Les passants de Lisbonne

Couverture du livre « Les passants de Lisbonne » de Philippe Besson aux éditions 10/18
  • Date de parution :
  • Editeur : 10/18
  • EAN : 9782264070562
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

Hélène a vu en direct à la télévision les images d'un tremblement de terre dévastateur dans une ville lointaine ; son mari séjournait là-bas, à ce moment précis. Mathieu, quant à lui, a trouvé un jour dans un appartement vide une lettre de rupture. Ces deux-là, qui ne se connaissent pas, vont se... Voir plus

Hélène a vu en direct à la télévision les images d'un tremblement de terre dévastateur dans une ville lointaine ; son mari séjournait là-bas, à ce moment précis. Mathieu, quant à lui, a trouvé un jour dans un appartement vide une lettre de rupture. Ces deux-là, qui ne se connaissent pas, vont se rencontrer par hasard à Lisbonne. Et se parler. Une seule question les taraude : comment affronter la disparition de l'être aimé ? Et le manque ? Au fil de leurs déambulations dans cette ville mélancolique, dont la fameuse saudade imprègne chacune des ruelles tortueuses, ne cherchent-ils pas à panser leurs blessures et à s'intéresser, de nouveau, aux vivants ?

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  • Mathieu.

    Hélène.

    Lisbonne.

    Trois personnages pour un joli roman. Pour de beaux instants, encore une fois sous la plume de Philippe Besson.

    Deux solitudes, deux "abandonnés", se croisent et se rencontrent lors d'un séjour à Lisbonne. Ils vont se raconter, souvent sans les mots. Et...
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    Mathieu.

    Hélène.

    Lisbonne.

    Trois personnages pour un joli roman. Pour de beaux instants, encore une fois sous la plume de Philippe Besson.

    Deux solitudes, deux "abandonnés", se croisent et se rencontrent lors d'un séjour à Lisbonne. Ils vont se raconter, souvent sans les mots. Et s'aimer surement beaucoup.

    Une rencontre, un battement d'aile de papillon qui va changer les choses ...

    J'ai donc aimé ce roman. Encore une fois.

    Cette façon de parler de mélancolie, de l'absence, ces douleurs universelles si difficiles à décrire. Magicien de l'indicible, Philippe Besson nous brise le coeur 100 fois pour le ramener à la vie dans sa fabuleuse foi en la beauté humaine.

    Toujours cette humanité qui coule dans ces pages. Cette pudeur, cette peur d'être dans le pathos sans jamais y être.

    Allez coup de coeur! Encore une fois.

    Les temps sont durs.

    Lisez Besson.

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  • Avant de partir pour Lisbonne, j'ai bien envie de déambuler dans cette ville via la littérature, histoire de m'imprégner de l'ambiance.

    Ici, Philippe Besson déroule deux peines, deux solitudes, deux deuils ; celui de l'époux disparu dans une catastrophe naturelle (la faille de San Andrea en...
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    Avant de partir pour Lisbonne, j'ai bien envie de déambuler dans cette ville via la littérature, histoire de m'imprégner de l'ambiance.

    Ici, Philippe Besson déroule deux peines, deux solitudes, deux deuils ; celui de l'époux disparu dans une catastrophe naturelle (la faille de San Andrea en Californie) et celui de l'amant du narrateur, évaporé par lassitude d'une histoire d'amour et de désir.

    La narration alterne le il/elle du ressenti de ses deux êtres qui se rencontrent presque malgré eux à Lisbonne et déroule les souvenirs et les regrets, les tentatives de s'en détacher. Elle est bercée d'une mélancolie très "saudade".

    Mais...

    Le roman ne m'a pas touchée.

    Les deux personnages m'ont paru lointains, flous, je n'ai pas ressenti d'empathie (encore que pour la veuve, j'ai apprécié son cheminement dans le deuil), je me suis même un peu ennuyée alors que le rythme est bon, entrainant...

    Pour moi, ce n'est donc pas un excellent roman, je ne peux pour autant définir ce qui m'a déplu ou ce que j'aurais aimé y trouver. Je suis restée à distance de ces atermoiements sentimentaux (perte de l'être aimé, douleur, regrets, compensation affective etc...)

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  • Philippe BESSON a une écriture remarquable et surtout une sensibilité singulière pour aborder la solitude et l'émergence d'une relation à deux, pourtant improbable. Je me souvenais de la lecture il y a quelques années de son roman : "Une bonne raison de se tuer". Si comme moi, vous l'avez aimé,...
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    Philippe BESSON a une écriture remarquable et surtout une sensibilité singulière pour aborder la solitude et l'émergence d'une relation à deux, pourtant improbable. Je me souvenais de la lecture il y a quelques années de son roman : "Une bonne raison de se tuer". Si comme moi, vous l'avez aimé, vous apprécierez de découvrir "Les passants de Lisbonne". Pour les autres, laissez-vous porter par le charme d'une immersion dans la capitale portugaise... allez, en route !

    Hélène Villedieu vient de perdre son mari dans un séisme. Perdu, le terme souvent utilisé pour évoquer la mort sans avoir à prononcer le mot, trop cru, trop froid, trop brusque, est particulièrement adapté à sa situation. En effet, comment retrouver un corps dans une ville ravagée par un raz de marée qui a fait de nombreuses victimes ? C'est la douloureuse réalité à laquelle cette femme est confrontée. Son mari était architecte, il travaillait beaucoup aux États-Unis, il faisait de nombreux voyages d'affaires et séjournait régulièrement à San Francisco où il construisait des immeubles. Elle a quitté Paris où tout lui rappelle l'absence de son mari pour s'installer dans un hôtel portugais. Elle y apprend à vivre seule, tente d'apprivoiser le temps. Elle reste assise des heures dans le patio sans bouger.

    Mathieu Belcour, lui, aussi réside momentanément dans cet hôtel. Après quelques années de vie en couple sur Lisbonne, Diego, son compagnon, a subitement décidé de le quitter. Sans crier gare, il ne lui a laissé qu'une lettre sur la table de cuisine d'un logement laissé vide. D'abord sonné par l'incompréhension de cette rupture, il chercher aujourd'hui à surmonter la souffrance de l'absence.

    Philippe BESSON va lentement tisser sa toile autour de ces deux êtres malmenés par la vie et les faire se croiser. C'est Mathieu qui fera le premier pas vers Hélène, alors commence une toute nouvelle histoire...

    Les deux personnages vont accepter progressivement de se dévoiler, d'expliquer le pourquoi de leur présence dans cet hôtel, un lieu anonyme s'il en est. Que cherchent-ils au fond ? Pourquoi ce besoin irrépressible de changer d'environnement ?

    Au gré de leurs confidences, ils vont aborder la relation de couple, son évolution dans le temps avec ses beaux moments et puis ses petits riens qui vont lentement s'immiscer, prendre leur place, parasiter la relation à deux, voire la mettre en péril...

    Avec cette femme, cet homme, Philippe BESSON va s'interroger sur les conséquences de l'absence sur celui qui reste. Entre la mort et la rupture amoureuse, y a-t-il une différence ? Y aurait-il une hiérarchie dans la douleur ? Par la voie d'Hélène, il va tenter d'y apporter son interprétation...

    J'ai beaucoup aimé retrouver la plume de Philippe BESSON et son approche de la vulnérabilité de l'être humain.

    Avec ces deux personnages plongés dans un huit clos quasi permanent avec, comme seule toile de fond, le patio d'un hôtel, l'écrivain propose une autre voie que les larmes. Il met des mots avec pudeur, justesse et sensibilité, sur des états d'âme. Il sait mettre un peu de lumière là où elle semblait ne plus pouvoir exister. Quel talent !

    http://tlivrestarts.over-blog.com/2017/07/les-passants-de-lisbonne-de-philippe-besson.html

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  • Ce livre est un condensé de pudeur et d’émotion.
    Philippe Besson n’a pas son pareil pour parler de la perte d’un être cher, qu’il s’agisse d’un frère, d’un mari, ou d’un amant, en évitant de sombrer dans le larmoyant.
    Dans ce court roman, l’auteur nous entraîne dans les rues de Lisbonne à la...
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    Ce livre est un condensé de pudeur et d’émotion.
    Philippe Besson n’a pas son pareil pour parler de la perte d’un être cher, qu’il s’agisse d’un frère, d’un mari, ou d’un amant, en évitant de sombrer dans le larmoyant.
    Dans ce court roman, l’auteur nous entraîne dans les rues de Lisbonne à la suite de Mathieu et d’Hélène que le hasard et une blessure profonde réunit.

    Au fil de leurs déambulations dans cette ville mélancolique, dont la fameuse saudade imprègne chacune des ruelles tortueuses, ils vont apprendre à se connaître et à mettre à nu leurs chagrins.
    « Et comme elle, il est soulagé de recommencer leur dialogue. En réalité, ils sont deux accidentés, se soutenant l’un l’autre. On ne voit que ça, leur claudication, leur secours mutuel, ce compagnonnage des éclopés.»

    Dès les premières lignes je me suis sentie happée par cette histoire belle et terriblement triste.
    C’est un formidable roman sur le deuil, à l’écriture ciselée parvenant à mettre en mots les sentiments et expériences humaines : amour, tristesse, souffrance, doute, abandon… J’aime cette sensibilité si particulière de l’écrivain, tout en retenue, qui me donne l’impression souvent de ne s’adresser qu’à moi, ses mots me touchent.
    Un roman magnifique et bouleversant.
    J’ai rencontré Philippe Besson au Salon du livre de Vannes le week-end dernier, le trop court moment d’échange que nous avons eu a été très fort et je le remercie pour sa courtoisie, son sourire et son écoute.

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  • C’est la rencontre de deux cœurs cabossés. Hélène et Mathieu ne se connaissent pas, quelle est donc cette attirance qui créée leur rencontre dans le jardin d’un hôtel lisboète ? Ils se parlent, se découvrent l’un l’autre, enfin, ils découvrent chacun leur tragédie. Il écoute et comprend le...
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    C’est la rencontre de deux cœurs cabossés. Hélène et Mathieu ne se connaissent pas, quelle est donc cette attirance qui créée leur rencontre dans le jardin d’un hôtel lisboète ? Ils se parlent, se découvrent l’un l’autre, enfin, ils découvrent chacun leur tragédie. Il écoute et comprend le désespoir de l’autre ; elle est touchée par l’histoire de Mathieu. Une hiérarchie des peines et des chagrins peut-elle s’établir ?

    Dans ce roman, la plume de Philippe Besson décrit très finement les sentiments, explore leur profondeur, interroge la vie, l’amour, la séparation, le deuil, les chagrins. En plus, ici, l’écrin qui accueille ce roman, c’est Lisbonne. Un lieu tellement magique, chaleureux, poétique qui sert de tableau à cette fresque où la mélancolie s'exprime si bien au rythme du fado.
    De la mélancolie, de la douceur, une fin un peu trop convenue ? Qu’importe, c’est véritablement un bon moment de lecture.

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  • ls ne se connaissent pas pourtant ils sont attirés l'un à l'autre par leur solitude. ils vont se livrer, se confier, s'écouter…
    D'une écriture stylée avec la simplicité d'un beau regard lucide sur la vie et ses tourments, Une réussite, une lecture qui nous imprègne de sa merveilleuse justesse,...
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    ls ne se connaissent pas pourtant ils sont attirés l'un à l'autre par leur solitude. ils vont se livrer, se confier, s'écouter…
    D'une écriture stylée avec la simplicité d'un beau regard lucide sur la vie et ses tourments, Une réussite, une lecture qui nous imprègne de sa merveilleuse justesse, c'est doux comme un rayon de soleil dans le ciel du Portugal. Beau roman, le cadre est posé, nous sommes dans la douceur des choses, dans une approche lente et sensible de ces êtres qui ont tous les deux en commun d'avoir perdu un proche.
    La première partie du roman prend garde à avancer avec l'élégance des timides. Les enjeux n'ont rien de sensuels. Même si les propos peuvent apparaître comme intimes, nous sommes dans une fraternité entre personnes brisées. Leurs face-à-face, mélange de retenue, de détresse et de franchise, ont le charme des rencontres inespérées. L'histoire progresse lentement. On a l'impression d'être dans quelque fauteuil cosy d'un bar de grand hôtel où tout est feutré et policé. On est bien. Récit sensible qui m’a vraiment touchée. Un roman livrant le désarroi de deux être perdus, superbe !

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  • Mélancolique. C'est le mot que m'inspire ce roman.
    Plutôt habituée à lire les romans de Philippe Besson, où la sensation de moiteur, de lourdeur, où l'on sent que le drame surviendra. Là c'est l'inverse, on est dans le drame dès le début.
    Il y a la beauté de Lisbonne, la perte des êtres...
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    Mélancolique. C'est le mot que m'inspire ce roman.
    Plutôt habituée à lire les romans de Philippe Besson, où la sensation de moiteur, de lourdeur, où l'on sent que le drame surviendra. Là c'est l'inverse, on est dans le drame dès le début.
    Il y a la beauté de Lisbonne, la perte des êtres chères et la douleur qui va avec. Comme un air de fado....
    Il y a toujours cette fausse douceur dans l'écriture, où les mots sont justes sans être lourd. C'est beau et il y a une violence insensée dans la description des sentiments du deuil.

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  • Premier livre de cet auteur et j'ai le coup de foudre. J'ai dégusté ce livre jusqu'à la dernière page en prenant soin de ressentir chaque mot.


    " En aimer un autre, est ce que c'est trahir ?


    On ne trahit pas les disparus. Ce sont eux qui nous trahissent. Parce qu'ils ont fait défaut,...
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    Premier livre de cet auteur et j'ai le coup de foudre. J'ai dégusté ce livre jusqu'à la dernière page en prenant soin de ressentir chaque mot.


    " En aimer un autre, est ce que c'est trahir ?


    On ne trahit pas les disparus. Ce sont eux qui nous trahissent. Parce qu'ils ont fait défaut, parce qu'ils sont partis, alors qu'on avait besoin d'eux, parce qu'ils ont filé sans préavis, parce qu'ils nous laissent avec le manque et aucune solution pour y remédier. Et quand ils ont lâché notre main, qui nous en voudrait d'en saisir une autre ?".

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  • La première partie du roman prend garde à avancer avec l'élégance des timides. Les enjeux n'ont rien de sensuels. Même si les propos peuvent apparaître comme intimes, nous sommes dans une fraternité entre personnes brisées. Leurs face-à-face, mélange de retenue, de détresse et de franchise, ont...
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    La première partie du roman prend garde à avancer avec l'élégance des timides. Les enjeux n'ont rien de sensuels. Même si les propos peuvent apparaître comme intimes, nous sommes dans une fraternité entre personnes brisées. Leurs face-à-face, mélange de retenue, de détresse et de franchise, ont le charme des rencontres inespérées. L'histoire progresse lentement. On a l'impression d'être dans quelque fauteuil cosy d'un bar de grand hôtel où tout est feutré et policé. On est bien.
    Mais au fur et à mesure que les confidences avancent, le roman commence à brinquebaler un peu. Si les personnages gardent toujours cette élégance assez séduisante, leurs histoires respectives, aussi terrible soit elle pour elle, aussi banale soit elle pour lui, ont eu du mal à me convaincre. Trop film catastrophe pour l'une, un peu clichetonne pour l'autre, elles ont du mal à s'insérer dans cette atmosphère joliment créée. Autant la description des sentiments, juste et sensible, m'a vraiment touché, autant les récits des disparitions des proches m'ont paru trop explicatifs.
    Sans parler de la fin, un peu poussive, qui tire le roman vers la bluette de gare, j'ai donc un sentiment mitigé. J'applaudis pour la subtile plongée dans les sentiments intimes de deux êtres qui cherchent à combler une absence insupportable, mais aussi pour cette atmosphère mélancolique qui se dégage tout au long des 200 pages, cependant je reste sur ma faim quant à la trame assez conventionnelle qui, bien qu'en second plan, ôte à ce roman toute sa part de mystère que l'ambiance suggérait pourtant. En tant que lecteur, accompagner ces deux belles personnes, les regarder boire leurs orangeades sur les terrasses ombragées, les observer s'écouter, s'apprivoiser, les suivre dans les rues de Lisbonne, sans trop savoir de choses sur leurs histoires personnelles, juste avec la jolie écriture de Philippe Besson pour nous faire ressentir une hésitation, un frisson sur la peau, un regard, m'auraient sans doute plus comblé. Il est le parfait écrivain pour ces choses sensibles. Pourquoi s'embarrasse-t-il d'une histoire convenue ?

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  • Un très beau texte sur la souffrance liée à l'absence de l'être aimé: deuil, séparation...toutes les pertes se ressemblent par le vide laissé et le désespoir. Pas de concurrence entre ces deux êtres qui se sont rencontrés dans un hôtel à Lisbonne, et se confient leur douleur. Un roman optimiste...
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    Un très beau texte sur la souffrance liée à l'absence de l'être aimé: deuil, séparation...toutes les pertes se ressemblent par le vide laissé et le désespoir. Pas de concurrence entre ces deux êtres qui se sont rencontrés dans un hôtel à Lisbonne, et se confient leur douleur. Un roman optimiste qui réconcilie avec le bien qu'un être humain peut faire à une autre être.

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