Les racines du ciel

Couverture du livre « Les racines du ciel » de Romain Gary aux éditions Gallimard
Résumé:

«La viande ! C'était l'aspiration la plus ancienne, la plus réelle, et la plus universelle de l'humanité. Il pensa à Morel et à ses éléphants et sourit amèrement. Pour l'homme blanc, l'éléphant avait été pendant longtemps uniquement de l'ivoire et pour l'homme noir, il était uniquement de la... Voir plus

«La viande ! C'était l'aspiration la plus ancienne, la plus réelle, et la plus universelle de l'humanité. Il pensa à Morel et à ses éléphants et sourit amèrement. Pour l'homme blanc, l'éléphant avait été pendant longtemps uniquement de l'ivoire et pour l'homme noir, il était uniquement de la viande, la plus abondante quantité de viande qu'un coup heureux de sagaie empoisonnée pût lui procurer. L'idée de la "beauté" de l'éléphant, de la "noblesse" de l'éléphant, c'était une idée d'homme rassasié...»

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  • Fabuleux voyage sur l'homme, un conte philosophique sur l'humanité! Puissant!

    Fabuleux voyage sur l'homme, un conte philosophique sur l'humanité! Puissant!

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  • Qualifié après sa parution comme l’un des premiers romans « écologiques », Les Racines du Ciel est aussi bien plus qu’un roman qui parle de sauvegarde de la nature et des éléphants. 1956, en Afrique Equatoriale Française, quelques années après l’Holocauste et alors que l’humanité effectue ses...
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    Qualifié après sa parution comme l’un des premiers romans « écologiques », Les Racines du Ciel est aussi bien plus qu’un roman qui parle de sauvegarde de la nature et des éléphants. 1956, en Afrique Equatoriale Française, quelques années après l’Holocauste et alors que l’humanité effectue ses premiers essais nucléaires et que l’on a découvert l’existence des goulags en Sibérie, Morel, ancien résistant, rescapé des camps de concentration nazie met la pagaille dans les rouages encore paisibles de l’administration coloniale : il s’acharne à protéger les éléphants… Les éléphants, massacrés par milliers pour fournir des monceaux de viande fraiche aux chasseurs africains, des tonnes d’ivoire aux trafiquants, du travail aux guides des safaris, les éléphants qui détruisent les plantations des paysans : vaste programme !
    Utilisé par le mouvement indépendantiste, haï par les chasseurs, accusé de misanthropie, raillé par presque tous, il prend néanmoins le maquis contre la barbarie et la cruauté sous toutes ses formes, aidé par une poignée de personnages improbables qui l’épaulent dans son combat fou. La dignité à tout prix, celle des éléphants comme celle des hommes, voilà ce que Morel veut préserver : à l’image de son premier combat pour sauver les hannetons alors qu’il était prisonnier des nazis, il se bat avec une énergie confiante et humaniste pour préserver les derniers représentants sur terre d’une époque révolue, affirmant ainsi sa nature humaine contre ce qui cherche à la nier : le totalitarisme la petitesse et l’adversité.
    Dans ce roman polyphonique, on découvre la personnalité de Morel et son combat à travers les différents témoignages de ceux qui l’ont côtoyé, aventuriers en tous genres, administrateurs coloniaux ou pères missionnaires : et petit à petit s’esquisse le portrait lumineux d’un idéaliste, un homme pur, confiant et joyeux, aspirant à l’Humanité avec un grand H, la liberté et le respect pour tous.
    Un magnifique roman qui, malgré quelques longueurs, me résonnera longtemps dans la tête.

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  • Très occupé à la lecture de ce livre, je note tout les passages où l'écriture de Romain Gary devient d'une intelligence remarquable s'acommodant de poèsie dans la brousse africaine. Morel est un français qui fait signer une pétition contre la chasse à l'éléphant. A la terrasse du Tchadien, un...
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    Très occupé à la lecture de ce livre, je note tout les passages où l'écriture de Romain Gary devient d'une intelligence remarquable s'acommodant de poèsie dans la brousse africaine. Morel est un français qui fait signer une pétition contre la chasse à l'éléphant. A la terrasse du Tchadien, un panel de personnage le critique et commencent à craindre pour eux-même. Morel est déterminé et passe à l'action, aidé des locaux. Il sait qu'il le fait pour une bonne cause ce que la grande majorité des colons ne comprend pas puisqu'ils ne voient en l'éléphant que de la viande. Romain Gary montre à travers cette relative détermination à secourir l'espèce menacée que l'être humain est capable du pire comme du meilleur. Autant les chasseurs d'ivoire passent à côté de la candeur et la noblesse de la Nature autant , ici, Morel incarne la volonté et la pugnacité pour La défendre.

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