Les sirènes de Bagdad

Couverture du livre « Les sirènes de Bagdad » de Yasmina Khadra aux éditions Pocket
  • Date de parution :
  • Editeur : Pocket
  • EAN : 9782266204989
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Kafr Karam. Un petit village aux confins du désert irakien. On y débat devant la télévision, et surtout on s'y ennuie, on attend, loin de la guerre que viennent de déclencher les Occidentaux et qui embrase le reste du pays. Mais le conflit, avec son lot de brutalités, d'incompréhensions et de... Voir plus

Kafr Karam. Un petit village aux confins du désert irakien. On y débat devant la télévision, et surtout on s'y ennuie, on attend, loin de la guerre que viennent de déclencher les Occidentaux et qui embrase le reste du pays. Mais le conflit, avec son lot de brutalités, d'incompréhensions et de bavures tragiques va finir par rattraper cette région où la foi, la tradition et l'honneur ne sont pas des mots vides de sens. Et quand une nouvelle humiliation vient profaner ce qu'un Bédouin a de plus sacré, alors s'ouvre le temps de la colère et de la riposte. Une vengeance terrible, sans merci, car désormais seul le sang pourra laver ce qui a été souillé...

Donner votre avis

Avis(7)

  • Après avoir fait la critique du livre « Les Hirondelles de Kaboul », j'avais envie de rester avec Yasmina Khadra (ياسمينة خضراء) (nom de plume de l'écrivain algérien, Mohammed Moulessehoul ( محمّد مولسهول محمّد مولسهول), né le 10 janvier 1955 ... Et cette fois, c'est avec un autre de ses bons...
    Voir plus

    Après avoir fait la critique du livre « Les Hirondelles de Kaboul », j'avais envie de rester avec Yasmina Khadra (ياسمينة خضراء) (nom de plume de l'écrivain algérien, Mohammed Moulessehoul ( محمّد مولسهول محمّد مولسهول), né le 10 janvier 1955 ... Et cette fois, c'est avec un autre de ses bons ouvrages : « Les Sirènes de Bagdad » (ياسمينة خضراء qui signifie « jasmin vert »). Aujourd'hui, il est traduit en pas moins de 33 langues, donc connu internationalement.

    C'est inlassablement qu'il regarde l'histoire contemporaine et qu'il milite pour faire triompher l'humanisme. « Les Sirènes de Bagdad » font partie du troisième volet de la trilogie consacrée à ce qu'on peut nommer un « dialogue de sourds », qui oppose l'Occident et l'Orient : entre judaïsme et islam - la misère économique et intellectuelle des individus, ou le poids des traditions…
    « Beyrouth retrouve sa nuit et s'en voile la face. Si les émeutes de la veille ne l'ont pas éveillée à elle-même, c'est la preuve qu'elle dort en marchant. Dans la tradition ancestrale, on ne dérange pas un somnambule, pas même quand il court à sa perte. »

    Nous sommes au début des années 2.000. Dans ce récit, on voit un jeune bédouin irakien (le héros – on ne connaît pas son nom), dont on suit la lente mais inexorable descente aux enfers, à cause du terrorisme. En voulant fuir son village, il se retrouve, en fait, à Bagdad, déchirée par une terrible guerre civile. Comme il n'a aucune ressource, c'est une proie inespérée pour les islamistes radicaux : il devient djihadiste.

    On suit les horreurs de la guerre – on voit l'arrivée des Américains en Irak – on lit l'incompréhension à cause de la différence des cultures, des religions. C'est « le choc des civilisations. » C'est également ce qui va entraîner le jeune bédouin (très sensible à l'origine), à vouloir venger, par le sang, toutes les atrocités qu'il voit. de plus, des jeunes filles sont amenées à se transformer en kamikazes (des bombes humaines).

    Dans cet ouvrage, Yasmina Khadra déroule un scénario dont on ne découvre la conclusion qu'à la fin. C'est habilement mené - le talent de l'auteur n'a pas failli. On sait qu'il est « pétri d'humanisme », ce qu'il nous prouve dans cet ouvrage.
    Ce qui en ressort ici, ainsi que de toute la trilogie, c'est un constat implacable :
    « L'Occident n'est moderne que parce qu'il est riche, l'Orient n'est barbare que parce qu'il est pauvre. L'Occident devient l'ennemi juré car il ne vient en Orient que dans son intérêt et pour imposer ses propres valeurs. »

    C'est souvent cru – très violent – mais on peut y voir le message d'espoir dont rêve Yasmina Khadra et dont il veut témoigner – et c'était nécessaire.

    Un récit, au final, que j'ai été ravie d'avoir lu. Il me reste à publier la critique de « L ‘attentat », puisque je n'ai pas chroniqué dans l'ordre. C'est donc « à suivre» et la boucle sera bouclée.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • C'est violent, et pourtant, ce n'est que la retranscription d'une dure réalité. Quand le fanatisme n'a pas de limites, quand chaque seconde est une menace, ce sont les Sirènes de Bagdad qui prennent le relais.

    C'est violent, et pourtant, ce n'est que la retranscription d'une dure réalité. Quand le fanatisme n'a pas de limites, quand chaque seconde est une menace, ce sont les Sirènes de Bagdad qui prennent le relais.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Du Khadra dans toute sa splendeur, encore. La force de son écriture : décrire sans juger, informer, narrer, romancer. On y découvre des personnages profonds et torturés, à tort ou à raison, à chacun son interprétation.

    Du Khadra dans toute sa splendeur, encore. La force de son écriture : décrire sans juger, informer, narrer, romancer. On y découvre des personnages profonds et torturés, à tort ou à raison, à chacun son interprétation.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Mon préféré d'un auteur qui me touche beaucoup.

    Mon préféré d'un auteur qui me touche beaucoup.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Comment devient-on terroriste. Non , c' est plutôt comment un irakien devient terroriste
    : parce qu il a vu le zizi de son papa et qu'il a honte. Allez, j' avoue tout, je simplifie un max. Mais, c' est un gouffre qui existe entre notre culture et la culture des arabes ? musulmans? persans ? je...
    Voir plus

    Comment devient-on terroriste. Non , c' est plutôt comment un irakien devient terroriste
    : parce qu il a vu le zizi de son papa et qu'il a honte. Allez, j' avoue tout, je simplifie un max. Mais, c' est un gouffre qui existe entre notre culture et la culture des arabes ? musulmans? persans ? je ne fais pas bien la différence. Heureusement, la fin optimiste veut croire que le pont entre les cultures se fera gràce aux intellectuels et à tous les hommes de bonne volonté. Ils ont du boulot sur la planche.....

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Une histoire touchante, j'aime le réalisme de l'écriture de Yasmina Khadra, il est dans mon cercle d'auteur favori.

    Une histoire touchante, j'aime le réalisme de l'écriture de Yasmina Khadra, il est dans mon cercle d'auteur favori.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Génial. Yasmina KHADRA, cette fois-ci nous emmène en Irak en 2005. Dès les premières lignes alors que le narrateur attend au Liban un ordre de mission, le style KHADRA s'impose. "Beyrouth retrouve sa nuit et s'en voile la face. Si les émeutes de la nuit ne l'ont pas éveillée à elle-même alors...
    Voir plus

    Génial. Yasmina KHADRA, cette fois-ci nous emmène en Irak en 2005. Dès les premières lignes alors que le narrateur attend au Liban un ordre de mission, le style KHADRA s'impose. "Beyrouth retrouve sa nuit et s'en voile la face. Si les émeutes de la nuit ne l'ont pas éveillée à elle-même alors c'est qu'elle dort en marchant". L'attente du narrateur est suffisamment longue pour lui permettre un petit retour en arrière sur ce qui l'a conduit dans cet hôtel. Son enfance et son adolescence à Kafr Karam, une petite bourgade aux maisons de torchis, perdue dans le désert, la présence de la guère mais loin encore; le facteur déclenchant qui le conduira à Bagdad pour trouver un moyen de laver l'honneur. "Les Bédouins, aussi démunis soient-ils, ne badinaient pas avec le sens de l'honneur. L'offense se devait d'être lavée dans le sang seule lessive autorisée pour garder son amour-propre."KHADRA nous amène au fil des pages à saisir l'ampleur de l'incompréhension qui règne entre l'Orient et l'Occident. "C'est un mauvais parti l'Occident. (...) Il fut un temps où il s'amusait à définir le monde comme bon lui semblait. Il appelait un autochtone indigène, et un homme libre sauvage, et il faisait et défaisait les mythologies selon son bon plaisir, ramenant nos chantres à ras le folklore forain et élevant ses charlatans au rang des divinités." L'incompréhension est telle, comment la résorber? connaitre son histoire, sa culture comme celle de l'autre; reconnaitre la valeur de l'autre? quel chemin à parcourir ... Les Sirènes de Bagdad transmettent un message important mais l'histoire est avant tout un roman entrainant que j'ai lu dans la journée !!

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Suggestions de lecture

Discussions autour de ce livre

Forum

Afficher plus de discussions