Les Sisters T.8 ; tout pour lui plaire !

Couverture du livre « Les Sisters T.8 ; tout pour lui plaire ! » de Christophe Cazenove et William aux éditions Bamboo
  • Date de parution :
  • Editeur : Bamboo
  • EAN : 9782818925324
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

C'est l'année du dépaysement pour Wendy ! Il y a tout d'abord son correspondant italien qui vient passer quelques jours à la maison. Et puis, ce qui la fait rêver depuis tant d'années, ces vacances aux États-Unis que ses parents lui ont promises ! Et pourtant, Wendy n'a pas besoin de parcourir... Voir plus

C'est l'année du dépaysement pour Wendy ! Il y a tout d'abord son correspondant italien qui vient passer quelques jours à la maison. Et puis, ce qui la fait rêver depuis tant d'années, ces vacances aux États-Unis que ses parents lui ont promises ! Et pourtant, Wendy n'a pas besoin de parcourir des milliers de kilomètres, ni de traverser des océans pour découvrir des contrées inconnues, il lui suffit de pousser la porte de la chambre de sa petite sister Marine pour entrer dans le pays de la dinguerie et de l'agitation permanente ! En plus, les cocktails de caprices sont à volonté !

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Le courrier des auteurs

Christophe Cazenove répond à nos questions ! (07/12/2013)

Comment s'est passée votre première édition ? Que représente la première fois où vous avez été publié : un feu d'artifice intérieur ? Je crois que je ne m'en suis toujours pas remis dans la mesure où je vis toujours un rêve d'enfant. Même si cela fait onze ans que je fais de la BD, c'est passé tellement vite que je me rappelle encore la façon dont j'ai vécu mon premier album publié : c'était une BD sur Nostradamus, déjà chez Bamboo. C'est vrai que quand je l'ai reçue à la maison, mon épouse Véronique me disait que j'ai plané toute la soirée. Je n'étais plus là, je ne quittais pas mon album des yeux, je n'arrêtais pas de le feuilleter. C'était réellement l'aboutissement d'un rêve. Maintenant, je me dis parfois que j'aurais été content, même si je n'avais eu que cet album-là, mais c'est facile à dire, parce que depuis, j'ai eu d'autres séries et d'autres albums... Mais c'est vrai que le fait d'avoir ce bouquin dans les mains après tellement d'attente et tellement de courriers envoyés pendant dix ans, c'était un rêve qui devenait réalité. C'est assez curieux. C'est Bamboo qui vous répond en premier... Non, en fait, c'est Bamboo qui me répond en dernier. C'est le dernier éditeur que j'ai contacté sur dix ans, c'était vraiment ma dernière chance. C'est mon petit conte de fées à moi : le dernier courrier avant d'arrêter de chercher dans la bande dessinée. C'était vraiment la décision que j'avais prise. Si Bamboo ne m'avait pas répondu ou avait dit non, j'aurais continué dans la grande distribution. Finalement, l'éditeur m'a encouragé à lui envoyer d'autres choses, et c'est comme ça que ça a démarré. Coupure de quelques secondes qui m'a empêché d'entendre la question... Je ne donne pas de conseils : je donne juste mon expérience. Finalement, tout le monde a un vécu différent. Parmi tous mes collègues, aucun n'a la même expérience. D'ailleurs, je me rappelle, quand Bamboo avait un peu communiqué sur mes dix ans dans la maison d'édition, ils avaient raconté cette histoire dont je viens de vous parler, mon petit conte de fées à moi, et une jeune dessinatrice m'avait envoyé un mail pour me dire que lire ça lui avait fait du bien, ça lui avait remonté un peu le moral, cette idée de se dire qu'il n'y a pas un âge limite, qu'il n'existe pas un parcours exclusif... Je pensais que pour moi, la BD, c'était trop tard : j'avais 31 ans quand j'ai démarré, et puis, finalement, non. On n'est pas obligé de démarrer à 20 ans, on peut démarrer à 40 ans... Mais ça, c'est dur de se le dire quand on attend d'être publié. C'est une belle histoire pour moi, et elle est vraie. Être publié est une chose ; connaître le succès en est une autre. Le fait que le public soit fidèle et nombreux change-t-il quelque chose en vous ? Je sais que beaucoup de choses ont changé, mais je ne sais pas si c'est le fait d'être édité ou d'avoir du succès, ou le fait de vivre de ma passion. La bande dessinée est un univers que j'aime tellement. J'ai rencontré plein de gens... [coupure] Vous dites-vous parfois, par rapport à certains thèmes, que votre public n'attend pas ça de vous ? Je ne me pose jamais la question par rapport à un public particulier, parce que je n'arrive pas le cibler vraiment. Je sais pour quelle maison d'édition je travaille, je sais qu'on fait de la BD tout public ; je m'interdis donc de mettre des scènes érotiques ou des gros mots. En plus, je ne suis pas lecteur de ça. Je fais vraiment de la BD que je lisais, que j'aimais lire quand j'étais gamin. Je n'ai pas cette impression d'éviter des sujets. Si certains me tiennent vraiment à coeur, j'essaie d'en parler un peu, mais je ne suis pas trop... [coupure] J'ai aussi beaucoup de bouquins parce que j'y trouve des thèmes... Une série comme les «Petits Mythos»» par exemple, qui se passe dans la Grèce antique, me demande un peu de documentation. Il est vrai que feuilleter des livres donne des idées, mais pour les personnages eux-mêmes, pour leur comportement, c'est le fait de vivre là, entouré de gens, d'aller en ville, d'écouter la radio, de regarder la télé de temps en temps parce que je n'ai pas trop le temps, même la discussion que nous avons maintenant, je me dis que tout peut servir. Il y a toujours quelque chose qui peut en ressortir, comme ça. Je ne note rien, j'emmagasine beaucoup de choses, et parfois, de petits détails ressortent et je m'en sers. Je mise plus sur mes rencontres, et j'aime bien rencontrer les gens aussi pour ça. Vous rencontrez les lecteurs par exemple dans les librairies, et vous trouverez certains gags moyens, alors qu'ils seront adorés par le public, et inversement. Alors ça, c'est terrible... On se plante souvent. Déjà entre collègues : il y a des pages dont je ne suis pas très fier, mais que les collègues aiment beaucoup, et vice versa... Enfin, quand je dis «pas très fier», avec le recul, je me dis que ce n'est peut-être la meilleure idée que j'aie jamais eue, mais bon... sur le moment, elle me paraissait bien. Cela arrive avec les lecteurs, qui nous racontent des gags qui sont leurs préférés, et nous, à la limite, si on avait eu la possibilité, on aurait bien aimé les enlever de l'album, mais non, voyez... Tant mieux d'ailleurs, tout le monde a des ressentis différents. Ainsi, pour la série sur les pompiers, beaucoup de vrais pompiers avaient aimé une série de gags où un personnage est en fauteuil roulant parce qu'il s'est cassé la jambe et ne peut pas partir en intervention : ces pages ont vraiment touché beaucoup de pompiers parce qu'ils avaient vécu la situation d'être empêchés de partir en intervention, et moi, j'avais fait ça parce que je trouvais ça rigolo, mais je ne pensais pas que certains revivraient des situations qu'ils avaient connues. Parfois, on fait mouche sans le faire exprès, et parfois, on se loupe complètement. Restez-vous curieux de ce que font vos collègues ? Ah oui ! Je lis beaucoup de BD, je lis beaucoup de tout de toute façon... Oui, vraiment. J'essaie de me tenir au courant. Je lis beaucoup d'albums de gags pour voir ce qui se fait, pour ne pas faire pareil déjà, et c'est vrai que cela m'influence également, cela me donne parfois des idées, pas dans le sens où je reprends des idées telles quelles évidemment. Cela peut me donner des ouvertures, des thèmes, des façons de travailler, des façons de raconter auxquelles je n'aurais pas pensé. Oui, je lis beaucoup, et je me tiens au courant de tout ce qui se fait. Comme j'ai pas mal de collègues maintenant dans la BD, c'est bien de discuter avec eux aussi : ça enrichit toujours. Au moment de l'écriture elle-même, avez-vous des rituels ? Je ne suis pas très carré. Je me lève très tôt le matin, ça, c'est régulier, parce que je suis plus efficace, et comme j'ai travaillé en grande surface, j'ai l'habitude de me lever tôt, donc ça m'est resté. Le rituel, c'est que j'aime bien travailler en musique, et je mets toujours de la musique que je connais, parce qu'au moins, je ne suis pas distrait, alors que je si mets une musique que je ne connais pas, j'ai davantage tendance à essayer de l'écouter. Je mets les Beatles en général, une compilation qui peut durer plusieurs heures, et quand je n'entends pas les chansons, c'est que j'ai été concentré et que j'ai bien travaillé. Sinon, je n'ai pas plus de rituels que ça. Je peux travailler un peu n'importe où, mais j'aime bien être dans mon bureau quand même. Pour vous, être auteur de bandes dessinées est donc une sorte d'accomplissement. Vous êtes là où le destin vous a mis... Oui, enfin, c'était vraiment mon rêve de gamin. C'est vrai qu'après, en travaillant dans l'écriture, je me dis qu'il y aurait d'autre choses à faire : peut-être essayer d'écrire des nouvelles ou des romans, essayer de pousser un peu plus loin, voir si je suis capable de faire aussi d'autres choses, pas pour prouver quelque chose, mais parce que j'ai l'envie qui se dessine petit à petit. J'ai aussi envie de travailler avec d'autres personnes en bandes dessinée, de faire d'autres styles d'histoires. Là, je suis en train de travailler sur des histoires complètes, donc pas de gags pour le coup, dans d'autres styles. En fait, d'autres envies s'ajoutent à celle que j'avais tellement pressante quand j'étais enfant, ado. C'est un aboutissement sur le moment. C'est vrai que quand j'y pense, j'ai la chance de faire ce que je fais, d'être édité, de faire de la bande dessinée, parce que je rêvais de cela. Mais il y a d'autres choses, et puis, les rencontres aussi font que j'ai d'autres envies qui se greffent sur tout ça. Je n'ai pas l'impression d'avoir établi des sortes de rituels à ce niveau-là, mais ce sont plutôt des plages où j'essaie de penser à autre chose : ça serait la lecture ou la promenade avec mon chien, encore une fois, qui est très présent dans notre vie. Ce n'est pas trop la lecture de poésie ou de réflexions ; je cherche plus à essayer de me distraire finalement. Je pense que ça a toujours été un peu ça : ce que j'aimais faire gamin, c'était lire pour me distraire, et puis, maintenant, c'est distraire les autres en me distrayant moi-même et en écrivant des histoires. Et puis, je crois que je n'ai pas un naturel qui a vraiment besoin de chercher de la consolation, même quand j'ai des coups durs ou des petits moments de déprime. Cela ne dure jamais très longtemps, et en général, avec les gens qui m'entourent, en lisant des petites BD, en faisant mes histoires ou en me baladant, j'ai l'impression que c'est comme ça que j'aurais tendance à gérer la chose, mais sans réfléchir plus que ça. C'est vraiment tel que ça sort. On a eu un coup dur l'année dernière, en raison du décès de mon père. C'est pour ça que je parlais de moments un peu difficiles, mais finalement, je n'ai pas eu de grosse déprime : des lectures, des discussions ; au fond, ça allait bien. En revanche, assez curieusement, en termes de chansons, même si je vais bien, des petits trucs me touchent vraiment beaucoup, c'est assez curieux, mais je ne les utilise pas non plus pour aller mieux. C'est quand je les entends que je m'aperçois que ça me fait du bien, mais je n'ai pas de chose comme ça... Quand vous avez malheureusement perdu votre papa, vous ne vous êtes pas dit : «Vite, je vais aller écouter toutes les chansons des Beatles...» Non, j'aime bien aller voir les gens et être proche des gens. C'est vrai que j'avais besoin de voir des gens, la famille, ma mère, le petit noyau familial qui se regroupe dans ces moments-là, et c'est vrai que j'étais très bien. J'ai finalement plutôt tendance à positiver - c'est aussi un truc de famille, ça - et à dire que ces moments difficiles nous ont permis de nous rapprocher encore plus, donc finalement, ça fait du bien. Mais cela dépend des personnes, et je pense que chacun le vit différemment. Vous essayez de donner du sens aux choses. Ҫa se fait tout seul. Finalement, on s'aperçoit que ce qui est important, c'est ce qui est à côté de nous. Ce qui est bien aussi par apport à cet événement-là, c'est que tout le monde, que ce soit les collègues ou l'éditeur, avait la même attitude par rapport à moi, en me disant que les retards qu'il pouvait y avoir sur les BD que j'étais en train d'écrire n'avaient pas d'importance. Toutes ces choses-là, c'est bien, c'est du relationnel. C'est donc plutôt dans les relations que je vais bien et que je vais mieux si j'ai des petits coups de blues.

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