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Les sept livres

Couverture du livre « Les sept livres » de Didier Cahen aux éditions Exhibitions International
Résumé:

Dès le titre, Les Sept livres, l'auteur fait appel à une dimension symbolique qui n'est pas étrangère à plusieurs cultures qui auront marqué l'histoire de l'humanité. L'auteur est un fin ciseleur ; mais un ciseleur qui ne laisse jamais la forme dominer ce qu'il a à dire ou, si l'on préfère, ce... Voir plus

Dès le titre, Les Sept livres, l'auteur fait appel à une dimension symbolique qui n'est pas étrangère à plusieurs cultures qui auront marqué l'histoire de l'humanité. L'auteur est un fin ciseleur ; mais un ciseleur qui ne laisse jamais la forme dominer ce qu'il a à dire ou, si l'on préfère, ce qu'il veut dire. En ce sens il s'agit bien plus d'une méditation au plus près des choses de la vie que d'une composition soucieuse de ses effets, d'autant que nous sommes en présence d'une méditation qui aura renoncé à quelque forme d'égocentrisme. Non qu'il s'agisse de dissimuler celui qui parle comme s'il s'absentait de ces poésies. Mais sa présence participe d'une volonté de se tenir si possible à l'écart, à porter un regard à distance, bien que cette distance puisse être ressentie comme le résultat d'une extrême proximité. De même, les rythmes de ces poésies ne s'embarrassent pas des artifices du genre, alors que les variations des modes d'expression sont là pour témoigner à chaque instant de ce qui les renouvelle. Cette liberté en parole et en acte (d'écriture) laisse voir une spontanéité expressive qui fait tenir ensemble à la fois les sensations qui la motivent et la nourrissent, et la réflexivité qui accompagne de la manière la plus discrète ces poésies. L'auteur les construit de façon à tracer ses propres figures et la singularité de sa voix, mais en correspondance permanente avec ce qu'il y a d'irréductible dans le rapport au monde, à l'autre, au réel, parfois à ce presque rien qui participe de la conscience, et qui le conduit à écrire : « Le quotidien / Pour toute réponse ». La beauté de ces suites tient dans cette sensibilité attachée à une farouche justesse du dire.

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