Les quatre morts de Jean de Dieu

Couverture du livre « Les quatre morts de Jean de Dieu » de Andree Chedid aux éditions Flammarion
Résumé:

« Juan de Dios disait avoir subi sa première mort le jour où il perdit sa foi catholique. Il avait alors treize ans. » Ce roman est l'histoire d'une double traversée. Celle de Jean de Dieu et celle du XXe siècle.
D'une enfance entourée par les Jésuites jusqu'à la maladie d'Alzheimer, en passant... Voir plus

« Juan de Dios disait avoir subi sa première mort le jour où il perdit sa foi catholique. Il avait alors treize ans. » Ce roman est l'histoire d'une double traversée. Celle de Jean de Dieu et celle du XXe siècle.
D'une enfance entourée par les Jésuites jusqu'à la maladie d'Alzheimer, en passant par la guerre d'Espagne, Staline, la chute du mur de Berlin, on suit les pérégrinations de Juan et de son épouse Isabellita.
On retrouve dans ses pages le talent d'Andrée Chedid qui réussit à dépeindre un individu au coeur de sa famille, de l'Histoire. Entre le sentiment du tragique et le sursaut de la conscience, comment être libre ?

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  • Andrée Chédid, dans un style à la fois simple et riche, avec de nombreuses références à la mythologie, à l'histoire, à la religion dresse un portrait d'un homme droit, bon et légèrement arc-bouté sur ses principes. Ses filles -et son fils- d'ailleurs le lui reprocheront qui s'en iront loin de...
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    Andrée Chédid, dans un style à la fois simple et riche, avec de nombreuses références à la mythologie, à l'histoire, à la religion dresse un portrait d'un homme droit, bon et légèrement arc-bouté sur ses principes. Ses filles -et son fils- d'ailleurs le lui reprocheront qui s'en iront loin de lui pour ne plus subir sa domination. Un homme du début du siècle dernier : un patriarche !

    Andrée Chédid aborde tellement de notions que j'ai peur d'en oublier ; Jean se pose des questions sur la religion, lui qui est devenu athée et qui s'oppose à sa femme et ses filles très croyantes et pratiquantes ; il s'interroge également sur le rôle de la poésie dans la société, le lien qu'elle a avec la science.

    L'auteure décrit aussi l'absence de l'être que l'on perd, la peur qu'a Isabelita, la femme de Jean, de se retrouver seule, sa hantise de ne plus pouvoir toucher le corps de son mari. Malgré les attentions dont elle fait l'objet de la part de ses enfants et petits-enfants, malgré ses croyances en une autre vie après la mort, Isabelita est dans une souffrance qu'elle ne peut maîtriser : elle ne s'imagine pas vieillir seule. Jean lui manque. Sa présence physique.

    La vieillesse est aussi un thème dont Andrée Chédid parle, très librement et très ouvertement. Elle qui, à quatre-vingt-dix ans continue à écrire admirablement et à raisonner d'une manière incroyable, elle nous donne à nous, ses lecteurs assidus d'environ la moitié de son âge -enfin, pour moi !-, une leçon de vie : "profitez de la vie" nous dit-elle. De chaque instant de votre vie. "Merci Madame Chédid, pour ce livre, mais aussi pour tous les autres" lui réponds-je, décidément toujours sous le charme de cette auteure, de son écriture et de son intelligence.

    Un très beau roman sur la vie, la vieillesse et sur nos questions existentielles. Un très beau roman dont le fil rouge est tout simplement l'amour.

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