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Les heures silencieuses

Couverture du livre « Les heures silencieuses » de Gaelle Josse aux éditions J'ai Lu
  • Date de parution :
  • Editeur : J'ai Lu
  • EAN : 9782290039014
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Delft, novembre 1667.
Magdalena Van Beyeren se confie à son journal intime. Mariée très jeune, elle a dû renoncer à ses rêves d'aventure sur les bateaux de son père, administrateur de la Compagnie des Indes orientales. Là n'est pas la place d'une femme... L'évocation de son enfance, de sa... Voir plus

Delft, novembre 1667.
Magdalena Van Beyeren se confie à son journal intime. Mariée très jeune, elle a dû renoncer à ses rêves d'aventure sur les bateaux de son père, administrateur de la Compagnie des Indes orientales. Là n'est pas la place d'une femme... L'évocation de son enfance, de sa vie d'épouse et de mère va lui permettre l'aveu d'un lourd secret et de ses désirs interdits. Inspiré par un tableau d'Emmanuel De Witte, ce premier roman lumineux, coup de coeur des lecteurs et de la presse, dessine le beau portrait d'une femme droite et courageuse dans le peu d'espace qui lui est accordé.

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Avis (41)

  • Dans une langue belle et délicate, Gaëlle Josse nous conte la vie d'une femme, héritière et épouse d'armateur hollandais du 17e siècle, par le biais d'un journal intime rédigé aux "heures silencieuses", ces moments de la nuit où seule l'écriture apaise ses angoisses.
    L'auteur a pris le parti...
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    Dans une langue belle et délicate, Gaëlle Josse nous conte la vie d'une femme, héritière et épouse d'armateur hollandais du 17e siècle, par le biais d'un journal intime rédigé aux "heures silencieuses", ces moments de la nuit où seule l'écriture apaise ses angoisses.
    L'auteur a pris le parti d'écrire un roman très court. Elle ne succombe pas à la tentation de développer sur des centaines de pages ce qui est tellement bien dit en 90.
    J'ai éprouvé un réel plaisir à rencontrer et à suivre cette femme forte et rêveuse à la fois, à découvrir son monde, et j'ai finalement refermé ce joli roman avec l'impression de voir éclater une petite bulle de savon dans laquelle je m'étais laissé transporter.

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  • Comme sur la peinture d’Emmanuel de Witte « Intérieur avec une femme jouant de l’épinette », tout respire l’harmonie dans la vie de Magdalena. Pourtant, dans le journal intime que dévoile Gaëlle Josse, beaucoup de tourments et, surtout, un lourd secret tu depuis l’âge de ses douze...
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    Comme sur la peinture d’Emmanuel de Witte « Intérieur avec une femme jouant de l’épinette », tout respire l’harmonie dans la vie de Magdalena. Pourtant, dans le journal intime que dévoile Gaëlle Josse, beaucoup de tourments et, surtout, un lourd secret tu depuis l’âge de ses douze ans.
    Magdalena, est l’aînée de 4 filles, son père l’initie au commerce maritime. C’est là qu’elle rencontre Pieter qu’elle épouse. Bien sûr, c’est lui qui prend la succession des affaires du père. En tant que fille, elle n’en a pas le droit. Mariage, enfants, gestion de la maison… occupent la jeune femme. Arrive l’accouchement de trop qui aurait pu lui coûter la vie. Son mari, « grand seigneur » prend la « sage » décision de ne plus coucher avec elle. A trente-huit ans, elle ne connaîtra plus les plaisirs de la chair et Pieter les amoures ancillaires. Pas facile de à cet âge de se transformer en une nonne. Elle connaît quelque émoi tout platonique, mais…Heureusement, il y a la marche des affaires à laquelle elle est toujours associée. « Je me réjouis de bientôt l’y accompagner. Je crains que ce soit là un des seuls plaisirs qui me restent. La mer et les navires me demeurent chers, et avivent mes plus doux souvenirs. »
    J’aime le contraste entre le tableau qui ne montre pas le visage de Magdalena, où beaucoup est dit par petites touches et le journal intime où elle dévoile ses secrets, ses entrailles. A travers la vie de Magdalena, Gaëlle Josse raconte également la vie de la bourgeoisie de Delft au dix-septième siècle
    L’écriture de Gaëlle Josse est caressante, douce. La palette de ses mots est comparable à la chaleur des tons du tableau.
    Une belle lecture, agréable, chaude et vivante. Un livre à lire d’une traite bien lové au creux d’un hamac ou de son lit

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  • Avec pour toile de fond, et couverture, le célèbre tableau d'Emanuel de Witte "Intérieur avec une femme jouant de l'épinette", on suit pendant quelques mois la vie de Magdalena Van Bereyen à travers les sentiments qu'elle confie à son journal intime. Ses joies, ses peines, ses espoirs, ses...
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    Avec pour toile de fond, et couverture, le célèbre tableau d'Emanuel de Witte "Intérieur avec une femme jouant de l'épinette", on suit pendant quelques mois la vie de Magdalena Van Bereyen à travers les sentiments qu'elle confie à son journal intime. Ses joies, ses peines, ses espoirs, ses renoncements, le portrait intime d'une femme droite et courageuse d'un autre siècle, on ne peut que s'attacher au personnage, et c'est avec regret qu'on referme le livre. Gaëlle Josse nous emporte au fil des pages de ce court roman, presque une nouvelle, et on se prend à imaginer une suite ...

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  • Magdalena semble avoir une vie bien rangée : épouse de Pieter Van Beyeren, administrateur de la Compagnie des Indes Orientales suite à son mariage, elle élève ses enfants, tient sa maison, en bonne épouse du XVIIe siècle. Elle aurait pu prendre la suite de son père à la tête de la Compagnie si...
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    Magdalena semble avoir une vie bien rangée : épouse de Pieter Van Beyeren, administrateur de la Compagnie des Indes Orientales suite à son mariage, elle élève ses enfants, tient sa maison, en bonne épouse du XVIIe siècle. Elle aurait pu prendre la suite de son père à la tête de la Compagnie si elle avait vécu à une autre époque. Le grand drame de cet homme est d’avoir eu cinq filles et aucun fils. Malheureusement pour elle, le commerce est réservé aux hommes. Elle doit s’en tenir à son foyer. Un espace trop limité pour elle qui a suivi son père dans ses déplacements et a même déjoué une escroquerie dans l’entreprise, ce qui lui a permis de gagner le respect des employés. Elle nous livre donc ses impressions, ses humeurs, ses rêves dans son journal intime mais aussi ses peurs : lors de son dernier accouchement, elle a failli perdre la vie, son mari lui impose donc de faire chambre à part pour ne plus risquer de la perdre. Elle craint donc qu’il n’aille fréquenter les maisons closes ou prenne une maîtresse.
    Nous n’en avons qu’un fragment, deux mois dans la vie d’une femme ce n’est pas grand-chose. Mais cela est assez tout de même pour qu’elle émaille sa vie et son journal de détails de sa vie passée : lorsqu’elle suivait son père sur le port, la rencontre avec son futur mari et la période des fiançailles, les enfants qu’elle a perdu et qui continuent de la hanter ou encore pendant un drame vécu petite fille dont elle a été témoin et duquel une femme sera accusée à tort.
    Intérieur avec une femme jouant du virginal est un tableau d’Emmanuel de Witte, un peintre hollandais du XVIIème siècle, contemporain de Vermeer. Il a été choisi pour être mis en couverture et est un détail du texte : Magdalena a passé commande à un peintre pour être représentée, telle qu’elle l’a souhaité, de dos, à son épinette, son instrument favori, avec une servante en arrière-plan. One ne sait pourtant pas pourquoi elle a choisi d’être peinte de dos. Est-ce parce qu’elle se voit comme un détail de son intérieur, sans artifices, sans intérêt ?

    Dans ce portrait, on voit une femme qui a été déterminée, reste rêveuse, intelligente, en avance sur son temps mais blessée par des événements personnels.

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  • Magdalena van Beyeren, épouse de l'administrateur de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales à Delft, entreprend la rédaction d'un journal intime le 12 novembre 1667.
    C'est un besoin, une nécessité même. Depuis longtemps déjà, elle garde au plus profonds d'elle-même, des secrets, des...
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    Magdalena van Beyeren, épouse de l'administrateur de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales à Delft, entreprend la rédaction d'un journal intime le 12 novembre 1667.
    C'est un besoin, une nécessité même. Depuis longtemps déjà, elle garde au plus profonds d'elle-même, des secrets, des envies, des douleurs. Elle confie donc ses joies et ses peines à ces quelques feuilles de papier, plutôt qu'à ses amies en qui elle n'a aucune confiance.
    « Je n'ai pas de goût pour les confidences que s'échangent les femmes entre elles. Trop souvent on voit le secret de l'une, sitôt franchi les lèvres, porté à la connaissance des autres. »
    Gaëlle Josse, l'auteure, a imaginé la vie de cette femme autour du tableau d'E. Witte, c'est donc elle que l'on aperçoit de dos. Ce livre ne compte que 135 pages, cependant l'écriture, pourtant très fluide, demande quelques temps de réflexion tant elle se fait l'écho de sentiments refoulés.
    Laissez-vous tenter par la découverte de cette histoire, c'est le seul moyen pour savoir pourquoi Magda n'est pas de face sur ce célèbre tableau !

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  • Une heure de lecture pour ce tout petit roman, le premier de Gaëlle JOSSE. Malgré la maîtrise des mots, la délicatesse qui s'en dégage, la sensibilité si perceptible, la subtilité des descriptions, il m'a manqué quelque chose comme si l'auteur n'était pas allé au bout de ses promesses.
    J'ai...
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    Une heure de lecture pour ce tout petit roman, le premier de Gaëlle JOSSE. Malgré la maîtrise des mots, la délicatesse qui s'en dégage, la sensibilité si perceptible, la subtilité des descriptions, il m'a manqué quelque chose comme si l'auteur n'était pas allé au bout de ses promesses.
    J'ai tellement aimé l'évocation des bateaux de la Compagnie des Indes Orientales amarrés au port et chargés de denrées précieuses (muscade et cannelle, soieries et laques de Chine) que j'aurais voulu que Gaëlle Josse nous emmène plus loin dans ces aventures avec cette héroïne qui aurait tellement souhaité être un garçon pour elle-aussi embarquer sur les bateaux.
    Il y avait tant à développer autour de ce personnage, tant les caractères et la vie de ses enfants, que le quotidien d'une femme d'armateur-commerçant au XVIIème siècle des colonies hollandaises.
    Tout n'est esquissé et c'est dommage, j'aurais volontiers embarqué pour quelques centaines de pages supplémentaires !

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  • Un beau livre, bien écrit et qui nous transporte dans ce passé et cette vie des marchands hollandais. Une bonne idée aussi de partir sur un tableau en couverture en racontant ensuite la vie de ces personnages. Belle écriture, facile à lire. Un rien trop court tant j'avais envie d'en lire encore...
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    Un beau livre, bien écrit et qui nous transporte dans ce passé et cette vie des marchands hollandais. Une bonne idée aussi de partir sur un tableau en couverture en racontant ensuite la vie de ces personnages. Belle écriture, facile à lire. Un rien trop court tant j'avais envie d'en lire encore un petit peu plus.

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  • S'inspirant d'un tableau - celui qui orne la couverture du livre -, réalisé par le peintre Emmanuel de Witte, l'auteur imagine la vie de la femme qui y est représentée de dos, jouant de l'épinette. Chaque détail de la toile permet de d'évoquer, de raconter un moment du quotidien, de la vie de...
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    S'inspirant d'un tableau - celui qui orne la couverture du livre -, réalisé par le peintre Emmanuel de Witte, l'auteur imagine la vie de la femme qui y est représentée de dos, jouant de l'épinette. Chaque détail de la toile permet de d'évoquer, de raconter un moment du quotidien, de la vie de celle qu'elle baptise Magdalena van Beyeren. Fille aînée de l'administrateur de la Compagnie des Indes Orientales de Delft, elle n'a pu succéder à son père ; elle a fait un beau mariage d'amour et la charge de son père est revenue à son mari, Pieter. Elle a toujours la même curiosité et le même sens des affaires, hérité de son père. Son mari apprécie d'ailleurs ses conseils. Mais il s'éloigne physiquement d'elle et elle prend la mesure du temps qui passe. Elle n'est plus si jeune et elle sent que le temps des confidences est venu. La nostalgie des souvenirs l'envahit ; elle choisit donc de se livrer, sous forme de journal intime, ses souvenirs d'enfance puis de jeune femme et d'épouse, ses bonheurs et ses douleurs. Ses confessions sont émouvantes car, sans jamais se plaindre, elle mesure les malheurs et les déceptions qui ont émaillé sa vie et celle de sa famille. Elle exprime dans un style simple et doucement poétique la sagesse lucide de ceux qui ont pris conscience des limites de l'être humain, de ses faiblesses et de ses imperfections et qui l'acceptent humblement. L'auteur parvient joliment à recréer l'atmosphère de cette époque de Vermeer et celle d'un port de commerce. Les détails de la vie domestique, les préoccupations des armateurs, les découvertes des nouveaux produits rapportés d'outre-mer, les inquiétudes et joies de la mère de famille, tout est subtilement dépeint avec autant de vraisemblance que de nuances. On se laisse prendre par ce texte court mais si profond, comme happé par l'oeuvre singulière de Witte qui l'a inspiré. La beauté sobre de l'écriture, sa musicalité, son rythme serein, calme et paisible impressionnent et apaisent. Son aptitude à contenir une ardeur, une ferveur indicible retient les égards du lecteur captif et attentif invité à prolonger sa lecture par la contemplation du tableau, ayant à l'esprit ces mots de Magdalena : "Avec le temps, ce sont nos joies d'enfant que nous convoquons le plus facilement dans nos souvenirs, elles nous accompagnent avec une rare fidélité. Retrouver ce que nous avons éprouvé dans ces moments demeure une source de félicité que nul ne pourra nous ravir. Le cours de nos vies est semé de pierres qui nous font trébucher, et de certitudes qui s'amenuisent. Nous ne possédons que l'amour qui nous a été donné, et jamais repris."

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