Les poteaux étaient carrés

Couverture du livre « Les poteaux étaient carrés » de Seyer Laurent aux éditions Finitude
  • Date de parution :
  • Editeur : Finitude
  • EAN : 9782363390974
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Mai 1976, l'épopée des Verts enflamme la France. Ce soir, Saint-Etienne rencontre le Bayern de Munich en finale de Coupe d'Europe. Nicolas a treize ans et depuis que sa mère est partie, c'est son amour du foot et de Saint-Etienne qui l'aide à supporter son quotidien de collégien, un père... Voir plus

Mai 1976, l'épopée des Verts enflamme la France. Ce soir, Saint-Etienne rencontre le Bayern de Munich en finale de Coupe d'Europe. Nicolas a treize ans et depuis que sa mère est partie, c'est son amour du foot et de Saint-Etienne qui l'aide à supporter son quotidien de collégien, un père médiocre, une belle-mère écervelée et son fils abruti.
Quand les Verts perdent le match (par deux fois les poteaux carrés ont empêché le ballon de rentrer) le monde de Nicolas s'effondre.
Laurent Seyer mêle avec subtilité le déroulé de ce match de légende avec les souvenirs et les réflexions de Nicolas. Durant ces 90 mn, se dévoile un adolescent marqué par l'indifférence de son père et ayant remplacé la chaleur d'une famille par une passion pour le foot. Mais quand celle-ci vous déçoit, que reste-t-il ?

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Avis(8)

  • Le 12 mai 1976, j’avais deux mois, je ne me souviens donc pas de cette finale mais je peux comprendre aisément l’engouement de Nicolas pour une équipe de foot, ayant vécu la coupe du monde de 1998 et celle de 2018! Dans « Les poteaux étaient carrés », c’est Nicolas raconte cette finale, sa...
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    Le 12 mai 1976, j’avais deux mois, je ne me souviens donc pas de cette finale mais je peux comprendre aisément l’engouement de Nicolas pour une équipe de foot, ayant vécu la coupe du monde de 1998 et celle de 2018! Dans « Les poteaux étaient carrés », c’est Nicolas raconte cette finale, sa finale. Les mots sont ceux d’un enfant, d’un adolescent qui se livre par l’intermédiaire de ce match de foot! Nicolas raconte au lecteur les évènements de sa vie qui sont liés à des matches de foot. Il y a d’abord le départ de sa mère le soir d’un match, départ dont découle le divorce de ses parents, divorce qui n’est pas courant dans les années 70, d’ailleurs Nicolas est le seul enfant de parents divorcés de sa classe. Puis le père de Nicolas lui impose une « fausse doche » et son fils comme ça, sans lui demander son avis, sans préavis. La solitude de Nicolas devient de plus en plus oppressante et ce père qui ne partage pas grand chose avec son fils même pas le foot: oui ils regardent le match ensemble mais ça s’arrête là… Nicolas supporte de moins en moins ce manque d’intérêt de la part de son père. Tout comme l’attitude des parents de ses copains d’école envers lui à cause du divorce de ses parents, cela lui est difficile de subir cela… Nicolas se raccroche donc à cette équipe de foot, « lasse », dont il connaît tous les joueurs, il se crée sa propre famille à défaut de voir la sienne s’étioler…

    Laurent Seyer a su retranscrire le désespoir de Nicolas que j’ai senti progresser au fur et à mesure de l’histoire. Nicolas, cet ado, qui se sent délaissé par sa propre famille, famille qui a éclaté, famille qui n’en est plus une pour lui, famille jugée par les autres, cela fait beaucoup pour un garçon… Tout cela amène Nicolas a se prendre de passion pour cette équipe de foot, les Verts. Quand ça va mal, chacun se réfugie dans ce qu’il aime afin d’échapper à ce qui les rend triste. L’auteur nous montre également comme cela était difficile le divorce à cette époque, alors que de nos jours cela s’est, malheureusement, banalisé 40 ans plus tard.

    J’ai aimé ma lecture « Les poteaux étaient carrés » mais (et oui il faut toujours un mais), la fin m’a parue étrange… Je ne comprends pas vraiment le sens de cette fin… Pourquoi l’auteur termine son roman comme cela?? Je m’interroge et j’émets des hypothèses et cela n’est-il pas le but d’un livre, non?

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  • Nicolas Laroche a treize ans et demi en ce 12 mai 1976. En fan inconditionnel de Lasse, le club de foot de St Etienne, il suit à la télévision le match décisif, la finale de la coupe d?Europe des clubs champion. Mais cette rencontre sportive est pour lui bien plus qu?un simple jeu...

    Lu grâce...
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    Nicolas Laroche a treize ans et demi en ce 12 mai 1976. En fan inconditionnel de Lasse, le club de foot de St Etienne, il suit à la télévision le match décisif, la finale de la coupe d?Europe des clubs champion. Mais cette rencontre sportive est pour lui bien plus qu?un simple jeu...

    Lu grâce aux 68 premières fois, ce premier roman de Laurent Seyer est touchant et émouvant.
    Son héros, Nicolas, souffre terriblement du départ de sa mère. Il est le seul enfant de divorcés et garde cette blessure au fond de lui. Quand le juge lui demande avec qui il veut vivre, il choisit sa mère, sans aucune hésitation. Mais c'est pourtant avec son père, sa nouvelle petite amie et le fils de celle-ci que Nicolas est obligé de vivre. Il n'est pas malheureux, mais ce père, silencieux et absent, est-il à la hauteur du besoin d'amour de Nicolas ?

    On a tellement de peine pour ce petit bonhomme, qui remplace le vide par l'admiration du club de foot de St Etienne. Et on comprend très vite l'enjeu de cette finale. Fera-t-il parti des vainqueurs ? Sa vie va-t-elle basculer du bon côté ?

    Un très joli roman à découvrir...

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  • Nicolas a treize ans et demi et vit, depuis un an, avec son père et Virginie, la nouvelle compagne de celui-ci, "la fausse-mère", elle-même lestée de Hugo, son fils, celui que le jeune narrateur surnomme le "Contre-mon-gré". De cette famille, Nicolas pourrait retirer le "m" (le "aime") et il ne...
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    Nicolas a treize ans et demi et vit, depuis un an, avec son père et Virginie, la nouvelle compagne de celui-ci, "la fausse-mère", elle-même lestée de Hugo, son fils, celui que le jeune narrateur surnomme le "Contre-mon-gré". De cette famille, Nicolas pourrait retirer le "m" (le "aime") et il ne resterait ainsi que la faille qu'il ressent depuis que sa mère est partie, le jour de la victoire de l'équipe de Saint-Etienne en 8eme de finale de la coupe d'Europe de football. Le poste de radio qu'elle lui a offert juste avant son départ lui permet de suivre les matchs de son équipe préférée, ces "Verts" qui enflamment le pays au mitan des seventies.

    C'est justement la finale de cette même coupe d'Europe, le 12 mai 1976, qui sert d'architecture au roman et aux réflexions de Nicolas, souvenirs, prises de conscience, bilans. Les chapitres suivent le cours du match dans sa chronologie et les phases du jeu, ainsi que les diverses réactions des trois autres membres de la famille, nourrissent l'introspection du jeune garçon. A la dévalorisation de la figure du père, jaugé par son fils, répond en contraste l'héroïsation démesurée des footballeurs auxquels Nicolas voue une admiration sans borne.

    Ce manque d'amour et d'intérêt paternels ressenti par l'adolescent se traduit dans une écriture assez sage mais qui laisse passer un chagrin d'autant plus insondable qu'il est silencieux. Cette tonalité de désespoir enfle progressivement jusqu'à une issue brutale et cruelle.

    J'ai été surprise par cette histoire, brève et finalement assez glaçante. Je ne sais ce qui m'empêche d'adhérer complètement à cette narration, pourtant inattendue. Peut-être une écriture qui ne m'a pas semblé suffisamment percutante ? Peut-être les choix narratifs qui manquent, à mon sens, de tension ? Il me reste le souvenir d'un roman intéressant par l'originalité de son intrigue et de son propos, mais qui ne m'a finalement pas fait vibrer.

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  • 12 mai 1976. Ce soir les Verts de Saint-Étienne rencontrent le Bayern Munich à Glasgow en finale de la coupe d’Europe.
    Nicolas est devant la télé, comme toute sa famille, comme ses copains du collège, comme la France entière. Mais pour lui c’est bien plus qu’un match. Cette équipe de...
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    12 mai 1976. Ce soir les Verts de Saint-Étienne rencontrent le Bayern Munich à Glasgow en finale de la coupe d’Europe.
    Nicolas est devant la télé, comme toute sa famille, comme ses copains du collège, comme la France entière. Mais pour lui c’est bien plus qu’un match. Cette équipe de Saint-Étienne est devenue sa vraie famille. Depuis le départ de sa mère, depuis qu’il est le seul fils de divorcés de sa classe, depuis que son père vit avec cette trop séduisante Virginie, il n’en a plus d’autre. Alors il retient son souffle quand les joueurs entrent sur le terrain. C’est sûr, ce soir, ils vont gagner.
    Ce roman entremele le récit d'un match de légende des Verts et les doutes, questionnements d'un adolescent vivant le divorce de ses parents et le départ de sa maman
    Ce roman, court et incisif, est un magnifique jeu de construction en parallèle entre les actions de jeu et les questions existentielles de ce jeune homme. Un désenchantement filial sur fond sportif à la fois tendre et colérique, drôle et grave...
    Moi qui adore lire et le foot, j'étais ravie

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