Les testaments

Couverture du livre « Les testaments » de Margaret Atwood aux éditions Robert Laffont
Résumé:

Lorsque les portes du fourgon se referment sur Defred, à la fin de La Servante écarlate, les lecteurs n'ont aucune idée de ce que lui réserve l'avenir : la mort ou un nouveau départ. Les Testaments apportent enfin une réponse à leurs questions.
Nous y retournons à Gilead quinze ans après avoir... Voir plus

Lorsque les portes du fourgon se referment sur Defred, à la fin de La Servante écarlate, les lecteurs n'ont aucune idée de ce que lui réserve l'avenir : la mort ou un nouveau départ. Les Testaments apportent enfin une réponse à leurs questions.
Nous y retournons à Gilead quinze ans après avoir laissé Defred à son avenir incertain, grâce aux témoignages explosifs de trois narratrices.
« Chers lecteurs : pour ce livre, j'ai puisé mon inspiration dans toutes les questions que vous m'avez posées à travers les années sur Gilead et ses rouages internes. Enfin, presque toutes ! Mon autre source d'inspiration, c'est le monde dans lequel nous vivons, » Margaret Atwood.

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  • Fausse suite tant attendue.
    Toujours une belle écriture limpide de Margaret Atwood, avec des personnages intéressants ... mais ce livre n’a pas la force de « La servante écarlate ».

    Fausse suite tant attendue.
    Toujours une belle écriture limpide de Margaret Atwood, avec des personnages intéressants ... mais ce livre n’a pas la force de « La servante écarlate ».

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  • La suite tant attendue de LA SERVANTE ECARLATE! J'étais chez ma libraire dès le lendemain de sa sortie, mais c'est à la fois avec impatience et appréhension que je me suis plongée dans LES TESTAMENTS. Comment, trente-quatre ans après avoir écrit LA SERVANTE ECARLATE, Margaret ATWOOD allait-elle...
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    La suite tant attendue de LA SERVANTE ECARLATE! J'étais chez ma libraire dès le lendemain de sa sortie, mais c'est à la fois avec impatience et appréhension que je me suis plongée dans LES TESTAMENTS. Comment, trente-quatre ans après avoir écrit LA SERVANTE ECARLATE, Margaret ATWOOD allait-elle gérer le phénomène qu'est devenu son livre et la série qui en a découlé? Que faire de l'avance prise par la série sur l'histoire de Defred puisque la saison 1 correspond au roman, et que tout le reste relève de l'imagination (fertile!) des auteurs de la série? Madame ATWOOD avait-elle seulement voulu surfer sur le succès en sortant la suite ?

    ALERTE ROUGE, REVELATIONS IMMINENTES : à ce stade, si vous n'avez pas lu LA SERVANTE ECARLATE et si vous n'avez pas vu les trois saisons de la série, vous vous exposez à des révélations qui gâcheraient votre plaisir et ce serait vraiment dommage! Vous voilà prévenus!

    Dans LES TESTAMENTS, Margaret ATWOOD fait un bond en avant de quinze ans dans l'histoire de GILEAD, devenue GALAAD. La série avait pris de l'avance? L'auteur a effectué un dépassement non autorisé et résolu le problème. C'est très malin, et j'y vois aussi, peut-être à tort, une certaine volonté de l'auteur de reprendre la main sur son histoire et de décider de sa destinée. Et c'est très réussi, car LES TESTAMENTS nous rappelent que cette histoire est bien le bébé de Margaret ATWOOD, un chef d'oeuvre écrit en 1985 et pourtant tellement moderne, tellement contemporain, tellement en résonance avec les dérives de notre société actuelle, et qui a fait de son auteur une incroyable visionnaire.

    Ce bond dans le temps nous donne l'occasion de connaître le parcours de trois personnages. En alternant les témoignages - les testaments - de ces trois figures féminines (évidemment), Margaret ATWOOD nous plonge dans le quotidien de GALAAD en nous en offrant trois points de vue bien différents puisque ces trois femmes n'ont pas du tout connu le même destin et n'ont pas été impactées de la même manière par le régime.

    Le premier personnage, Daisy, est le témoin extérieur. Adolescente de seize ans qui a grandi au CANADA, pour elle GALAAD est une dictature à combattre mais qui reste loin de son quotidien; elle n'en connaît que ce que la télé lui en dit, ça et bien sûr Bébé Nicole. A noter que Bébé Nicole n'existe pas dans LA SERVANTE ECARLATE, seulement dans la série et que Margaret ATWOOD se l'est donc appropriée. Bébé Nicole, c'est l'enfant de Defred, celui qu'elle est parvenue à sauver de GALAAD en la faisant s'enfuir au CANADA. Depuis, Bébé Nicole est devenu un symbole : au CANADA celui des femmes sauvées de la tyrannie de GALAAD, à GALAAD l'enfant volé que le régime n'a jamais renoncé à récupérer et dont la photo est partout. L'univers de Daisy et celui de GALAAD vont brutalement s'entrechoquer lorsqu'elle découvre la vérité sur ses parents et qu'elle comprend que le régime est bien plus proche d'elle qu'elle ne le croyait.

    Le deuxième personnage n'est qu'effleuré dans le roman, et pour cause : c'est Agnès, la fille que June a eue avant de s'appeler Defred, avant l'avènement de GALAAD, cette fille qu'on lui a enlevée pour la donner à une autre famille. Contrairement à Daisy, Agnès est un pur produit de GALAAD. Confiée à la famille d'un Commandant haut placé, elle a grandi choyée sans remettre en cause les belles histoires qu'on lui a racontées sur son enfance, façonnée par des règles qu'elle n'envisage pas un instant de remettre en cause, coulée dans le moule. Elle n'a jamais connu que GALAAD et ne souhaitait rien d'autre, jusqu'à ce qu'elle sorte de l'enfance et soit confrontée au sort qu'on réserve aux jeune filles dès qu'elles ont l'âge de procréer.

    Le troisième enfin fait partie de ces personnages de LA SERVANTE ECARLATE qu'on adore détester : Tante Lydia. Celle qui fut l'une des fondatrices de GALAAD, l'une de celles qui en a écrit les règles et a contribué à son expansion. Je suis ravie que Margaret ATWOOD ait exploré ce personnage complexe, qu'on aurait bien étranglé de nos mains à plusieurs reprises et qui pourtant demeure fascinant, intrigant. A-t-elle toujours été aussi méchante? Comment et pourquoi en est-elle arrivée à accepter ça et à aider à l'installer? LES TESTAMENTS est l'occasion de la découvrir et de recueillir son sentiment sur tout ce qu'elle a fait et laissé faire, son recul sur ce nouveau régime et le but qu'il s'était donné.

    Les chemins de ces trois femmes vont se croiser de manière surprenante pour offrir à GALAAD la fin qu'il mérite. Nicole, Agnès et Lydia sont trois femmes qui vont devoir se battre pour survivre, chacune avec ses armes mais au final pour une cause commune, leur liberté. Chacune détient des secrets susceptibles de faire vaciller les fondations du régime.

    En pensant, au début de ma lecture, "quel plaisir de retrouver l'univers de GALAAD", je me suis dit que c'était quand même un peu bizarre, mais maintenant que j'ai fini le livre je suis définitivement nostalgique.

    On y retrouve tout ce qui a fait la force de LA SERVANTE ECARLATE, et LES TESTAMENTS pourraient avoit été écrit dans la foulée et non trente-quatre ans après. La supériorité et le mépris des hommes, la religion comme prétexte pour asservir et ligoter les corps comme les âmes, mais toujours pourtant la résistance des femmes, leur volonté d'indépendance et de liberté, leur refus de l'injustice.

    Margaret ATWOOD a réussi son pari avec intelligence et astuce. Son roman est plein de suspense sur le devenir de ces trois femmes et de GALAAD. On en voudrait encore.

    L'auteur parvient à la fois à faire revivre tout l'univers de LA SERVANTE ECARLATE et à nous offrir un nouvel aspect de GALAAD, en créant de nouveaux personnages comme Les Perles, ces envoyées prosélytes de GALAAD envoyées à l'étranger pour sauver les âmes damnées - dont les costumes fleuriront aussi sûrement que ceux des Servantes - ou en en développant d'autres, comme les résistants de MAYDAY qui occupent une large place dans le roman.

    Il n'était pourtant pas facile de se renouveler, mais Madame ATWOOD a su le faire. Dans LES TESTAMENTS, c'est une plongée au coeur du régime à laquelle on a droit. Au travers des méandres de GALAAD, on en effleure les sombres secrets, les dérives de ce règime qui connaît finalement les mêmes que celles qu'il prétendait combattre.

    Je terminerai en attirant votre attention sur la sublime couverture du roman, et je vous laisse découvrir pourquoi on est passé de l'écarlate au vert printemps... et n'oubliez pas : "Nolite te bastardes carborundorum", jamais.


    http://cousineslectures.canalblog.com/archives/2019/10/23/37734865.html

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