Les larmes noires sur la terre

Couverture du livre « Les larmes noires sur la terre » de Sandrine Collette aux éditions Lgf
  • Date de parution :
  • Editeur : Lgf
  • EAN : 9782253092629
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

Moe, 26 ans, hagarde, épuisée, son nourrisson dans les bras, est amenée de force dans un centre d'accueil pour déshérités, surnommé "la Casse". La Casse, c'est une ville de miséreux logés dans des carcasses de voitures brisées et posées sur cales. Chaque épave est attribuée à une personne. Pour... Voir plus

Moe, 26 ans, hagarde, épuisée, son nourrisson dans les bras, est amenée de force dans un centre d'accueil pour déshérités, surnommé "la Casse". La Casse, c'est une ville de miséreux logés dans des carcasses de voitures brisées et posées sur cales. Chaque épave est attribuée à une personne. Pour Moe, une 306 grise. Plus de sièges arrière, deux couvertures, et voilà leur logement, à elle et au petit.
Au milieu de l'effondrement de sa vie, un coup de chance, enfin : dans sa ruelle, cinq femmes s'épaulent pour affronter ensemble la noirceur du quartier. Elles vont les adopter elle et son fils. Leur force, c'est leur cohésion, leur lucidité. Si une seule y croit encore, alors il leur reste à toutes une chance de s'en sortir. Mais à quel prix ?

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  • L'illusion d'une misère contrôlée dans un monde où l'on ne veut plus la voir.
    De réfugiées en accidentées de la vie, de beaux portraits de femmes, fières et volontaires, qui nous font encore croire en la grandeur de l'âme humaine.
    Dans ce condensé de société recréée par l'homme, l'espoir...
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    L'illusion d'une misère contrôlée dans un monde où l'on ne veut plus la voir.
    De réfugiées en accidentées de la vie, de beaux portraits de femmes, fières et volontaires, qui nous font encore croire en la grandeur de l'âme humaine.
    Dans ce condensé de société recréée par l'homme, l'espoir subsiste malgré la misère et l'adversité, dans un futur qui n'est peut-être pas si irréaliste.
    Un vrai coup de coeur qui donne envie de tout découvrir de Sandrine Collette.

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  • Dans un style remarquable et efficace, Sandrine Collette nous offre un récit bouleversant. Une vie entière perdue par des mauvais choix, des mauvaises rencontres, c'est ce qui arrive à cette jeune fille MOE qui dans son île natale rêve d'un avenir meilleur. Elle rencontre Rodolphe et décide de...
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    Dans un style remarquable et efficace, Sandrine Collette nous offre un récit bouleversant. Une vie entière perdue par des mauvais choix, des mauvaises rencontres, c'est ce qui arrive à cette jeune fille MOE qui dans son île natale rêve d'un avenir meilleur. Elle rencontre Rodolphe et décide de partir avec lui mais le bel amant cache bien son jeu et la réalité va la conduire dans une casse ou elle aura comme demeure une vieille voiture. Heureusement dans cet endroit maudit, elle va rencontrer l'amitié de jeunes femmes aussi désespérées qu'elle et pilotée par la plus âgée, elles vont tout faire pour s'en sortir. Le destin de ces femmes est terrifiant, elles ne méritaient pas que la société les rejette aussi violemment. Ces six femmes vont se soutenir, se raconter leurs histoires et essayer de retrouver leur dignité. Un roman riche en émotions. Ces larmes noires nous déstabilise par sa noirceur. A lire et à relire

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  • Mais comment peut-elle avoir des idées aussi noires Sandrine Collette ?
    Mais comment puis-je mettre quatre étoiles à une histoire aussi abominable ?
    Et bien tout simplement parce que c’est superbement bien écrit, bien construit.

    Sans ressources avec son bébé, Moe est placée par les services...
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    Mais comment peut-elle avoir des idées aussi noires Sandrine Collette ?
    Mais comment puis-je mettre quatre étoiles à une histoire aussi abominable ?
    Et bien tout simplement parce que c’est superbement bien écrit, bien construit.

    Sans ressources avec son bébé, Moe est placée par les services sociaux dans la « ville-casse ».
    Un lieu sordide d’où il est impossible de sortir. Un lieu sans espoir.
    Le domicile des déshérités qui peuplent cette ville ? Une voiture qui leur est attribuée.
    Des règles rigoureuses, des gardiens pas commodes, un travail harassant pour quelques sous.
    La loi de la jungle !
    Entourée de cinq femmes aux destins de galère, Moe va tenter de survivre.
    La vie de chacune est un véritable roman en soi.

    Quel talent, quelle imagination pour créer cet univers.
    Franchement cette lecture est une épreuve.Tant de désespoir ! Et c’est pourtant un très beau roman.

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  • Une plongée captivante dans un univers brutal qui n'épargne rien à ses protagonistes.
    Un petit groupe de femmes attachant, aux profils variés, des vies loin d'être idéales, des parcours différents, et au final, un même destin dans ce lieu violent et crasseux.
    Être un déchet parmi les déchets,...
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    Une plongée captivante dans un univers brutal qui n'épargne rien à ses protagonistes.
    Un petit groupe de femmes attachant, aux profils variés, des vies loin d'être idéales, des parcours différents, et au final, un même destin dans ce lieu violent et crasseux.
    Être un déchet parmi les déchets, n'être plus rien aux yeux de la société, voilà l'avenir pour les occupants de cette casse poisseuse. Un centre d'accueil qui n'a rien d'accueillant, les humains y sont entreposés comme de vulgaires objets dénués de tout intérêt.
    Des conditions inhumaines, mais l'espoir, même ténu, fait vivre, ou plutôt survivre.

    Une lecture prenante, sans concession, à la fois effrayante et émouvante, dans un univers particulièrement hostile, rythmée par les désillusions, la solidarité, l'espoir et la violence.


    http://www.faimdelire.com/2018/06/les-larmes-noires-sur-la-terre-de.html

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  • Les larmes noires sur la terre nous expose un monde légèrement futuriste dans lequel tout espoir semble être réduit à néant. Dans ce monde, il existe des centres dans lesquels toute humanité semble avoir disparue, plus particulièrement « la casse » , là où Moe va se retrouver avec son fils de...
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    Les larmes noires sur la terre nous expose un monde légèrement futuriste dans lequel tout espoir semble être réduit à néant. Dans ce monde, il existe des centres dans lesquels toute humanité semble avoir disparue, plus particulièrement « la casse » , là où Moe va se retrouver avec son fils de quelques mois. Ce centre d’accueil n’est autre qu’un bidonville dont les logements sont des carcasses de voitures initialement vouées à la destruction.
    Lorsque Moe arrive dans ce lieu, elle touche le fond mais va vite pouvoir compter sur ses voisines de quartier avec qui elle partage un espoir commun : survivre le temps de pouvoir sortir.

    Après la première difficulté qu’est l’adaptation à une écriture par moment un peu lourde ou du moins (trop) particulière, je me suis laissé plonger dans la dépravation en observant la noirceur du monde. Cependant, l’écriture fait que l’on observe cette misère avec trop de distance. Pour la faire ressortir et éviter le pathos il est vrai qu’il faut de la distance mais ici il y en a trop.
    La puissance de ce roman tient sans doute des personnages : des femmes fortes et solidaires qui amènent de la lumière là où l’on ne pense pas que cela soit possible. Cependant, je trouve que les personnages ne sont pas assez creusés. Le fait de raconter leur passé, leur histoire ne suffit pas, pour la plupart, à leur donner une consistance suffisante. J’aurais peut-être préféré un point de vue de narration un peu plus extérieur aux pensées de Moe qui aurait apporté cette consistance manquante.

    Mon avis est donc quelque peu mitigé. C’est un roman qui possède une certaine force, une histoire originale dans un lien bien spécifique et particulier mais la façon de nous raconter cette histoire tient plutôt de ce que l’on peut reprocher à ce livre.

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  • Moe a 26 ans quand elle est emmenée de force dans un centre d'accueil appelé "La casse". Un bidonville dans la ville qui compte 8000 démunis, logés dans des carcasses de voitures, entourés par des gardiens armés pour éviter les fuites. On y entasse les clochards, les sans-abris, les...
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    Moe a 26 ans quand elle est emmenée de force dans un centre d'accueil appelé "La casse". Un bidonville dans la ville qui compte 8000 démunis, logés dans des carcasses de voitures, entourés par des gardiens armés pour éviter les fuites. On y entasse les clochards, les sans-abris, les démunis...tous les êtres qui sont (soi disant) une charge pour la société.

    Dans cet ignoble endroit, elle va faire la rencontre de 5 femmes qui vont lui donner une lueur d'espoir où l'entraide, l'empathie et un sentiment de famille la font se lever chaque jour. Comment va-telle s'en sortir? Jusqu'où est-elle prête à aller? Hélas, l'enfer n'est pas terminé...

    Quel superbe bouquin! C'est l'histoire de la descente aux enfers d'une femme qui chaque jour lutte pour garder la tête hors de l'eau, s'en sortir et avoir un avenir pour elle et son fils. Sandrine Collette sait poser les bons mots et chaque page nous prend aux tripes. L'auteure nous plonge dans le destin d'âmes abîmées, torturées...où des humains rejettent des humains mais au milieu de cette noirceur, de l'ignominie elle nous montre l'espoir car il est bien présent aussi insignifiant et fragile soit-il. Un roman noir coup de coeur!

    http://auchapitre.canalblog.com/archives/2018/04/21/36335460.html
    Ma page Facebook Au chapitre d'Elodie

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  • Le nom de Sandrine Collette est souvent cité sur les réseaux littéraires et je l’ai quelques fois croisée sur les salons. Mais je n’avais jamais eu l’occasion de lire un de ces ouvrages. Suite à la sortie en poche de son avant dernier livre, j’ai saisi l’opportunité qui m’était donnée.

    Dans «...
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    Le nom de Sandrine Collette est souvent cité sur les réseaux littéraires et je l’ai quelques fois croisée sur les salons. Mais je n’avais jamais eu l’occasion de lire un de ces ouvrages. Suite à la sortie en poche de son avant dernier livre, j’ai saisi l’opportunité qui m’était donnée.

    Dans « Les larmes noires sur la terre », on suit la destinée de Moe, jeune fille des îles, à qui la vie ne va pas faire de cadeau. Après plusieurs évènements malheureux, elle va progressivement se retrouver en pleine désolation. L’auteur entraîne le lecteur dans le quotidien de cette laissée-pour-compte et de ses acolytes. Dans une casse automobile devenue le nouveau bidonville, une véritable société s’est mis en place. Vivant en marge du monde, tous les acteurs de cette communauté ont créé des lois inhérentes à leur mode de vie. Malgré une organisation différente, on s’aperçoit rapidement que les vices et les dérives de l’être humain sont les mêmes, quel que soit le lieu. Pour exister au milieu de cet univers, chaque individu va donc devoir intégrer un des clans et le défendre. Moe et les femmes qui l’accompagnent, vont se serrer les coudes afin de survivre dans cet enfer et espérer des jours meilleurs.

    Sandrine Collette nous offre une allégorie de la misère du monde. En imaginant la Casse, elle met en scène les oubliés de la société que l’on préfère mettre de côté, cloîtrés, parce qu’on n’en supporte pas la présence. C’est un véritable roman noir désespéré, sans concession, duquel se dégage une belle humanité. Il procure de vrais moments d’émotions exacerbés par la pauvreté. Etant un grand fan de ce genre de lecture, je comprends maintenant tout l’intérêt porté à Sandrine Collette. Même si la fin m’a un peu déçu par sa bienveillance, je redescendrai avec plaisir dans l’esprit tourmenté de cette auteure.

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  • Ça pourrait être aujourd'hui. Métaphoriquement c'est déjà aujourd'hui. Même si les casses ne sont pas (pas encore) transformées en centres d'accueil pour les déshérités. Même si ces derniers ne sont pas (pas encore) contraints de s'y retirer lorsqu'ils ne peuvent justifier d'un domicile, d'un...
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    Ça pourrait être aujourd'hui. Métaphoriquement c'est déjà aujourd'hui. Même si les casses ne sont pas (pas encore) transformées en centres d'accueil pour les déshérités. Même si ces derniers ne sont pas (pas encore) contraints de s'y retirer lorsqu'ils ne peuvent justifier d'un domicile, d'un travail, d'une identité.

    C'est dans un tel endroit, camp entièrement mis à l'écart de la ville, sorte de léproserie des temps modernes, que se retrouvent Moe et son bébé. L'époustouflant roman de Sandrine Collette ne fait finalement que prendre les clichés dans leur sens littéral : "A la casse", les êtres sans travail, sans famille ou sans toit. Ces "épaves" humaines, naufragées de la société contemporaine, se voient reléguées parmi les épaves mécaniques que la même société a mis au rebut et qui servent de "logement" à cette population désespérée. Dans ce cauchemar concentrationnaire, la vie continue malgré tout de semer quelques graines d'espoir. Moe puise en son fils et en ses compagnes d'infortune la force de supporter le pire. Obsédée par son rêve d'évasion, elle prend tous les risques pour sortir de l'enfer. Même le risque de s'avilir et de perdre jusqu'à la moindre parcelle d'humanité ?

    Ce roman m'a foudroyée ! Par l'histoire d'abord, mais aussi par la puissance réaliste de l'écriture qui ne nous laisse aucun répit et nous plonge jusqu'à la suffocation dans cet univers à peine dystopique, à peine métaphorique, à peine fictionnel, finalement. L'intrigue cache de vertigineuses profondeurs de sens et donne une autre dimension aux images que l'actualité nous a presque "habitués" à voir. "Les larmes noires sur la terre" dessille notre regard trop accoutumé à l'inacceptable et ouvre nos yeux sur ce que nous refusons de voir, par paresse, par confort, par inconscience ou par lâcheté. Par le biais du romanesque magistralement tenu, Sandrine Collette engage le lecteur à une réflexion à la fois philosophique, morale, économique et sociétale sans que jamais le propos ne soit pesant ou démonstratif. Tout passe par la force de l'intrigue et par cette écriture incroyable d'où jaillissent sensations, relations, sentiments, pulsions et toutes leurs nuances.

    Pour moi c'est un roman exceptionnel qu'il faut lire de toute urgence !

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  • Comme parlé de ce roman ? car il est plus que ça c'est une claque.

    Sandrine Collette sous prétexte de nous raconter la vie Moe nous embarque dans un camp de réfugiés, car oui c'est bien cela dont elle nous parle entre les lignes. Un roman d'anticipation ? c'est ce qu'elle voudrait nous faire...
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    Comme parlé de ce roman ? car il est plus que ça c'est une claque.

    Sandrine Collette sous prétexte de nous raconter la vie Moe nous embarque dans un camp de réfugiés, car oui c'est bien cela dont elle nous parle entre les lignes. Un roman d'anticipation ? c'est ce qu'elle voudrait nous faire croire alors que ça se passe aux portes de nos villes.

    Quel réalisme dans les conditions de vie ! Cette loi du plus fort omniprésente, la misère, la crasse, la violence parfois mais au delà de tout, alors que ce texte aurait pu être noir et plombant, la solidarité, l'espoir,

    6 portraits de femmes que la vie n'a pas épargné depuis le début, tous plus forts les uns que les autres.

    C'est un coup de poing un coup de coeur, je retrouve la Sandrine Collette de noeud d'acier, avec un réel plaisir.

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  • Emportée dans les steppes de Patagonie avec son précédent roman, je me suis ruée vers le nouveau Sandrine Collette, Les larmes noires sur la terre. Depuis Des nœuds d’acier, son premier livre, cette auteure ne cesse de se renouveler et nous surprend à chaque fois avec des ambiances très...
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    Emportée dans les steppes de Patagonie avec son précédent roman, je me suis ruée vers le nouveau Sandrine Collette, Les larmes noires sur la terre. Depuis Des nœuds d’acier, son premier livre, cette auteure ne cesse de se renouveler et nous surprend à chaque fois avec des ambiances très différentes. C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que je me suis littéralement plongée dans ce dernier opus et je n’ai pas été déçue.
    De polar il s’agit plutôt de roman noir, très noir sur fond de misère sociale avec un soupçon de dystopie. En effet, le décor est très vite planté : une casse de voitures où sont reclus tous les rebuts de la société dans un avenir qu’on imagine très proche. Moe et son petit garçon y atterrissent après avoir tout perdu et La Casse est la dernière solution offerte par les autorités. Elle est accueillie par un groupe de femmes tentant de survivre dans cet environnement hostile et violent. La galerie de personnages est particulièrement intéressante et le récit est ponctué de leurs histoires, leur passé respectif. Je me suis attachée à toutes ces femmes et surtout à Moe et son bébé, chaque page que je tournais me laissait dans un état de tension certain. J’avais peur de ce qui pouvait encore leur tomber dessus, le sort semblait s’acharner sur eux et rien ne leur est épargné. Heureusement, la tension retombe grâce aux truculences des personnages féminins secondaires : la battante Jaja, la sage Ada ou encore la radieuse Nini-peau-de-chien. De rebondissement en rebondissement, on ne s’ennuie jamais et on hâte de connaître le dénouement, une lueur d’espoir, présente en filigrane, nous laissant espérer une issue heureuse malgré la noirceur du roman.
    Comme à son habitude, Sandrine Collette manie la plume noire comme personne, une écriture efficace et unique qui nous plonge directement dans cette atmosphère oppressante et nous laisse rarement reprendre notre souffle. Après plusieurs romans, elle a de nouveau réussi à me surprendre avec ce nouvel ouvrage, véritable ode aux femmes déterminées face à l’adversité d’une société en plein déclin.

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