L'esprit de l'ivresse

Couverture du livre « L'esprit de l'ivresse » de Loïc Merle aux éditions Actes Sud
  • Date de parution :
  • Editeur : Actes Sud
  • EAN : 9782330023546
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

La nuit est longue où sembrase et se soulève la banlieue, qui bientôt marchera sur les villes, et renversera le gouvernement dans une Grande Révolte trop vite désenchantée. M. Chalaoui, Clara, le Président : trois destins, trois corps, trois trajectoires individuelles transportent le lecteur... Voir plus

La nuit est longue où sembrase et se soulève la banlieue, qui bientôt marchera sur les villes, et renversera le gouvernement dans une Grande Révolte trop vite désenchantée. M. Chalaoui, Clara, le Président : trois destins, trois corps, trois trajectoires individuelles transportent le lecteur dans la chair collective dune révolution daprès la mort des idéologies. Un premier roman dune ampleur et dune ambition rares. 

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Articles (2)

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  • Autour d'un verre avec Loïc Merle
    Autour d'un verre avec Loïc Merle à propos de son roman "Seul, invaincu"

    "Les choses que l'on fait sans effort n'ont aucun intérêt", estime Loïc Merle qui, en deux romans, semble un écrivain déjà confirmé. "Autour d'un verre" entre dans la matrice du romancier à l'oeuvre. On en apprendra beaucoup sur la manière dont l'auteur de "Seul, invaincu" (Actes Sud) considère le monde et son travail d'écrivain.

Avis(5)

  • Bon sang que je me suis ennuyée avec ce roman qui a fini par me tomber des mains.

    Des phrases longues, mais longues comme un jour sans pain. Des circonvolutions à n’en plus finir. Je ne voyais pas où l’auteur voulait en venir, je ne le vois toujours pas.

    Si un jour je me décide à lire un...
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    Bon sang que je me suis ennuyée avec ce roman qui a fini par me tomber des mains.

    Des phrases longues, mais longues comme un jour sans pain. Des circonvolutions à n’en plus finir. Je ne voyais pas où l’auteur voulait en venir, je ne le vois toujours pas.

    Si un jour je me décide à lire un roman alambiqué, je choisirai celui-ci à n’en pas douter. Si un jour…..

    http://alexmotamots.wordpress.com/2015/10/12/lesprit-de-livresse-loic-merle

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  • Lechoixdeslibraires.com

    Un soir, une banlieue. Youssef Chalaoui, fatigué, rentre chez lui. Ils sont encore là. Les policiers surveillent, contrôlent, en espérant encore en leur pouvoir. C'est la fois de trop. Bavure. Youssef tombe, il est mort. Embrasement local puis national. Loïc Merle en suivant trois personnages...
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    Un soir, une banlieue. Youssef Chalaoui, fatigué, rentre chez lui. Ils sont encore là. Les policiers surveillent, contrôlent, en espérant encore en leur pouvoir. C'est la fois de trop. Bavure. Youssef tombe, il est mort. Embrasement local puis national. Loïc Merle en suivant trois personnages principaux ancrés dans leur solitude, Youssef, Clara égérie combative et féministe des évènements, et le président Henri Dumont fuyant, décrit les espoirs et peurs, les rêves et compromissions mais aussi l'inéluctable. Ivresse du pouvoir, ivresse du groupe, ivresse du chaos, ivresse de la colère, ivresse de la liberté, que d'ivresses depuis toujours avec au bout la révolte individuelle ou collective, «Une seule nuit peut changer votre vie». Un premier roman ambitieux, dense composé de phrases de grande amplitude, sans paragraphe et au vocabulaire riche.

  • "L'esprit de l'ivresse" de Loïc Merle... Un premier roman, écriture dense, dure, resserrée... il faut écarter les mots et les images pour pénétrer dans l'histoire qui commence par celle d'un homme, Youssef, qui regagne sa banlieue, les Iris... ah oui on la gagne cette banlieue, et ses barres...
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    "L'esprit de l'ivresse" de Loïc Merle... Un premier roman, écriture dense, dure, resserrée... il faut écarter les mots et les images pour pénétrer dans l'histoire qui commence par celle d'un homme, Youssef, qui regagne sa banlieue, les Iris... ah oui on la gagne cette banlieue, et ses barres d'immeubles... et qu'est-ce qu'on y gagne dans cette banlieue ? - banlieue sortie toute droite de celles qu'on nous présente aux journaux télévisés, banlieue pour éloignés du système - et puis, soudain la mort, la mort de Youssef survient, là, au rebord d'un trottoir... et voilà que la banlieue s'embrase... les C.R.S automates, automatiques, fatigués, débordés... De la banlieue en révolte au pays embrasé il n'y a qu'un pas, ou plutôt qu'un cocktail Molotov... et soudain plusieurs. Puis on découvre une jeune femme révolutionnaire féministe... Clara, on entre dans son monde... celui des attentats... le combat qu'elle mène pour le monde est aussi un combat intérieur... Et un Président de la République Henri Dumont, qui se dérobe, qui fuit... défaitiste, désabusé... Ces trois là ne se rencontreront jamais, mais point n'en est besoin, ils sont dans le même tourbillon cataclysmique... leurs destins sont liés, quoiqu'ils fassent... et c'est en entrant dans l'histoire de leur corps que l'auteur nous montre l'histoire de leur monde... étrange procédé... comme si vous décriviez une grande ville en racontant, trois maisons... la voix du dedans pour dire le dehors qui se déchire.
    L'écriture peut troubler dans l'agrément que l'on prend à vivre ce livre, car elle ne conduit pas à une lecture facile, la pente est rude, on a du mal à reprendre son souffle dans cette absence de paragraphe, mais on continue quand même de grimper dans l'enchevêtrement de descriptions, de soliloques intérieurs, d'aller et retour dans le temps, dans autre chose d'un autre temps... c'est vrai qu'on est un peu ivre... trop d'air ou pas assez ? je vous laisse faire l'effort vous-même, ça vaut le coup d'entrer dans ce livre car à travers tout ce qu'il dit, est-ce qu'il ne nous donne pas comme un avant goût de notre Histoire contemporaine en marche ?

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  • Point de vue physique : le livre est un grand format, les pages sont de bonnes qualité. La couverture est sombre, à l'image de son contenu avec une vague lueur d'espoir au bout. L'image de ce corps meurtri montre bien la souffrance inscrite dans ces pages. La taille des caractères est correcte...
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    Point de vue physique : le livre est un grand format, les pages sont de bonnes qualité. La couverture est sombre, à l'image de son contenu avec une vague lueur d'espoir au bout. L'image de ce corps meurtri montre bien la souffrance inscrite dans ces pages. La taille des caractères est correcte pour permettre une lecture chez les mal voyants.

    Point de vue écriture : c'est indéniable, le livre plonge dans des faits bien d'actualité, les cités, le mal être de ces gens parqués dans des building, empilés les uns sur les autres, rangés et que le reste du monde voudrait bien oublier. Colère de ces personnes, rage que le politique veut recouvrir en envoyant les CRS, cela peut marcher un temps mais il y a toujours la fois de trop, le trop plein qui fait que la poussière ne peut plus être contenue sous le tapis et ça explose. L'auteur relate donc ce trop plein au travers de 3 destins, les deux premiers au coeur même de cette rage et de cette révolte, le dernier destin vu par le politique en la personne du président Dumont, personnage fuyant, peu sur de lui et de sa méthode de politique.

    On sent un désespoir énorme dans ce roman, une solitude qui engouffre tout sur son passage. Je regrette franchement les longs monologues internes des personnages et les égarements dans les méandres de leurs esprits. On finit même par se demander ce que la révolte fait là tant les personnages en semblent éloignés.

    Je dois franchement dire que je m'attendais à autre chose en lisant la quatrième de couverture et la lettre d'accompagnement du roman; un peu moins de prose philosophique et un peu plus d'implication de l'environnement, plus de description des lieux, plus de dialogues soutenus auraient pu permettre une lecture plus facile et une meilleure envie d'arriver à la fin de l'histoire.
    Les phrases sont longues et de construction tarabiscotée, difficile de mettre ce roman de toutes les mains, il faut déjà avoir un certain niveau de lecture et aimer la philosophie pour le lire et peut être y accrocher.
    C'est vraiment, pour l'instant, à la veille d'entamer ma dernière lecture, le roman qui m'a le plus déçu et que j'ai eu le plus de mal à terminer. Ce n'est donc pas une découverte positive pour moi, malheureusement. A voir si les autres contributions de cet auteur seront d'un autre acabit.

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  • On plonge ici au plus profond de trois destinées vers une certaine forme de désespoir mais la page 100 nous laisse apercevoir, au loin, très loin, une lueur, peut-être celle d'un renouveau qui va permettre à ce mouvement de masse de changer le monde. Mais au fil des pages, ces personnages...
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    On plonge ici au plus profond de trois destinées vers une certaine forme de désespoir mais la page 100 nous laisse apercevoir, au loin, très loin, une lueur, peut-être celle d'un renouveau qui va permettre à ce mouvement de masse de changer le monde. Mais au fil des pages, ces personnages torturés, même s’ils tentent de se rapprocher pour souffrir moins, ne parviendront pas, dans cet immense chaos, à atténuer les douleurs.
    Un homme épuisé rentre chez lui dans sa banlieue parisienne crépusculaire. Il est usé, à bout de force et d’illusions et les CRS s’en mêlent. Une jeune femme devenue égérie, sans le vouloir vraiment, cherche à défendre le feu sacré de la révolte. Le goût pour la cendre … Mais « ta gueule, tu nous emmerdes … » page 90, est-ce vraiment un dialogue ? Le troisième personnage fuit … dans un sentiment de perdition et de vacuité. Le Président Henri Dumont est à lui seul un cliché … pour exemple, page 184 « il fuyait en tous les cas de façon présidentielle » ! On est si loin ici des magnifiques portraits de Garcia Marquez dans « 100 ans de solitude ». Et voilà ce mot solitude qui semble être le fil conducteur de « l’esprit de l’ivresse ». Nos trois personnages en effet se sentent bien seuls au cœur d’une révolte de banlieue qui au final ne les concerne guère. Trois points de vue face au chaos des banlieues ou trois solitudes face à la vie et des tentatives maladroites pour garder la tête hors de l’eau.
    Que dire, sinon que ce n’est pas une lecture facile, ce n’est pas un sujet facile et même en faisant l’effort d’une attention redoublée, on se perd dans des phrases bien écrites mais trop longues, trop tristes, trop lourdes. L’absence de dialogue nous ôte toute possibilité de respirer un bon coup avant de passer à la suite. Comme les trois personnages centraux, je suis sortie broyée de cette aventure, et sans aucune envie d’y revenir un jour.
    La lecture est-elle un plaisir ? … ou de l’auto-flagellation ! On peut en effet se poser cette question lourde de sens quand on tente de lire jusqu'au bout « l’esprit de l’ivresse ». Que voulait nous dire ce nouvel auteur qui « s’est décidé à écrire » comme le précise subtilement l’éditeur ?

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