    Ils sont adolescents, l'âge des premiers émois, l'âge de la découverte, l'âge des premières réflexions sur sa propre vie. Anthony, Hacine, Steph, Clem et les autres vivent dans une Lorraine dévastée, Heillange, ville sidérurgique délaissée. De 1992 à 1998, quatre étés où on suit leurs rêves, leurs aventures, leurs amours, leurs conneries, avant que leurs destins les dispersent.

    Nicolas Mathieu, grâce a une plume joyeuse, claquante, caustique, nous offre une ode à la liberté, une dénonciation de l'injustice sociale. L'auteur montre l'agonie du monde ouvrier et le mensonge sur l'égalité des chances dans la société.

    Coup de coeur de cette fin d'année 2018, ce roman est très juste dans la façon de parler et de décrire cette jeunesse qui se prend la réalité en pleine face. Et comment ne pas savourer toutes les références des années 90 qui parsèment les pages de Nicolas Mathieu, un vrai bonheur. Ce roman tient en haleine jusqu'à la dernière page.

    Une représentation que l'auteur nous offre qui est à la fois réaliste, juste, pleine de vérité et de réflexion. "Leurs enfants après eux" est le roman d'une génération complètement désenchantée qui rêve d'une autre vie, bien meilleur et d'une société sur lé déclin.

    Ce roman est encore plus touchant quand on a été adolescent dans les années 90 et grandit dans cette Lorraine oubliée.
    Un grand bravo a Nicolas Mathieu pour ce magnifique roman, un prix Goncourt amplement mérité !

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  • Somptueusement déprimant. Et si j’osais, je parlerais d’un manifeste sur les gilets jaunes. À croire que le jury du Goncourt avait anticipé les émeutes de novembre. Des générations qui galèrent aux confins du territoire, des petites vies rythmées par la bière et les joints. Le consumérisme, le...
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    Somptueusement déprimant. Et si j’osais, je parlerais d’un manifeste sur les gilets jaunes. À croire que le jury du Goncourt avait anticipé les émeutes de novembre. Des générations qui galèrent aux confins du territoire, des petites vies rythmées par la bière et les joints. Le consumérisme, le sexe et le football pour se consoler de ne pas avoir d’avenir radieux. À croire que l’auteur s’est gavé de Bourdieu pendant ses études. Ça rappelle les paroles de la comédie musicale « Les Misérables » quand ils évoquent le père et la mère qui font des cabrioles après leur dure journée de labeur : « entre nous et les bourgeois, c’est avec l’amour, la foi, le seul moment ou y’a pas de différences… et voilà nos vacances. Aime ce que tu as quand t’as pas ce que t’aime… » Presqu’un résumé de ce roman naturaliste qui après « en finir avec Eddy Bellegueule » et plus récemment « Fief » nous ressert les provinces déshéritées et le désespoir des classes moyennes en difficulté. La question est la suivante : si, aujourd’hui, on lit avec respect les déboires des Rougon-Macquart, lira-t-on en 2165 le roman de Nicolas Mathieu ? Alors certes, je commence à en avoir ras la soupière de ces récits noirs de mégots calcinés, de ces êtres à la dérive cherchant le réconfort dans le corps de leur prochain mais je dois avouer que l’auteur en parle avec un grand talent. Il y a des pages magnifiques où chaque geste, chaque expression des personnes sont décrites avec une acuité, une lucidité, une cruauté et une inventivité qu’on avait pas vues depuis longtemps, peut-être chez Houellebecq, la condescendance et le cynisme en moins. La page 392 en offre un bon exemple. Je remercie l’auteur de ne pas nous avoir pondu une fin à la « Goncourt de Queffélec » (un drame, un crime) et de nous laisser imaginer un dénouement, même heureux, même contre le cours du jeu. On se délecte donc, page après page, regrettant tout ce désenchantement, mais c’est le choix de l’écrivain. Je trouve aussi qu’il y a une perte d’intérêt et de vitesse dans les cents dernières pages (de trop ?). On a envie qu’il en finisse, qu’Hacine assassine ou qu’Antho. nique. Donc, plutôt pas mal et surtout, un vrai roman, pas un essai déguisé et bien ficelé comme le Vuillard de l’année dernière. Mathieu, c’est officiel, on vous tient à l’œil !

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