Les lisières

Couverture du livre « Les lisières » de Olivier Adam aux éditions Libra Diffusio
Résumé:

Entre son ex-femme dont il est toujours amoureux, ses enfants qui lui manquent et son frère qui le somme de s'occuper davantage de ses parents, tout semble pousser Paul Steiner aux lisières de sa propre existence. De retour dans la banlieue de son enfance, il va se livrer à un véritable état des... Voir plus

Entre son ex-femme dont il est toujours amoureux, ses enfants qui lui manquent et son frère qui le somme de s'occuper davantage de ses parents, tout semble pousser Paul Steiner aux lisières de sa propre existence. De retour dans la banlieue de son enfance, il va se livrer à un véritable état des lieux, porté par l'espoir de trouver, enfin, sa place.

Donner votre avis

Articles (1)

  • Tendance : La catastrophe naturelle inspire les romanciers français
    Tendance : La catastrophe naturelle inspire les romanciers français

    Ouragans, tsunamis, inondations, éruptions : les éléments déchaînés inspirent les auteurs français. Sans remonter jusqu’aux grands classiques (« L’Inondation », nouvelle de Zola ou « La Peste » de Camus), chaque rentrée littéraire, ou presque, livre « son roman de catastrophe ». 

Voir tous les articles

Les derniers avis

  • J'avais entendu parlé d'Olivier Adam à plusieurs reprises ce qui m'a poussé à choisir un de ses romans à ma bibliothèque. Que dire : à part parler de lui, de se morfondre, de trouver tous les autres insignifiants, il n'y a pas grand chose à en dire. Nombrilisme, égoïsme (le pire c'est que...
    Voir plus

    J'avais entendu parlé d'Olivier Adam à plusieurs reprises ce qui m'a poussé à choisir un de ses romans à ma bibliothèque. Que dire : à part parler de lui, de se morfondre, de trouver tous les autres insignifiants, il n'y a pas grand chose à en dire. Nombrilisme, égoïsme (le pire c'est que parfois on se reconnaît dans ses propos!!!!!) dépression, solitude et platitude. Rien d'autre

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Vivre aux lisières de la société, de soi-même et de sa famille, ce n’est pas facile. C’est ce que démontre Olivier Adam tout au long de ce livre branché aussi sur l’actualité immédiate, l’évolution politique du moment et ce tsunami, au Japon, pays qui le fait rêver et l’attire.

    Ce Paul...
    Voir plus

    Vivre aux lisières de la société, de soi-même et de sa famille, ce n’est pas facile. C’est ce que démontre Olivier Adam tout au long de ce livre branché aussi sur l’actualité immédiate, l’évolution politique du moment et ce tsunami, au Japon, pays qui le fait rêver et l’attire.

    Ce Paul Steiner, ressemblant beaucoup à l’auteur lui-même, nous fait partager sa vie de père de famille vivant seul, maintenant que Sarah a décidé de se séparer de lui. Il ne voit plus ses enfants qu’un week-end sur deux et il souffre : « J’avais le sentiment d’avoir été expulsé de moi-même. » Lui qui avait fui Paris pour vivre en Bretagne où il espérait que le vent et la mer nettoient tous ses tourments, tente un retour vers son enfance alors qu’écrivain en panne d’inspiration, il n’arrive plus à écrire.
    Il revoit la disparition de sa grand-mère alors qu’il n’avait que dix ans, les séjours familiaux dans les Alpes, sur les routes du Tour de France où, dans les plus grands cols, il a vu évoluer de grands champions comme Jacques Anquetil, Eddy Merckx et Bernard Hinault. Un jour, il a été surpris par son frère, au bord du précipice alors qu’il éprouvait l’envie de mourir.
    Le voilà maintenant en banlieue parisienne, cette banlieue qu’il va nous faire visiter tout en croisant d’anciennes connaissances. Hélas, sa mère est hospitalisée et semble perdue, le confondant avec son frère. Sa célébrité médiatique, certains l’ont vu à la télévision dans « une émission sur les bouquins, sur la Cinq », le dessert parfois. Ce roman foisonne de rencontres souvent décevantes parce qu’il se sent maintenant étranger parmi ceux qui l’ont vu grandir. Rien ne semble le satisfaire. Les relations avec son père, bourru, hargneux, tenté de « voter pour la Blonde », ne s’améliorent pas, au contraire. Pourtant, Paul fait des efforts mais c’est à contretemps et rien ne se passe comme il aurait pu l’espérer. « Une maladie » le ronge. Il ne cesse de la repousser. Son amour pour Sarah, la naissance de leurs enfants et la vie en Bretagne l’y ont aidé mais Sarah a tout cassé.
    Voilà qu’il retrouve Sophie, un amour de jeunesse, dans sa maison bien rangée, dans sa vie monotone… Au lieu de le satisfaire, cet amour enfin consommé lui fait dire : « Je me suis méprisé pour ça, d’être devenu ce sale con méprisant, arrogant, capable de la (Sophie) plaindre sans rien savoir de sa vie, ne se fiant qu’aux apparences, au vernis, à la surface. »
    Au hasard de photos retrouvées, remonte à la surface un secret de famille qu’il ignorait et le voilà tourmenté jusqu’au bout. L’inspiration qu’il a puisée dans ses souvenirs, pour ses livres, l’a fait parler d’anciens camarades de lycée et de sa famille. Cela le gêne beaucoup maintenant d’autant qu’on lui en fait le reproche parfois.

    Toujours aux lisières de la vie, éternel insatisfait, fou de jalousie à l’égard d’un potentiel rival, ce qui va donner quelques passages animés et assez savoureux, notre homme ne se sent bien que sur une île évoquée tout au long du livre. Là-bas, il espère avoir trouvé enfin calme et sérénité.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Alors que le Japon vit l'un des plus grands drames de son histoire, que la France se prépare aux élections et voit arriver la montée du FN, Paul vit également son propre tsunami avec sa séparation, les divagations de sa mère, la vente de sa maison d'enfance, et des souvenirs douloureux qui...
    Voir plus

    Alors que le Japon vit l'un des plus grands drames de son histoire, que la France se prépare aux élections et voit arriver la montée du FN, Paul vit également son propre tsunami avec sa séparation, les divagations de sa mère, la vente de sa maison d'enfance, et des souvenirs douloureux qui remontent à la surface et d'autres qu'il se prend telles des gifles.

    A travers cette remontée vers ses souvenirs, Paul tente de comprendre pourquoi il est sujet à la dépression de façon chronique. Est-ce la froideur de son père, le protection distante de sa mère? d'ou vient cette incapacité à garder ses amis, à profiter de la vie ? Quel est ce manque?

    Olivier Adam nous amène à nous questionner sur la constitution de la personnalité : entre inné, milieu social, lieu d'habitation, environnement familial. Mais son questionnement va au delà de l'individu puisqu'il met en exergue la place de la banlieue, de la périphérie, en donnant la parole au peuple, aux chômeurs, mères de famille, petits revenus.

    Cette lecture a été profondément intense et intimiste de part l'histoire et les sujets que l'auteur soulève, et ma propre histoire qui trouve des résonances.
    Un tantinet moins long et moins "geignard" m'aurait comblée mais cela n'enlève en rien les qualités de ce livre.

    Un livre bouleversant, dérangeant, accusateur qui a été écrit et qui se lit avec les tripes, avec un noeud dans la gorge.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Une grande claque dans la figure ! C'est ce que je me suis pris en lisant "Les lisières" d'Olivier Adam...

    J'ai tout d'abord été surprise de voir que les personnages portaient les mêmes prénoms que dans "Des vents contraires" : Paul, Sarah, Clément et Manon. Il me semble d'ailleurs, que la...
    Voir plus

    Une grande claque dans la figure ! C'est ce que je me suis pris en lisant "Les lisières" d'Olivier Adam...

    J'ai tout d'abord été surprise de voir que les personnages portaient les mêmes prénoms que dans "Des vents contraires" : Paul, Sarah, Clément et Manon. Il me semble d'ailleurs, que la narratrice du "Coeur régulier", se prénommait également Sarah... Bref, on a l'impression de retrouver des personnages que l'on connaît, même si leur histoire n'est pas la même. Ce qui m'a ensuite frappée, c'est qu'au fil de ma lecture, j'ai eu la sensation de lire la vie de l'auteur, Olivier Adam lui-même ! A plusieurs moments je me suis demandée s'il s'agissait d'une autobiographie ou bien si la trame principale était romancée et que l'auteur y ajoutait des bribes personnelles... Je pense que cela a du un peu perturber mon prisme de lecture car du coup, j'étais sans cesse en train de me demander si tout cela était véritablement arrivé à Olivier Adam. Cela a également généré une certaine gêne car, bien qu'étant très sincère sur ses opinions (jugements ?), j'ai trouvé qu'il dressait un portrait peu flatteur de "ses" parents et de "ses" amis et cela m'a laissé un léger sentiment de "mal-être" à l'idée que ces proches, si ce portrait est vraiment le leur, en souffrent ! Maintenant, la réalité est peut-être toute autre et les personnages gravitant autour du narrateur sont sans doute fictifs... Malgré cela, je suis vraiment rentrée dans l'histoire et n'ai plus lâché mon livre, je devais avancer, connaître la suite ! J'ai beaucoup aimé la façon dont Olivier Adam narre son histoire, en sociologue presque, "à la Bourdieu" oserais-je dire ? Sa manière de dépeindre les travers de la société et les individus qui collent au schéma auquel ils sont plus ou moins prédestinés dès la naissance, reproduisant quasiment à l'identique ce qu'ont fait leurs parents avant eux... Cette manière de décrire la banlieue, rongée par le cancer social, habitée par ces "bons petits soldats" formatés et aux idées reçues et tranchées... Et puis au milieu de tout cela, Paul, le narrateur, qui ne se situe nulle part, qui n'est de nulle part, ou plutôt qui est de partout ailleurs et qui se définit comme étant "en lisière". En lisière du monde, en lisière de sa vie, en lisière des gens, en lisière des lieux...

    L'histoire : Paul, la quarantaine, marié à Sarah et papa de Clément et Manon est écrivain. Ses livres rencontrent un certain succès auprès du public, mais il n'aspire pas à une vie de célébrité. Peu enclin à la vie parisienne, il s'est installé avec femme et enfants en Bretagne (à Saint-Malo, je le devine aux références utilisées !) ou il coulait des jours heureux jusqu'à ce que Sarah le quitte. Désespéré, toujours amoureux de sa femme et miné par le manque de ses enfants, Paul replonge peu à peu dans l'alcool et se fait rattraper par la "Maladie", cette chose qui le ronge depuis l'enfance... Alors que sa mère est hospitalisée suite à une chute, il retourne, le temps d'une semaine, dans sa maison d'enfance, dans la banlieue où il a grandit. Ce retour aux sources sera pour lui l'occasion de retrouver quelques amis d'enfance qu'il n'a pas vu pour certains depuis plus de 25 ans, et plus particulièrement Sophie dont il était secrètement amoureux, mais aussi d'apprendre une nouvelle bouleversante. Au fil des pages, nous assisterons au délitement de la vie de Paul, qui s'en prendra plein la figure mais qui ne se gênera pas non plus pour en mettre plein aux autres, jusqu'au dénouement final...

    J'ai adoré l'histoire truffée de références (il y a de nombreux name-droppings détournés) et j'ai adoré comment c'était écrit. J'ai reconnu, aux descriptions d'Olivier Adam, beaucoup de coins de Saint-Malo et ça m'a fait plaisir ! Mais quand même, le nombre de fois où je me suis dit "Mince le pauvre, il n'en a pas marre de s'en prendre plein la g..... comme ça !", ce qui m'a fait beaucoup m'attacher au personnage !

    comment Commentaire (1) flag Signalez un abus
  • J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Pourtant, je le trouvais un peu triste dans les premières pages. L'histoire d'une homme déprimé suite à une rupture et la douleur de la séparation d'avec ses enfants... bref, pas très réjouissant.
    Cependant, on trouve rarement un écrivain qui raconte aussi...
    Voir plus

    J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Pourtant, je le trouvais un peu triste dans les premières pages. L'histoire d'une homme déprimé suite à une rupture et la douleur de la séparation d'avec ses enfants... bref, pas très réjouissant.
    Cependant, on trouve rarement un écrivain qui raconte aussi bien les sentiments, un auteur qui est capable de dépasser la sensiblerie pour laisser place à une réelle description des états psychologiques. le personnage de Paul est attachant, non pas parce qu'il est terriblement affecté, mais surtout parce qu'il parle "vrai", sans détours.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Pour moi ce livre est le portrait de la France d'aujourd'hui. Le propos est perturbant, violent, pessimiste mais fort. Je ne dirais pas que j'ai aimé ce roman mais il m'a touché. Un seul gros bémol pour moi : pourquoi Olivier Adam choisit comme héros un type qui semble être lui ?

    Pour moi ce livre est le portrait de la France d'aujourd'hui. Le propos est perturbant, violent, pessimiste mais fort. Je ne dirais pas que j'ai aimé ce roman mais il m'a touché. Un seul gros bémol pour moi : pourquoi Olivier Adam choisit comme héros un type qui semble être lui ?

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • j'ai beaucoup aimé ce roman, qui donne l'impression d'être une confession de l'auteur. Le style est vivant et permet de suivre le cheminement de l'auteur, son avancée, ses questionnements.
    Sans doute y ai-je trouvé une résonance avec mon vécu, mes problématiques.

    j'ai beaucoup aimé ce roman, qui donne l'impression d'être une confession de l'auteur. Le style est vivant et permet de suivre le cheminement de l'auteur, son avancée, ses questionnements.
    Sans doute y ai-je trouvé une résonance avec mon vécu, mes problématiques.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Un long (trop long) roman où l’auteur semble avoir mis une grande part de sa vie : la quarantaine, écrivain, vivant à St Malo, ayant passé sa jeunesse en banlieue….
    Paul vivant en Bretagne est fraîchement séparé, sa femme et ses enfants lui manquent.
    Il se rend en banlieue parisienne chez...
    Voir plus

    Un long (trop long) roman où l’auteur semble avoir mis une grande part de sa vie : la quarantaine, écrivain, vivant à St Malo, ayant passé sa jeunesse en banlieue….
    Paul vivant en Bretagne est fraîchement séparé, sa femme et ses enfants lui manquent.
    Il se rend en banlieue parisienne chez ses parents, où sa mère vient d’être hospitalisée.
    Ses souvenirs d’enfance refluent, le mal être qui l’accompagne depuis l’enfance aussi.
    De longues pages avec de longues phrases, pratiquement sans paragraphes. Le tout manque d’air, c’est lassant.
    Au cours des rencontres avec ses camarades d’enfance, des considérations politiques et sociétales au premier degré.
    Encore un auteur qui traîne son mal de vivre au fil des pages et nous en fait les spectateurs parce qu’il est en mal d’inspiration.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Une réflexion bien menée sur la France d'aujourd'hui mêlée à la perte des illusions du personnage principal derrière lequel la présence de l'auteur se fait sentir. A lire!

    Une réflexion bien menée sur la France d'aujourd'hui mêlée à la perte des illusions du personnage principal derrière lequel la présence de l'auteur se fait sentir. A lire!

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • c'est un livre génial; dès la première page on est pris par son style puissant, ses fragilités; c'est un livre sociologique au bon sens du terme car il montre très habilement le lien entre notre identité présente, notre histoire personnelle et notre classe sociale; il est à la fois très touchant...
    Voir plus

    c'est un livre génial; dès la première page on est pris par son style puissant, ses fragilités; c'est un livre sociologique au bon sens du terme car il montre très habilement le lien entre notre identité présente, notre histoire personnelle et notre classe sociale; il est à la fois très touchant ( relations avec ses parents, son frère) et très réaliste ( allusions permanentes à l'actualité: élections, joueurs de tennis); j'ai adoré et je l'ai dévoré en quelques jours et depuis j'ai lu ses livres précédents avec le même plaisir

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
Voir tous les avis

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.