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Les pêcheurs d'étoiles

Couverture du livre « Les pêcheurs d'étoiles » de Jean-Paul Delfino aux éditions Le Passage
  • Date de parution :
  • Editeur : Le Passage
  • EAN : 9782847423372
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Paris, 1925. Dans le bouillonnement des années folles, deux hommes vont vivre une nuit d'exception. À la poursuite d'une femme fantomatique et aimée, sur les traces de Jean Cocteau qui leur a volé l'argument d'un opéra, ils sillonnent la nuit parisienne, de la Closerie des Lilas au... Voir plus

Paris, 1925. Dans le bouillonnement des années folles, deux hommes vont vivre une nuit d'exception. À la poursuite d'une femme fantomatique et aimée, sur les traces de Jean Cocteau qui leur a volé l'argument d'un opéra, ils sillonnent la nuit parisienne, de la Closerie des Lilas au Père-Lachaise, de l'Opéra Garnier à la banlieue rouge. Dans les méandres de la Ville Lumière, ils vont rebondir de caboulots en night-clubs et se laisseront entraîner dans une valse canaille durant laquelle ils croiseront Chagall et les époux Delaunay, Man Ray, Toulouse-Lautrec, Cab Calloway, Berthe Sylva, Picabia, Abel Gance, Chaplin ou encore la mémoire d'Apollinaire. Dans cette course folle, ils vont refaire le monde, rêver de gloire, pêcher le grand requin blanc sur les rives de la Seine, se promener à dos de girafe ou partir vers l'inconnu à bord d'une locomotive Pacific.

Ces deux hommes, dont le génie n'est pas encore reconnu, se nomment Blaise Cendrars et Erik Satie. Ensemble, ils vont se trouver et se perdre, tenter de réenchanter le monde, jusqu'au bout de la nuit.

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Avis (12)

  • Ce roman peut se résumer par une invitation à partager une folle nuit en 1925 en compagnie de Blaise Cendrars et Erik Satie à la recherche du rêve de Satie dans le Paris luxueux et voluptueux de l'entre deux guerres. Ce récit est incroyable car il rend intime et complice des deux héros, poète et...
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    Ce roman peut se résumer par une invitation à partager une folle nuit en 1925 en compagnie de Blaise Cendrars et Erik Satie à la recherche du rêve de Satie dans le Paris luxueux et voluptueux de l'entre deux guerres. Ce récit est incroyable car il rend intime et complice des deux héros, poète et musicien, connus pour être entrés dans l'histoire mais dont l'oeuvre n'est mesurée qu'à moitié. Je suis complètement tombé sous le charme de Blaise Cendrars, j'ai envie de prolonger cette rencontre romanesque par une recherche méthodique sur sa vie, son oeuvre. L'auteur nous emmène dans un récit délicieux et drôle, les pages sont dévorées sans s'en rendre compte. J'ai beaucoup aimé les descriptifs des personnages qui viennent parsemer cette nuit folle. Le procédé peut être rapproché de la comédie humaine de Balzac, il en a en tout cas la force et les couleurs. Le lecteur va ainsi rencontrer des Russes rustres, puis être confronté à un Cocteau pas très sympathique, sublimé par la robe de Sarah Delaunay et perdu au sein de tous ces noms illustres au milieu du Père Lachaise.
    La force de ce roman est bien dans celle des personnages et des références a cette période si fascinante des années folles.

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  • Rendez-vous de la page 100 :
    La plume de l’auteur est magique, un véritable page-turner, dès le début du roman ; il n’y a pas de temps mort, une écriture très dynamique nourrie d’humour et d’ironie mais aussi toute en sensibilité sans sensiblerie et une histoire, quant à elle, captivante et...
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    Rendez-vous de la page 100 :
    La plume de l’auteur est magique, un véritable page-turner, dès le début du roman ; il n’y a pas de temps mort, une écriture très dynamique nourrie d’humour et d’ironie mais aussi toute en sensibilité sans sensiblerie et une histoire, quant à elle, captivante et addictive, déjà sans être à la moitié du texte…
    Chaque page tournée donne envie d’en savoir plus sur la suite des aventures des deux artistes exceptionnels, que sont Blaise Cendrars, le littérateur et Erik Satie, le compositeur. Avec un Satie monté sur ressort, ils partent à la poursuite d’une femme fantomatique et aimée par le musicien, Suzanne Valadon, dite « Biqui » dans les rues du Paris des années 20 et revisitent des lieux emblématiques de la Ville Lumière…
    C’est un régal de suivre les dialogues truculents de ces deux compères entre un vieux mélomane, dérangé, raillé par le Tout Paris et un poète désabusé, estropié, dont les yeux ont tout vu ou presque.

    Chronique :
    Avec « Les Pêcheurs d’étoiles » de Jean-Paul Delfino, Paris se prépare à une longue nuit de veille en compagnie de deux génies des arts et des lettres dont la rencontre improbable est le prétexte à une véritable toile qui se tisse sous nos yeux, historique mais aussi émotionnelle. Le texte est riche en rebondissements et ne laisse pas de temps mort à nos personnages surtout que le destin s’acharne sur eux…
    Avec la finesse et la légèreté d’une bulle de champagne, l’auteur accroche le lecteur en retraçant les différents épisodes des aventures de Frédéric Louis Sauser, alias Blaise Cendrars et Erisoterik Satie, qui se retrouvent dans le Paris des années folles, pour une délirante virée nocturne de bars en bars, d’un caboulot lugubre à la Gare d’Austerlitz en passant par la mythique Closerie des Lilas, l’Opéra Garnier et le cimetière du Père Lachaise sur la tombe de Guillaume Apollinaire à la recherche d’un amour perdu et d’une vengeance personnelle.
    Cette folle équipée bien imbibée est l’occasion pour les deux artistes de se connaître, de s’apprécier, de réinventer leur monde, et leur permet de rêver à des jours meilleurs et glorieux et de réaliser l’invraisemblable comme de se promener à Paris à dos de girafe ou de s’essayer à la locomotive à vapeur…ils y rencontrent Chagall en chair et en os et font référence à des personnalités du monde du spectacle : Toulouse-Lautrec, les Delaunay, Modigliani, Chaplin, entre autres…
    La plume de l’auteur, souple, fluide, restitue aussi bien l’intimité des deux hommes que le déroulement des scènes d’action qui jalonnent le texte. Grâce à la précision des descriptions et portraits très réalistes et tout en nuances, le lecteur est vite happé par l’intensité et l’émotion qui s’en émanent….les rues pleines d’immondices, les ruelles pauvres et désertiques mais aussi les lieux emblématiques de la vie grouillante et intellectuelle parisienne que cela soit lors du bal costumé ou face à ces trois Parques tout en gras de l’Opéra. Ou encore, lors de la virée en train lorsque les jours de Satie touchent à leur fin.
    Le style de Jean-Paul Delfino permet au lecteur de s’identifier aux personnages et de vibrer avec eux : un Cendrars tout en muscles et en grande gueule mais qui fond devant la folie de Satie, petit homme aux bésicles touchant de naïveté et d’élégance déplacée so british…on sent la sollicitude de l’auteur envers ces deux pauvres hères et son indignation face à la faune mondaine parisienne.
    Les touches anecdotiques historiques bien documentées et bien racontées sur les escapades réelles ou imaginaires de l’écrivain au Brésil, au Sénégal, à Londres soulèvent une envie de voyages et d’aventures, même si l’aparté sur l’escapade brésilienne de Cendrars, en page 173, est un peu trop détaillée, à mon goût.
    Une œuvre où l’on reconnaît les acteurs et où se mêlent avec brio, l’imaginaire et le réel, de façon inextricable…

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  • Il y a des premières de couverture qui ne trompent pas : la peinture de Lydiane Ferreri suffit déjà à donner à ce livre une aura qui intrigue, qui fait travailler l'oeil et le fait s'évader. Ce n'est qu'après un long bras de fer entre un Russe et Cendrars que ce dernier retrouve enfin le...
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    Il y a des premières de couverture qui ne trompent pas : la peinture de Lydiane Ferreri suffit déjà à donner à ce livre une aura qui intrigue, qui fait travailler l'oeil et le fait s'évader. Ce n'est qu'après un long bras de fer entre un Russe et Cendrars que ce dernier retrouve enfin le musicien Erik Satie afin de parler du ballet que le poète devait écrire pour lui, mais surtout Cocteau qui devient la cible et donc l'initiateur du trajet entrepris par les deux hommes. A côté de cela, le récit se compose d'autres intrigues, la plus importante étant la recherche de Biqui, que Satie cherche depuis plus de trente ans, situation qui désamorcera souvent les tensions quant au fait de retrouver Cocteau et lui régler son compte ; mais aussi la rencontre avec les trois tricoteuses à l'opéra, ou la visite au camp gitan offrent de touchantes et à la fois surréalistes situations, et sont aussi là pour sortir du Paris bien connu.

    Si, à certains moments, des termes un peu savants ou anciens peuvent quelque peu déranger le jeune lecteur que je suis dans la compréhension, sentiment de lecture qui heureusement se dissipe assez rapidement de par les touches d'humour, ainsi que de poésie, qui équilibrent le tout. L'atmosphère est donc parfaitement retranscrite : les personnages nous guident dans un Paris authentique, qui a de quoi rendre à quiconque l'eusse connu un sentiment de nostalgie, un Paris humain traversé par deux saints. Le duo fonctionne très bien : Cendrars, le bagarreur qui ne mâche pas ses mots, qui raconte ses récits de voyage à Satie, être fragile et réservé qui ne bouge que peu de son trajet journalier Paris-Arcueil. Il n'y a aucun doute que ces deux-là nous montrent une très belle image de camaraderie, de fraternité, d'autant plus intéressante qu'elle se compose de deux solitaires qui crachent sur les avants-garde de l'époque, et sont en retour critiqués aussi.

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  • Rendez-vous de la page 100 :

    La couverture du livre « Les pêcheurs d’étoiles » réalisée par Lydiane Ferreri est magnifique et je trouve qu’elle représente parfaitement l’univers poétique et onirique de ce livre.
    Jean-Paul Delfino nous transporte dans le « Paris des années folles » à la...
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    Rendez-vous de la page 100 :

    La couverture du livre « Les pêcheurs d’étoiles » réalisée par Lydiane Ferreri est magnifique et je trouve qu’elle représente parfaitement l’univers poétique et onirique de ce livre.
    Jean-Paul Delfino nous transporte dans le « Paris des années folles » à la rencontre des grands artistes de cette époque. Notamment en compagnie du compositeur Erik Satie et de l’écrivain Blaise Cendrars qui nous font voyager et nous entrainent dans une aventure riche en rebondissement.

    La plume de Jean-Paul Delfino est très belle, j’aime son humour et son style. Il réussi à me plonger dans l’ambiance et l’univers totalement loufoque de son roman.

    Je suis très pressée de découvrir la suite de ce livre qui commence très bien.


    Chronique :

    « Les pécheurs d’étoiles » évoque la rencontre de deux artistes Erik Satie et Blaise Cendrars dans le Paris des années 20.

    Nous suivons les deux hommes dans leur pérégrination parisienne : de Montmartre, à la Closerie des Lilas en passant par le Père Lachaise ou encore l’Opéra. Suite à leur rencontre au caboulot du « Chien qui fume » les deux hommes se mettent à la recherche de Cocteau et de la fantasmatique Biquie. Mais cette quête n’est qu’un prétexte qui permet aux deux artistes de prolonger la nuit et de ne surtout pas se quitter car ils se sont attachés l’un à l’autre.

    Nous apprenons que les deux hommes n’ont pas encore le succès qu’ils connaitront plus tard et vivent dans une relative pauvreté que Satie surnommera « la petite fille aux grands yeux verts ». Ils vont se faire des confidences, réinventer le monde, rêver, voyager et faire de belles rencontres. J’ai embarqué pour une nuit féérique et j’aurai souhaité qu’elle ne se termine jamais.

    Les deux hommes sont touchants et nous ressentons une réelle empathie pour eux. (Le musicien est très isolé et vit dans une réelle pauvreté dans son appartement d’Arcueil quand à l’écrivain il a beaucoup souffert de la guerre dans laquelle il a perdu un bras). Si nous pouvons nous douter du dénouement du livre, la fin n’en reste pas moins très triste.

    J’ai tout de suite était plongé dans l’univers poétique de l’auteur. J’ai apprécié en apprendre davantage sur la vie de Satie et Cendrars. Jean-Paul Delfino réussi à nous communiquer son amour pour eux.
    J’ai adoré ce livre complètement fantasque et loufoque qui m’a donné envie de réécouter les Gnossiennes à la fin de ma lecture.
    Un vrai coup de cœur pour un roman que j’ai eu du mal à refermer.

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