Les singuliers

Couverture du livre « Les singuliers » de Anne Percin aux éditions Actes Sud
  • Date de parution :
  • Editeur : Actes Sud
  • EAN : 9782330066796
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Dans les années 1888-90, un jeune peintre belge, Hugo Boch, en rupture avec ses origines bourgeoises, s'installe à Pont-Aven et y fait la rencontre de nombreux artistes, notamment Gauguin. Ce dernier l'introduit dans l'avant-garde, dont Van Gogh est le maître scandaleux. Mêlant figures... Voir plus

Dans les années 1888-90, un jeune peintre belge, Hugo Boch, en rupture avec ses origines bourgeoises, s'installe à Pont-Aven et y fait la rencontre de nombreux artistes, notamment Gauguin. Ce dernier l'introduit dans l'avant-garde, dont Van Gogh est le maître scandaleux. Mêlant figures historiques et personnages fictifs, ce roman épistolaire croque sur le vif l'esprit du temps et propose une remarquable réflexion sur la création.

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Avis (4)

  • ne jamais oublier Anne Percin ! Auteur des éditions du Rouergue à ne pas manquer!
    Roman épistolaire mené avec maestria!
    L'écriture est fluide comme un ruisseau éclatant qui court de personnage en personnage.
    Les faits historiques irriguent le récit sans jamais trop de didactisme, juste ce...
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    ne jamais oublier Anne Percin ! Auteur des éditions du Rouergue à ne pas manquer!
    Roman épistolaire mené avec maestria!
    L'écriture est fluide comme un ruisseau éclatant qui court de personnage en personnage.
    Les faits historiques irriguent le récit sans jamais trop de didactisme, juste ce qu'il faut!
    L'humanité de chacun, les questionnements sur l'art, les quêtes d'absolu, la Bretatgne, c'est un doux festival qui reste longtemps en tête !
    ne pas rater Point de côté (2006) Bonheur Fantôme (2009) Le premier été (2011)

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  • Lechoixdeslibraires.com

    Pont-Aven, été 1888. Le village attire les peintres de l'avant-garde et leurs écoles, refusant l'académisme. Hugo Bloch ne fait pas exception, besoin de s'éloigner de la capitale où il étudie la peinture mais où il vient de rater l'entrée aux Beaux-Arts, de sa Belgique natale où ses parents, son...
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    Pont-Aven, été 1888. Le village attire les peintres de l'avant-garde et leurs écoles, refusant l'académisme. Hugo Bloch ne fait pas exception, besoin de s'éloigner de la capitale où il étudie la peinture mais où il vient de rater l'entrée aux Beaux-Arts, de sa Belgique natale où ses parents, son père en particulier, menacent de lui couper les vivres s'il continue dans une voie à leur sens incertaine. C'est au fil de ses lettres à sa cousine qu'il décrit ce qu'il saisit de l'époque, du lieu, de l'art, de ses états d'âme. Il s'installe chez Marie Gloanec qui tient une pension où chaque année s'établissent ceux qui déjà marquent l'histoire de l'art. Gauguin s'y fait chef de groupe, il entretient une correspondance avec les Van Gogh. Théo tient la galerie où exposent parfois certains d'entre eux ; Vincent est en convalescence. Hugo s'intéresse à la photographie, non encore reconnue, décidé à rester sur place, il pratique ce nouvel art auprès des gens du cru, de leurs attentes, il côtoie la mort et la solitude. Ce sont deux années qu'il passera à Pont-Aven, s'y cherchant, donnant sens à son existence.

  • Superbe livre dans un style épistolaire. La dernière fois que je me suis autant pris au jeu des lettres c'était avec "Les liaisons dangereuses". Ici le sujet n'a rien avoir, mais la lecture en est tout aussi agréable.
    La correspondance se fait entre trois personnage fictifs (Pont-Aven, Paris,...
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    Superbe livre dans un style épistolaire. La dernière fois que je me suis autant pris au jeu des lettres c'était avec "Les liaisons dangereuses". Ici le sujet n'a rien avoir, mais la lecture en est tout aussi agréable.
    La correspondance se fait entre trois personnage fictifs (Pont-Aven, Paris, Bruxelles) qui vont nous submerger de couleur et de forme, et nous plonger dans l'état d'esprit des artistes de la fin du XIXème siècle, en côtoyant les grands noms de la peinture et leurs œuvres. Académiciens, impressionnistes, nabis, la place de la femme dans l'art...c'est une vrai fresque historique de l'art à cette époque. L'auteur reste objective dans un style attrayant et sensible, un camaïeux émotionnel.
    Si vous connaissez un tant soit peu l'histoire de l'art alors ne rater pas se livre, c'est un véritable plaisir de lecture.

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  • Voici une belle découverte de la rentrée chez Rouergue Editions. Si comme moi vous aimez le monde de la peinture, vous allez adorer. Voici, en effet une belle façon de revivre de façon originale cette période de 1888 à la fin du dix-neuvième siècle. C'est la période où les singuliers,...
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    Voici une belle découverte de la rentrée chez Rouergue Editions. Si comme moi vous aimez le monde de la peinture, vous allez adorer. Voici, en effet une belle façon de revivre de façon originale cette période de 1888 à la fin du dix-neuvième siècle. C'est la période où les singuliers, peintres souhaitant quitter l'académisme vont se remettre en question, prendre l'air et la lumière en migrant à la belle saison à Pont-Aven.

    Grâce à ce récit épistolaire, nous allons passer quelques années en compagnie d'un jeune peintre belge au départ. Libre, artiste qui quitte sa riche famille de La Louvière pour explorer son art et devenir peu à peu photographe. On parle ici d'un ancêtre de la célèbre famille de faïencier Boch-Villeroy. Notre ami Hugo échangera des courriers avec ses cousines Anna (co-organisatrice de l'expo des vingts) et Hazel, peintre elle aussi.

    En leur compagnie, nous partagerons des moments de la vie de Paul Gauguin, Van Gogh, Cérusier mais aussi James Ensor, Toulouse Lautrec et bien d'autres.

    Nous partagerons aussi cette fin du dix-neuvième et serons spectateurs privilégiés de la construction de la Tour Eiffel, de l'exposition universelle, de la construction du Moulin Rouge , nous revivrons également l'affaire de Jack l'éventreur qui fit couler beaucoup d'encre à l'époque.

    Un roman où les personnages réels et de fiction se côtoient, un livre très bien documenté.
    Allez, venez vous aussi vous installer à la pension Gloanec de Pont Aven et faire un petit saut dans le temps. Vous ne le regretterez pas, j'y ai passé un très bon moment.

    C'est très agréable à lire. J'ai aimé le style d'Anne Percin que je ne connaissais pas. Elle écrit essentiellement pour la jeunesse. Je vous en reparlerai sans doute très vite car je viens d'acquérir son premier roman qui vient de sortir chez Babel "Le premier été".

    Ma note 9.5/10

    Les jolies phrases

    C'est justement parce que la solitude est la meilleure alliée de l'artiste que l'amitié doit lui être si précieuse. Moi-même qui redoute tant le monde, je trouve que mes amis me font vivre d'avantage.

    Il me semble, à moi, que la beauté est un voile que la nature a mis sur le monde pour le rendre tolérable.

    "Faire" n'est pas important, je crois l'important c'est "d'être", dans sa vie, dans son corps.

    Il en va souvent ainsi des choses que l'on aime, c'est lorsqu'on comprend leur valeur.

    Les vrais défis n'ont pas besoin d'admirateur.

    L'art est dans l'oeil de celui qui fait l'image, et non dans l'instrument.

    Pourquoi la route vers l'art est-elle pour certains, comme un sentier bordé de fleurs qu'on suit toujours en montant et, pour d'autres, une longue chute dans un gouffre sans fond ? Tandis que certains marchent sereinement vers l'inconnu, d'autres ne font que tomber. Pourquoi ?

    Dans l'art, le difficile n'est pas seulement de creuser sans rien voir, c'est de tenir le plus longtemps possible et de ne pas céder, ni à la société qui a l'air de vouloir vous faire crever, ni à votre propre démon qui le veut tout autant;

    La différence avec la peinture en parlant de la photo est que personne encore ne propose des écoles pour l'enseigner, la seule école c'est de travailler en studio pour faire un portrait ..... Cela permet de maîtriser la technique. Pour le reste, on apprend tout seul. C'est peut-être cela que j'étais venu chercher : trouver un art qui s'apprend tout seul, un art que l'Académie ne m'ait pas gâché, un art neuf et vierge qui me ferait l'honneur de naître et de grandir avec moi.

    Ce qui me faisait peur dans la mort, c'était le mystère.

    Mais pour autant, ceux qui vont aux Indépendants ne sont pas des pervers venus satisfaire un besoin d'immoralisme ! Ils sont seulement plus avertis, plus savants, plus formés aux goûts nouveaux, et plus curieux de la manière que du sujet.

    La souffrance physique n'est pas la mort de l'âme, elle est son combat. La tristesse, c'est la mort de l'âme.

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