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Les oiseaux ne se retournent pas

Couverture du livre « Les oiseaux ne se retournent pas » de Nadia Nakhle aux éditions Delcourt
  • Date de parution :
  • Editeur : Delcourt
  • EAN : 9782413027652
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Un jour, la décision a été prise : Amel, orpheline de 12 ans, partira. Il n'est pas ici question de choix : son pays est en guerre. Malheureusement, rien ne se déroule comme prévu. À la frontière, Amel perd la famille chargée de l'accompagner et se retrouve seule. Sur sa route, elle rencontre... Voir plus

Un jour, la décision a été prise : Amel, orpheline de 12 ans, partira. Il n'est pas ici question de choix : son pays est en guerre. Malheureusement, rien ne se déroule comme prévu. À la frontière, Amel perd la famille chargée de l'accompagner et se retrouve seule. Sur sa route, elle rencontre Bacem, un déserteur et joueur de oud. Ensemble, l'enfant et le soldat apprennent à se reconstruire.

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Articles (2)

Avis (8)

  • Belle pureté du dessin, sujet actuel traité avec un recul compréhensif. On deguste

    Belle pureté du dessin, sujet actuel traité avec un recul compréhensif. On deguste

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  • Une magnifique BD tant pour son sujet difficile que le travail graphique entrepris. J'ai pris une belle claque en la lisant. Quel talent! À (faire) découvrir à partir de 14/15 ans.

    Une magnifique BD tant pour son sujet difficile que le travail graphique entrepris. J'ai pris une belle claque en la lisant. Quel talent! À (faire) découvrir à partir de 14/15 ans.

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  • Super "voyage" d'une profonde humanité

    Super "voyage" d'une profonde humanité

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  • ce livre nous interpelle sur la triste réalité du monde

    ce livre nous interpelle sur la triste réalité du monde

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  • Dans les rues de sa ville détruite où le ciel est embrasé par des avions de chasse, Amel, douze ans, joue avec son cerf-volant et dit au revoir aux maisons, aux arbres, à cette terre qui l’a vue naître. Elle écoute les dernières recommandations de sa grand -mère et de son grand -père : avancer...
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    Dans les rues de sa ville détruite où le ciel est embrasé par des avions de chasse, Amel, douze ans, joue avec son cerf-volant et dit au revoir aux maisons, aux arbres, à cette terre qui l’a vue naître. Elle écoute les dernières recommandations de sa grand -mère et de son grand -père : avancer quoi qu’il arrive, ne pas montrer ses peurs, éviter les passeurs et les militaires et ne donner sa confiance à personne. Ses parents sont morts. Elle doit fuir avec une famille amie avec de faux papiers. Dorénavant elle s’appelle Nina Hudhad, elle a seize ans. Mais rien ne va se dérouler comme prévu et Amel-Nina se retrouve bientôt seule. Elle croise la route de Bacem un jeune soldat joueur de Oud qui ne supporte plus de tirer sur des femmes et des enfants et déserte. Ensemble ces deux solitudes vont mener leur Odyssée vers un monde meilleur …
    *
    L’album est atemporel et géographiquement non précisé (malgré le clin d’œil initial aux cerfs-volants de Kaboul) car il se veut celui de toutes les guerres et de tous les exils. Au moins un quart des migrants en Europe sont des mineurs isolés, « les oiseaux ne se retournent pas » évoque les dangers auxquels sont confrontés ces enfants laissés à eux -mêmes. C’est fait avec beaucoup de pudeur et sans misérabilisme. A travers le périple d’Amel, Nadia Nakhlé nous donne également à voir ce qui se passe dans leur tête. L’onirisme règne. Comme pour souligner le besoin d’évasion par rapport à la réalité insoutenable. Les citations poétiques en tête de chapitre constituent un vade-mecum pour la fillette et le lecteur. Ils font office de mantras lumineux dans l’obscurité des atrocités C’est la plus belle originalité de cet album. L’autrice nous fait cheminer dans les pensées et les rêveries de la fillette : les oiseaux, la musique, la poésie sont des motifs récurrents et créent des instants hors du temps… Le titre prend ici son explication : « les oiseaux ne se retournent pas » sont ceux d’une chanson écrite par Bacem mais ce sont surtout ceux de l’envol initiatique du poème perse du XIIe siècle « la conférence des oiseaux » qui partirent à la recherche de leur roi le Simorgh comme Amel et Bacem partent pour une France idéalisée. Le thème du passage est constant dans ce livre qui s’apparente à un roman initiatique. Le prénom de l’héroïne signifie espoir en arabe et malgré les moments difficiles, les épreuves que surmontent Amel vont la faire mûrir (on la retrouve d’ailleurs adulte dans l’épilogue).
    *
    Les textes très courts laissent une place centrale au dessin. Le contraste entre l’histoire tragique de cette fuite et la beauté des illustrations est saisissant. Elles prennent tout l’espace. La colorisation est remarquable. On y trouve de nombreuses nuances de noir, gris et blanc ponctuées de quelques couleurs vives telles que le rouge de l’oud de Bacem qui permet de panser les plaies et d’oublier la souffrance de l’exil. Ces couleurs sont autant de « notes » d’espoir dans une nuit de tristesse. La dessinatrice n’utilise jamais plus de deux couleurs à la fois pour faire ressortir un détail et use de toute une variété de techniques : crayonnés, lavis, fusain, arabesques délicates. Parfois les pages ressemblent à des miniatures persanes par la finesse de leur trait. Particulièrement dans les séquences oniriques C’est un magnifique objet livre- comme souvent dans la collection «Métamorphoses »- avec un très beau papier au grain mat et satiné.
    *
    Premier album de Nadia Nakhle artiste issue de l’univers des films d’animation et de la mise en scène de spectacles, il devait être accompagné à sa sortie d’un spectacle associant projections animées, musique et théâtre. Mais tel qu’il nous est présenté, il est déjà très immersif et bouleversant et nous rappelle, si besoin était, qu’on ne choisit jamais de fuir un pays en guerre mais qu’on y est forcé …. Un roman graphique puissant qui nous hante longtemps.

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  • Une belle histoire portée par des graphismes d'une grande esthétique. Cependant, l'aspect poésie/mélodrame m'a empêché d'adhérer complètement au récit, mais cela relève de mon goût personnel. En fin de compte, j'ai tout de même apprécié la lecture de ce récit qui nous donne une jolie leçon d'espoir.

    Une belle histoire portée par des graphismes d'une grande esthétique. Cependant, l'aspect poésie/mélodrame m'a empêché d'adhérer complètement au récit, mais cela relève de mon goût personnel. En fin de compte, j'ai tout de même apprécié la lecture de ce récit qui nous donne une jolie leçon d'espoir.

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  • Amel joue au cerf-volant, seule tâche rouge dans un ciel lourd et noir. Les oiseaux qui volent au-dessus d’elle et de sa ville natale ne sont pas de vrais oiseaux, mais des avions de combat.
    Le pays d’Amel est en guerre : pour elle, le départ n’est pas un choix, mais une nécessité car, comme...
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    Amel joue au cerf-volant, seule tâche rouge dans un ciel lourd et noir. Les oiseaux qui volent au-dessus d’elle et de sa ville natale ne sont pas de vrais oiseaux, mais des avions de combat.
    Le pays d’Amel est en guerre : pour elle, le départ n’est pas un choix, mais une nécessité car, comme lui disent ses grands-parents, elle « [doit] vivre »… Ou au moins survivre. Pour cela, la jeune fille n’a d’autre alternative que celle du départ vers des horizons plus attrayants : dans ce contexte, Paris apparaît comme la plus belle des échappatoires possibles. Une échappatoire qui se mue en objectif à atteindre à tout prix. S’ensuit alors un long périple semé d’embûches et de dangers pour atteindre cette ville rêvée, fantasmée, et ainsi faire de cet espoir d’une vie meilleure une réalité.
    Amel a 12 ans, mais ses faux-papiers la présentent comme Nina, une jeune femme de 16 ans. La peur, la solitude, et les turpitudes dont sont capables les hommes extraient Amel / Nina du doux cocon illusoire de l’enfance et la contraignent à grandir bien trop vite.
    Pourtant, malgré les ombres qui obscurcissent sa route, Amel, devenue Nina, ne doute pas, et continue vaille que vaille à se laisser guider par la lueur, parfois vacillante, de l’espoir.
    Sans compter que Nina n’est pas seule : sa rencontre avec Bacem, un jeune déserteur traumatisé par son passé de soldat, lui apporte le soutien dont elle a tant besoin, tout comme elle lui apporte la douceur et l’humanité dont la guerre l’a privé. Ensemble, ces deux êtres malmenés par les aléas de l’Histoire apprennent à se (re)construire.
    Ce voyage tortueux vers une vie plus clémente a des airs de quête initiatique au lyrisme incomparable, portée par le son du oud joué par Bacem, qui initie Nina à la musique et à la poésie, ainsi que par le chant des oiseaux, qui volent sans jamais se retourner…
    Ce roman graphique est sublimé par un dessin délicat, tout en nuances de noir, de blanc, de gris, parsemées de-ci de-là par des touches de couleurs vives, comme autant de petits éclats de vie au cœur même de la guerre.
    Plutôt que de sombrer dans le pathos, Nadia Nakhlé nous délivre ici une ode formidable à l’amour et à l’espérance, thème récurrent et indestructible de l’ouvrage.
    Amel est déracinée, ce qui ne l’empêche pas, à son tour, de prendre son envol…
    Une œuvre puissante, sensible et poétique à ne pas négliger.

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